La Sphère de Nyesh-taan-Sarnii

Isolée au sein du Phlogiston, cette Sphère semblant constituée de l’or le plus pur renferme de nombreux mystères, des mondes désormais silencieux, et bon nombre de questions pour les sages des Sphères Connues. Nyesh-taan-Sarnii est également connue sous le nom peu flatteur de Mausolée. En effet, pratiquement toutes les grandes métropoles planétaires sont en ruines, et semblent avoir été transformées en vastes nécropoles par les dernières générations d’êtres vivants.

Il n’existe aucun portail permanent menant à l’espace de Mausolée, dont les Confins sont encombrés d’une impressionnante ceinture d’astéroïdes, très probablement le fruit de l’explosion d’une planète tellurique géante.

Le Vide entre la face interne de la Sphère et les abords du système en lui-même est une immense Sargasse, où seuls quelques détroits instables permettent une navigation spatiomantique. Ce lieu hostile à toute magie est cependant le territoire d’étranges poulpes géants adaptés aux terribles conditions de l’espace. Ces créatures, les Naut’laan, ont données leur nom à la région comprise entre la ceinture d’astéroïdes des Confins et la planète la plus externe du système ; C’est la Mer de Nautilaan. Bien des légendes mentionnent cet océan invisible, dévoreur de magie et de vie. La plus singulière reste cependant celle du Dieu sur le récif, qui voudrait qu’une Puissance, dont le nom véritable est oublié mais qui est désormais désigné sous celui de Nautilaan, se trouva perdue au cœur de la Sargasse, incapable d’échapper au terrible pouvoir de cette région, coupé de ses fidèles. Il est dit que certains peuvent approcher ce dieu perdu au cœur de la Mer de Nautilaan, réclamant une faveur, en échange d’un service. Bon nombre d’aventuriers ont risqué leur vie pour rencontrer cette divinité égarée, mais nul récit n’a encore mentionné d’éventuels bienfaits retirés d’une telle entreprise Plus fréquemment, des navigateurs épouvantés reviennent témoigner d’affrontement avec des Naut’laan morts-vivants et gigantesques, se rassemblant clairement dans certaines zones de la Sargasse.

Le système planétaire est composé de trois planètes tournant autour d’un soleil noir. Les deux mondes extérieurs ont été heurtés par d’énormes astéroïdes constitués de ténèbres solaires, seule la plus petite planète, la plus proche du soleil nommé Nekorun, semble avoir été épargnée par les cataclysmes affectant régulièrement le système.

Le monde de Pyonyesh est donc le seul à ne pas avoir été frappé par les étranges projections solaires constituées de ténèbres brûlantes. Petite planète rocailleuse, où la Vie semble avoir disparue il y a bien longtemps, Pyonyesh abritait jadis une brillante et cruelle civilisation, clairement inspirée par les Reigar au vue de l’architecture. C’est au cœur du monde, non loin du noyau de feu noir, que règne encore un bouillonnement d’activités contre-nature ; C’est là que les Yeshal’knii, héritiers d’ancêtres redoutables, rassemblent leurs forces afin de se lancer à la conquête des Plans de la Roue.

Taan’uahr est le monde médian du système de Mausolée. La moitié de son hémisphère Sud a été emporté dans une formidable explosion qui a balayée toute trace de vie à la surface, ne laissant que des ruines partiellement vitrifiées par les sombres énergies solaires. Une civilisation fortement influencée par les Clydön régnait là à l’époque du Grand soulèvement, celle des Taanua’knii, de terribles Minotaures aux cornes d’obsidienne. Leurs grandes cités dévastées sont depuis longtemps de silencieuses nécropoles, où des non-morts errent sans but, sous le regard d’une poignée de créatures ayant su préserver un fragment de leur essence en la fusionnant avec des cristaux solaires. Anciens prêtres de divinités sauvages, ils sont les adorateurs du soleil noir.

