Shuǐjīng hóu, le Singe de cristal

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Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 212km)

Rotation : 27 heures

Révolution : 457 jours

Lunes : Aucune          

Population : 79 335 bù chún, 27 554 lao, 18 232 niriki

Trame magique : Tellur resserrée, magie profane dominante

Le monde médian du système Bái lóng est réputé pour ses mines de cristal dont les plus beaux exemplaires possèdent des propriétés uniques, amplifiant les capacités des timoniers impériaux. Une ressource convoitée donc, nécessitant un contrôle strict de la part du Shou’sin Lao, entretenant ici de puissantes garnisons, mais se heurtant à des mineurs bù chún en quête d’autonomie, et surtout, aux dernières communautés d’un peuple ancien, les niriki.

L’hémisphère septentrional est composé de montagnes escarpées, balayées par des vents violents et glacés. Le Sud est un vaste chaos de roches froides, ayant dans un lointain passé subit un bombardement météoritique massif. Plus rien ne vit dans cette région, mais quelques communautés bù chún s’y regroupent.

Les régions polaires sont montagneuses et bénéficient de sources chaudes, autour desquelles se développe l’essentiel de la faune et de la flore. Ce sont les domaines des niriki.

Ports d’accueil : Shuǐjīng kuàng est le principal port spatial de ce monde. Il se dresse sur un haut plateau du pôle austral, là où les émissaires lao ont pu négocier un traité avec les niriki. Bien que les représentant de ce peuple en voie d’extinction soient rares, c’est encore dans cette capitale planétaire que les voyageurs peuvent espérer en rencontrer le plus fréquemment. Réduits à une simple représentation au sein des instances de l’administration lao, les niriki sont ici grandement invisibilisé, et se cantonnent à leurs grandes habitations troglodytiques, accessibles depuis la cité par des chemins escarpés.

Le Guǎnjiā Yun-Bo Puan est la figure d’autorité sur Shuǐjīng hóu, il est affilié à la Maison du Zhōuzhǎng Chen-Lot Puan et règne en son nom. Fin négociateur et diplomate renommé outresphère, c’est lui qui a négocié l’accord d’entraide avec les niriki. Apparaissant comme fin et raffiné, Yun-Bo Puan a su s’entourer de conseillers avisés, bien que particulièrement atypiques, comme l’inquiétant Draconite Rajek Hesjyak, de la Maison Dracostellaire Vayaka, probablement le plus puissant sorcier de ce monde, peut-être même de tout le système de Bái lóng. Sa caste s’est établie dans un antique sanctuaire et mène ses propres affaires, en échange de services dans la cité de Shuǐjīng kuàng, en particulier pour juguler les fréquentes protestations des bù chún concernant leurs conditions de travail dans les mines de cristal, toutes accessibles par des pistes d’altitude battues par les vents, et formant un réseau de voies mortelles dont la capitale est le cœur.

La grande majorité des lao sont regroupés dans la cité, mais ils ne représentent encore qu’un tiers de ses habitants. Une importante garnison impériale est attenante au palais, qui est isolé des autres quartiers par une haute muraille, renforcée par la magie dracostellaire. Le port spatial, composé de trente berceaux de pierre noire sertis de cristaux, permets d’accueillir essentiellement des barges emportant de précieuses cargaisons en orbite, où les vaisseaux du hǎijūn Shangjiang Cho-Tuen Lap les prennent en charge. Une bonne part des cristaux de Shuǐjīng hóu sont directement acheminés hors système sur ordre de l’Empereur-dragon, seule une petite quantité est allouée au Zhōuzhǎng et son administration.    

Shuǐjīng kuàng est donc un port spatial prospère, dont le zocalo est un lieu où se concentrent bien des richesses, mais également une grogne quasi-permanente, éclatant sporadiquement en révoltes des mineurs bù chún, mal armés face aux Bái lóng zhànshì de la garnison impériale. Le Guǎnjiā Yun-Bo Puan tente régulièrementd’apaiser les tensions, mais sa préoccupation principale est de maintenir les quotas d’extractions, toujours plus élevés. Conseillé par plusieurs de ses concubines, il accepte cependant régulièrement des concessions aux mineurs, mais ses ennemis au palais en profitent toujours pour le faire passer pour un faible.    

