Bái lóng , la Sphère du Singe d’acier

The lonely cosmonaut de Randall Mackay

Un orbe d’un blanc laiteux, marqué de profondes crevasses sombres semblables à de titanesques griffes, perdu au sein de nasses éthériques gelées par un froid intense. C’est le spectacle offert aux navigateurs approchant de Bái lóng . Celles et ceux n’étant pas correctement préparés à cette approche dangereuse peuvent, soit mourir de froid, soit réchauffer par mégarde un amas de gaz gelé, libérant alors une force élémentaire aléatoire. De très anciens récits mentionnent l’existence d’un vortex primordiale, ayant jadis existé non loin de la Sphère de cristal, il existait encore à la fin de l’Âge sombre, et affecta durablement les At’uru qui dominaient encore ce système. Nul ne sait ce qui amena ce phénomène de glaciation des forces incommensurables régnant jusqu’alors, mais il fut soudain, comme l’attestent les nombreuses créatures pétrifiées et dérivant depuis lors dans des nasses de gaz éthériques gelés. On peut distinguer des représentants d’une bonne dizaine d’espèces disparues, mais également des entités élémentaires, ayant dû évoluer au sein d’un environnement exotique.

Le système se compose d’une étoile blanche de grande dimension, ayant donnée son nom à la Sphère de cristal. La puissante magie impériale l’aura transmuée en dragon blanc, dardant des rayons froids sur trois mondes telluriques et deux ceintures d’astéroïdes extérieures, formant une frontière difficile à franchir avec les Confins. Une vaste zone de vide spatial sépare Bái lóng du premier monde, nommé Gāng hóu, où se trouve la capitale impériale pour le système. Abritant un grand nombre de ruines At’uru, la planète fut jadis recouverte par une jungle luxuriante, mais il ne reste pratiquement rien de cet environnement, depuis longtemps remplacé par une toundra froide. Shuǐjīng hóu, le monde médian, est essentiellement connu pour ses mines de cristal offrant une ressource unique aux flottes impériales, dont les timoniers voient leur puissance amplifiée par les minéraux extraient et façonnés dans les cités indépendantes de l’hémisphère septentrional. Le Sud de ce monde est criblé de cratères anciens, ayant apparemment dévasté des métropoles déjà anciennes à l’époque du règne At’uru. La planète la plus éloignée de Bái lóng porte le nom surprenant de Huǒ hóu. Guère plus grand qu’un planétoïde de classe B, le monde est exclusivement formé de roche volcanique sombre, semblant avoir récemment fondue sur lui-même. D’anciennes galeries indiquent cependant que cette apparence remonte à longtemps, et si la surface s’avère hostile à la vie, quelques grottes proches de son cœur encore chaud renferment des jungles luxuriantes, où se développe une faune endémique.  

La ceinture intérieure d’astéroïdes est nommée Gāng dǎo. Elle abrite les plus anciennes colonies connues, se regroupant autour de planétoïdes où se développent une flore probablement plantée là par quelques nariac et perdurant malgré le froid cosmique dégagé par l’étoile Bái lóng . Des mines de métaux rares sont toujours exploitées par les Lao, s’étant contenté de discipliner les petites communautés locales présentes avant leur arrivée. Mais malgré une présence impériale conséquente, la piraterie et les insurrections limitent fortement l’exploitation de ces mines antiques.

