Caan’saanaï, aux momies gardiennes

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Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : C (diamètre équatorial de 1285km)

Rotation : 96 heures

Révolution : 753 jours

Lunes : Aucune

Population : Inconnue

Trame magique : Tellur resserrée

Le monde extérieur du système de Caanshoom-Siriit est une petite planète drapée dans de sombres nuées orageuses et dont la surface est recouverte par une jungle extrêmement ancienne, parsemée de petites mers peu profondes cernées de bayous. De nombreuses espèces sauriennes se partagent les territoires maritimes, tandis que les étendues de jungle sont le domaine d’insectes aux venins mortels.

Pour les voyageurs souhaitant faire une halte à la surface de Caan’saanaï, les risques sont grands, car il faudra d’abord trouver un espace suffisamment dégagé pour se poser, avant de devoir repousser une première vague d’insectes porteurs de nombreux fléaux. Les chances de survivre à une nuit sur ce monde sont minces, car le cycle nocturne est celui des plus dangereuses créatures de la jungle, aussi insignifiantes en taille que mortelles.

Les plus attentifs planétologues peuvent cependant noter l’existence d’anciens campements, depuis longtemps recouverts par la végétation souveraine, et s’avérant être autant de preuves que d’intrépides explorateurs parvinrent à s’établir sur ce monde sauvage.

Ports d’accueil : Les contrebandiers sont nombreux à faire halte sur les mers du pôle austral de Caan’saanaï, moins sujettes aux déchaînements climatiques plus fréquents au Nord. Là également, le danger guette, sous la forme de sauriens marins aux dimensions titanesques, véritables maîtres des étendues liquides, et capables d’engloutir des nefs de moyen tonnage en quelques claquements de mâchoire.

Pour être clair, il n’existe aucun port d’accueil sur ce monde, bien que des références à de véritables cités de pierre existent dans les fresques des si’nesuu du monde voisin de Siriiis. Ces légendes sont d’ailleurs la principale motivation des aventuriers pour venir se risquer dans les jungles millénaires de Caan’saanaï, mais aucune ne s’est encore avérée avoir un ancrage dans la réalité, tout du moins aucun explorateur n’est jamais revenu parler des mythiques métropoles perdues des anciens si’nesuu.

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Ressources : La flore de Caan’saanaï n’a pas été étudiée dans le détail, mais une congrégation de druides vacuu originaires des Sphères de l’Arbre compilèrent quelques précieuses informations sur une possible pharmacopée aux prodigieuses propriétés. Mention est faite de plusieurs bosquets vieux de nombreux millénaires, abritant en leur sein des pouvoirs rivalisant avec ceux des plus puissants hiérophantes. Malheureusement, ces êtres végétaux semblent montrer autant d’agressivité que les nuées d’insectes qu’ils semblent pouvoir commander. Seul rescapé de l’expédition druidique, Maeesh Plor n’eut conscience que trop tard qu’il avait été infecté par un virus connu des peuples des Âges sombres. Il provoqua une épouvantable épidémie de peste dans plusieurs ports des Sphères de l’Écu avant de périr dans d’atroces souffrances. Les patrouilles de l’Armada croisant aux abords de la Sphère de Caanshoom-Siriit ont depuis lors pour consigne d’interdire tout atterrissage sur ce monde.

Cultures : Attirés par les rumeurs de nécropoles si’nesuu emplies de trésors en pierres précieuses, les aventuriers se montrent invariablement déçus par les étendues de jungles et les mers chaudes de Caan’saanaï. Nulle trace des mausolées en pierre verte, ni des ziggourats aux nombreux étages ornés de statues. Il semble pourtant que les anciens natifs de Siriiis vinrent effectivement brûler de vastes étendues de jungle afin d’y fonder plusieurs grandes cités-états, qui auraient pu former les bases d’un redoutable empire. Rien de tout cela ne subsiste, car les datations effectuées sur les fresques des temples ruinés sur Siriiis sont erronées d’au moins plusieurs millénaires, un laps de temps amplement suffisant à la jungle de Caan’saanaï pour reprendre ses droits.

