Le Quinconce reigar

Quinconce reigarLes sages des Sphères Connues mentionnent fréquemment dans leurs écrits combien le peuple légendaire des Reigar façonna un nombre incalculable de civilisations, amena même parfois la magie dans des Sphères de cristal, puis finalement sombra dans une lente et inexorable décadence. Ce que la majorité de ces érudits ignorent, c’est qu’il existe des lieux où cette espèce mythique profita de dizaines de millénaires pour croître, se fortifier, jusqu’à finalement découvrir pour certains de ses représentants une forme d’Ascension.

Nul ne peut dire si le cheminement spirituel des cinq divinités reigar formant le Quinconce fut une décision concertée, où si ces entités naquirent à la suite d’accidents cosmiques. Il en résultat toutefois l’émergence de Puissances qui finirent par se rassemblent pour former un panthéon dont les actions façonnèrent des empires, et bien trop souvent, engendrèrent de terribles catastrophes à l’échelle de mondes entiers.

L’influence du panthéon semble se limiter depuis plusieurs millénaires à la région des anciens domaines reigar, mais de nombreuses indications pointent une influence planaire au sein des Plans de la Roue ancienne. Certains sages estiment d’ailleurs que les cinq divinités puiseraient l’essentiel de leur force dans ces antiques dimensions. Des temples érigés en leurs noms existent dans pratiquement toutes les Sphères où leur peuple eu de l’influence, bon nombre sont en ruines, mais en des lieux comme le système Magnuurd, dans lequel les divinités semblent aimer se manifester, leur culte reste vivace.

Les membres du Quinconce reigar sont connus pour leur nature capricieuse et particulièrement instable, leur rendre hommage amène invariablement désastre et catastrophe. Ce sont cependant des guides sans pareil pour quiconque cherche la puissance, en particulier à travers des voies mystiques que les entités semblent toutes maîtriser. Des civilisations sont nées de leur adoration, prospérant là où la Vie elle-même semblait impossible. Les légendes abondent à travers les anciens domaines reigar, concernant ces peuples ambitieux, qui marquèrent tous la grande Histoire des Sphères, avant de s’effondrer dans le plus grand des fracas.

Pour tout dire, la notion de panthéon reigar est quelque peu erronée. Le seul point commun des cinq entités formant le Quinconce est leur origine mortelle en tant que reigar, et la notion même d’une hiérarchie entre eux semble être la source des plus grandes violences émotionnelles. Des liens se sont tissés au fil des millénaires, mais ils restent fragiles et changeant. L’idée même du Quinconce, une structure géométrique ordonnée, provient d’un peuple de dévots depuis longtemps disparu, mais le terme s’est perpétué à travers les âges.

Depuis quatre à cinq millénaires, les Puissances reigar s’affichent en formant deux groupes bien distincts, les Zaal et les Maa. En ancien reigar, ces termes désignent tout simplement des formes d’unions impliquant des sentiments communs mais également des objectifs partagés. Les Zaal semblent ainsi chercher à combiner les traits de différents peuples à travers les anciens domaines reigar, les Maa sont apparemment plus intéressés par les recherches tournant autour des étoiles. Le dernier rassemblement des cinq entités divines remonte à plus de dix millénaires, lorsqu’elles s’opposèrent à une vaste nuée Xix, qu’elles décimèrent en soufflant malheureusement le soleil d’un système désormais mort. Il est en fait plus courant de voir apparaître une Puissance reigar en un lieu, et son séjour sur place peut se prolonger aussi bien plusieurs siècles que quelques années.

Nul ne sait où résident ces divinités, il est cependant très probable qu’elles évoluent essentiellement au sein du Plan matériel Primaire, et certaines rumeurs mentionnent de gigantesques nefs spatiomantiques vivantes, dont la longévité aurait été prolongée depuis des millénaires. Les membres du Quinconce reigar se manifestent aux mortels en apparaissant simplement n’importe où dans la région des anciens domaines reigar et bien que leur apparence change fréquemment, leur indéniable nature divine régénère rapidement un culte souvent négligé.

