Kōngxīn dǎo, les sanctuaires mystérieux

Type de monde : Ceinture d’astéroïdes

Taille : Majorité de taille B et C

Rotation : Aucune      

Révolution : 1867 jours

Lunes : Aucune

Population : 42 329 bù chún, 34 325 lao

Trame magique : Vacuu diffuse, magie profane dominante

Les voyageurs remontant le long du Gāng shé découvrent la très dense ceinture d’astéroïdes de Kōngxīn dǎo et ses grands brasiers indiquant une présence bien établie du Shou’sin Lao. Après plusieurs jours passés dans les Confins gelés de cet espace, les comptoirs fortifiés Lao sont autant de sources de réjouissance, et l’idée même d’une halte auprès d’un feu devrait inciter les nouveaux venus à se hâter vers ces lieux dérivant en silence au sein du Vide. Il s’avère en fait que ces étapes sont réservées à la puissante flotte impériale, et que les étrangers n’y sont accueillis que dans les limites de la Charité des échoués, impliquant une grande détresse et une obligation de secours. La plupart du temps, les voyageurs sont déroutés bien plus loin sur le Gāng shé, vers quelques rares communautés portuaires bù chún, om l’accueil s’avère plus chaleureux.

Kōngxīn dǎo est riche en planétoïdes dotés d’une enveloppe d’air respirable, et même si la gravité est peu présente à la surface de ces oasis dans le Vide, une flore s’y développe depuis des temps immémoriaux, vestiges de l’art cosmique des nariac. Les cartographes impériaux admettent n’avoir recensé qu’une faible part des lieux habitables au sein de cette ceinture d’astéroïdes, et la majorité des communautés bù chún aiment dissimuler leurs propres cartes, plus anciennes et riches de lieux exceptionnels.

Les fameuses îles creuses se regroupent dans quelques zones, où des planétologues purent noter la présence de courants gravitationnels plus faibles que le Gāng shé, mais ayant dû dans un lointain passé tenir lieu de voies navigables pour des nefs anciennes. Des patrouilles impériales sillonnent ces régions mais aucune forteresse n’a encore été établie à proximité des mystérieux sanctuaires. Les petites communautés bù chún prolifèrent cependant aux abords des îles creuses.

Ports d’accueil : Le principal comptoir spatial lao dans la ceinture extérieure se nomme Tiě yú, il se trouve le long du Gāng shé, au cœur du principal amas de débris. Il s’agit de la plus importante communauté lao du secteur, avec une quinzaine de milliers d’habitants, protégés par une garnison basée sur le grand port spatial formé de douze cavernes ouvertes vers la surface, reliées entre elles par un complexe réseau de galeries fortifiées, elles-mêmes menant aux différents quartiers de la cité, également souterraine. Tiě yú est connue pour ces grands bassins tapissés d’algues multicolores, où sont élevés les luǎnshí, des poissons aux écailles semblables à de la roche, ayant un goût fade mais se révélant particulièrement nourrissant, à tel point qu’ils représentent la base alimentaire de tous les habitants du Kōngxīn dǎo. La ville tire d’ailleurs ses revenus du commerce des luǎnshí, cuisinés dans toutes les rues avec toute sorte de condiments.

Le pouvoir impérial, basé sur le lointain monde de Gāng hóu, a délégué ici le Guǎnjiā Huon-Li Puan, un lointain cousin du gouverneur de cette Sphère de cristal, et un négociant redoutable, cherchant à favoriser la voie diplomatique plutôt que celle des armes. Malheureusement, il est conseillé par le Zhǐhuī guān Shen-Liat Wanh, répondant uniquement au hǎijūn Shangjiang Cho-Tuen Lap, dirigeant toutes les forces spatiales lao dans le système. Particulièrement intolérant vis-à-vis des communautés bù chún, il ne perd jamais une occasion de persécuter des groupes sans défense. Huon-Li Puan étant très jeune et encore peu enclin à prendre des décisions politiques, il cède facilement face à l’officier expérimenté. Tiě yú est ainsi une petite cité cavernicole très prospère, mais où voyageurs et bù chún ne sont pas les bienvenues.

Le port est très patrouillé, les taxes portuaires sont exorbitantes et il existe peu d’auberges de qualité aux environs. Par ailleurs, le commerce des luǎnshí fait que de grandes citernes sont aménagées non loin des berceaux d’atterrissages, et libèrent une forte odeur liée à la fermentation de tonnes de poissons. Malgré ces désagréments, Tiě yú compte quelques ambassades, et même un grand quartier aux échoppes débordant de produits exotiques. Des mercenaires d’outresphère assurent la sécurité de ces lieux où ne vivent que de puissants marchands et des notables n’ayant pas une ascendance lao clairement définie.

