Athius, les forteresses sanctifiées

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : C (diamètre équatorial de 1403km)

Rotation : 48 heures

Révolution : 902 jours

Lunes : Aucune

Population : 88 547 érediens

Trame magique : Tellur renforcée, magie divine dominante

Le monde extérieur du système Luminaar voit sa surface intégralement recouverte par un massif montagneux balayé par des vents violents, s’insinuant dans des passes étroites, très fréquemment enneigées et impraticables. Les conditions à sa surface sont hostiles à la vie, et les érediens ont exploité d’antiques galeries taillées sous le manteau protecteur des montagnes, par un peuple depuis longtemps disparu, afin de voyager sans subir les désagréments de l’extérieur.

Avec le temps, de plus en plus de créatures du Royaume Lointain se sont retrouvées isolées à la surface, formant parfois des ruches de corruption, permettant la survie des plus forts, et cherchant à infiltrer l’épaisse croûte minérale du monde, afin de porter la souillure du Cilice au cœur même des forteresses sanctifiées.

Ports d’accueil : Amadrius est ce qui pourrait se rapprocher le plus d’un port en mesure d’accueillir des nefs spatiomantiques recherchant un abri et parvenant à traverser la tempête de neige perpétuelle de la surface. Mais Amadrius est surtout le mouillage de la dix-septième flotte de l’Ordre de l’Astre rayonnant, forte de soixante-dix nefs de fort tonnage, en charge d’approvisionner les autres forteresses planétaires en amenant des vivres et des biens depuis les mondes voisins. Ainsi, bien qu’il s’agisse là d’une forteresse enterrée loin sous la surface, trois grands puits la relie à la surface, et donnent accès à un ensemble de gigantesques cavernes où se dressent les berceaux de roche sombre accueillant les nefs.

C’est tout autour de ces imposantes structures que se trouve l’unique zocalo d’Athius, et où des négociants peuvent se trouver.

L’Ordre de l’Astre rayonnant ayant autorité pour mener des affaires commerciales, le port d’Amadrius est la seule communauté locale hébergeant des étrangers, chargés d’acheminer les ressources nécessaires aux autres forteresses, via les grandes voies souterraines. S’organisant en caravanes lourdement armées, ces négociants payés par l’ordre prennent de grands risques en traversant des régions où la corruption du Cilice est perceptible, mais où vivent également des créatures étranges, représentées sur des fresques murales titanesques, indiquant leur ancienneté, et probablement la cause de l’extinction de la civilisation athiusienne.

Autour des trois grandes cavernes portuaires rayonnent plusieurs chapelets d’espaces aménagés en quartiers fortifiés, pouvant être isolés les uns des autres, et abritant différentes garnisons de templiers, mais également de Diacres-Gardiens affectés aux timons spatiomantiques de la dix-septième flotte. Comme partout ailleurs où prévaut la culture éredienne, le quotidien est rythmé par les prières aux divinités protectrices, et par toutes les activités associées à l’effort commun face à la menace du Royaume Lointain. La présence de communautés étrangères amène cependant d’autres occasions festives, et les rares voyageurs égarés dans cette région du système Luminaar pourront même trouver ici des tavernes bien achalandées.

Ressources : Les érediens peinent à relancer les exploitations cavernicoles qui furent apparemment abandonnées par les précédents occupants des lieux. Peu de connaissances athiusiennes subsistent, et les ressources alimentaires doivent toujours être importées, mobilisant toute une flotte.

Un alliage local est forgé à partir de filons, qui furent eux aussi exploités par les athiusiens disparus. Des fresques montrèrent aux nouveaux colons comment forger le maetlin, un minerai d’un noir profond, particulièrement solide et servant de damasquinage, tant pour les armes individuelles que pour celles embarquées.

