Langages et dialectes des Sphères

A travers les âges, tous les peuples des Sphères Connues ont cherché à communiquer. Le plus souvent malheureusement, c’est l’incompréhension qui engendra la peur, puis la guerre, mais les périodes d’accalmies s’avèrent finalement plus nombreuses que les périodes de conflits. Et ainsi, lentement, des langages ont émergés, structurés, fédérateurs, amenant le développement de grandes idées, de nouveaux concepts, profitant à tous les peuples, jadis ennemis mortels. Le déclin de grandes civilisations ne changent rien au fait que des sages rassemblent les dialectes perdus, retrouvent les textes oubliés. Au final, ce sont les échanges qui importent, et c’est pour cela que je vous propose un tour des principales langues encore en usage à travers les Sphères Connues, et au-delà.


Bak’saa

Le Bak’saa est la langue saurienne la plus répandue au sein des mondes des Sphères Connues, tous les dialectes locaux des peuples écailleux puisent leur origine dans cet ancien dialecte. Il faut noter que le bak’saa est l’un des rares dialectes des Sphères Connues à ne pas être rattaché à une forme même corrompue des langages des peuples anciens. De fait, sa diffusion d’un monde à l’autre, avec très peu de variations, reste un mystère. La forme parlée est composée de claquement de langue et de sons secs, structurés en phrases courtes. La forme écrite du Bak’saa est un ensemble de symboles cunéiformes simples, basés sur d’anciennes représentations de créatures stylisées, très souvent inconnues sur les mondes où cette écriture est employée. De nature divine, la forme mystique du langage Bak’saa est une complexification des runes cunéiformes de la forme écrite traditionnelle. Seuls les Prêtres des Sphères de divinités sauriennes maîtrisent cette forme du langage.


Ghurapa    

Aussi désignée sous le nom de Langue Impériale, le Ghurapa est le dialecte majeur du peuple Giff, mais aussi de ses vassaux. Composé de grognements et de syllabes chargées de consonnes, le Ghurapa est une langue gutturale, de nombreux vocables sont prononcés avec une certaine tonitruance. Le Ghurapa possède une forme écrite élaborée, réservée aux officiers de la grande armée impériale. Concise et formée d’idéogrammes stylisés, elle est essentiellement employée pour la transmission des ordres et l’établissement des inventaires. Il n’existe aucune forme mystique du Ghurapa.


Goshène     

L’antique langage des Pharaons Goshènes, octroyée aux humains par les dieux d’Héliopolis. La langue parlée Goshène compte parmi les plus répandues à travers les Sphères Connues, elle compte un grand nombre de locuteurs et locutrices n’ayant pas véritablement de lien avec le culte de l’Ennéade, et certains sages indiquent également que, au sein des Anciens domaines Reigar, les cultures d’influence goshène usent d’une forme différente des dialectes pratiquées dans les Sphères Connues, bien que les similitudes soient nombreuses. La forme écrite du Goshène est hiéroglyphique, se déclinant en une multitude d’idéogrammes selon les influences culturelles. C’est l’une des langues écrites les plus complexe à appréhender durant l’Âge des Prétendants. La forme mystique du Goshène est de nature divine, s’appuyant sur des hiéroglyphes complexifiés à l’extrême et aux représentations totalement abstraites. Des sages notes une similitude entre ces signes hermétiques et les anciens idéogrammes sharood.


Gruumag   

La langue Scro se révèle être en réalité une variation du Shanko, la langue du fer. Particulièrement brutale, elle possède cependant une grande richesse. La majorité des peuples gobelinoïdes parlent un dialecte Gruumag. Le Gruumag écrit est un système runique peu élaboré et presque exclusivement employé à des fins guerrières. Le Gruumag possède une forme mystique d’écriture, de nature chamanique, qui permet à de nombreux adeptes gobelinoïdes de peuples différents d’accomplir de sombres rituels.


Guildien     

Crée de toute pièce par les maîtres-guildiens durant l’ère des Sept empires-marchands, afin de partager d’une langue commune, le guildien se répandit rapidement à travers tous les grands marchés, jusqu’à devenir la langue du négoce au sein des Sphères Connues. Le langage composite qu’est le guildien prend à plus d’une centaine de langages courants. La forme écrite du guildien est une écriture comptable basée sur des agencements de figures cunéiformes. Un code de couleur vient complexifier ce langage marchand et fait usage de kippù, des cordelettes à nœuds, pour tout ce qui est comptable. Les rituels du Mercantilus font appels à une forme mystique très récente du langage guildien. L’écriture magique de ce dialecte s’inspire des textes sacrés de toutes les divinités du négoce, c’est une écriture cryptique.