Pour sa part, la ceinture extérieure est connue sous le nom de Kōngxīn dǎo, les îles creuses, car un certain nombre des planétoïdes la composant sont clairement de nature artificielle, et selon certains mages Lao, d’une origine extraplanaire. Bien que l’intérieur de ces lieux possèdent une architecture reigar, il apparaît rapidement que les défenses, comme les fresques gravées partout indiquent plutôt le développement d’une société d’humanoïdes ayant sûrement été vassaux, ou influencés par les Mages. Quoiqu’il en soit, ces îles creuses attirent toujours de nombreux aventuriers, se risquant à explorer les planétoïdes artificiels, malgré le très faible taux de survie des intrépides aventuriers. Kōngxīn dǎo est traversée par un courant gravitationnel formant une voie spatiale dégagée et sûre, nommée Gāng shé, le serpent d’acier. Le Shou’sin Lao a établi bon nombre de comptoirs fortifiés permettant aux navigateurs de traverser tout le système en évitant la piraterie et les dangers inhérents au Vide. Le courant relie les mondes de Bái lóng à la Porte du Singe d’acier, l’unique passage permanent connu des Lao, et où la XVIIIème flotte impériale, sous le commandement du hǎijūn Shangjiang Cho-Tuen Lap, est mobilisée pour moitié, le reste des effectifs étant soit en repos dans les cités des mondes intérieurs, soit en faction dans les comptoirs fortifiés le long du Gāng shé


Peuples et classes de Bái lóng

Le système du Singe d’acier a été colonisé par le Shou’sin Lao, qui aura agi comme à son habitude en intégrant les populations locales au sein de ses propres communautés, afin qu’elles disparaissent à travers des générations de métissages. Au sein des mondes de Bái lóng cependant, l’ethnie locale s’est avérée posséder quelques traits atypiques, résistant à la méthode d’assimilation Lao. Des communautés ont ainsi conservé d’antiques traditions, allant même jusqu’à influencer la culture impériale. C’est ainsi que l’on voit apparaître d’intolérables divergences parmi des lao de souche pure, et qu’un nom particulier a été donné à l’ensemble de la population de cette Sphère de cristal. 


Lao Bái lóng

En apparence, les Lao Bái lóng sont tout simplement des Lao, mais leurs pairs des autres Sphères impériales du Shou’sin Lao perçoivent de profondes différences, les amenant à considérer ces cousins éloignés comme des rustres à peine civilisés. En réalité, les inévitables métissages avec les communautés locales ont bien laissé quelques traces persistantes, comme une pigmentation plus sombre, allant parfois jusqu’à un brun clair, contrastant avec l’habituelle peau couleur ivoire des lao. La musculature est également plus développée, avec des carrures parfois imposantes, convenant parfaitement à l’intégration dans les troupes d’élite de Bái lóng zhànshì. Hormis ces traits notables, c’est bien la culture impériale du Shou’sin Lao qui prévaut dans les mondes du Singe d’acier. L’exception notable est que les faubourgs de la majorité des grandes cités, ainsi que de nombreuses enclaves dans les deux ceintures d’astéroïdes, sont dominés par des communautés de métis préservant quelques coutumes de leurs ancêtres.

Traits raciaux

Caractéristiques : Un Lao Bái lóng possède un bonus de Constitution de +1.

Taille moyenne : En tant que créatures de taille M, les Lao Bái lóng n’ont aucun bonus ou malus en rapport avec leur taille.

Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 9 mètres.

Dons raciaux : Culture spatiale et Robustesse.

Compétences : Marchandage +4.

Inquiétant passé : Les Lao Bái lóng savent vivre sur les ruines d’un peuple ancien et cruel. Même inconsciemment, leur culture se voit influencée par la civilisation at’uru, et tout le monde sur les planètes du Singe d’acier connaît au moins une légende de ce lointain passé sanglant. Lorsque le personnage développe la compétence Connaissances [Races anciennes – At’uru], il reçoit un bonus de +2.

Classe de prédilection : Le prestige militaire des Bái lóng zhànshì offre au personnage souhaitant se multiclasser de ne pas prendre en compte un éventuel malus sur ses points d’expérience. 