Cultures : Bien que le monde le plus éloigné de l’astre solaire soit colonisé depuis plusieurs siècles par les natifs d’Ortho, aucune communauté sous la surface ne se considère comme athiusienne. Le terme est encore réservé au peuple mystérieux qui vécu sous les montagnes gelées, puis s’éteignit soudainement, sans laisser d’autre trace que des fresques partiellement achevées, ne montrant que des bribes d’une brillante civilisation, probablement liée à une branche des svirfnebelin, les gnomes des profondeurs.

Les érediens rassemblés dans les anciennes forteresses, réaménagées selon les normes architecturales et militaires de leur peuple, n’explorent que très peu les vastes réseaux labyrinthiques, peuplés de créatures étranges et leur étant hostiles. Ils sont mobilisés sur ce monde avec une mission bien précise ; Servir de premier rempart face aux incursions des hordes du Cilice, et tous leurs efforts vont en ce sens. Sous le commandement de la Maréchale-Gardienne Ivarie Solt (éredienne ♀/ Templière de Luminaar 11/ Gardienne du Rempart/ LB), fille aînée de la Haute-Maréchale, les quarante-trois forteresses sanctifiées disséminées sous la surface du monde entretiennent des liens étroits grâce à un fragile réseau de messagers et de caravanes sillonnant les galeries les plus proches de la surface. Mais avec la corruption du Cilice gagnant toujours un peu plus de terrain, certaines lignes d’approvisionnements se voient parfois interrompues, menaçant un équilibre déjà précaire.

Outre la quatrième légion de l’Ordre de l’Astre rayonnant, dont les effectifs sont mobilisés dans la grande forteresse de Ramidius, tenant lieu de capitale sur ce monde, chacun des autres ordres de Luminaar maintien également des troupes, et un Appel aux armes de l’église Luminaari a incité plusieurs dizaines de milliers de fidèles à s’enrôler pour un service de quelques années. La Grande armée d’Athius est ainsi quotidiennement louée dans les prêches à travers les Sphères du Rempart.

Les conditions de vie dans les forteresses sanctifiées sont rudes. Rien ne pousse sous les montagnes froides d’Athius, et si des colons tentent de traduire les quelques fresques partielles laissées par les anciens athiusiens, en particulier concernant les cultures de champignons et de mousses, aucun succès n’a encore vu le jour, et pour beaucoup, le dernier espoir repose entre les mains des Varadd.

Arrivés moins d’un siècle plus tôt à bords d’une douzaine de Barges goshènes délabrées, les varadd étaient moins d’un millier, affamés et leurs enveloppes d’air au point critique. Ils n’en participèrent pas moins à la grande bataille spatiale de Diodamius, face à une horde du Cilice menaçant la forteresse du même nom. Leur ardeur au combat renversa la situation en faveur des défenseurs, et leur gagna l’amitié de l’église de Luminaar. Du moins pour un temps.

Divisés en clans guerriers, les varadd descendent de plusieurs ethnies gobelinoïdes, extrêmement métissées et déclarant descendre d’anciens groupes d’esclaves, longtemps au service des scro, puis ayant trouvé l’occasion de fuir des mondes sinistres, pour dériver le long de courants éthériques dangereux. Menés par une figure probablement mythique, le héros libérateur Varr-Gurru, les varadd sont menés par les membres d’une lignée se proclamant du sang sacré. Ce sont les Gur, de puissants combattants capables de prouesses martiales terrifiantes, ayant impressionné les érediens à leur arrivée, mais posant désormais bien trop de problèmes.

Les sept clans varadd ce sont rapidement divisés, et les Maréchaux-Gardiens qui durent gérer ces nouveaux alliés prirent la décision de les héberger dans différentes forteresses sous la surface du monde. Les varadd se révélèrent intrépides, et s’adaptèrent à une existence loin du Vide, devenant explorateurs pour le compte des érediens, gardes de caravanes, mais également provocateurs de nombreux troubles au sein des forteresses. Irascibles et indisciplinés, les varadd ont cependant gagné leur place au sein de la Grande armée d’Athius, et si leurs quartiers de vie sont isolés des autres, beaucoup de combattants espèrent affronter le Cilice au côté de ces turbulents alliés.