K’el’K

L’antique langue des peuples kreen. Faite de cliquetis et de claquements, c’est l’un des langages les plus complexe à assimiler, mais aussi l’un des plus riches du fait de sa longue et lente évolution sur plusieurs dizaines de millénaires. Il n’existe pas de forme écrite pour le langage kreen, les différentes espèces communiquent par le biais de phéromones en complément du langage parlé. Il n’existe pas de forme mystique liée au langage K’el’K, nul ne sait pourquoi les kreen n’ont jamais développé une telle forme de dialecte, certaines ethnies maîtrisant la magie profane. A noter qu’il existe une écriture psionique kreen, composée de symboles complexes et impossibles à appréhender pour les autres peuples.


K’r’r’r         

La langue K’r’r’r puise ses origines dans un dialecte Treel, elle a cependant évolué au contact des Junans qui influencèrent fortement ce peuple arachnoïde. Difficile à maîtriser par les autres peuples, le K’r’r’r reste peu employée au sein des Sphères Connues. L’écriture K’r’r’r ressemble à un ensemble de formules algébriques difficiles à appréhender, habitués à écrire en apesanteur, les K’r’r’r ont développés une forme écrite à plusieurs sens de lecture. Dédaignant la magie, les K’r’r’r n’ont jamais développé de forme mystique de leur dialecte, ils semblent cependant avoir possédé il y a longtemps une écriture psionique que très peu des leurs maîtrisent encore.


Mah’oon     

Bien qu’il soit désormais en concurrence directe avec le langage Guildien, l’antique dialecte de l’Empire Chi’tan reste très présent au sein des mondes des Sphères Connues ayant prospérés durant l’ère des Sept Empires-marchands. La Langue du souk est loin d’avoir disparue et connaît un usage populaire, tandis que le guildien reste réservé aux négociants des Sphères. Le mah’oon n’en reste pas moins un dialecte étrange, fait de clapotis et autres bruits de bouche, trahissant encore son origine syllix. De mystérieux marchands, associés au légendaire empire de Khateek-Rankhaat continuent à l’employer sous une forme élaborée, et contribuent ainsi à son rayonnement à travers les petits marchés des Sphères Connues. La forme écrite du mah’oon est un ensemble complexe de glyphes élaborées à partir de plusieurs alphabets logogrammiques plus anciens. De nombreuses ruines Chi’tan abritent encore de vastes archives en mah’oon, et bien des individus peu scrupuleux se doivent ainsi d’apprendre les bases du langage ancien. La forme mystique du mah’oon est un système de glyphes simplifiés permettant un usage rapide et pragmatique. Bien des magiciens des Sphères mentionnent les limites de ce langage magique, mais les Chi’tan n’étaient guère connus pour leurs prodiges mystiques, préférant employer des dons innés que suivre de longs et fastidieux apprentissages.

Mordinn     

Considéré comme un don de Moradin, le Langage de la Roche est sacré pour les peuples nains, qui n’ont de fait jamais envisager l’évolution de leur dialecte. Le mordinn se retrouve ainsi inchangé et emploi les mêmes vocables depuis des millénaires, amenant des tournures de phrases déroutantes et archaïques. Certains esprits moqueurs disent que vu le peu de conversation d’un nain, cela ne change pas grand chose, mais le mordinn a ainsi l’avantage d’être compris par toutes et tous. Sans surprise, il s’agit d’une langue rugueuse, pleine de consonnes et souvent gutturale. La forme écrite du mordinn est un complexe système runique, lui aussi considéré comme sacré, bien que la divinité l’ayant attribuée aux nains varie d’une culture à l’autre, se confondant souvent avec des formes liturgiques. En ce qui concerne la forme mystique du mordinn, elle se décline différemment en fonction des cultes de chacune des divinités du Mordinsamman. Les peuples Surthaan disposeraient également de variations propres à leur mode de vie nomade à bords des Citadelles.


