Gāng dǎo, les enclaves bù chún 

Type de monde : Ceinture d’astéroïdes

Taille : Majorité de taille A et B

Rotation : Aucune

Révolution : 943 jours

Lunes : Aucune

Population : 96 312 bù chún, 18 443 lao

Trame magique : Vacuu diffuse, magie profane dominante

Les zones habitables de cette ceinture d’astéroïdes sont moins disséminées sur son elliptique et concentrées en régions baignant dans un gaz blanc inoffensif mais permettant de transporter des spores alimentant les différentes atmosphères de petits planétoïdes, autrement impropres à la vie. Les prodiges nariac perdurent donc à travers les millénaires et les âges, attirant des populations incapables de survivre au sein du Vide. Bien que la Vie soit possible en ces lieux, elle était apparemment prévue pour de petites communautés, vivant en harmonie au sein d’environnements toujours très fragiles. La présence de groupes bien trop nombreux sur des planétoïdes bien trop réduits en surface a déjà provoqué plusieurs catastrophes, mais l’expansion du Shou’sin Lao dans la Sphère de Bái lóng n’est pas près d’arrêter ce mouvement pouvant faire de Gāng dǎo un amas de roches froides, impropres à la vie.

Les nariac semblent avoir modifié jusqu’à la composition même de la pierre, lui donnant un aspect alvéolé afin de permettre à de nombreuses colonies de spores de trouver un abri, le temps de se développer en végétaux adaptés au Vide, capables de puiser dans le faible rayonnement solaire. La surface des planétoïdes les plus anciens disparaît sous plusieurs mètres d’une végétation dont les espèces sont interdépendantes, produisant graines et fruits ayant une fonction précise dans le biome. Cette végétation produit chaleur et lumière, supportés par les nuages de gaz que les lao ont nommé Lóng de qìxí, l’Haleine du dragon. Ils sont les premiers à tenter d’en capturer d’importantes quantités, afin de reproduire ce prodige ancien ailleurs dans le Shou’sin Lao, pour l’instant sans succès, et en endommageant irrémédiablement plusieurs atmosphères millénaires.  Les nariac ne semblent pas à l’origine de la vie insectoïde, très riche, de Gāng dǎo, dont une bonne moitié des espèces sont endémiques. Les autres ont probablement voyagé à bord de nefs spatiomantique, puis se sont adaptées aux conditions particulièrement favorables de la ceinture intérieure du Singe d’acier. 

Ports d’accueil : Le port impérial de Lóng zuǒ yǎn, l’œil gauche du dragon, est également la capitale lao pour la ceinture de Gāng dǎo, il est dirigé par la Guǎnjiā Nah-Wen Itih, représentante de l’autorité impériale mais également une puissante Lóng wūshī, ayant formée sa cour presque exclusivement qu’avec des membres de sa caste. La Maison Itih est une famille mineure depuis toujours rivale de celle, bien plus puissante, des Puan dont le Zhōuzhǎng Chen-Lot Puan ne rend compte qu’au Trône du Dragon. Cette rivalité reste teintée de courtoisie, mais les exigences commerciales de l’administrateur maintiennent l’autorité locale dans une relative précarité économique. Sur le plan politique, Nah-Wen Itih se trouve isolée et doit donc composer seule avec l’autre figure d’autorité lao, le hǎijūn Shangjiang Cho-Tuen Lap.

De fait, Lóng zuǒ yǎn est un port spatial où l’influence de la marine impériale est très présente. Seul le quartier du palais et celui des Plongeurs restent indépendants. La cité tient son nom d’un grand lac d’eau purifiée par des algues couleur émeraude, autour duquel existait déjà des ruines à l’époque at’uru. Le plan d’eau traverse le petit planétoïde de taille B de part en part, la communauté à l’opposée de ce vaste puits rocheux se nommant naturellement Lóng de yòu yǎn, l’œil droit du dragon. Là aussi, des ruines antiques existent, mais les tentatives de colonisation se sont toutes soldées par des échecs, une nécropole souterraine renfermant bon nombre de non-morts agressifs.