Loin des comptoirs fortifiés et inhospitaliers bordant le Gāng shé se trouve un autre port, celui-ci renommé parmi les navigateurs éthériques souhaitant éviter les taxes impériales, et difficile d’accès. Kōhao est un planétoïde creux, protégé par un dédale naturel et abritant deux milliers d’individus. Une enveloppe d’air est produite par de grandes forêts d’algues pourpres recouvrant toutes les parois du labyrinthe, et abritant une faune d’insectoïdes servant de base alimentaire aux natifs de Kōhao. Le planétoïde ne possède pas de gravité est toutes les structures s’accrochent donc indifféremment aux parois, renforçant le chaos architectural des lieux. De grandes citernes sont régulièrement agrandies, car les pénuries d’eau sont fréquentes. Les astéroïdes de glace les plus proches sont désormais à plusieurs jours de navigation, et le commerce de l’eau reste très surveillé par les patrouilles impériales.

Kōhao est dirigé par un conseil des anciennes, un regroupement des femmes les plus âgées, toutes matriarches des principales familles bù chún, celles ayant fondées le port. Ce Conseil des Whaea à en charge toutes les ressources de la cité, mais surtout la diplomatie avec les nombreuses autres communautés du Kōngxīn dǎo. Bien que son apparence soit modeste, le port de Kōhao existe depuis très longtemps, comme peuvent en attester les fresques primitives gravées partout, et parmi les clans et familles bù chún, il est rare de ne pas avoir un parent séjournant en ces lieux considérés comme sacrés.

Le port est une énorme concrétion minérale creuse, où peuvent s’amarrer jusqu’à trente nefs de moyen tonnage. Le karapu, comme il est nommé, abrite plusieurs tavernes le long d’un puit central rejoignant les cavernes de la cité à sa base. L’hébergement des équipages se fait dans de grands dortoirs communs, où de jeunes natifs viennent distribuer une soupe à base d’insectes gras et nourrissants. En échange de l’accueil, chaque équipage doit détacher une petite troupe intégrant une milice assurant la sécurité dans Kōhao, et pouvant être utilisée en cas de conflit avec des pillards, voir même contre des patrouilles impériales.

Ressources : Le nombre important de planétoïdes habitables et regorgeant de ressources végétales et animales fait qu’il est très étonnant de voir une population totale n’excédant pas celle des communautés planétaires, subissant des conditions paradoxalement bien plus rudes. Le Kōngxīn dǎo est surtout excessivement vaste, et les étendues de vide réduisent fortement une expansion notable. De plus, si les découvertes de véritables jungles cachées au cœur de débris sont fréquentes, bien des prédateurs du Vide occupent souvent les lieux, comme l’apprennent très tôt les bù chún, qui restent donc regroupés dans plusieurs grands amas d’astéroïdes.

Les lao pour leur part séjournent essentiellement autour du courant gravitationnel du Gāng shé, où des gisements de métaux leurs assurent la prospérité, avec en prime la protection de la XVIIIème flotte impériale. Le Guǎnjiā Huon-Li Puan ne ressent pas le besoin de faire prospecter des lao loin dans la ceinture de planétoïdes, les dangers y sont bien trop nombreux, et il préfèrerait forger des alliances avec les communautés bù chún déjà bien établie. La politique impériale de répression fait que ce projet n’est pas près d’arriver.    

Cultures : Bien qu’elles ne se considèrent pas comme vassales du Shou’sin Lao, les communautés bù chún du Kōngxīn dǎo voient tout l’intérêt de cohabiter avec de si puissants voisins. Tant bien que mal, les coutumes lao sont entrées dans les clans et familles les plus éloignés. Il est cependant difficile de parler d’une culture bù chún, mais si elle existait, ce serait bien en ces lieux proches des Confins de la Sphère du Singe d’acier. Elle se caractériserait par une profonde notion d’entraide, et un partage des ressources et connaissances. Les groupes les plus importants sont dominés par des matriarcats ancestraux, et les conflits entre communautés se règlent à l’amiable. La justice bù chún est expéditive, mais comporte des peines impliquant des services à la communauté. Malheureusement, la soif d’indépendance de ces rassemblements d’individus brise toutes les tentatives d’alliances contre des ennemis communs. Il suffirait que le hǎijūn Shangjiang Cho-Tuen Lap concentre toutes ces forces spatiales sur quelques points névralgiques, comme le port de Kōhao par exemple, pour briser définitivement toute opposition sérieuse. Les bù chún sont désunis, querelleurs, et rares sont celles et ceux ayant une vision à long terme.