Ces fameuses ruines se résument ainsi à quelques murets effondrés, recouverts par la végétation, et même les fondations des grands temples ont été réduites en débris. Il subsiste cependant bien une trace de cette éphémère culture ; Les rites primitifs des colons si’nesuu consistaient à momifier leurs dirigeants en utilisant la sève des arbres les plus anciens, ils reproduisirent ainsi ces coutumes sur Caan’saanaï, façonnant de véritables mausolées végétaux autour de leurs dépouilles. L’ère des grandes constructions de pierre fit oublier ces rituels funéraires, mais les momies finirent par entrer en osmose avec leur environnement, gagnant une conscience végétale pleine de colère à l’encontre des envahisseurs. L’on peut dès lors supposer qu’elles furent éveillées et massacrèrent les descendants de leurs fossoyeurs.

On ignore le nombre de momies désormais liées à la jungle, leur nombre doit être réduit, mais quelques rituels nécromantiques récemment retrouvés dans des ruines sur Siriit semblent indiquer que les créatures ainsi crées se devaient de posséder de redoutables pouvoirs, afin de pouvoir contrer les signes d’un hypothétique cataclysme. Quelle que fut la fonction des momies si’nesuu, elle s’avéra inefficace sur leur monde originel, mais leur fonction de gardienne reste en tout cas toujours effective sur Caan’saanaï.

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Sites notables : Malgré son hostilité envers celles et ceux descendant des cieux, la planète offre également de prodigieuses merveilles donnant des indices sur l’âge de ses arbres les plus anciens.

Le Bosquet-saphir est une immense sylve noyée dans la végétation environnante et composée d’une douzaine de troncs massifs, vieux de dix millénaires. Une fois tous les mille ans, des fruits bleutés apparaissent durant une brève période et finissent par se cristalliser pour devenir les réceptacles d’une énergie magique particulièrement intense. Très semblables à des dracogemmes végétales, ces fruits-saphirs sont connus à travers bien des récits de mages ayant recherché des sources de pouvoir supérieures. Il se dit même que les zamaron, alors sur le déclin après le Grand soulèvement, vinrent provoquer une guerre contre de puissants empires yuan-ti locaux pour le contrôle du Bosquet-saphir.

Les Portes de Caan’suutaï seraient de mythiques passages vers un monde souterrain et minéral, que les colons si’nesuu semblent avoir longtemps recherché pour ses émeraudes grosses comme des poings. Ces passages sont mentionnés sur un bas-relief d’une structure éventrée par le cataclysme qui ravagea autrefois Siriiis, ils provoquèrent il y a peu une véritable mobilisation des contrebandiers du système, qui bravèrent en nombre les dangers de la jungle pour finalement découvrir un important réseau de grottes aux dimensions conséquentes, domaine de dangereux scolopendres agressifs. Bien des morts plus tard, il fut décidé que les fameuses portes n’étaient finalement qu’un mythe.

A noter toutefois la récente arrivée d’une flottille syndarhaan en orbite de Caan’saanaï, sous le commandement du Chantelame Isadil Leenareeth, connu pour son expertise des sites remontant aux premiers temps de l’Âge des Conquérants. Selon la rumeur, plusieurs aventuriers syndarh l’accompagnant seraient liés de près ou de loin à la guilde des cartographes éthériques et posséderaient des connaissances sur les fameuses scolopendres semblant proliférer dans le sous-sol de ce monde.

L’épave du Fiers libérateur n’a pour sa part rien de bien notable, exception faite de son légendaire trésor. Sous le commandement du Capitaine Yergo Lemke, le vaisseau-marteau aurait écumé les planétoïdes de la Ceinture de Caan’tuaanaï, non pas en tant que pirate, mais comme fidèle dévot du Saruu, un panthéon de divinités anciennes vouées à lutter contre l’oppression où qu’elle se trouve.

Pourchassé par plusieurs groupes de yuan-ti, le navire se serait écrasé dans la mer de Saasaï il y a plusieurs décades, les membres de son équipage seraient morts dévorés par une autre légende locale, Claque-mâchoire, apparemment un alligator gigantesque. L’épave du Fiers libérateur renfermerait toujours un butin en reliques ophidiennes embarquée en même temps que plusieurs esclaves en fuite. Entre autre merveilles, Lemke et les siens auraient subtilisés le Masque de Vipérine, une demi-déesse yuan-ti capable d’hypnotiser les Puissances elles-mêmes.

Auteur : patate des Ténèbres

Rôliste depuis plus de trente ans, je me passionne pour les jeux en tous genres, et j'adore créer. Qu'il s'agisse de dessiner, écrire ou essayer d'autres médium, l'acte créatif quotidien me pousse à observer les autres, et m'émerveiller du potentiel sans limite des autres créateurs et créatrices.

3 réflexions sur « Caan’saanaï, aux momies gardiennes »

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