 

Maaesk'zaalMaaesk’zaal, le Souffleur d’étoile

Puissance intermédiaire du Plan matériel Primaire

Chaotique Neutre

Incarnant souvent la toute-puissance des divinités reigar sur la quintessence de la magie, Maaesk’zaal est également la parfaite représentation de tous les travers de ce peuple ancien, magnifiés par une divinité singulière et terrifiante. Le Souffleur d’étoile est en effet connu pour ces caprices – fort heureusement liés à un lointain passé – qui l’amenèrent à éteindre des soleils. Comme bien souvent avec les divinités du Quinconce reigar, on ignore si ce surnom provient de faits historiques ou d’affabulations proférées par Maaesk’zaal lui-même, son emprise sur la magie solaire reste cependant très supérieure à ce qui est connu à travers les anciens domaines reigar.

Domaines de prédilection : Soleil, Création, Chaos

Autres incarnations : Aucune. Bien que les divinités reigar soient vieilles de plusieurs millénaires, elles prennent toutes soins de s’identifier selon ce qui semble être leur nom mortel. Et bien qu’elles adoptent fréquemment des formes exotiques, leur nature reste identique.

Royaume planaire : Inconnu. Certains sages supposent que l’ensemble du Quinconce reigar puise une part de sa force dans la dimension extérieure de Reg’Naruu, sans qu’une telle assertion soit vérifiable.

Alliés divins : Les membres du Quinconce ne possèdent aucune alliance divine connue. Leur errance à travers les Sphères semble impliquer un grand isolement concernant les affaires des Puissances locales, et même face à des entités vouées comme eux au Chaos, les collaborations paraissent au mieux incertaines et peu durables.

Ennemis divins : Si les divinités reigar ne parviennent pas à former des alliances avec d’autres entités supérieures, leurs actions erratiques et souvent destructrices leurs amènent de nombreuses haines divines. Il apparaît cependant que les actes des membres du panthéon reigar sont souvent si extrêmes, qu’ils entraînent la chute de civilisations entières, scellant du même coup le sort des divinités protectrices.

On notera cependant une très forte inimitié entre les divinités reigar et le puissant Horus, qui leur interdit tout bonnement l’accès aux Sphères sous son influence.

Symbole : L’étoile orangée du Souffleur d’étoile est un symbole provoquant invariablement la crainte parmi celles et ceux qui le reconnaissent. Bien que le culte de cette divinité se résume souvent à quelques ambitieux en quête de puissance mystique, le symbole de Maaesk’zaal agit comme une funeste prophétie pour les peuples aux alentours, annonciatrice de malheurs à l’échelle cosmique.

Avatars connus : De ce que l’on sait, la Puissance se manifeste sous sa forme mortelle, celle d’un reigar, très souvent mâle, à la peau fréquemment dorée et aux orbites brûlant d’un feu orangé. Maaesk’zaal conserve également sa taille originelle de deux mètres, et contrairement à ses pairs, il n’adopte que rarement une autre forme.

Depuis un peu moins d’un millénaire, l’avatar manie couramment un long fouet de cristal rougeoyant qu’il nomme Zeleephan. L’arme peut entamer tous les matériaux connus et s’abattre sur une cible à plus de soixante mètres. Elle est également connue pour sa capacité à dissiper des sortilèges réputés permanents.

Culte : Au-delà des mondes de la Sphère de Poneel-Ponereth, il faut bien admettre que le culte rendu au Souffleur d’étoile est inexistant. La situation ne semble cependant pas altérer la puissance divine de Maaesk’zaal qui puise visiblement son énergie dans une autre source que l’adoration des mortels.

Les Maal’goreem, Ceux qui alimentent le brasier, sont souvent des Héritiers, détenteurs de pouvoirs reigar provenant d’un lignage plus ou moins direct avec la divinité elle-même. Leurs pouvoirs s’apparentent à ceux des druides vacuu et leur principal devoir consiste à protéger et étudier le soleil de leur système. Grâce à ce savoir, les Maal’goreem comptent assister leur divinité durant son séjour parmi eux, et satisfaire son appétit cosmique.