Sarunii, à l’extérieur du système, a également été affecté par une pluie d’astéroïdes en provenance du soleil. Seule la région du pôle septentrional a été épargnée par le pilonnage intensif qui se prolongea durant plus d’un siècle. Très peu de ruines ont été épargnées par cette dévastation, et seuls quelques accès vers le monde souterrain permettent de découvrir la splendeur d’antan des grands bâtisseurs qu’étaient les Saru’knii. La planète est déchirée par de larges et profondes crevasses, certaines révélant le magma noirâtre du cœur. Des séismes agitent régulièrement la surface, et l’atmosphère elle-même est depuis longtemps saturée de gaz empoisonnés. L’attrait des aventuriers pour cet enfer ravagé se trouve dans son sous-sol, là où les anciens Saru’knii érigèrent la nécropole de Shardhunn, s’étendant sur des dizaines de milliers de lieues et renfermant les trésors de centaine de milliers d’individus. Mais les énergies noires ont fait leur œuvre, et la nécropole planétaire abrite désormais les plus épouvantables formes de morts-vivants connus.


Histoire de Mausolée: Il y a bien longtemps, une petite communauté Reigar découvrit la Sphère connue plus tard sous le nom de Mausolée, et que leur chef baptisa alors Nythanam. Le soleil diffusait un halo d’un brun maladif et se révéla nettement insuffisant pour susciter des champs magiques intéressants pour les Reigar. Déjà détenteurs d’un important savoir, ils préparèrent un complexe rituel à l’échelle cosmique, qui acheva de consumer leurs ressources magiques et ne put être complété. Les plus puissants tentèrent malgré tout d’altérer le soleil et perdirent tout contrôle sur les formidables forces élémentaires en présence. Le soleil prit une teinte écarlate, et une onde de pure énergie balaya la surface des trois premiers mondes, brisant le quatrième, plus éloigné, dont les débris furent éparpillés dans les Confins.

Les Reigar n’étaient plus qu’une poignée, atrocement mutilés, privés de la plus grande part de leur magie. Ils basculèrent dans la démence, errant à la surface dévastée des mondes, incapables de quitter ces derniers.

Des siècles passèrent. Les Reigar basculèrent dans une forme unique de léthargie, contrecoup de leur lien forcé avec le soleil écarlate. Leurs corps décomposés engendrèrent des formes de vie nouvelles, et avec le temps, les trois mondes rescapés du cataclysme finirent par abriter des multitudes d’êtres, partiellement imprégnés par l’essence Reigar.

Lorsque vinrent les Clydön, l’esprit des Reigar disparu avait inspiré les peuples nés de leur chair, et les conquérants redoutèrent un temps que les puissants anciens ne veillent sur ces mondes. Ce furent les Taanua’knii qui furent contactés les premiers. Déjà de grands architectes, et de redoutables guerriers, les minotaures aux cornes d’obsidienne tolérèrent l’occupation Clydön, sans toutefois jamais céder sur le degré de taxation ou l’asservissement de leur propre caste d’esclaves, les Nuahaan, de pathétiques gobelinoïdes parqués dans les sous-sols des grandes métropoles Taanua’knii.

Les minotaures ne furent jamais intéressés par les voyages dans le Vide, ils négligèrent également les arts magiques enseignés par leur nouvel allié, pour se consacrer à leur développement spirituel et guerrier. A travers les récits des Clydön trouvés sur place par d’intrépides aventuriers, il apparaît clairement que la proximité de ces êtres massifs, imprégnés par l’essence vitale des Reigar, dérangeait fortement les plus puissants Sorciers.

Mais la gloire de l’Empire des Soixante Sphères laissa malgré tout son empreinte sur la culture Taanua’knii, principalement dans son architecture mais également dans sa perception des peuples plus faibles. Ainsi, peu après le grand soulèvement contre l’envahisseur, les minotaures reprirent à leur compte toutes les possessions Clydön au sein de cette Sphère de cristal, en asservissant les navigateurs Yeshal’knii, seuls des peuples de Nyesh-taan-Sarnii à avoir suivi leurs maîtres dans le Vide.

Sur leur monde de Pyonyesh, les sauriens subissent fortement l’influence de leurs géniteurs involontaires Reigar. Combinant un goût pour les arts à une cruauté exacerbée par un environnement rigoureux, les Yeshal’knii conservent longtemps un mode de vie tribal, jusqu’à l’arrivée des Clydön, qui profitent de la proximité du soleil écarlate pour mener des expériences à grande échelle. Sous l’influence impériale, beaucoup de Yeshal’knii voyagent à travers les Anneaux de Translations et se découvrent une affinité avec le Vide. Leur goût pour le sang les place au cœur de nombreuses grandes batailles au sein des Soixante Sphères, tout particulièrement contre les ancêtres des Syndarh, qui conserveront par la suite une haine viscérale envers eux.