Quelques éléments extérieurs pourraient éventuellement modifier l’équilibre des forces dans le Kōngxīn dǎo, comme une présence importante de Lóng wūshī solitaires, s’établissant non loin des sanctuaires creux afin d’en étudier les secrets. La plupart sont lao, mais ne se sentent pas d’attache avec l’empire et sont bien accueillit par les populations locales. Beaucoup proposent même leurs services en tant que timoniers, en échange d’informations et d’approvisionnement. Plusieurs guildes d’outresphère tentent également de s’établir en fondant de petits comptoirs éloignés des lieux où se rassemblent les lao. Il s’agit là de tentatives hasardeuses, souvent vouées à l’échec, mais quelques-uns de ces groupes se développent loin de leurs maisons-mères, et forgent des alliances naturelles avec des équipages de Tiě shāngrén. Tout ceci est très fragile, en particulier face à un empire capable d’altérer des soleils, mais les jeunes esprits bù chún se prennent de plus en plus fréquemment à espérer une alliance de leurs clans et familles, afin de chasser l’envahisseur lao.

Les E’nooreel

En ce qui concerne la mystérieuse civilisation des îles creuses, bien que nul aventurier n’en ait encore trouvé de traces suffisamment probantes pour en définir les grandes lignes, ces preuves existent, dans des sanctuaires n’ayant pas encore été exploré, loin des grands amas où se regroupent aujourd’hui bù chún et lao.

Héritiers d’un fragment du savoir reigar, les E’nooreel virent leur civilisation naître non loin du soleil de cette Sphère de cristal, alors d’une couleur bleu pâle et dardant ses rayons sur des mondes recouverts de jungles, qui deviendraient plus tard un domaine at’uru. Il existait alors une ceinture d’astéroïdes proche de l’astre solaire, et ce fut là, dans de profondes crevasses riches en cristaux, que se développèrent ses êtres, autour d’un lien mystique avec plusieurs variétés cristallines. Les reigar les découvrirent très tôt, et favorisèrent leur ascension vers la surface de leurs planétoïdes, ou d’impressionnantes dentelles de cristal servirent à protéger les cités naissantes d’un rayonnement solaire trop intense. Suivant les conseils de leurs guides cosmiques, les E’nooreel tentèrent d’élaborer un rituel stellaire en mesure de modifier la corolle du soleil bleu, afin qu’elle devienne un outil dans le développement de leur civilisation. Comme de bien entendu, le rituel incomplet échoua, et dans une débauche d’énergie cosmique, les mondes E’nooreel furent pratiquement tous vaporisés. Les reigar tentèrent de sauver quelques communautés, dont les survivants se retrouvèrent isolés à la surface des mondes aux gravités bien trop fortes pour eux. Ceux-là ne tardèrent pas à disparaître, laissant derrière eux des fragments liés au rituel solaire incomplet. D’autres furent emmenés vers la ceinture extérieure, où ils fondèrent les îles creuses.

Les reigar se désintéressèrent ensuite de ce peuple, et quittèrent le système pour ne jamais y revenir. La civilisation E’nooreel entama ensuite un lent déclin, ses membres s’avérant incapables de s’adapter à une existence si loin du soleil bleu. Des Stellaires apparurent, tentèrent de guider les leurs sur une voie nomade, utilisant les îles creuses comme gigantesques nefs, mais d’autres, terrorisés par de tels changements, finirent par tuer les Stellaires, puis par s’entretuer en plusieurs longues guerres.

Lorsque vinrent les At’uru, les sanctuaires des E’nooreel étaient déjà des tombes silencieuses depuis des siècles. Les conquérants se désintéressèrent de ces ruines trop proches des Confins, et vinrent fonder de puissants bastions à la surface de mondes alors riches en ressources.  

Sites notables : Le Kōngxīn dǎo est depuis toujours un territoire contesté, tant par des civilisations souhaitant s’y établir durablement que par des groupes de pillards avides de ses ressources. De nombreuses ruines sont disséminées sur de prodigieuses distances, beaucoup jamais découvertes par les peuples de l’Âge des Prétendants.

Ocnoc-Paruuzuu, un champ de bataille antique, éloigné de toutes les communautés actuelles, vit s’affronter At’uru et Clydön dans un déchaînement de violence rarement égalé, et avec une débauche de vaisseaux de guerre dont les épaves forment désormais un site prisé des plus audacieux marchands du fer. Saturée de magie instable, provoquant des effets entropiques mortels, la région est une véritable mine d’alliages anciens et oubliés, difficiles à extraire des épaves, et dont les propriétés mystiques entrent fréquemment en résonnance avec les forces entropiques locales. De terribles et soudaines tempêtes de pure énergie magique éclatent fréquemment dans le Vide, rendant toute la région extrêmement dangereuse.