Un autre problème commence à préoccuper les prélats de l’église Luminaari ; La population varadd augmente très rapidement. Si ce n’est pas la place qui manque au sein des grandes forteresses athiusiennes, les ressources alimentaires sont limitées, et les chefs Gur des clans varadd semblent tout ignorer de la notion de rationnement. Pour les plus radicaux au sein de l’église, le danger des métissages est également inquiétant. Bien qu’à ce jour, seules quelques unions soient connues, la notion de pureté est un sujet sensible pour beaucoup, se rattachant à la souillure du Cilice et la corruption d’un héritage céleste. Bien que la Maréchale-Gardienne Solt et la plus grande partie de son état-major prenne la défense des varadd, ces derniers ne font aucun effort pour apaiser les craintes des extrémistes érediens.

Sites notables : Athius est un monde froid et minéral, dont les vastes cavernes sculptées furent longtemps silencieuses. Les anciens athiusiens auraient été soudainement balayés dans la fureur d’un conflit avec des créatures vivants au plus profond du monde, mais cela n’est pas sûrs, et les érediens, tout dévoués à leur juste cause de défendre le système Luminaar, ne prennent guère le temps de lire les signes d’approche d’une menace venant des abîmes.

Ce sont donc les varadd qui explorent les plus lointaines cavernes abandonnées par les athiusiens. Leurs périples sont mentionnés dans des rapports érediens, mais s’écoutent plus généralement autour de feux de camps, à travers des chants partagés.

Oog-uaragg, les citernes gelées, est un ensemble de cavernes situées à plusieurs semaines de marche de la grande forteresse de Ramidius et s’avérant être la source d’un impressionnant réseau d’aqueducs, apparemment façonnés grâce à une magie élémentaire. Les citernes alimentent ainsi une bonne moitié des forteresses hébergeant les érediens sur Athius, et d’autres identiques doivent exister ailleurs sous la surface. Oog-uaragg se distingue cependant car le fonds de ses citernes est occupé par un glacier, formant comme un colossal bouchon par-dessus des gouffres inconnus.

Pour les varadd qui explorèrent les lieux, une terrible menace se trouve scellée dans ce glacier. Des formes inquiétantes se discernent en effet dans la glace, monstres colossaux faisant passer les plus dangereuses créatures actuelles pour d’insignifiants dangers. Plus inquiétant encore, une forme de conscience semble vouloir prendre possession de celles et ceux s’approchant trop du glacier de Oog-uaragg. Les varadd semblent immuniser contre ce type de pouvoir, mais un rapport indique clairement l’interdiction d’approcher des lieux à tous les érediens.

Maag-tuo, la nécropole ancienne est probablement le site le plus éloigné de la surface que les varadd ont pu explorer. L’air y est difficilement respirable, saturé de gaz toxiques, et de nombreux séismes rendent la région excessivement dangereuse.

Pour l’instant unique en son genre, la nécropole ancienne est un ensemble de dizaines de cavernes reliées par d’étroits boyaux, et dont les parois sont creusées d’alcôves où subsistent des fragments d’ossements fossilisés. Les quelques érediens s’étant intéressés à la question estiment qu’il s’agit là d’un lieu ancestral pour les anciens athiusiens, probablement le berceau des origines de ce peuple. Mais les varadd qui explorèrent Maag-tuo ne trouvèrent aucun vestige de lieu de vie aux alentours, uniquement cette nécropole sans dépouilles.   

Bien que les varadd ne soient pas en mesure de le discerner, il existe au cœur de Maag-tuo un vortex élémentaire menant dans des cavernes au sein même du Minéral. La région est abandonnée elle aussi, mais des habitations primitives, taillées dans d’énormes géodes, semble indiquer la nature planaire des anciens athiusiens.

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