Durant le déclin de l’Empire, les Yeshal’knii ont secrètement intrigués afin d’occuper les postes clés au sein de la Flotte de guerre du Nathoon-Sanuurath, mobilisée en orbite de Pyonyesh. Mais si les sauriens sont de bons matelots, ils ne peuvent prendre par la force tous les bâtiments d’une flotte Clydön. Ils font donc appel aux puissants Taanua’knii, qui le moment venu, les trahissent pour prendre le pouvoir. Malgré tout, les Yeshal’knii ont su se rendre indispensables et restent maîtres du Vide durant toute la nouvelle ère.

Les Clydön n’ont que faire de trois mondes mineurs et sans valeur stratégique, ils abandonnent donc cet espace à leurs vassaux, qui s’entredéchirent longuement pour le contrôle des ressources. Le règne sanglant des minotaures aux cornes d’obsidienne perdurent un siècle, puis celui des sauriens de Pyonyesh lui succède pour moitié moins de temps. Les conflits sont incessants, limitant le développement des métropoles et de connaissances qui auraient pu favoriser l’expansion par des moyens plus pacifiques.

Finalement, lorsque les Saru’knii, maîtres des entrailles minérales, déchaînent leur puissance par le biais d’un réseau de vortex telluriques, les autres peuples doivent s’incliner après de brèves batailles au cœur même de leurs cités. Une ère de paix interplanétaire débute alors, le réseau de vortex élémentaires devient la colonne vertébrale d’une société basée sur l’échange de savoirs et la recherche des origines de la Vie au sein de la Sphère de Nyesh-taan-Sarnii.

Des mages des trois peuples dominants unissent leurs efforts et observent longuement les effets de leur soleil écarlate. En se basant sur les connaissances retrouvées des Sorciers Clydön, ils retrouvent des fragments de la mémoire ancestrale Reigar et comprennent comment altérer durablement le rayonnement solaire afin de revitaliser leurs mondes faibles en ressources et peinant à soutenir la Vie.

Les seigneurs des différents peuples s’accordent pour fournir à leurs mages toutes les ressources dont ils ont besoin afin de transformer le soleil en un orbe de feu doré. Il faut plus d’un siècle à l’ensemble des mages des trois mondes pour compléter le rituel initié par leurs ancêtres communs. Dans le même temps, plusieurs mouvements religieux apparaissent, principalement au sein de la culture Taanua’knii. Ils sont nés de la philosophie guerrière antique et cherchent à transformer la civilisation des minotaures en une brutale théocratie barbare.

Enfin, le grand Rituel de Transolarisation est entamé. Jusqu’au dernier instant, nul ne voit les failles dans le patient tissage des sortilèges entremêlés. Certains accuseront plus tard des fanatiques religieux d’avoir sciemment altérés le rituel. Le résultat est que d’un carmin aveuglant, le soleil devient un sombre puits de néant projetant une onde de pure énergie négative à travers tout le système. Des centaines de milliers périssent dans d’épouvantables souffrances, les survivants voient leurs âmes horriblement corrompues par les énergies maléfiques émanant de leur nouvel astre, qui est rebaptisé Nekorun.

La majorité des mages ayant officié durant le Rituel de Transolarisation ont été consumé les premiers par le déchaînement des forces élémentaires, ceux qui ont survécut sont désormais de redoutables seigneurs non-morts imprégnés par l’énergie du soleil noir. Ils prennent le nom de Dwanaarg et portent leur attention au-delà de leur Sphère de cristal. Ils s’opposent rapidement à d’autres entités, les Runataan, qui se sont rassemblées autour d’un culte naissant, vénérant le soleil noir.

Pour ces deux groupes, les vivants deviennent des pions de choix, car de nombreuses reliques anciennes sont inaccessibles aux non-morts. Les nouvelles énergies solaires affectent également les vortex telluriques des anciens Saru’knii, qui se ferment les uns après les autres. Les Dwanaarg utilisent les anciens spelljammers tandis que les prêtres de la nécrose favorisent les déplacements par la Bordure Ethérée, elle aussi affectée par le rayonnement du soleil noir, et engendrant de nouvelles créatures.