Bù chún

Bien plus massifs que des lao, les Bù chún représentent un ensemble hétéroclite de brassages successifs de populations ayant migrées au fil des siècles au sein des mondes de Bái lóng, le plus souvent afin d’échapper à des persécutions, ou pour faire fortune. Cependant, c’est bien l’ethnie des Tangata kaha, le peuple fort, qui aura imposé ses caractéristiques, même à l’envahisseur lao. Les premiers représentants de ce peuple n’ont pratiquement rien laissé de leur arrivée, et l’on suppose qu’ils comptèrent parmi les multitudes d’esclaves ayant brisés leurs chaînes durant le Grand soulèvement contre les Clydön. Ils seraient arrivés jusqu’à Kōngxīn dǎo en louant les services de passeurs éthériques, puis se seraient adaptés à la vie sur les planétoïdes froids. Leurs traditions se seraient ensuite diluées dans celles d’autres groupes ethniques, mais leurs caractéristiques physiques auraient toujours prévalu ; Forte corpulence, peau brune et chevelure épaisse. Il subsiste probablement une culture du tatouage, indiquant un clan ou une famille, mais trop altérée pour en trouver les origines.

Ce sont les lao qui désignent tous les métis des mondes de Bái lóng du terme péjoratif de Bù chún. Mais finalement, par esprit de contestation, les communautés ainsi nommées ont fini par adopter ce nom.     

Traits raciaux

Caractéristiques : Un Bù chún possède un bonus de Constitution de +2.

Taille moyenne : En tant que créatures de taille M, les Bù chún n’ont aucun bonus ou malus en rapport avec leur taille.

Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 9 mètres.

Dons raciaux : Culture spatiale et Robustesse.

Compétences : Intimidation +4.

Inquiétant passé : Les Bù chún savent vivre sur les ruines d’un peuple ancien et cruel. Même inconsciemment, leur culture se voit influencée par la civilisation at’uru, et tout le monde sur les planètes du Singe d’acier connaît au moins une légende de ce lointain passé sanglant. Lorsque le personnage développe la compétence Connaissances [Races anciennes – At’uru], il reçoit un bonus de +2.

Classe de prédilection : La flamboyance des Tiě shāngrén offre au personnage souhaitant se multiclasser de ne pas prendre en compte un éventuel malus sur ses points d’expérience. 


Bái lóng jìsī [Prêtre-dragon blanc]

Les prêtres du Shou’sin Lao ont refaçonné le soleil blanc afin d’honorer Bái lóng, le dragon blanc, plus jeune entité cosmique du Quinconce de Jade, mais aussi la plus agressive. Les Bái lóng jìsī représentent encore une petite congrégation, très proche de la Maison Puan dont sont issues les plus puissants prêtres-dragons. Combinant leur adoration du dragon blanc avec des fonctions militaires au sein de l’armée impériale, les Bái lóng jìsī constituent le cœur de la noblesse sur le monde de Gāng hóu et entretiennent l’absence d’adversaires manipulant des forces magiques, à travers une administration qu’ils ont noyautée depuis longtemps, et par laquelle ils font édicter des lois contre les Lóng wūshī.

Caste puissante et redoutable, les Bái lóng jìsī entretiennent leur influence auprès des autorités impériales tout en cherchant à développer la force du dragon blanc, en explorant les mystères anciens ayant amenés le soleil à changer.

Caractéristiques : Force et Sagesse sont les caractéristiques primordiales d’un Bái lóng jìsī.

Alignement : Intégrés dans une double hiérarchie cléricale et militaire, les Bái lóng jìsī adoptent un alignement Loyal. Leur congrégation encourage plus généralement celles et ceux de nature Mauvaise.

Dés de vie : d8.

Les compétences du Bái lóng jìsī sont : Art de la magie (Int), Artisanat (Int), Bureaucratie Lao (Int), Calligraphie (Dex), Concentration (Con), Connaissances [Quinconce de Jade] (Int), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Connaissances [Histoire de Bái lóng] (Int), Connaissances – Mystères (Int), Diplomatie (Cha), Herboristerie (Sag), Premiers secours (Sag), Planétologie (Int), Profession (Sag), Spatiomancie (Int), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Les Bái lóng jìsī bénéficient d’un entraînement militaire particulièrement poussé et apprennent à manier la lance, la masse de fantassin ainsi que le dao. Leur supériorité sur le champ de bataille vient de la qualité de leur équipement, en particulier l’armure à bande renforcée d’acier de Gāng hóu.