Dogme : Maaesk’zaal enseigne que la seule véritable puissance est celle du soleil, dans lequel il faut puiser afin d’atteindre la plus haute forme d’élévation spirituelle. Il inculque à ses fidèles des principes combinant la philosophie vacuu à des cheminements purement profanes, utilisant ainsi la magie druidique à des visées personnelles.

Il est à noter que seuls des Héritiers, possédant en eux un leg reigar, semblent en mesure de recevoir les bénédictions de la capricieuse divinité.

Lieu de culte : Le temple solaire de Maal’zaa’oor, dans le système de Poneel-Ponereth est sans nul doute le plus grand complexe religieux dédié au Souffleur d’étoile. Au cœur de la politique locale, son Grand couronné Neti Oma (maasna ♂/ Héritier reigar 18/ CN) règne sur une véritable forteresse abritant une puissante armée de templiers, doublée d’un grand centre d’études mystiques où de nombreux adeptes profanes viennent profiter du savoir dispensé par le clergé.

Ordres affiliés : Les templiers maasna incarnent la force du soleil rougeoyant de leur système et vénèrent Maaesk’zaal. Ils sont divisés en plusieurs ordres militants, disséminés dans tout le système de Poneel-Ponereth et forment la principale force militaire au sein du Vide. Parmi eux, l‘Ordre du Flambeau est considéré comme le plus prosélyte et démontre fréquemment une grande violence, génératrice de grands chaos comme l’affectionne la divinité.

 

Neeska'zaalNeeska’zaal, la Tempête éthérique

Puissance intermédiaire du Plan matériel Primaire

Chaotique Neutre

Généralement considérée comme la compagne de Maaesk’zaal, Neeska’zaal est une divinité capable de contenir ses humeurs bien plus longtemps que n’importe quel autre membre du Quinconce reigar, ses déchaînements émotionnels sont par contre de nature cataclysmique, et bien des civilisations se sont effondrées sur une fureur trop longtemps contenue par la Tempête éthérique.

Domaines de prédilection : Phlogiston, Protection, Chaos

Autres incarnations : Aucune. Bien que les divinités reigar soient vieilles de plusieurs millénaires, elles prennent toutes soins de s’identifier selon ce qui semble être leur nom mortel. Et bien qu’elles adoptent fréquemment des formes exotiques, leur nature reste identique.

Royaume planaire : Inconnu. Certains sages supposent que l’ensemble du Quinconce reigar puise une part de sa force dans la dimension extérieure de Reg’Naruu, sans qu’une telle assertion soit vérifiable.

Alliés divins : Les membres du Quinconce ne possèdent aucune alliance divine connue. Leur errance à travers les Sphères semble impliquer un grand isolement concernant les affaires des Puissances locales, et même face à des entités vouées comme eux au Chaos, les collaborations paraissent au mieux incertaines et peu durables.

Ennemis divins : Si les divinités reigar ne parviennent pas à former des alliances avec d’autres entités supérieures, leurs actions erratiques et souvent destructrices leurs amènent de nombreuses haines divines. Il apparaît cependant que les actes des membres du panthéon reigar sont souvent si extrêmes, qu’ils entraînent la chute de civilisations entières, scellant du même coup le sort des divinités protectrices.

On notera cependant une très forte inimitié entre les divinités reigar et le puissant Horus, qui leur interdit tout bonnement l’accès aux Sphères sous son influence.

Symbole : La double étoile de Neeska’zaal est un puissant symbole mystique pour de nombreux quêteurs solitaires, qui développent souvent des capacités magiques très variées. Il représenterait en outre une mystérieuse Sphère de cristal dans laquelle la Tempête éthérique aurait entreprit son cheminement spirituel afin d’accéder à la divinité. Au cours des derniers millénaires, nul n’a cependant visité un lieu possédant en son sein une étoile aussi singulière.

Avatars connus : Sillonnant plus volontiers les courants du Phlogiston que le Vide, Neeska’zaal préfère généralement se manifester sous la forme d’un front d’énergies élémentaires, en mesure de balayer les nefs spatiomantiques les plus robustes. Elle ne communique que rarement avec les mortels, mais retrouve parfois son apparence originelle, lorsque ses frères et sœurs du Quinconce réclament son aide.