La guerre fait rage, débordant à travers les Plans de la Roue, en de rares occasions au sein d’autres Sphères. Les Dwanaarg acquièrent rapidement de nouvelles connaissances et pactisent même avec les N’uru’N, beaucoup finissent par délaisser leur Sphère natale, tandis que les Runataan doivent rester proches de Nekorun afin de profiter de ses bienfaits. Les mages finissent par s’exiler ou plongent dans une transe semblable à celle des Reigar, en leur temps.

Et enfin, le silence tombe sur les immensités ravagées par les énergies du soleil noir. Les vivants disparaissent définitivement et seuls restent des hordes errantes de non-morts. Les aventuriers qui découvrent par la suite le système de Nyesh-taan-Sarnii le rebaptisent Mausolée, et encouragent ceux qu’ils croisent par la suite à ne jamais se rendre en ces lieux maudits.


Pyonyesh, Bastion du Dwanaarg

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 048km)

Rotation : 78 heures

Révolution : 88 jours

Lunes : Aucune

Population : Aucune

Trame magique : Tellur diffuse, magie profane dominante

La plus proche planète de Nekorun se nomme Pyonyesh, de taille modeste, elle est constituée d’une vaste plaine rocailleuse, aride et battue par des vents brûlants. De profondes dépressions craquelées indiquent qu’à une époque existait des  mers. Les ruines nombreuses de villages troglodytiques dans les falaises alentours révèlent que les Yeshal’knii développèrent leur culture autour de ces reliefs.

Au pôle austral se trouve l’entrée principale vers le monde souterrain. Un véritable chaos rocheux rend tout déplacement en surface plus qu’aléatoire, avec la menace persistante de prédateurs corrompus par les énergies solaires. Le passage s’enfonce dans les entrailles du monde sur des centaines de lieues, jusqu’à atteindre les Nécropoles creusées, demeures des descendants non-morts des Yeshal’knii.

Ports d’accueil : A la surface du monde saturé d’énergie négative, tout concourt à dérouter les nefs spatiomantiques en perdition vers des cieux plus cléments. Et malgré la présence de quelques ruines clydön, aucun berceau d’atterrissage n’est en mesure d’accueillir le moindre navire. Pyonyesh est un monde à éviter, et aucune aide n’existe pour les voyageurs égarés.

Ressources : L’influence d’un soleil noir imprégné d’énergie négative n’apporte rien de bon aux richesses d’un monde, particulièrement lorsque celui-ci se trouve bien trop proche du rayonnement néfaste. Sur Pyonyesh, ni eau, ni végétaux, les roches sont friables, le vent particulièrement traître. Le pillage des ruines antiques coûte un tel tribut que seuls les plus insouciants se risquent à traverser le système de Mausolée pour venir quérir quelques objets de valeur.

Cultures : Les Yeshal’knii se développèrent à la surface d’un monde, autour de trois petites mers riches en crustacés. Leur société tribale, basée sur le conflit permanent et le pillage des ressources, prospéra durant un millénaire, le temps que le rayonnement écarlate achève d’assécher les mers de Pyonyesh.

Face aux nouvelles conditions climatiques, les sauriens décident d’unir leurs efforts et aménagent de plus grandes habitations troglodytiques où plusieurs tribus peuvent cohabiter. Ils n’ont cependant guère le temps de se développer, car les Clydön pénètrent dans le système de  Nyesh-taan-Sarnii. Et atteignent rapidement la petite planète. A l’exception de quelques brèves et sanglantes batailles à la surface de Pyonyesh, les tribus sauriennes finissent par se plier aux lois de l’envahisseur qui maintien une simple garnison. La planète n’offre que peu de ressources utiles, son champ magique est trop faible pour établir des passages dimensionnels. Mais les Yeshal’knii se révèlent êtres des supplétifs compétents au sein de la nouvelle légion que le Kuzraad Olioth Kurnal Prienyth assemble secrètement.

Tandis que sur le monde voisin de Taan’uahr, les minotaures aux cornes d’obsidienne deviennent les favoris des conquérants. Sur Pyonyesh, les sauriens conservent farouchement leurs traditions guerrières et sont formés pour des guerres outresphère. La planète est rapidement dépeuplée, seules subsistent de petites communautés composées en grande part par des vieillards et de très jeunes Yeshal’knii. Quelques Clydön cherchent à s’établir sous le rayonnement écarlate de ce soleil unique, mais bien peu séjournent de manière permanente.

