Thüäl’nää, la Chasse implacable

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 2 834km)

Rotation : 34 heures

Révolution : 592 jours

Lunes : Thüä’nyr, Thüä’lyr, Thüä’syr

Population : Aucune

Trame magique : Tellur resserrée, magie druidique dominante

Le Trône de Solonor Thelandira est une immense jungle de laquelle émergent de hautes montagnes et des lacs aux eaux sombres. L’équateur est une large bande désertique, encadrée de landes rocailleuses. Les pôles sont des massifs volcaniques en activité, dégageant régulièrement de sombres nuées provoquant de terribles incendies. La divinité à façonnée son monde comme un gigantesque terrain de chasse, peuplé de dangereux prédateurs, afin d’éprouver celles et ceux se réclamant de sa foi.

Les forces de la nature sont ici magnifiées, et les esprits-gardiens s’avèrent particulièrement belliqueux, jugeant impitoyablement les voyageurs sur leur capacité à survivre. La planète n’est pas non plus un enfer végétal, et montrer son respect envers la nature permet d’apaiser facilement les créatures rencontrées.  

Ports d’accueil : Bien que la divinité de la chasse n’apprécie guère l’idée d’une implantation sédentaire et civilisée au sein de son monde, il comprend le besoin de collaborer avec les autres membres de la Seldarine, au sein du grand ensemble de Sehonid. Manalath est ainsi un hameau servant de havre à tous les voyageurs, avec tout le confort possible, quelques auberges et les artisans nécessaires pour s’équiper en vue d’un périple à travers la jungle entourant la bourgade, ne possédant ni porte ni rempart. Une centaine d’individus vivent en permanence dans de grandes bâtisses en bois, mais il n’est pas rare que les auberges soient complètes, de nombreuses compagnies d’aventuriers elfes souhaitant prouver leur valeur sous le regard d’émeraude de Solonor Thelandira.

Le port d’accueil de Manalath est un petit lac situé à quelques lieues de là, disposant de quais en bois où des statues représentant des archers légendaires forment une haie d’honneur jusqu’au village.

Ressources : Celles et ceux venant sur Thüäl’nää savent ne devoir compter que sur leurs propres ressources pour survivre aux dangers du monde sauvage. Prendre plus que le strict nécessaire implique de violentes réactions, aussi bien des bêtes alentours que de la flore elle-même. Il n’est pas rare cependant que des contrebandiers tentent leur chance, afin de capturer des représentants d’espèces excessivement rares, et pouvant leur amener richesse et renom à travers toutes les Sphères Connues. On dit que Solonor Thelandira laisse parfois partir de tels braconniers, afin que d’autres viennent en nombre, nourrir les bêtes de Thüäl’nää.

Cultures : Peu après le Grand soulèvement, les syndarhue’mni se regroupèrent dans les jungles de Thüäl’nää afin d’y fonder eux aussi un grand empire capable de rayonner et répandre la foi en Solonor Thelandira. La divinité les prévint qu’il ne souhaitait pas ce genre d’adoration, et inévitablement, les elfes des lianes en vinrent à s’enfermer dans de grandes cités accrochées aux troncs, à convoiter les biens des autres, et à entamer de grandes guerres, amenant leur anéantissement. Depuis lors, la nature a repris ses droits et rien ne subsiste de ce peuple, à l’exception de quelques tribus sauvages, fuyant tout contact et vivant en des lieux inaccessibles, même pour les chasseurs les plus aguerris. Malgré leurs erreurs, le dieu veille toujours sur ses syndarhue’mni, qui sont dans la jungle ses yeux et oreilles.

Sites notables : En tant que monde sauvage et grandement inexploré, Thüäl’nää offre bien des possibilités de s’égarer, mais surtout de découvrir des lieux uniques, oubliés et renfermant des mystères anciens.