Si le lac tubulaire ne compte que très peu d’espèces de poissons, récemment amenées par les lao, il renferme cependant plusieurs végétaux comestibles, se développant loin sous la surface, dans des cavernes dissimulées dans des forêts d’algues. Particulièrement prisés des natifs de Gāng dǎo, les perles d’émeraude sont rapidement devenues une spécialité se vendant le long du Gāng shé, assurant une certaine prospérité à la cité. Le commerce de l’eau est également concentré dans l’œil gauche du Dragon, où de grandes citernes viennent stocker le précieux liquide, produit par une espèce cousine de celle des perles d’émeraude, difficile d’accès et que plusieurs marchands lao aimeraient arracher de leur lieu de pousse, pour les transplanter ailleurs. La Guǎnjiā Nah-Wen Itih s’oppose fermement à ce genre d’opération, ayant pu constater que toutes ces tentatives inconsidérées échouaient, elle a ainsi placé de puissantes et complexes trames protectrices autour des cavernes abritant ces perles d’ivoire.

Pour leur part, les bù chún, bien que désormais vassaux du terrible empire lao, entretiennent toujours des enclaves où leurs anciennes traditions restent vivaces. Incapables de s’organiser face à la puissance impériale, ils luttent malgré tout dans leur quotidien afin de ne pas se voir totalement assimiler. Le port marchand de Toketere moana reste le parfait exemple de ce que fut jadis la culture bù chún de Gāng dǎo. Disposant de trois grands berceaux de roche sombre, autour duquel rayonnent les habitations en lianes tressées d’une cinquantaine de familles, la communauté vit au milieu d’une épaisse végétation aux teintes pourpres, où des arbres millénaires s’élèvent haut, avant de former une canopée créant un dôme de feuillages cramoisis. Les vénérables anciens de cette impressionnante forêt percent la canopée, donnant son surnom d’Oursin au planétoïde et à son port.

La communauté est dirigée par un conseil d’anciens, comme le veut la tradition bù chún, mais la particularité ici est que toutes et tous sont membres de la petite caste presque légendaire des Ruānuku, individus s’étant découvert un lien mystique avec leur environnement. La trame vacuu n’aidant pas les adeptes des voies profanes, les sorciers bù chún ne peuvent en aucun cas rivaliser avec les Lóng wūshī lao, malgré tout, ils offrent à leur peuple une puissance dissuadant la majorité des pillards, et même les patrouilles lao cherchant régulièrement querelle aux communautés bù chún. Toketere moana fait le commerce de carapaces de scarabées pourpres, une variété géante et locale, offrant des pièces d’armures d’une résistance exceptionnelle. Les artisans ne peuvent cependant produire qu’une ou deux armures par cycle complété de Gāng dǎo.

Ressources : La ceinture intérieure du système du Singe d’acier semble avoir reçue les faveurs des légendaires nariac, qui concentrèrent leurs efforts afin de créer un environnement favorable à la Vie. Les atmosphères générées par les biomes anciens sont chargées d’humidité, et la chaleur peut être excessive, provoquant une moiteur que bien peu de lao supportent. Selon les planétologistes impériaux, ces atmosphères devaient même s’avérer irrespirables pour le commun des mortels, à une époque où le soleil produisait un rayonnement différent.

Quoiqu’il en soit, ces environnements sont riches en essences végétales endémiques, pouvant produire individuellement des quantités d’air précieuses pour les équipages de nefs spatiomantiques. A tel point que les natifs de Gāng dǎo voyageant outresphère retrouveront fréquemment des végétaux de leur planétoïde natal à bord de la grande majorité des navires sur lesquels ils embarqueront. Inévitablement, cette ponction massive d’espèces locales endommage beaucoup de biomes, mais la prospérité commerciale de l’empire l’emporte sur les considérations de petites communautés, pour la plupart n’étant même pas lao.

Cultures : Les bù chún de Gāng dǎo ne forment pas véritablement une culture homogène, mais la désignation d’un ennemi commun a permis de faire taire les anciennes rivalités, et à trouver un terrain d’entente afin de préparer un avenir exempt de la présence lao. Ces derniers caractérisent les natifs à travers la piraterie et les pillages des communautés sans défense, usant de ce prétexte pour mobiliser toujours plus de forces répressives. Pour les tribus et familles bù chún, leur point commun est plutôt l’envie de partager, passant par le commerce de ressources précieuses qu’il leur faut défendre à tout prix. Il n’existera probablement jamais de marine spatiale autre que celle des lao, mais plusieurs ports peu fréquentés, la plupart éloignés du Gāng shé, consacrent leurs ressources végétales afin d’élaborer des barges rudimentaires, en mesure de caboter entre les planétoïdes, emportant avec elles de quoi nourrir et armer les communautés dans le besoin. De nombreux aventuriers, touchés par cette cause, contribuent en mettant une quinzaine de nefs spatiomantiques au service des bù chún de Gāng dǎo, en échange de mouillages et de richesses locales.