Ressources : Les cristaux de Shuǐjīng hóu possèdent une propriété unique de résonnance avec la magie spatiomantique des timoniers impériaux. Bien des peuples du Vide, attirés par cette richesse, pillèrent des mines planétaires et tentèrent de bénéficier du pouvoir des cristaux, mais les succès furent rares. Les niriki semblent être les seuls à détenir un secret lié à cette capacité de résonnance, et leur survie actuelle tient probablement au fait qu’ils le partagèrent avec les Lóng wūshī lao.

Hormis les cristaux, la planète semble encore se remettre d’un terrible cataclysme et la moitié de sa surface reste inhospitalière, impropre à la vie. Les niriki ne semblent pas avoir connu l’époque du désastre, bien qu’il existe des cavernes dans l’hémisphère austral où existent des fresques semblables aux leurs.

Les sources chaudes polaires permettent aussi bien le développement de rizières en terrasses par les lao que la présence d’une végétation d’altitude, permettant l’existence de troupeaux d’ovins. Si le sud voit se développer un réseau de petits villages autour de la capitale, le nord pour sa part reste sauvage, avec uniquement des mines de cristal surveillées par des garnisons impériales, et de grands réseaux de cavernes niriki abandonnés.

Cultures : D’après quelques fresques primitives retrouvées dans des cavernes du pôle austral, les niriki auraient été jadis des esclaves des treel, puis des at’uru, avant de participer au Grand Soulèvement de 9594ci. Esprits de la roche ayant été profondément marqués par les tragédies, les niriki vivent en tribus d’une centaine d’individus, menés par un chamane qui peut en appeler aux forces de la Terre. Peuple sédentaire occupant des ensembles de cavernes difficiles d’accès, les niriki sont de farouches guerriers maniant des javelines à pointe de cristal, ou des haches en pierre. De leur ascendance élémentaire, certains conservent des capacités magiques mineures, qui permettent d’identifier les Jiki, ceux qui peuvent régner sur leur peuple, après avoir fait leurs preuves.

Durant plusieurs siècles, les différentes tribus niriki s’affrontèrent pour le contrôle de ressources, ou encore pour d’anciens griefs. Mais avec la venue des lao, et l’exode forcé des tribus septentrionales, une certaine entente s’est finalement créée et les seules dissensions qui perdurent depuis lors sont plutôt de nature familiale.

Si les Jiki sont formés depuis l’enfance pour être des meneurs, ils ne dirigent que rarement les tribus, qui sont sous la vigilante protection des Driniki, les chamanes formant une caste fermée, dominée par les femmes. Les rituels initiatiques sont particulièrement éprouvant et sont liés autant à un cheminement spirituel que physique, à travers les Plans de la Roue ancienne. Les niriki ont en effet conservés des liens avec de mystérieux ancêtres en ces lieux antiques, et de par le passé, certains Jiki ont pu en appeler à l’aide d’entités liées à leur peuple par des pactes oubliés des mortels. Les chamanes pour leur part n’ont pas ce genre de relation avec les créatures des Plans extérieurs, mais disposent d’une vaste connaissance à leur sujet, leur pharmacopée est en outre composée à partir de matériaux planaires soigneusement conservés d’une génération à l’autre.

Bien qu’ils soient particulièrement méfiants envers les étrangers, les niriki possèdent toutefois des coutumes d’hospitalités ayant profitées à de nombreux imprudents égarés dans les montagnes. Malgré des conditions climatiques rigoureuses, les cavernes tribales voient leurs parois ornées de fresques complexes, et l’élevage de plusieurs bêtes proliférant facilement sur des pâturages en altitude permet d’obtenir facilement peaux, fourrures et viande pour tous. Les niriki creusent également des galeries étroites, usant d’une capacité innée à rechercher des pierres précieuses. Certains en usent pour le troc, mais il s’agit plutôt d’une tradition ancienne remontant à l’asservissement de leurs ancêtres par les Sorciers, devenue purement esthétique avec le temps. Certains Lóng wūshī ayant séjournés parmi les tribus australes, plus accueillantes, découvrirent cependant avec stupeur que les niriki avaient en réalité un don pour flairer les dracogemmes, qu’ils arborent comme de simples colifichets!

Les voyageurs cherchant à découvrir la culture niriki sont toujours surpris d’entendre leurs interlocuteurs baragouiner un dialecte at’uru particulièrement agressif à l’oreille. Cette impression donne de ce peuple une image d’individus farouches et belliqueux, menaçant facilement les étrangers. Il n’en est rien, et si les cavernes centrales des tribus sont bien interdites aux voyageurs, les niriki se montrent curieux des cultures d’outresphère de ceux ayant su gagner leur confiance.