Ocnoc-Paruuzuu est un lieu initiatique pour les plus jeunes – certains diront les plus imprudents – Tiě shāngrén, qui doivent emprunter une chaloupe et s’aventurer sur le champ de bataille afin d’en ramener une relique de valeur. Les précieux objets ne sont jamais revendus et servent de trophées aux marchands du fer. Bien entendu, des expéditions sont organisées pour ramener les artefacts de l’Âge des Conquérants, qui sont écoulés sur les différents zocalo de Gāng dǎo. Les lao ne semblent pas encore avoir entendu parler d’Ocnoc-Paruuzuu, et bien entendu, les Tiě shāngrén gardent jalousement le secret de sa localisation.

Hēi dǎo, l’Île noire, est l’un des plus infâmes repaire de pirates de la ceinture extérieure. Les ruines d’un ancien port illithid sont dissimulées dans les méandres d’un réseau de larges galeries, accessibles à partir d’une fissure en surface ayant été provoquée par une force incommensurable, dont la puissance des impacts aura laissé de grandes rides concentriques dans la roche noire de ce petit planétoïde. Une jungle en apesanteur offre une atmosphère moite et difficilement respirable, elle tapisse intégralement les parois du dédale naturel, fournissant chaleur, air et même lumière avec de nombreuses plantes phosphorescentes. Le port a été renommé Wūzéi, Calamar, en hommage à ses fondateurs, qui ont laissé là trois épaves de nautiloïdes très anciens, et bien trop endommagés pour naviguer à nouveau. Les structures portuaires, accrochées aux parois sans organisation apparente, sont élaborées à partir d’une résine translucide, probablement sécrétée par une créature inconnue.

Jusqu’à dix nefs spatiomantiques de faible tonnage peuvent occuper le port en même temps, pouvant en outre accueillir jusqu’à cinq centaines d’individus, avant que la fragile enveloppe d’air ne puisse plus se renouveler suffisamment vite. Une dizaine d’équipages pirates se partagent l’entretien de Wūzéi et une Table des Capitaines prends l’ensemble des décisions pour le développement de la cité secrète, essentiellement son approvisionnement régulier, car les équipages sont nombreux à avoir fondé des familles vivant là en permanence. Le port possède également un zocalo où bon nombre de marchands viennent ici récupérer des marchandises dérobées le long du Gāng shé. Il peut apparaître comme surprenant de ne rencontrer ici que des lao, et très peu de bù chún, c’est en effet la culture du Shou’sin Lao qui prédomine à Wūzéi et en particulier le culte d’une divinité mineure de la mer, Māzǔ. Un temple lui est consacré, et au fil du temps, sa congrégation s’est rapidement accrue, à tel point que les trente prêtres et novices forment maintenant un pouvoir politique important, influençant les équipages pirates adoptant le culte. La Mùshī mǔqīn Ju-Hin Xieng, est une prêtresse âgée de quinze ans et dirigeant le temple de Māzǔ, marquée d’une tâche de naissance en forme de dragon-tortue, elle manifeste de prodigieux pouvoirs qu’elle met au service du peuple de Wūzéi. Rattachée au clergé de Bái lóng, elle ne répond cependant presque jamais aux convocations de ses supérieurs et affiche clairement ses visées politiques, contre le Guǎnjiā Huon-Li Puan et pour un contrôle plus souple du commerce dans le Kōngxīn dǎo. Avec sa figure populaire hautement charismatique,Ju-Hin Xieng sait pouvoir s’appuyer, non seulement sur les pirates et autres Tiě shāngrén peuplant la ceinture extérieure, mais également sur bon nombre de communautés bù chún.    

4 commentaires

  1. Toujours intéressant ce périple dans cette gigantesque ceinture d’astéroïdes et de planétoïdes, si le nombre de corps est si dense, cela pourrait supposer un cataclysme majeur il y a fort longtemps…
    Le simple fait que les deux puissantes civilisations anciennes At’uru et Clydön s’y soient affrontés pourrait laisser supposer à quelques érudits que le « champ de bataille de Ocnoc-Paruuzuu », n’est finalement qu’une trace mineure du conflit, et que le « déchaînement de violence rarement égalé » a peut-être fracassé une planète tellurique engendrant une ou plusieurs ceintures de débris dans la sphère du Singe d’Acier… ( ce ne sont que des supputations et des théories bien sur!)
    Quand a la jeune prêtresse Ju-Hin Xieng, ont pourrait considérer qu’elle soit porteuse d’une sorte de « Dracogramme » spécifique ( et a définir quand à ses pouvoirs) tel que décrit dans les règles… de l’univers Eberron

  2. en effet! pour moi la tache principale ce fixe sur une planète tellurique et ses trois lunes ce qui est long déjà (sans que je grille le disque dur sur lequel mes écrits étaient -donc a refaire!)…
    Mais pour toi la dimension du (des) sujet (s) est proprement…euh… Cosmique!
    excellente journée..

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