Dans cette vision du monde nouveau, les Ruānuku jouent un rôle prépondérant, et leur trop faible effectif est l’un des principaux problèmes de la grande communauté bù chún. Il faut des timoniers pour manœuvrer les barges, des sorciers pour protéger les ports, des guides afin d’exhorter le peuple. Pour les observateurs d’outresphère, le mouvement des bù chún de Gāng dǎo n’a pas de meneur, cela est dû à la culture collégiale de ce peuple, mais face à un empire tout-puissant, difficile de ne pas incarner la lutte à travers des figures charismatiques, chose que ne comprennent pas ces partisans de l’indépendance.

Trop dispersés, mobilisant peu de ressources, les bù chún de Gāng dǎo n’en représentent pas moins une force redoutable, pouvant imposer des blocus de ressources dans les ports lao, où ils forment la main d’œuvre essentielle. Se refusant pour le moment à toute violence physique excessive, ils recherchent la paix, et sont entendus par certains de leurs ennemis, comme la Guǎnjiā Nah-Wen Itih, ayant fait des promesses à quelques groupes, en échange de leur soutien face à l’autorité impériale de Gāng hóu.

Sites notables : La ceinture de Gāng dǎo est riche en ressources végétales, cependant concentrées en quelques régions précises, pour certaines difficiles d’accès. Les at’uru vinrent en ces lieux, malgré leur aversion pour les faibles gravités, bien avant eux, ce furent les nariac, qui offrirent cet environnement unique aux peuples à venir. Des ruines clydön indiquent des incursions des Sorciers jusque dans cette ceinture. Les lieux exotiques ne manquent donc pas.

Peara whero, la Perle rouge, est un lieu mythique des bù chún, un planétoïde solitaire, où les nariac auraient menés des expériences botaniques bien au-delà de leurs prouesses habituelles, allant jusqu’à créer de quoi altérer les trames planétaires existantes. Longtemps considéré comme une légende distordue au fil des âges, de récentes inscriptions dans un bastion at’uru semblent confirmer la réalité de ce lieu. La Perle rouge serait ainsi une géode dont l’intérieur serait tapissé de végétaux pétrifiés, concentrant patiemment le rayonnement solaire depuis des millénaires, accumulant cette puissance au sein d’une véritable perle végétale pouvant être plantée dans le sol d’un monde, afin de modifier sa trame magique.

Pourquoi des at’uru ayant découvert ce prodige ne l’auraient-ils pas employé sur l’un des nombreux fronts de leur guerre ? Aucune indication n’est fournie sur l’emplacement de Peara whero, et il faudra probablement attendre une découverte fortuite, par quelques intrépides et chanceux aventuriers.

Kai, la racine nécrotique, est une entité végétale douée de conscience, ayant su envahir toute la surface d’un planétoïde avant de se voir en grande partie détruite, puis scellée au cœur de l’astéroïde. Ce furent les aventuriers de la Compagnie de l’Arbre blanc qui rencontrèrent et combattirent la créature, sans que personne au sein des communautés voisines n’en sache rien. Ce qui subsiste de Kai s’est récemment éveillé et recommence à corrompre la végétation à la surface, détournant la fonction de chaque essence pour ses propres besoins. Par le passé, la racine nécrotique avait su infecter les nuages porteurs de spores, pour disséminer les siennes, capables de se greffer non seulement aux végétaux, mais également à la faune locale.

Le danger est grand pour les communautés voisines ignorant tout de cette menace ancienne et à nouveau vivace. Déjà, quelques phénomènes étranges se produisent dans certains villages bù chún, sans que nul ne puisse en comprendre l’origine.

Ruānuku [Sorcier bù chún]

Encore excessivement rares au sein de la Sphère de Bái lóng, les Ruānuku pourraient bien devenir le principal espoir pour la libération des communautés bù chún. Capables de manipuler les forces associées au soleil blanc, les sorciers restent limités dans leurs capacités, une grande majorité d’entre eux vivant au sein de trames Vacuu. Mais le potentiel est bien là, allant jusqu’à inquiéter certains représentants de l’administration lao locale.