Mais l’ère des Conquêtes s’achève bientôt au sein des Soixante Sphères. La majorité des mondes sont pacifiés et les sauriens de Pyonyesh commencent à revenir vers leur planète natale. Les Yeshal’knii ont su développer leurs talents à bord des puissants vaisseaux de leurs maîtres, non seulement en tant que matelots, mais également en tant que Timoniers. Ils sont cependant surveillés par les membres de certaines Cabales, car leur héritage Reigar commence à transparaître fréquemment parmi les plus doués. Après avoir pu contempler des champs de bataille sur des dizaines de mondes, un sentiment partagé commence à naître au sein du peuple saurien. Esclaves des Clydön, tous ont pu voir combien fragile était l’emprise de leurs maîtres sur les mondes de leur empire. Redoutables combattants dans le Vide, les Yeshal’knii savent cependant ne pas être en mesure de tenir tête aux terribles conquérants. Malgré tout, un mouvement secret se met en place. Ceux qui sont proches des officiers Clydön intriguent pour placer leurs partisans à bord des vaisseaux de la flotte du Nathoon-Sanuurath, maintenue en réserve non loin de l’Anneau de Translation en orbite autour de Taan’uahr.

Déjà à cette époque, quelques rares élus parmi le peuple saurien ont conscience d’un héritage mystique commun, leur donnant accès à des dons prodigieux, qu’ils doivent dissimuler aux Sorciers impériaux. Ce sont eux, les Yeshlak’nirii, qui mobilisent les leurs autour d’une idée de révolte coordonnée. Il apparaît rapidement que seuls, les Yeshal’knii ne pourront vaincre leurs maîtres, l’idée de s’allier avec les dangereux Taanua’knii est alors souvent débattue, puis s’avère être l’unique solution face à la puissance Clydön.

Sur Pyonyesh, le soulèvement des peuples n’entraîne guère de perturbations. Les guerriers sauriens forment le gros de la légion planétaire et leurs officiers Clydön se replient sans même résister. Mais alors que les huit tribus s’apprêtent à célébrer leur victoire, les combattants Taanua’knii assassinent les chefs tribaux, massacrent leurs familles, et s’imposent comme les maîtres du système de Nyesh-taan-Sarnii. Les Yeshlak’nirii sont alors au sein de la flotte composée des nombreux vaisseaux capturés, trahis par leurs alliés qui tentent de les assassiner eux aussi, ils parviennent à rassembler leurs forces et font route vers Pyonyesh. Mais les minotaures aux cornes d’obsidienne ont anticipés ce mouvement ; Les familles des puissants chefs sauriens sont captives, secrètement transférées sur Taan’uahr.

Malgré un fort ressentiment envers leurs alliés, les Yeshal’knii se soumettent, et consacrent les décades suivantes à rassembler suffisamment de forces pour renverser le pouvoir cruel des Taanua’knii. Les Yeshlak’nirii consacrent ce temps à développer une discipline magique à partir de leurs dons innés, et une poignée affiche des capacités divinatoires. Guidés par le Yeshlaac Sugruum’Duac, ce petit groupe s’isole sans aucune explication et fonde un sanctuaire fortifié, le Duar’naag. Inquiets, les autres sorciers Yeshal’knii tentent de reprendre contact avec leurs compagnons, mais ces derniers refusent désormais de quitter leur domaine. Une tablette brisée est alors l’unique début d’explication, indiquant que dans futur hypothétique, le soleil deviendrait noir et anéantirait toute forme de vie sur les trois mondes.

Mais pour l’heure, les Yeshal’knii s’avèrent suffisamment forts pour prendre le pouvoir, en massacrant la famille royale sur Taan’uahr et en ravageant les plus grandes métropoles de ce monde grâce à une magie élémentaire souvent mal contrôlée. Durant ce conflit, l’Anneau de Translation Clydön, scellés par les conquérants après leur départ, mais toujours intact, disparaît sans que quiconque ne puisse prouver que l’autre camp a subtilisé l’énorme relique. Régnant désormais par la magie, les Yeshal’knii ne parviennent pas à maintenir leur emprise sur deux mondes. Les chefs tribaux peinent à s’entendre sur les plus simples problèmes, et les Yeshlak’nirii sont divisés en deux factions ; Les uns cherchant le pouvoir en contestant les chefs tribaux, les autres désireux de se plonger dans l’étude du soleil afin de prévenir la catastrophe entrevue par les disciples de Sugruum’Duac.