Oor’in         

Les origines de ce langage restent mystérieuses, certains sages le rattachent à la civilisation Oorthlin, qui aurait prospérée au milieu de l’Âge des Prétendants, avant de rapidement décliner. Le nombre de locuteurs du oor’in est difficile à évaluer, mais ne doit pas excéder le millier au sein des Sphères Connues. Le dialecte est cependant connu au sein des Sphères de l’Arbre, car il emprunterait à un hypothétique langage parlé nariac. En tout cas, l’usage de quelques mots oor’in fait réagir les antiques sanctuaires végétaux nariac. Le lien entre ces peuples, séparés par des millénaires, reste obscur, mais bien des druides du vide apprennent les mots de pouvoir associés à ce langage, fait de modulations phoniques plus que de syllabes construites. Il n’existe aucune forme écrite du oor’in, bien que de nombreux sages soupçonnent son existence. Une forme mystique, à base de hiéroglyphes rudimentaires, est depuis longtemps associée au oor’in, bien que rien ne prouve une origine commune. A grande échelle, l’usage de ces idéogrammes permet d’affecter les trames planétaires, et ce sont essentiellement les planétologistes qui disposent des meilleures connaissances au sujet de l’oor’in mystique.


Septerii          

La langue Septerii puise grandement dans la culture des fondateurs du vaste et puissant empire magiocratique, les Zamaron. Eux-mêmes ayant été vassaux des Reigar, bien des vocables de ce peuple mythique se retrouvent donc dans le langage septerii, seul à pouvoir encore être pratiqué par des peuples Prétendants afin de communiquer directement avec les reigar. Le langage est composé de syllabes douces et de vocables permettant d’amener des idées très complexes en quelques phrases. De fait, en tant que Langue des mages, le septerii peut s’avérer plutôt lénifiant pour qui ne le pratique pas. La forme écrite du septerii est un alphabet particulièrement ardu à comprendre, faisant appel à de nombreuses règles et cas exceptionnels. C’est la langue écrite des sages et thaumaturges à travers les Sphères Connues. Il existe plus d’un millier de variations pour la forme mystique, tant pour celles dérivant de la forme écrite classique, que pour celles associées aux grandes lignées magiocratiques, régnant chacune sur des empires anciens. On note, sans surprise d’ailleurs, que depuis la Grande conjonction des Plans, une influence des peuples primordiaux est perceptible dans bon nombre de formes mystiques septerii, amenant une certaine simplification des pratiques, et donc une plus large diffusion.


Sõõ’yãm      

En usage au sein des Grandes enclaves Illithid, dans la région des Sphères Oubliées, le langage ancestral des flagelleurs mentaux est également nommée Langue des esclavagistes, et se voit pratiquée par des peuples comme les néogi ou des organisations comme les Xénos. Faite de syllabes murmurées, de chuitement et de vocables élaboré pour provoquer la peur, le sõõ’yãm est un dialecte très ancien, dont l’apprentissage s’avère difficile, mais cependant nécessaire pour qui souhaite régner par l’intimidation. La forme écrite du sõõ’yãm est un système logogrammique très ancien, empruntant des symboles stylisés à des formes d’écritures proche du Junan ou du Sharood. Excessivement dur à maîtriser, cette écriture n’est souvent accessible qu’aux lettrés illithids, et se voit réservée à un usage diplomatique. La forme mystique du sõõ’yãm est une version épurée du système logogrammique, comme si les adeptes profanes et religieux illithid peinaient à transcrire leur propre alphabet. L’influence sharood est ici bien plus perceptible, et bon nombre de logogrammes mystiques sont également employés pour renforcer des pouvoirs psioniques.


Syndäär     

Sous le terme de syndäär sont rassemblés des dizaines de dialectes elfiques concourant à renforcer l’unité au sein des mondes de la Sphère de Sehonid. Le syndäär est la langue des poètes à travers la région des Sphères Connues, elle est employée par de nombreux peuples, le plus souvent maladroitement, et bon nombre des plus beaux chants sont prononcés en langue syndäär. Les derniers siècles de l’Âge des Prétendants ont vu évoluer la forme parlée, sous l’influence sans cesse croissante des syndarhaan, les termes guerriers et militaires ont ainsi prit le pas, tandis que les ennemis se multiplient et que le peuple elfique entame son déclin. Le syndäär moderne reste cependant doux et mélodieux, transmettant force et courage à celles et ceux l’entendant chanter. La forme écrite du syndäär a été unifiée lors de la fondation de l’Armada, afin que tous les elfes puissent communiquer à travers les Sphères Connues, mais avec l’intégration de nouvelles peuplades, nombre de variations sont apparues, s’ajoutant aux dialectes parlés parfois fort éloignés du syndäär originel. De nombreuses formes mystiques du syndäär existent à travers les Sphères Connues, certaines favorisées par les divinités de la Seldarine, d’autres par la volonté de certaines cultures elfiques de posséder leur propre forme de mysticisme, comme les syndarhuun de la Sphère Nocturne, par exemple.