L’antre de Rajjmakoronthius est le repaire scellé d’un terrifiant dragon des profondeurs, ayant jadis affronté Solonor Thelandira, qui enferma ce redoutable ennemi dans les tréfonds de son monde. Durant bien des siècles, la créature tenta de s’échapper, excavant la roche pour élargir son territoire, cherchant une faille. Puis, le dragon se fit une raison et commença à sculpter les parois de sa prison, patiemment, durant d’autres siècles. La folie s’empara de lui et à travers sa magie, il commença à créer des serviteurs animés par sa volonté, amas de roches sans conscience mais lui permettant de partager ses pensées. Voyant cela, le Chasseur ouvrit un étroit passage vers la surface, trop discret pour que Rajjmakoronthius ne puisse le percevoir, mais suffisamment large pour que des aventuriers de passage découvrent l’antre de cette créature, et choisissent soit de l’affronter, soit de l’aider à quitter sa geôle.

Les Sources de Taeelyth se trouvent au cœur même de la bande désertique équatoriale, dans les ombres bienfaisantes d’un chaos rocheux où se trouve l’oasis autour de laquelle rayonnent les cinq sources d’eau potable, les seules sur tout le pourtour planétaire. Seuls les plus forts peuvent atteindre ce lieu enchanteur, après la rude traversée du désert blanc de Thäkääm. De très nombreux scorpions géants empêchent quiconque de passer, mais bien plus mortel que leur piqûre, c’est ici la chaleur qui reste le pire ennemi des voyageurs. Le désert n’est pas du tout peuplé, hormis quelques prédateurs guettant la moindre faiblesse, et des vents brûlants soufflent régulièrement. Les Sources de Taeelyth sont donc l’unique halte où peuvent se reposer celles et ceux que Solonor Thelandira a décidé de juger. Et au gré du temps, des récits ont été gravés dans la roche rose entourant l’oasis. Les empilements de rocailles forment des méandres labyrinthiques où règne une certaine fraîcheur, mais pouvant égarer les voyageurs déjà assoiffés, et souvent blessés. Les fresques permettent ainsi de mieux s’orienter en allant vers l’une des sources, puis de s’écrouler dans le grand bosquet de l’oasis centrale. Les fresques laissées par les voyageurs précédents semblent également montrer tout un réseau de syphons reliant entre elles les sources, jusqu’à de mystérieuses citernes enfouies sous la surface du chaos rocheux. Les lieux pourraient ainsi accueillir une communauté de quelques centaines d’individus, mais la volonté divine interdit clairement cela.

La Futaie aux arcs est un lieu mythique, que seuls de très rares élus sont autorisés à voir. Elle est composée de nombreuses essences rares, voir inconnues des peuples de l’Âge des Prétendants, et Solonor Thelandira s’y rend de temps à autre afin de sélectionner le bois pour façonner un arc de légende. Quelques talentueux artisans parmi les différents peuples elfiques de Sehonid ont eu le privilège de pouvoir venir assister la divinité dans l’élaboration d’un arc sacré, ces armes traversant souvent le temps sans aucune altération, et bénéficiant bien entendu de pouvoirs extraordinaires.

Nombreux sont les imprudents ayant tenté de trouver le chemin vers la Futaie aux arcs sans la bénédiction du Chasseur, aucun n’a encore jamais réussit, ne faisant que provoquer la colère divine. Il semblerai que le lieu sacré soit un espace dimensionnel sans localisation précise sur Thüäl’nää, et que seules des forces magiques puissantes pourraient en découvrir l’accès, et forcer ce dernier.