Sans prévenir, les Saru’knii, du lointain monde de Sarunii, jaillissent des entrailles planétaires, à la tête de hordes de créatures minérales. Les plus grandes métropoles sont dévastées, mais peu de Yeshal’knii sont tués durant l’attaque. Face à un tel déchaînement de puissance, aussi bien les sauriens de Pyonyesh que les minotaures de Taan’uahr se soumettent. Une nouvelle ère débute alors, vouée à la reconstruction, puis à l’élaboration de chefs-d’œuvres architecturaux. Mais le règne des Bâtisseurs est surtout marqué par la quête des origines de la Vie. Les Yeshlak’nirii occupent alors une position prépondérante au sein de la grande alliance des trois mondes ; Leurs connaissances fragmentaires au sujet des Reigar permet en effet à certains mages des trois peuples de s’éveiller à des principes mystiques normalement hors de leur portée. Avec le partage du savoir prit aux Sorciers impériaux, les membres du Conclave, la principale autorité en matière de magie, comprennent qu’ils sont tous nés de la combinaison des mythiques Reigar et du rayonnement d’un soleil altéré.

Le projet du grand Rituel de Transolarisation né alors. Des voix s’élèvent contre cette perturbation profonde du fragile équilibre cosmique, mais les membres du Conclave savent persuader leurs pairs, et sur Pyonyesh, les Yeshlak’nirii ont longuement manipulés leur peuple afin que les chefs tribaux perdent toute réelle autorité à leur profit. Leur monde devient de nouveau le cœur du système, d’importantes ressources sont consacrées à l’édification de hautes tours nécessaires au rituel, les plus jeunes souhaitent tous devenir des mages, le rêve d’un soleil doré commence à naître dans les esprits. Le cataclysme qui succède à l’aboutissement de ce formidable projet éradique la grande majorité de la population sur Pyonyesh. Le soleil noir déchaîne ses énergies sur toutes les formes de vie à la surface et transforme la planète en désert rocailleux.

Durant un temps, un silence pesant règne sur le charnier à l’échelle planétaire. Puis, au cœur même des étendues désertiques émergent des créatures non-mortes. Héritiers des premiers devins Yeshal’knii, ces êtres ont conservés leurs pouvoirs magiques en étant partiellement protégés par les murs de leur sanctuaire. Désormais dévorés par une faim impossible à assouvir, ils errent à travers Pyonyesh et prennent le nom de Dwanaarg. Ils découvrent rapidement qu’ils peuvent se nourrir de l’énergie émanant du soleil, et s’aventurent dans les ruines des hautes tours ayant permit d’incanter le Rituel de Transolarisation. Là, adaptant les lieux à leurs besoins, ils absorbent de grandes quantités de forces élémentaires corrompues et prennent conscience qu’ils ne sont pas les seuls de leur espèce ; D’autres mages morts-vivants oeuvrent ailleurs pour acquérir toujours plus de pouvoir.

Les Dwanaarg finissent par s’entredéchirer, leurs anciens liens fraternels n’ont plus lieu d’être, et leur soif constante de magie leur fait oublier toute morale. En quelques années, il ne reste plus que trois Yeshal’knii à la surface du monde. Ils sont les plus puissants de leur caste moribonde, et chacun devient le maître d’une vaste horde de leurs frères et sœurs non-morts. Afin de se prémunir contre les attaques de leurs ennemis, les sauriens s’enterrent au cœur de Pyonyesh, non loin du noyau planétaire. Mais les antiques vortex telluriques laissent encore passer de dangereuses créatures, et les trois Dwanaarg décident d’agir afin de sceller tous les passages vers leur monde. Chacun explorant des pans entiers de connaissances, il faut quelques décennies avant de pouvoir transformer de nouveau les ruines des tours mystiques à la surface. Reprenant les bases du Rituel de Transolarisation, ils provoquent la transformation radicale du noyau planétaire en une nouvelle source de pouvoir maléfique.

Le Rituel de Nécrose nodale est un succès, les passages dimensionnels se ferment les uns après les autres, et en un sens, le champ magique de Pyonyesh se renforce, afin de soutenir la magie des Dwanaarg. Mais la proximité de cette formidable source de puissance affecte également les non-morts enterrés dans les entrailles du monde ; Bon nombre retrouvent une forme de conscience et doivent être contrôlés par les mages non-morts qui voient ainsi renaître leur peuple.