Culte : A travers les anciens domaines reigar, la Tempête éthérique est perçue comme l’incarnation de toutes les forces élémentaires les plus destructrices, combinées entre elles par une même volonté. Celles et ceux qui rendent hommages à Neeska’zaal sont les rares voyageurs éthériques de cette région du Phlogiston, et leurs temples se résument souvent à des autels embarqués dans des nefs capables de résister aux déchaînements d’énergie éthérique, le temps d’une prière.

Dogme : Neeska’zaal représente la quête de puissance mystique à travers les forces incontrôlables du Chaos. Elle incite ses fidèles à endurer les plus terribles phénomènes élémentaires afin d’en retirer de profonds enseignements.

Lieu de culte : Bien qu’il ne soit que rarement entraperçu dans les Sphères des anciens domaines reigar, le Nekteerios est réputé être un navire béni par la déesse, ainsi que son temple errant le plus important. Sa coque forgée en des temps lointains dans des alliages oubliés abrite une centaine de fidèles, naviguant selon l’inspiration de leur Capitaine, simplement désigné par le titre de Mage irisé. De conception inconnue, le Nekteerios peut se fermer totalement pour supporter les plus violents phénomènes éthériques. Ses cartes de navigation sont les plus complètes de la région, et les voyageurs sillonnant un courant difficile peuvent espérer recevoir du secours de sa part. Tous les membres de l’équipage sont aussi bien des prêtres et prêtresses de la Tempête éthrique que des mages compétents et curieux.

Ordres affiliés : Peu présente au sein des anciens domaines reigar, Neeska’zaal ne dispose apparemment d’aucune organisation structurée suivant ses préceptes. La majorité de ses fidèles étant plus généralement des solitaires.

Pyoola'zaalPyoola’zaal, l’Oracle des étoiles

Puissance mineure du Plan matériel Primaire

Chaotique Neutre

Alors qu’elle fut durant longtemps considérée comme l’égale de Maaesk’zaal en terme d’influence et de puissance, Pyoola’zaal se vit contrainte de sacrifier une bonne part de son essence divine afin d’endiguer la menace d’une nuée Xix pesant sur l’ensemble des anciens domaines reigar. Désormais grandement amoindrie, elle est protégée par ses pairs, qui lui témoignent une constante affection, chose rare parmi les volages reigar.

Domaines de prédilection : Confins, Divination, Chaos

Autres incarnations : Aucune. Bien que les divinités reigar soient vieilles de plusieurs millénaires, elles prennent toutes soins de s’identifier selon ce qui semble être leur nom mortel. Et bien qu’elles adoptent fréquemment des formes exotiques, leur nature reste identique.

Royaume planaire : Inconnu. Certains sages supposent que l’ensemble du Quinconce reigar puise une part de sa force dans la dimension extérieure de Reg’Naruu, sans qu’une telle assertion soit vérifiable.

Alliés divins : Les membres du Quinconce ne possèdent aucune alliance divine connue. Leur errance à travers les Sphères semble impliquer un grand isolement concernant les affaires des Puissances locales, et même face à des entités vouées comme eux au Chaos, les collaborations paraissent au mieux incertaines et peu durables.

Ennemis divins : Si les divinités reigar ne parviennent pas à former des alliances avec d’autres entités supérieures, leurs actions erratiques et souvent destructrices leurs amènent de nombreuses haines divines. Il apparaît cependant que les actes des membres du panthéon reigar sont souvent si extrêmes, qu’ils entraînent la chute de civilisations entières, scellant du même coup le sort des divinités protectrices.

On notera cependant une très forte inimitié entre les divinités reigar et le puissant Horus, qui leur interdit tout bonnement l’accès aux Sphères sous son influence.

Symbole : L’Œil de l’Oracle est connu bien au-delà du culte de Pyoola’zaal, il est réputé pouvoir amplifier toutes les pratiques divinatoires, et se retrouve dans un grand nombre de ruines de civilisations disparues. A la base de pratiquement toutes les prières liées au culte de l’Oracle des étoiles, le symbole divin gravé sur un objet est également un élément matériel de nombreux sorts profanes de divination.