Sorts : Le Bái lóng jìsī invoque des sorts divins appartenant à la liste de sorts de sa classe. La Sagesse est la caractéristique primordiale des sorts du Bái lóng jìsī. Pour apprendre ou lancer un sort, le personnage doit avoir une valeur de Sagesse au moins égale à 10+ le niveau du sort. Le DD des jets de sauvegarde contre ses sorts est égal à 10+ le niveau du sort+ (modificateur de Sagesse).

Il bénéficie de points de magie lui permettant de lancer des sorts comme il l’entend, tant que le coût par niveau est respecté, il doit en outre choisir quels sorts préparer au cours de sa méditation quotidienne. Une haute valeur de Sagesse permet d’obtenir un bonus en points de magie.

Feu du dragon blanc : L’entraînement initial du Bái lóng jìsī implique de nombreux exercices basés sur le souffle et le renforcement des aptitudes physiques. Dès le 1er niveau, jusqu’à 3/ jour, le personnage reçoit un bonus de Constitution de +1, le temps d’une action physique.  

Feu guérisseur de Bái lóng  : A la suite d’un rigoureux entraînement, le Bái lóng jìsī apprend à se soigner en puisant dans le rayonnement solaire, le Feu guérisseur de Bái lóng soigne ainsi (Constitution)/2 points de vie.

Maîtrise du Taiji’quan : En sus de sa formation militaire, le Bái lóng jìsī développe des techniques de Taiji’quan, un art martial traditionnel lao, lui ouvrant la possibilité de puiser dans son Ch’i, son énergie interne. Le bonus de Ch’i vient s’ajouter soit à la caractéristique de Force, de Constitution ou de Dextérité, le temps d’un round. Au 10ème niveau, la Haute maîtrise du Taiji’quan permet d’ajouter le bonus de Ch’i sur une attaque, pour toucher ou aux dégâts. Enfin au 15ème niveau, la Grande maîtrise du Taiji’quan donne accès à des frappes plus précises, augmentant la plage de critique de l’arme maniée d’une valeur égale au bonus.

Souffle de Bái lóng  : Les plus puissants prêtres-dragons blancs peuvent puiser dans l’énergie solaire afin de projeter un souffle pétrificateur à une portée de (Constitution) +2 mètres, et nécessitant un test de Vigueur avec un DD égal au niveau du personnage. Une protection magique contre le froid annule l’effet du Souffle de Bái lóng .

Grand prêtre du dragon blanc : Au 20ème niveau, le titre de Grand-prêtre du dragon blanc octroi un bonus de +4 sur tous ls tests d’interaction sociale et de connaissances. Aucun pouvoir magique n’est développé, mais c’est l’influence politique et religieuse qui deviennent les puissants outils du Bái lóng jìsī. 


Bái lóng zhànshì [Guerrier du dragon blanc]

Considérés comme les plus violents combattants du Shou’sin Lao, les Bái lóng zhànshì développent en effet des attaques en puissance, combinant leur Ch’i avec des techniques martiales visant à détruire tous les obstacles. Il est ainsi fréquent que, face à d’autres guerriers-dragons, les combattants de Bái lóng perdent leurs affrontements, par manque de finesse essentiellement, mais leurs prouesses martiales, et en particulier leur endurance, en font des adversaires à ne jamais négliger. D’ailleurs, en dehors des duels réglementés, sur le champ de bataille, les Bái lóng zhànshì sont très prisés, et deviennent souvent un élément-clé du succès.