Deux siècles après la transformation de leur soleil et la fin de toute vie dans la Sphère de Nyesh-taan-Sarnii, les trois seigneurs morts-vivants règnent sur d’importantes populations de créatures redoutables, qui érigent de nouvelles cités autour du noyau planétaire, tout en se préparant à envahir les autres mondes du système.

Les Dwanaarg ont en effet rassemblés les dernières flottes Clydön en les adaptant à des équipages de non-morts. Des éclats cristallins prélevés dans le noyau de Pyonyesh tiennent lieux de source de propulsion, et plusieurs grandes cavernes à ciel ouvert deviennent les nouveaux ports Yeshal’knii. Comme leurs anciens maîtres, les sauriens se lancent donc dans une grande campagne militaire à travers le Vide. Ils se heurtent rapidement aux hordes des autres mages ayant été transformés par le soleil noir, et qui adoptent le titre de Dwanaarg. De rudes batailles se déroulent ainsi, contribuant à ruiner un peu plus les anciennes métropoles des trois peuples. Les quelques communautés de vivants qui avaient pu se préserver du rayonnement néfaste de Nekorun sont anéanties, et l’émergence du culte du soleil noir ne fait qu’amener toujours plus de chaos et de destruction.

Sur Pyonyesh, la guerre n’affecte que très peu les nécropoles cthoniennes, trop éloignées de la surface pour être attaquées. Le principal changement venant d’un millénaire de conflits est l’exode de deux mages Yeshal’knii vers d’autres Sphères de cristal. Emmenant les derniers vestiges des flottes spatiales Clydön avec eux, les deux adversaires ne reviendront jamais sur leur monde natal, qui devient le fief exclusif du dernier Dwanaarg saurien, le terrible Yeshlaac Pyrulnumm Nuac.

Privé de ses capacités à voyager à travers le Vide, le mage tourne son attention vers les Plans de la Roue, riches en possibilités de conquêtes pour ses hordes. Consacrant des siècles d’existence à l’étude des énergies planaires, il engendre plusieurs lignées de non-morts aux capacités extraordinaires, et parvient à créer des hybrides puissants, doués d’une certaine intelligence mais restant sous son contrôle.

Sous la surface craquelée de Pyonyesh, une grande armée de morts-vivants est en train de se constituer, sous le commandement d’un redoutable mage non-mort, héritier de traditions anciennes et dévoyées.

Sites notables: L’ancienne Pyonyesh était un monde paisible, balayé par des vents chauds, pauvre en ressources végétales ou animales, mais offrant un havre aux huit tribus Yeshal’knii. Sous l’influence de Nekorun, la planète est une désolation aride où rôdent de terrifiants prédateurs morts-vivants.

Les ruines sont nombreuses, indiquant la gloire perdue du peuple saurien qui naquit de la chair des Reigar. Deux métropoles à la surface ont été partiellement épargnées et servent d’abris à plusieurs hordes errants de Yeshal’knii affamés. Otucunuum était jadis le cœur du territoire tribal des Yashkaan’Otuc, renommés pour leur don de la taille des cristaux. L’architecture troglodytique typiquement saurienne est ici agrémentée par une très nette influence Reigar, et bien que plusieurs séismes et vagues de pillages aient pu altérer sa magnificence, la métropole reste assez bien conservée. Erigée au sein d’une falaise abrupte, s’étendant sous un large plateau recouvert par de nombreuses épaves de spelljammers, Otucunuum est un dédale de onze niveaux, dont le plus ancien se situe à cinq mètres au-dessus du niveau du sol. Selon toute vraisemblance, le niveau d’une ancienne mer, car plusieurs cavernes abritent encore des quais de pierre et des cavernes de stockage.