Il semble que les bù chún n’arrivèrent sur Shuǐjīng hóu qu’après les premiers colons lao. Les conditions de vie à la surface étaient trop rigoureuses, et la présence des niriki semble avoir dérangée les voyageurs en provenance des ceintures d’astéroïdes. Malgré des tensions, les lao et bù chún de ce monde vivent dans une même culture impériale, profitant d’une certaine prospérité liée à l’exploitation des cristaux. Inévitablement, l’exploitation de cette précieuse ressource provoquera de violents conflits entre l’autorité impériale et les communautés ouvrières pour le moment méprisées, mais ce temps n’est pas encore venu.

Il n’en reste pas moins que les bù chún fondent ici leurs propres communautés, en des lieux éloignés des mines de cristal. Certains ont découverts des ruines de cités antiques aux abords de l’équateur, et offrent leur soutien à leurs frères et sœurs des planétoïdes de Gāng dǎo. Les infrastructures se doivent de rester discrètes, des patrouilles lao passant parfois, mais plusieurs grands berceaux at’uru servent ainsi de zones d’atterrissages pour des nefs apportant vivres et fournitures, et repartant avec des reliques et parfois même, des cristaux. Le port de Taone huna s’est ainsi rapidement développé pour devenir une halte au cœur du système du Singe d’acier, cela pour tous les marchands du fer cherchant à régénérer l’enveloppe d’air de leur navire, ou pour venir faire du commerce dans les ruines at’uru. De fait, des traditions propres aux bù chún en charge des lieux sont apparues, et si les communautés de ce type ne comptent généralement qu’une centaine d’individus, c’est bien tout un réseau d’entraide qui s’est répandu le long de l’équateur de Shuǐjīng hóu. Difficile de parler d’une société naissante, mais les autochtones attirent à eux des ouvriers lassés du travail dans les mines lao, aussi bien que des fugitifs des mondes voisins cherchant un refuge loin de la loi du Shou’sin Lao.   

Sites notables : La planète est difficile d’accès pour les aventuriers, qui doivent être maîtres en escalade et cordages. Shuǐjīng hóu a cependant la réputation d’abriter en son sein de nombreuses ruines oubliées, remontant à l’époque de la domination at’uru. Certains parlent de sanctuaires secrets, d’autres murmurent que des vassaux disparus auraient laissés de véritables trésors de guerre sous les montagnes de ce monde.

Yjuiki Tsuyama est le nom d’un lieu sacré pour le peuple niriki, il s’agit d’un ensemble de cavernes dont les parois sont tapissées de cristaux de quartz imprégnés par les énergies planétaires durant des millénaires, des cavernes emplies de dracogemmes géantes! Les lao ne connaissent que de vagues rumeurs à ce sujet, mais quelques sorciers ont par le passé tenté d’en découvrir la localisation, provoquant par là même des guerres entre leur peuple et les niriki. Probablement situé dans le massif polaire septentrional, Yjuiki Tsuyama est un lieu initiatique pour les lignées chamaniques veillant sur la santé spirituelle des leurs, c’est également le principal passage vers une terre nommée Niriyamaka, le nom niriki pour l’une des réalités planaires de la Roue ancienne.

Wéijīn zhī chéng, la Cité des écharpes, est a priori une communauté lao tournée vers un artisanat bien spécifique, basé sur l’élevage d’un yak laineux assurant sa prospérité. Mais au-delà de cet aspect pittoresque de la petite ville perchée sur un piton rocheux, les aventuriers viennent des quatre coins du Shou’sin Lao pour suivre les enseignements d’une fratrie de guerriers mystiques, maîtres dans le maniement des écharpes de guerre.

Les Cent-huit familles de Wéijīn zhī chéng sont liées par les mêmes traditions martiales se perpétuant d’une génération à l’autre. Si des rivalités existent, elles s’effacent devant le besoin commun de prospérité et de protection de la région. Réputée pour être la cité lao la plus sûre de la planète. Isolée sur un piton rocheux, elle n’est accessible que par un pont de cordages battu par les vents glacials. Fortifiée aussi bien pour contrer les assauts terrestres que de volants, elle abrite en outre plusieurs auberges réservées aux voyageurs, qui s’avèrent fréquemment être des aventuriers d’outresphère. Le Guǎnjiā Yun-Bo Puan dispose d’un accord avec les Cent-huit familles, leur conférant une certaine indépendance, en échange de l’envoi d’une milice hautement spécialisé, en cas de besoin.