Avatars connus : Si Pyoola’zaal ne se manifeste plus depuis son sacrifice face aux Xix, il y a un millénaire de cela, de nombreuses références indiquent qu’elle conservait son apparence mortelle pour apparaître physiquement devant ses fidèles. D’une beauté irréelle, comme elle est souvent dépeinte, ses longues et nombreuses nattes tressées d’or et de bronze changeaient de couleurs pour former un halo aveuglant, tandis que ses yeux avaient été remplacés par des saphirs ciselés de runes inconnues.

Culte : Les Pylianides sont les devins et devineresses sacrés formant le culte de l’Oracle des étoiles. Regroupés en petits monastères isolés dans les Confins de toutes les Sphères formant la région des anciens domaines reigar, ils et elles se consacrent à l’observation de prophéties partagées et de visions à l’échelle d’un système planétaire. Nombreux sont leurs visiteurs, à venir quérir des oracles, mais les Pylianides sont réputés dispenser leur connaissance de l’avenir uniquement à celles et ceux destinés à transformer des civilisations. Leurs oracles sont également connus pour leur cruauté, et comme pour toutes les actions des divinités du Quinconce reigar, celles et ceux qui repartent d’un sanctuaire Pylianide savent que la réalisation des visions qui leurs ont été communiquées amèneront également d’effroyables catastrophes.

Dogme : A travers sa maîtrise de toutes les formes connues de divination, l’Oracle des étoiles semble suivre un cheminement précis, bien qu’incompréhensible pour quiconque hormis elle-même. Elle enseigne sa forme de magie de prédilection, en insistant toujours sur le double tranchant des oracles et leur propension à influencer l’Histoire des Sphères.

Lieu de culte : C’est dans la Sphère de Sereem-T’kaan que se trouve le grand monastère de Maa’kneela, protégé par la nébuleuse flamboyante, dont l’étreinte incinère celles et ceux n’ayant rien à faire avec les pylianides résident en ce lieu. Le monastère abrite trois centaines de fidèles et une poignée de devins profanes, bénis par la déesse. Il se dit que l’Oracle des étoiles rassemble en ce lieu des Stellaires dont les pouvoirs seraient liés à la divination, mais le temple étant particulièrement difficile d’accès, il est difficile de confirmer ou d’infirmer cette rumeur.

Ordres affiliés : La Sororité de Qwaa’nee est une organisation de prophétesses vénérant Pyoola’zaal et voyageant d’une Sphère à l’autre par des moyens inconnus. En suivant les préceptes de leur divinité, les sœurs usent de divination profane afin de forger des civilisations, en détruire d’autres, tout cela avec la certitude de servir le grand plan de l’Oracle des étoiles.

 

Oreel'maaOreel’maa, la Nuée dévorante

Puissance mineure du Plan matériel Primaire

Chaotique Neutre

Combattre le mal par le mal est le credo de la Nuée dévorante, qui entama son ascension divine avec la nécessité d’éradiquer la menace millénaire des Xix. Forte de ses nouveaux pouvoirs, Oreel’maa marqua son avènement en détruisant des mondes menacés par ses ennemis, laissant ses derniers mourir de faim. Depuis lors, le fait de côtoyer ses pairs du Quinconce reigar aura quelque peu tempérée son humeur, mais sa venue au sein d’une Sphère de cristal est généralement perçue avec la plus grande angoisse.

Domaines de prédilection : Nébuleuses, Magie, Chaos

Autres incarnations : Aucune. Bien que les divinités reigar soient vieilles de plusieurs millénaires, elles prennent toutes soins de s’identifier selon ce qui semble être leur nom mortel. Et bien qu’elles adoptent fréquemment des formes exotiques, leur nature reste identique.

Royaume planaire : Inconnu. Certains sages supposent que l’ensemble du Quinconce reigar puise une part de sa force dans la dimension extérieure de Reg’Naruu, sans qu’une telle assertion soit vérifiable.