Organisés en petites compagnies appuyant les troupes impériales, les guerriers du dragon blanc conservent une certaine neutralité vis-à-vis de la Maison Puan, ce qui leur vaut de nombreuses vexations. Malgré tout, ils restent loyaux au Trône du Dragon et bénéficient d’un grand prestige populaire. Il n’est pas rare que des individus entreprennent des quêtes solitaires, afin d’aider un village isolé ou un seigneur apprécié. Les Bái lóng zhànshì se tiennent cependant loin de la politique impériale, et sont souvent perçu comme des mercenaires querelleurs, n’hésitant pas à voyager outresphère afin de laver un affront, ou trouver une bonne occasion de guerroyer.

Caractéristiques: La Force et la Constitution sont les caractéristiques primordiales d’un Bái lóng zhànshì.

Alignement: Malgré leur réputation de caractère ombrageux, les guerriers du dragon blanc sont toujours Loyaux, ils peuvent cependant adopter toute forme de moralité, et se regroupent alors en fonction de celle-ci.

Dés de vie: d10.

Les compétences du Bái lóng zhànshì sont : Artisanat (Int), Connaissances [Histoire de Bái lóng] (Int), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Dressage (Cha), Equilibre (Dex), Équitation (Dex), Escalade (For), Etiquette (Cha), Intimidation (Cha), Natation (For), Saut (For), Spatiomancie (Int), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 2+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Les Bái lóng zhànshì sont formés au maniement de la lance de fantassin, arme traditionnelle des mondes du Singe d’acier, mais se déclinant sous de nombreuses formes. Les compagnies se caractérisent également par une arme de prédilection, héritée le plus souvent des techniques d’un fondateur mythique. Les guerriers du dragon blanc négligent les armes à distance et préfèrent les armes contondantes. En ce qui concerne les armures, du fait de leurs capacités martiales, ils préfèrent porter une cuirasse légère et se passer de bouclier.

Maîtrise du Taiji’quan : En sus de sa formation militaire, le Bái lóng zhànshì développe des techniques de Taiji’quan, un art martial traditionnel lao, lui ouvrant la possibilité de puiser dans son Ch’i, son énergie interne. Le bonus de Ch’i vient s’ajouter soit à la caractéristique de Force ou de Constitution, le temps d’un round. Au 5ème niveau, la Haute maîtrise du Taiji’quan permet d’ajouter le bonus de Ch’i aux dégâts d’une attaque. Au 13ème niveau, la Grande maîtrise du Taiji’quan donne accès à des frappes plus précises, augmentant la plage de critique de l’arme maniée d’une valeur égale au bonus. Enfin au 19ème niveau, la Maîtrise absolue du Taiji’quan permet de combiner deux des effets précédents sur une même attaque.

Fureur de Bái lóng : Réputés pour leur prodigieuse endurance en combat, les Bái lóng zhànshì puisent dans leur fureur la capacité d’ignorer les coups durant (Constitution) rounds. Une fois passé ce délai, toutes les blessures infligées se manifestent en même temps. Au 14ème niveau, la Grande fureur de Bái lóng prolonge cette endurance exceptionnelle à (Constitution) tours. Et enfin, au 18ème niveau, l’Ultime fureur de Bái lóng repousse la prise de blessures à (Constitution) jours. Il faut noter que cette capacité est de nature mystique, et que les dégâts ne peuvent être soignés graduellement. Les plaies se manifestent soudainement à l’échéance du délai.

Endurance du singe d’acier : Outre sa capacité à ignorer les dégâts physiques grâce à la Fureur de Bái lóng, les guerriers du dragon blanc reçoivent également un bonus de Vigueur grâce à leur lien avec les mondes du Singe d’acier. Cette capacité ne s’est manifestée parmi le plus grand nombre très récemment, en parallèle de recherches intensives autour des mythiques guerriers at’uru.

Bái lóng wǔqì dàshī : Au 20ème niveau, le Bái lóng zhànshì devient un maître d’arme, capable d’inspirer tous les membres de sa caste en leur octroyant un bonus de +2 au toucher et aux dégâts, le temps d’un combat. LeBái lóng wǔqì dàshī peut également combiner jusqu’à trois effets liés à la Maîtrise du Taiji’quan.   