Wéijīn de zhànshì [classe de prestige]

Les guerriers aux écharpes forment une caste localisée dans la cité de Wéijīn zhī chéng, mais dont certains membres ont longuement voyagé à travers le Shou’sin Lao pour suivre l’enseignement bien particulier dispensé par les Cent-huit Wéijīn dàshī, maîtres et maîtresses du maniement de l’écharpe de guerre. Bien qu’il soit tourné vers le combat, le Wéijīn de zhànshì cherchera souvent à éviter le conflit afin de préserver son équilibre intérieur. Discipliné et patient, il contient son Ch’i jusqu’à ce que les circonstances le poussent à le libérer, il devient alors un redoutable adversaire, dont la philosophie veut qu’un problème soit éradiqué de manière définitive, dans les plus brefs délais. La grande majorité des membres de la caste est regroupée dans la Cité aux écharpes, mais il arrive qu’un combattant soit mandé par un puissant personnage du Shou’sin Lao.

Classes : Seuls les Bái lóng zhànshì du 5ème niveau ou plus peuvent prétendre à suivre l’enseignement martial des Wéijīn de zhànshì.

Caractéristiques: Sagesse et Constitution sont les caractéristiques primordiales d’un Wéijīn de zhànshì.

Alignement: La discipline monacale des guerriers aux écharpes implique une nature Loyale, empreinte de neutralité.

Dés de vie: d10.

Wéijīn de zhànshì
NiveauBonus de base à l’attaqueBonus de baseSpécialCh’i
RéflexeVigueurVolonté
1+5+1+4+1Haute maîtrise du Taiji’quan.+3
2+6/+1+2+5+2Spécialisation martiale, Cūcāo de lóng.+3
3+7/+2+2+5+2Artisanat [tissage d’écharpe de guerre] +2.+4
4+8/+3+2+6+2Don supplémentaire.+4
5+9/+4+3+6+3Endurance du singe d’acier (+2).+5
6+10/+5+3+7+3Zhìxí de lóng.+5
7+11/+6/+1+3+7+3Equilibre +2.+6
8+12/+7/+2+4+8+4Don supplémentaire.+6
9+13/+8/+3+4+8+4Grande maîtrise du Taiji’quan.+7
10+14/+9/+4+4+9+4Suídì tǔ tán de lóng.+7

Les compétences du Wéijīn de zhànshì sont : Artisanat [tissage d’écharpe de guerre] (Int), Connaissances [Histoire de Bái lóng] (Int), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Dressage (Cha), Equilibre (Dex), Équitation (Dex), Escalade (For), Etiquette (Cha), Intimidation (Cha), Saut (For), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 2+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Le Wéijīn de zhànshì se concentre sur le maniement de l’écharpe de guerre, qu’il doit tisser lui-même et deviendra le prolongement de son être. Les attaques virevoltantes limitent le port des armures aux plus légères, souvent en cuir souple.

Maîtrise du Taiji’quan : Au 1er niveau, la Haute maîtrise du Taiji’quan permet d’ajouter la valeur de Ch’i au bonus de base à l’attaque de l’écharpe de guerre. Au 9ème niveau, la Grande maîtrise du Taiji’quan donne accès à des frappes plus précises, augmentant la plage de critique de l’arme maniée d’une valeur égale au bonus.

Cūcāo de lóng : La technique du Dragon noueux permet de tenir jusqu’à 2 adversaires à distance. Un test d’attaque avec un bonus de +2 est requis pour appliquer cette technique, les adversaires restent ainsi à une distance de trois mètres, la portée maximale de l’écharpe de guerre.

Endurance du singe d’acier : Comme leurs homologues Bái lóng zhànshì, les guerriers aux écharpes développent une endurance supérieure liée à leur lien avec les mondes du Singe d’acier.

Zhìxí de lóng : La technique du Dragon étrangleur consiste à sacrifier l’allonge de l’écharpe de guerre pour venir au corps à corps et tenter une attaque par strangulation. Il faut pour le Wéijīn de zhànshì maintenir sa prise durant 1 round/ 5 points de Constitution de la victime, qui subit 3d4 points de dégâts à chaque attaque, et sombre dans l’inconscience durant 1d6 rounds une fois la prise réussie.

Suídì tǔ tán de lóng : La technique du Dragon cracheur consiste à frapper plusieurs adversaires dans le même round, en faisant tournoyer son écharpe de guerre si vite que les assaillants ont l’impression d’en voir plusieurs les menacer. Le jet d’attaque subit un malus de -2 par adversaire visé, avec un maximum de 1/ niveau.

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