Alliés divins : Les membres du Quinconce ne possèdent aucune alliance divine connue. Leur errance à travers les Sphères semble impliquer un grand isolement concernant les affaires des Puissances locales, et même face à des entités vouées comme eux au Chaos, les collaborations paraissent au mieux incertaines et peu durables.

Ennemis divins : Si les divinités reigar ne parviennent pas à former des alliances avec d’autres entités supérieures, leurs actions erratiques et souvent destructrices leurs amènent de nombreuses haines divines. Il apparaît cependant que les actes des membres du panthéon reigar sont souvent si extrêmes, qu’ils entraînent la chute de civilisations entières, scellant du même coup le sort des divinités protectrices.

On notera cependant une très forte inimitié entre les divinités reigar et le puissant Horus, qui leur interdit tout bonnement l’accès aux Sphères sous son influence.

Symbole : La nébuleuse dévorante est un symbole de destruction à grande échelle, fort heureusement méconnu de nombreux peuples des anciens domaines reigar, mais inscrit dans les ruines ayant appartenue à de grands empires dévastés. Il est fréquent qu’Oreel’maa manifeste sa présence dans un système planétaire en apposant sa marque dans les cieux.

Avatars connus : La Nuée dévorante préfère depuis longtemps se manifester sous la forme d’une immense nuée de gaz capable d’engloutir un monde, déchaînant sur lui toutes les énergies sous son contrôle. Cela fait maintenant plusieurs millénaires que nul mortel n’a plus vue Oreel’maa apparaître sous une autre forme physique.

Culte : Aucun culte particulier n’est rendu à la Nuée dévorante qui vient se présenter uniquement aux mortels qu’elle estime devoir condamner aux plus violentes souffrances. Elle ne reçoit généralement que des malédictions de ses victimes.

Dogme : Oreel’maa n’enseigne rien aux mortels, qu’elle semble d’ailleurs mépriser. Son unique fonction au sein du Multivers semble bien être de massacrer le plus de Xix possible, quitte pour cela à détruire quelques mondes ou lunes.

Lieu de culte : Aucun culte n’a jamais été rendu à la Nuée dévorante, tout du moins il ne subsiste aucune trace d’une quelconque dévotion de mortels envers cette terrible divinité.

Ordres affiliés : De même que le culte d’Oreel’maa n’existe pas, seuls quelques nihilistes déments lui adressent parfois une brève prière.

 

Peento'maaPeento’maa, le Gouffre sans fond

Puissance mineure du Plan matériel Primaire

Chaotique neutre

Bien des mortels prêtent à Peento’maa des intentions malveillantes à leur encontre, mais cette divinité incarne simplement des forces dépassant leur entendement et amenant d’inéluctables transformations au sein des systèmes planétaires où elles s’exercent. Le Gouffre sans fond semble ne pas avoir conscience de sa capacité de destruction à l’échelle cosmique et ses motivations restent floues.

Domaines de prédilection : Noirétoile, Force, Chaos

Autres incarnations : Aucune. Bien que les divinités reigar soient vieilles de plusieurs millénaires, elles prennent toutes soins de s’identifier selon ce qui semble être leur nom mortel. Et bien qu’elles adoptent fréquemment des formes exotiques, leur nature reste identique.

Royaume planaire : Inconnu. Certains sages supposent que l’ensemble du Quinconce reigar puise une part de sa force dans la dimension extérieure de Reg’Naruu, sans qu’une telle assertion soit vérifiable.

Alliés divins : Les membres du Quinconce ne possèdent aucune alliance divine connue. Leur errance à travers les Sphères semble impliquer un grand isolement concernant les affaires des Puissances locales, et même face à des entités vouées comme eux au Chaos, les collaborations paraissent au mieux incertaines et peu durables.

Ennemis divins : Si les divinités reigar ne parviennent pas à former des alliances avec d’autres entités supérieures, leurs actions erratiques et souvent destructrices leurs amènent de nombreuses haines divines. Il apparaît cependant que les actes des membres du panthéon reigar sont souvent si extrêmes, qu’ils entraînent la chute de civilisations entières, scellant du même coup le sort des divinités protectrices.

On notera cependant une très forte inimitié entre les divinités reigar et le puissant Horus, qui leur interdit tout bonnement l’accès aux Sphères sous son influence.