Il faut noter que les Ruānuku naissent toutes et tous avec une tâche de naissance semblable à un visage at’uru stylisé, évoluant avec le temps telle une marque dracogrammique, mais ne semblant pas aller de pair avec le renforcement des pouvoirs du sorcier. Une théorie lao à ce sujet avance que le nombre d’individus porteurs de cette marque ne sont probablement pas suffisamment nombreux pour former une force mystique se nourrissant d’elle-même, comme le seraient les différentes confréries dracostellaires.   

Caractéristiques : Charisme et Constitution sont les caractéristiques primordiales d’un Ruānuku.

Alignement : Etant toutes et tous des bù chún, les Ruānuku possèdent avant tout une nature Chaotique, leur moralité peut en revanche grandement varier.

Dés de vie : d4.

Ruānuku
NiveauBonus de base à l’attaqueBonus de baseSpécialMagie profane
RéflexeVigueurVolontéPointsNiveau
1+0+0+2+2Makutu whakakahore 1/ jour.21er
2+1+0+3+3Concentration +2.41er
3+1+1+3+3Don métamagique supplémentaire.61er
4+2+1+4+4Makutu whakakahore 2/ jour.82nd
5+2+1+4+4Survie [Astéroïde] +2.122nd
6+3+2+5+5Don métamagique supplémentaire.182nd
7+3+2+5+5Makutu whakakahore 3/ jour.223ème
8+4+2+6+6Art de la magie +2.303ème
9+4+3+6+6Don métamagique supplémentaire.383ème
10+5+3+7+7Tuhinga o mua [Gardien du Vide]464ème

Les compétences du Ruānuku sont : Art de la magie (Int), Artisanat (Int), Concentration (Con), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Connaissances [Histoire de Bái lóng] (Int), Equilibre (Dex), Estimation (Int), Herboristerie (Sag), Intimidation (Cha), Premiers secours (Sag), Survie [Astéroïde] (Sag), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 2+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Les Ruānuku ne consacrent que peu de temps à une formation martiale, se limitant aux armes les plus légères, pouvant facilement être trouvées dans les communautés des ceintures d’astéroïdes, comme la dague ou le gourdin. La coutume de porter armures et boucliers ne s’est jamais développée parmi les bù chún.

Sorts : Un Ruānuku peut lancer des sorts profanes sans avoir à les préparer à l’avance. Le Charisme est la caractéristique primordiale des sorts de Ruānuku.

Pour apprendre ou lancer un sort, il doit posséder une valeur de Charisme au moins égale à 10+ le niveau du sort. Le DD des jets de sauvegarde contre ses sorts est égal à 10+ le niveau du sort+ (modificateur de Charisme). Il bénéficie de points de magie lui permettant de lancer des sorts comme il l’entend, tant que le coût par niveau est respecté. Une haute valeur de Charisme permet d’obtenir un bonus en points de magie.

Makutu whakakahore : Dés le 1er niveau, un Ruānuku développe un lien avec la magie du Vide, Makutu whakakahore dans l’ancienne langue bù chún, qu’il peut utiliser un certain nombre de fois par jour, en fonction de son niveau. Cette capacité lui permet de lancer un sort à son potentiel maximum, sans subir les malus associés à la trame Vacuu, et en recevant un bonus de +5%/ (modificateur de Constitution).

Tuhinga o mua : Les plus puissants Ruānuku connus prennent le titre de Tuhinga o mua et leur contrôle de la magie du Vide leur confère un bonus de trame de +10%/ (modificateur de Constitution).

4 commentaires

  1. un endroit plutôt exotique et inspirant… ça donne envie de les visiter… et d’y faire « Banzaï »
    il est vrai qu’une faune et flore sur des astéroïdes est un sujet de création assez vaste en soit…
    et de mes aventuriers peu avisés pour fuir des prédateurs de cette faune pour avoir l’idée saugrenue de ce réfugier dans une nécropole souterraine enfoncée dans les roches poreuses, de l’astéroïde se trouvant rapidement cernés de milliers de Goules non moins affamées
    Par-contre ils semble que l’affichage des tableaux de classes sont toujours problématique si on change le zoom…
    ( perso je convertit le texte en image- [gimp est notre ami] sinon cela cafouille contre notre gré…)

      1. j’ai vue que l’affichage des tableaux est stable, beaucoup plus lisible….
        c’est un plus en qualité indéniable
        je n’ai pas trouvé mieux a ce jour…et c’est pas faute d’avoir cherché (- et hors de mes compétences lacunaires dans ce domaine )…

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