Les niveaux supérieurs abritent pour leur part de grandes salles remontant au début de l’ère Saru’knii. La tribu Yashkaan’Otuc été alors dominée par un groupe de Yeshlak’nirii nommés Otu’lanak, les Ecailles écarlates. De mystérieux mages guerriers apparus soudainement dans la longue Histoire tribale, et qui semblent avoir eu des origines planaires. Sous leur influence, la tribu connaît une période de prospérité particulièrement longue. Les disciples des Ecailles écarlates sont nombreux, et au moment où un mouvement religieux se forme, le cataclysme s’abat sur le monde. Mais en explorant les profondeurs de la cité, en bravant les dangers tapis dans les tréfonds de la métropole, il est possible de découvrir d’autres salles réservées aux Otu’lanak et indiquant sur une fresque partiellement effacée l’existence d’une porte planaire menant vraisemblablement dans les anneaux extérieurs de l’Outreterre. Les rares explorateurs ayant parcouru le labyrinthe troglodytique n’ont jamais découvert ce passage, mais il est probable que celui-ci se soit trouvé en un lieu isolé, sous le contrôle des mages-guerriers.

Yashuruum est une autre cité abandonnée par les vivants, et peuplée de nombreux squelettes animés. Egalement constituée de cavernes et galeries excavées dans une falaise, la petite métropole se développe essentiellement en longues enfilades de grottes à ciel ouvert. De nombreuses galeries s’enfoncent dans les profondeurs de la terre, mais toutes sont scellées depuis longtemps, comme si une menace avait pesée sur la cité, et que les membres de la tribu Yashkaan’Urul avaient consacrés un temps important à colmater toutes les brèches vers les profondeurs de leur habitat.

Jadis point d’entrée du royaume souterrain du Yeshlaac Doshuknurul Luac, la métropole retrouva son calme après le départ de ce dernier vers d’autres Sphères de cristal. Quelques gardiens non-morts veillent sur le passage secret menant à la nécropole creusée de Doshukuuruum, où sont entreposés bon nombre de sinistres secrets du mage. Mais les aventuriers atteignant Pyonyesh, après un éprouvant périple au cœur de Mausolée, viennent sur ce monde afin d’étudier les vestiges des tours ayant permit l’accomplissement, certe imparfait, du Rituel de Transolarisation. Ces dernières, au nombre de sept, ne sont plus que des amas vitrifiés de roches instables, où les Dwanaarg ont apposés nombre de glyphes de protection. Malgré tout, la légende de ces êtres maudits, pour avoir transformé leur soleil, se répercute à travers les Sphères Connues et attire des curieux en quête du pouvoir ultime.

Les Sept tours de Pyonyesh reçoivent ainsi de temps à autre la visite de magiciens ambitieux, qui peuvent parfois découvrir des pistes vers le légendaire rituel. Le plus souvent cependant, ils se heurtent à de dangereux non-morts et périssent dans d’atroces souffrances, avant de revenir eux-mêmes sous la forme de morts-vivants.

Enfin, connues seulement des êtres les plus vils des Soixante Sphères, les Nécropoles creusées sont les fondements de la nouvelle civilisation des non-morts Yeshal’knii.

Au nombre de trois, elles sont les sanctuaires des mages de ce monde. Proches du noyau planétaire nécrosé, elles sont constituées d’enfilades de cavernes abritant des hordes immobiles de créatures non-mortes, attendant l’appel de leurs seigneurs malfaisants.

L’unique Nécropole encore gouvernée par un Dwanaarg est celle de Pyrulkunuum, fief du Yeshlaac Pyrulnumm Nuac. Là, le maître des sauriens élabore un complexe rituel à l’échelle de sa cité afin de pouvoir ouvrir un portail planaire par lequel ses armées pourront déferler en différents lieux des Plans de la Roue. L’énergie noire du noyau suinte littéralement des parois ouvragées, et la multitude de statues à la gloire des anciens Yeshal’knii ont depuis longtemps été retaillées afin d’accroître le sentiment d’insécurité des improbables visiteurs.

Mais si un seul Dwanaarg règne encore au sein de sa nécropole, les deux autres habitats souterrains n’en sont pas pour autant abandonnés. En effet, l’influence du soleil noir à éveillé de nombreuses consciences distordues parmi les non-morts, et après le départ des deux autres mages de Pyonyesh, des créatures redoutables ont prit le contrôle de quartiers entiers. En ces lieux, les alliances se font et se défont, aucun de ces sinistres héritiers ne semblant en mesure d’acquérir de véritables dons magiques. Et au sein de la Nécropole creusée de Doshukuuruum, c’est le terrible Runataan Myorkonos qui commence à imposer une loi de fer et de magie, grâce à ses fanatiques non-morts adorateurs du soleil noir.

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