Thüä’nyr

La lune la plus éloignée de Thüäl’nää est une réplique de ce monde, avec une jungle luxuriante recouvrant sa surface, à l’exception des pôles occupés par d’imposant massifs rocheux, et d’une bande équatoriale agrémentée de lacs aux eaux sombres, encadrées par de hautes falaises. Malgré la présence de Solonor Thelandira, la petite lune est fréquentée par des groupes de syndarhelesh, venant du monde voisin de Thälüään. Au fil du temps, de petites communautés se sont développées, sur les hauts plateaux équatoriaux, là où les dangereux prédateurs lunaires peuvent être repérés de loin. Nul ne sait pourquoi le Chasseur tolère de tels villages, servant essentiellement à des fugitifs et criminels souhaitant se faire oublier loin des grandes métropoles elfiques. Les communautés ne dépassent jamais la centaine d’individus, disposent toujours d’un berceau pouvant accueillir une nef spatiomantique de faible tonnage. La plus connue reste Nuethaleeth, un hameau entouré d’une palissade et abritant plusieurs forgerons talentueux, ainsi qu’un tailleur de gemmes renommé, Aldirith Ombrétoile (♂ syndarhelesh/ Négociant des Sphères 6/ CB), faisant office de meneur pour la soixantaine d’individus regroupés là, toutes et tous d’anciens aventuriers aux talents particulièrement diversifiés, servent en tant que conseillers à de nombreux jeunes héros et héroïnes.

Thüä’lyr

La lune intermédiaire du système entourant Thüäl’nää possédait jadis de vastes arpents forestiers, mais elle attira les ancêtres des Syndarhuun de par ses richesses minérales, qui furent exploitées au mépris du fragile équilibre naturel, par des marchands elfes déjà corrompus par les pouvoirs des Abysses. La chute de ce peuple et son exode vers la Sphère de Jewool-Sivraam, berceau supposé des illithid, entraîna un abandon total des différentes mines et fortins syndarhuun, se dressant au milieu de régions contaminées par la magie des Abysses. Seuls de téméraires aventuriers osent encore venir explorer les lieux, en quête d’objets planaires étranges. Malheureusement, de nombreux démons ont été placé comme gardiens des sanctuaires, où sont enfermés des fortunes en pierres précieuses.

Les forêts recouvrant désormais seulement le tiers de la surface sont affectées par des énergies abyssales et se révèlent totalement hors du domaine divin de Solonor Thelandira, douées d’une conscience mauvaise. La roche elle-même prends des teintes sanglantes et s’avère impropre à tout travail. Les spires torsadées des syndarhuun se dressent toujours sur des promontoires, dominant plaines arides et vallées rocailleuses, protégeant un complexe réseau de mines.

La Dääly’äär Sëëlëëth Pierrétoile (♀ syndarhaan/ Ensorceleuse dracostellaire [Ragmaard] 16/CB) a été détachée spécialement par l’Aruunal afin de patrouiller autour de Thüäl’nää, et plus particulièrement de Thüä’lyr. Elle dispose pour ce faire du Monarque Elesteel-Navuraal, et de toutes les forces qu’elle a pu embarquer à son bord.

Thüä’syr

Au plus près de la planète se trouve la lune forestière abritant un grand bosquet dont les troncs centenaires sont imprégnés par les essences de divinités mineures associées à la Seldarine et à la Nature. De paisibles visages aux traits irréels amènent le calme chez quiconque vient les contempler, et de nombreux druides des Sphères Connues considèrent ce pèlerinage comme parmi l’un des plus sacrés. Sous la vigilance de Solonor Thelandira, le Bosquet de Thüä’syr s’avère bien gardé, et de formidables énergies s’y accumulent depuis près d’un millénaire, préparant le lieu pour un mystérieux grand œuvre devant préserver des mondes entiers d’un fléau inimaginable.

Hormis le bosquet sacré, les étendues boisées de cette lune sont en tout point semblables à celles du monde voisin de Thüäl’nää et se voient peuplées de dangereux prédateurs servant de gardiens pour le bosquet. Aucun port d’accueil, aucun village n’existe sur cet astre, seuls des chasseurs ont la permission de leur dieu pour circuler furtivement entre les troncs aux écorces noires.

2 commentaires

  1. Peut-être y ajouter quelques profils de créatures impossibles à chasser, à la mononoke.

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