Ty’ran        

Peu usité à travers les Sphères Connues, le ty’ran est le dialecte des tyrannœils, qui semblent avoir possédé une grande culture à une époque reculée, probablement dans des Sphères dont les accès sont encore mal cartographiés. Composé de claquements de mâchoire et de grognements modulés, le langage ty’ran semble rudimentaire et n’aurait que très peu évolué au fil des âges. Certains peuples font cependant usage de ce dialecte, espérant pouvoir collaborer avec les terribles tyrannœils. Il n’existe aucune forme écrite du ty’ran au sein des Sphères Connues, quelques indices laissent cependant supposer que plusieurs nations tyrannœils entretiennent un regroupement de graphèmes rudimentaires formant un alphabet employé durant d’étranges célébrations aux origines obscures. Certains sages estiment qu’une influence at’uru est perceptible dans les formes glyphiques ty’ran.  Il n’existe aucune forme mystique connue du ty’ran.


Valorien     

Le langage valorien est celui des peuples du Triangle radiant, principalement des humains, mais ses origines puisant dans de nombreux dialectes d’autres espèces. Bien des cultures spatiales de cette région choisissent le valorien, langage chantant et mélodieux, pour ce faire comprendre. La forme écrite du valorien est un alphabet simple et facile à maîtriser par toutes les créatures anthropomorphiques. Principalement employé pour le négoce, il se décline en formes plus élaborées selon les mondes et les cultures, concurrençant fréquemment les dialectes locaux. Il existe de nombreuses formes mystiques valoriennes, nettement inspirée de textes clydön, mais également reigar. Pour les voyageurs n’étant pas associés à une culture pratiquant le valorien, la magie des peuples sous cette influence est une forme de sorcellerie invocatoire, faisant des adeptes profanes valoriens le principal fléau des Sphères Connues, et des serviteurs soumis aux entités infernales. Bien entendu, la réalité est bien plus complexe, mais il est vrai que les formes mystiques valoriennes s’appuient souvent sur la conjuration de créatures.


Vodane       

Très proche du valorien, le langage vodane semble indiquer que plusieurs ethnies humaines très différentes descendraient d’un même peuple. Jusqu’à maintenant, aucune preuve n’a été apportée en ce sens. La forme écrite du vodane est basée sur un ensemble de runes animistes focalisées sur les grands prédateurs et les idées qu’ils véhiculent. En fonction des époques et des sphères sous influence vodane, l’on retrouve des évolutions ou régressions de ce corpus, rendant l’harmonisation du vodane écrit difficile. La forme mystique du vodane est encore jalousement gardée secrète par la puissante caste des Hybrideurs, malgré la Chute, les sanctuaires des mages n’ont pas été pillés et l’unique information sur cette forme de langage est qu’elle est basée sur un système runique plus ancien et complexe que la forme écrite, une influence clydön serait perceptible dans la structure de ces écrits mystiques.


Xix     

Remontant au début de l’Âge Spirituel, le langage vernaculaire des Xix est la plus vieille langue parlée au sein des Sphères Connues. Forme très avancée du kreen, avec de nombreux vocables apparentés au mah’oon, elle est employée à travers les mondes mystérieux des Xixchil. Comme de nombreux langages parlés anciens, la forme écrite du xix ressemble à un ensemble de figures algébriques étroitement imbriquées pour donner des concepts et des idées complexes. Les anciens peuples Xix ne semblent pas avoir développé de forme mystique de leurs différents dialectes. Il en va différemment des Xixchil, dont les Génomanciens ont développé une forme élaborée d’écriture mystique, leur permettant des prodiges que peu de mages des autres peuples peuvent se targuer d’égaler.

6 commentaires

  1. un excellent article sur les langues et leurs phylum historique……
    très inspirant pour des PJ en quête de civilisation anciennes ou envisageant se lancer dans une guilde commerciale…

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