Symbole : La majorité des mortels vivants dans les anciens domaines reigar ignorent généralement le symbole du Gouffre sans fond, qui apparaît la plupart du temps avec l’avènement d’une noirétoile, source de destruction si violente que peu de témoins peuvent par la suite mentionner les trois cercles dentelés de Peento’maa.

Avatars connus : Le Gouffre sans fond se manifeste aux mortels sous la forme d’une silhouette humanoïde constituée de l’essence d’une noirétoile et dont il possède les propriétés. Une telle apparition engendre donc invariablement de terribles destructions, annonciatrices d’un funeste destin commun et d’envergure cosmique. Il est cependant rare que la divinité se manifeste ainsi aux mortels, n’ayant généralement aucun lien avec eux.

Culte : Etrangement, alors que Peento’maa semble totalement se désintéresser des mortels, ces derniers lui rendent parfois un culte, louant la mystérieuse puissance qu’il dissimule au cœur des noirétoiles. Forces incompréhensibles pour ces fidèles curieux et ambitieux, les énergies qu’ils soupçonnent les incitent à encourager la venue de leur divinité. De tels cultes restent cependant violemment réprimés par les dirigeants des royaumes menacés d’extinction par leur faute.

Dogme : Peento’maa ne prône aucun dogme et n’a pas d’interactions directs avec les mortels.

Lieu de culte : Au sein d’une Sphère inconnue se trouverait un lieu où des êtres immortels seraient captifs des forces d’une noirétoile, mais où ils auraient pu néanmoins ériger un temple en l’honneur du Gouffre sans fond. En équilibre sur un débris rocheux, le Sanctuaire des Incomplétés rassemblerait des fragments de savoir concernant la maîtrise des noirétoiles, ainsi que des pistes de réflexion concernant les motivations de Peento’maa. Bien entendu, approcher du sanctuaire reste une gageure, hors de portée du commun des mortels, mais déjà faut-il retrouver le chemin jusqu’à cette Sphère de cristal considérée comme un mythe par de nombreux sages.

Ordres affiliés : Des rumeurs insistantes mentionnent régulièrement l’apparition soudaine d’individus se réclamant de la foi envers le Gouffre sans fond et cherchant à annoncer la venue prochaine de leur divinité. Désignés du nom de Hérauts du Néant, ils sont toujours décrits de la même manière à travers les millénaires, comme de grands humanoïdes arborant des armures intégrales forgées dans un alliage annulant toute magie à leurs abords, tous disposant de terribles pouvoirs liés à la gravité. On ne rencontre qu’une poignée de ces hérauts et certains indices laissent supposer qu’il s’agirait toujours des mêmes individus.

Les Orbes Uan’neel

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Dérivant dans le ciel bleuté de Ruvaan, les Orbes Uan’neel sont de vastes océans sphériques et liquides, évoluant pesamment au grès des vents chauds. Peuplés par une faune marine composée exclusivement de créatures colossales, les Orbes semblent n’abriter aucune culture avancée et sont essentiellement perçu comme un fléau par les arpenteurs planaires qui peuvent se retrouver soudainement talonnés par une muraille liquide en mesure de les engloutir avec le reste de la région où ils se trouvent. Les Orbes suivent des courants planaires invisibles aux sens des mortels, et certains sages estiment qu’ils reproduisent les mouvements stellaires de leurs contreparties au sein du Plan Matériel Primaire.

Uan'neelPuissances : On dénombre cent-quinze Orbes évoluant dans les cieux de Ruvaan, parfois en solitaire, d’autrefois en essaims gigantesques. Chacun est le Trône d’une Quasi-puissance Uan’neel, membre d’un ancien peuple du Prime, qui se tourne depuis des millénaires vers la propagation de la Vie, à travers de puissants principes mystiques.