Píyǐng hóu [Singe d’ombre]

Les fondateurs de cette caste mystérieuse furent à l’origine membres d’une triade mineure, ayant cherchée à s’imposer sur les mondes du Singe d’acier. Son destin fut scellé dans le sang, mais quelques individus parvinrent à fuir dans les immensités gelées de Gāng hóu. Ils en revinrent armés de capacités étranges et inquiétantes, puis adoptèrent le nom de Píyǐng hóu, devenant bien plus qu’une nouvelle triade.

Les singes d’ombre sont des espions et des assassins, leur lien avec un lointain passé des mondes de Bái lóng fait que nombreux sont ceux à les considérer comme des mages, et bien qu’il leur soit impossible d’incanter des forces mystiques, l’usage de nombreux artifices, et d’une force associée aux esprits fait que même eux jouent sur cette ambiguïté.

Les objectifs des Píyǐng hóu restent obscurs, mais ils organisent de nombreuses et fréquentes expéditions en des lieux difficiles d’accès, ramenant reliques et ossements d’at’uru pour des usages secrets. Ils louent leurs services aux plus offrants, et ne semblent pas redouter de mécontenter les puissants. Leur principale activité est le renseignement, il se dit d’ailleurs que les singes d’ombre connaissent au moins un secret de chaque habitant des mondes de Bái lóng.  

Caractéristiques: La Dextérité et le Charisme sont les caractéristiques primordiales d’un Píyǐng hóu.

Alignement: Il semblerait que la formation des singes d’ombre privilégie l’individualisme, et n’attire donc que des individus Neutres. La nature de leurs capacités incline plus généralement les individus Mauvais à les rejoindre.

Dés de vie: d6.

Les compétences du Píyǐng hóu sont : Acrobaties (Dex), Bluff (Cha), Connaissances [Histoire de Bái lóng] (Int), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Connaissances [Races anciennes – At’uru] (Int), Décryptage (Int), Déguisement (Cha), Déplacement silencieux (Dex), Discrétion (Dex), Équilibre (Dex), Escalade (For), Escamotage (Dex), Estimation (Int), Évasion (Dex), Perception auditive (Sag), Renseignements (Cha), Représentation (Cha), Saut (For) et Utilisation d’objets magiques (Cha).

Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Favorisant les poisons et la discrétion, les Píyǐng hóu se forment au maniement des armes aisément dissimulables, pouvant être projetées ou emportées en grandes quantités. Étant donné leur besoin d’agilité, le port des armures reste limité aux protections les plus légères.

Yǐngzi wǔ : C’est à travers l’expression des arts vivants que les Píyǐng hóu parviennent à infiltrer toutes les strates de la société, afin de recueillir des renseignements et secrets autrement impossibles à obtenir. Au 1er niveau, c’est la Danse des ombres qui est enseignée. Pratiquer Yǐngzi wǔ devant une audience attentive permet d’abaisser la vigilance des cibles, tout en affaiblissant leur volonté. Un Píyǐng hóu entamant une danse de l’ombre impose ainsi un test de Volonté (DD14+ niveau) à 8 dés de vie de créatures ayant une Intelligence d’au moins 6. Un échec sur ce test induit une transe contraignant la ou les victimes à répondre à une question du Píyǐng hóu. A chaque round, un nouveau test de Volonté est effectué.  

Masques de singes : Probablement le plus puissant pouvoir des membres de cette classe, les Masques de singes sont des états émotionnels pouvant infecter une victime. Par simple contact, le Píyǐng hóu peut instiller chez (bonus + modificateur de Charisme) créatures de la même espèce une même émotion dominant toutes les autres et pouvant octroyer un bonus/ malus de +2. La ou les victimes doivent rater un test de Volonté (DD14 + niveau/2). L’effet des Masques de singes perdure (modificateur de Charisme) +1 rounds.

Yǐngzi jùyuàn : Au 5ème niveau, plusieurs Píyǐng hóu peuvent élaborer ensemble une pièce du Théâtre des ombres, un art vivant et mystique permettant dont les représentations permettent d’instiller de faux souvenirs à 4 dés de vie/ Píyǐng hóu de créatures ayant une Intelligence d’au moins 6. Un échec sur un test de Volonté (DD16 + 1/ Píyǐng hóu) provoque l’apparition de souvenirs fictifs couvrant jusqu’à 1 heure/ Píyǐng hóu. Ces souvenirs s’effacent ensuite en 1d4 jours.

Maîtrise du Taiji’quan : Les Píyǐng hóu ne développent que tardivement des techniques de Taiji’quan, un art martial traditionnel lao, leur ouvrant la possibilité de puiser dans leur Ch’i, l’énergie interne. Le bonus de Ch’i vient s’ajouter soit à la caractéristique de Dextérité ou de Charisme, le temps d’un round.

Langage des esprits : Durant leur formation, les Singes d’ombre apprennent le langage des esprits liés aux mondes de Bái lóng. Au 11ème niveau, un Píyǐng hóu peut entendre et comprendre les différents dialectes des créatures mortes dites domestiques, c’est-à-dire celles dont le décès remonte à moins d’un siècle, obligatoirement nées sur l’un des mondes du Singe d’acier, et il lui est impossible de communiquer avec elles. Au 17ème niveau, le Singe d’ombre entend les murmures des esprits sacrés, ceux des défunts vieux de mille ans. Bien qu’il lui soit toujours impossible de communiquer, sa compréhension de dialectes même disparus est parfaite.   

Yǐng táo : Seuls les maîtres Píyǐng hóu peuvent prétendre à cet art, très différent des autres, mais semblant occuper une place centrale dans le développement des Singes d’ombre. Les poteries Yǐng táo sont des objets magiques amplifiant les capacités précédemment développées. Le personnage apprend la compétence Artisanat [Poterie] avec un bonus de départ égal à (modificateur de Sagesse). C’est ensuite le niveau/2 dans cette compétence qui devient le bonus magique amplifiant une capacité/ jour. Par exemple, le bonus/ malus des Masques de singes ou encore la durée des faux souvenirs implantés grâce au Yǐngzi jùyuàn.     

Dà yǐng yuán : Au 20ème niveau, le Píyǐng hóu est un guide pour les autres. Sa parole est rare mais puissante, amplifiant les capacités des autres Singes d’ombre en leur octroyant un bonus de +4 sur un pouvoir, tant qu’ils restent à proximité immédiate duDà yǐng yuán. Ce dernier ne bénéficie pas ainsi de la présence de l’un de ses pairs, mais s’assure les services d’une confrérie sous son contrôle. 


Tiě shāngrén [Marchand du fer]

Régulièrement en passe de voir leur caste s’éteindre dans la violence des répressions impériales, les Tiě shāngrén se sont adaptés à une rivalité inégale avec le pouvoir du Shou’sin Lao. Leurs rangs se composent de navigateurs intrépides, doublés de combattants flamboyants, mais également de négociants hors-pair. Considérés comme des pirates par le Zhōuzhǎng Chen-Lot Puan, représentant du Trône du Dragon dans la Sphère du Singe d’acier, les Tiě shāngrén se regroupent en petites communautés dans les ceintures d’astéroïdes et le long des courants gravitationnels. Pour la plupart descendants de mineurs indépendant ayant été persécutés par l’autorité Lao, leurs tentatives de fonder des enclaves autonomes furent vaines.

Nés dans le Vide, les Tiě shāngrén n’approchent que rarement les mondes du dragon blanc, où des gravités excessives les dérangent. Explorateurs courageux, fins connaisseurs des mystères du système Bái lóng, ils sillonnent les voies commerciales en quête de navires impériaux à capturer. Les Tiě shāngrén doivent leur nom à leur principale source de revenus, le fer, qu’il soit fraîchement extrait des mines planétaires, ou qu’il prenne la forme de reliques at’uru. 

Caractéristiques: Dextérité et Constitution sont les caractéristiques primordiales d’un Tiě shāngrén.

Alignement: Les Tiě shāngrén s’opposent généralement à la société Lao et ont donc une nature Chaotique. La grande majorité s’avère simplement éprise de liberté et beaucoup sont donc Bons.

Dés de vie: d6.

Compétences de classe

Les compétences du Tiě shāngrén sont : Acrobaties (Dex), Artisanat (Int), Bluff (Cha), Connaissances [Sphère de Bái lóng] (Int), Contrefaçon (Int), Connaissances [Races anciennes – At’uru] (Int), Diplomatie (Cha), Discrétion (Dex), Équilibre (Dex), Escalade (For), Estimation (Int), Fouille (Int), Intimidation (Cha), Maîtrise des cordes (Dex), Marchandage (Cha), Navigation du Vide (Int), Perception auditive (Sag), Psychologie (Sag), Renseignements (Cha), Saut (For) Utilisation d’objets magiques (Cha), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Le Tiě shāngrén ne reçoit pas de réelle formation au maniement d’armes particulières et apprend sur le tas à se débrouiller avec celles qu’il trouve à bord de la nef spatiomantique employant ses services. Ce sont donc des armes légères, à une main. Le port d’armure se réduit aux plus légères, souvent en cuir, et les boucliers sont fréquemment négligés.

Maîtrise du Taiji’quan : Les Tiě shāngrén développent des techniques de Taiji’quan, un art martial traditionnel lao, leur ouvrant la possibilité de puiser dans leur Ch’i, l’énergie interne. Le bonus de Ch’i vient s’ajouter soit à la caractéristique de Dextérité ou de Constitution, le temps d’un round.

Esquive totale : L’agilité presque surhumaine d’un Tiě shāngrén lui permet d’éviter les attaques magiques ou inhabituelles. S’il réussit son test de Réflexes contre une attaque dont les dégâts sont normalement réduits de moitié en cas de jet de Réflexes réussi (comme c’est le cas pour une boule de feu ou le souffle enflammé d’un dragon rouge), il l’évite totalement et ne subit pas le moindre dégât.

Contact au Zocalo : A partir du 6ème niveau puis tous les 4 niveaux suivants, le Tiě shāngrén bénéficie d’un bonus sur ses compétences sociales lorsqu’il se trouve au sein d’un marché local.

Cháoliú dàshī : Au 9ème niveau, le Marchand du fer devient familier avec les courants gravitationnels des Confins de la Sphère de Bái lóng et reçoit un bonus de +2 sur toutes les compétences associées à la navigation et la logistique spatiale, dans cet environnement. Au 17ème niveau, il devient un Maître des grands courants, Dà cháoliú dàshī, lui octroyant un bonus de +4, et conférant par son exemple un bonus de +1 à tous ses camarades.

Esquive instinctive: Au 13ème niveau, le Tiě shāngrén peut réagir instinctivement avant même que ses sens ne décèlent une menace. Il conserve son bonus de Dextérité à la CA même s’il est pris au dépourvu ou attaqué par un adversaire invisible (il perd toujours ce bonus s’il est immobilisé).

Au 18ème niveau, il ne peut plus être pris en tenaille, car il pare les assauts de ses adversaires avec autant d’aisance que s’ils venaient tous de la même direction.

Dompteur du Dragon : Au 20ème niveau, le titre de Xún lóng zhě indique que le Tiě shāngrén peut naviguer à travers le système du Singe d’acier les yeux fermés. La route spatiale du Gāng shé est désormais son territoire, et il perçoit intuitivement les perturbations gravitationnelles annonçant une embuscade ou l’approche de nefs impériales. Le Xún lóng zhě octroi un bonus de +2 sur toutes les capacités des Marchands du fer servant sous ses ordres.

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