Bien que chacune de ces entités possède une identité propre, les Uan’neel agissent toujours en groupe et privilégient le collectivisme à l’individualité. Il est aisé de les rencontrer pour un arpenteur planaire en mesure de respirer les flots océaniques d’un Orbe, les divinités ayant visiblement conservées beaucoup de leurs anciennes existences en tant que mortels. Les Uan’neel sont cependant des magiciens élémentalistes, impliqués dans des projets visant le long terme et affectant la Vie selon des valeurs sans rapport avec les demandes de simples aventuriers. Bien qu’ils possèdent une haute valeur morale, ils n’offriront leur aide qu’en dernier recours, lorsqu’une force malveillante menacera le Réel lui-même, comme c’est souvent le cas avec Tharizdun. D’eux-mêmes, les Uan’neel ne s’impliquent pas dans les grandes affaires planaires du Havre des Bienheureux, leur nombre dissuade les plus insistant et nul Puissance des Plans de la Roue ancienne n’ose s’opposer à leurs actions.

Suppliants : Les habitants des Orbes sont de colossales créatures marines, dont les ancêtres ne se rencontrent qu’au sein de la Sphère de cristal de Poneel-Ponereth, dans la région du Prime des Anciens Domaines Reigar. Très peu sont dotés d’une conscience dépassant leurs instincts de prédation, mais certaines assurent des fonctions précises au sein de leur Orbe.

Personnalités : Les Uan’neel se passent généralement de Mandatés, préférant interagir directement avec leurs visiteurs. Les Orbes possèdent cependant un certain attrait pour de nombreux arpenteurs planaires, qui font parfois le choix d’y séjourner longtemps. Tant que leurs grands plans ne sont pas perturbés, les Uan’neel laissent ces individus s’établir à leur convenance. C’est le cas de Nilioc Pirani (génasi de l’Eau ♂/ Druide Ruuta 16/ Fraternité de l’Onde/NB), un représentant de la Fraternité de l’Onde cherchant à appréhender les raisonnements des Uan’neel afin de bénéficier de leurs pouvoirs pour servir la cause de la secte planaire. Consacrant son temps à soigner les créatures blessées au sein des Orbes qu’il visite, Nilioc est le meilleur contact pour les arpenteurs désireux d’évoluer au sein de ces vastes océans mobiles.

Cités importantes : Bien que les Suppliants des Orbes ne soient pas des bâtisseurs, leurs protecteurs vivent dans des sanctuaires composés d’eau solidifiée, formant des labyrinthes où existent des poches d’air, afin d’accueillir des visiteurs. Ces sanctuaires sont imbriqués dans le Prime mais également dans différentes réalités primordiales, permettant de voyager d’un lieu à l’autre tout en disposant de vastes espaces. Un Trône Uan’neel n’est cependant en aucune façon une ville, mais plutôt un immense palais planaire.

Sites notables : L’Orbe de Naek’n abrite un vortex planaire menant au cœur des Larmoyantes, une réalité rattachée au Nexus des éléments infinis, où les conditions de vie extrêmement difficiles limite fortement les incursions depuis le Royaume planaire. Le Puits de Naek’n fut apparemment un phénomène suscité par le Uan’neel qui recherchait jadis un pouvoir en mesure d’imprégner sa relique, le Trident des Larmes. Le passage fut ensuite scellé, mais des forces locales ne cessent de l’ouvrir à nouveau, sans pour autant se risquer dans l’Orbe.

Ânhêêl, le Domaine des Trônes

Ânhêêl est un vaste chaos rocheux où des blocs cyclopéens forment autant de barrières difficiles à franchir pour les mortels. De nombreux amas de ces blocs flottent dans le vide, sous une voûte formée d’une huile épaisse et nauséabonde, gouttant sur les roches en contrebas et rendant glissantes toutes les surfaces. L’air est difficilement respirable et des vapeurs corrosives s’échappent de fissures menant vers un monde souterrain que même les plus braves arpenteurs n’ont jamais envisagé d’explorer.

Le Domaine des Trônes est ainsi nommé pour ces grands sanctuaires anciens, creusés dans des amas de roches cristallines où semblent scellée une multitude de créatures inconnues. Particulièrement difficiles d’accès, ces lieux sacrés pour les adorateurs des Sept abritent de nombreuses enfilades de salles plongées dans les ténèbres et dont les parois translucides laissent apercevoir d’effroyables entités aux yeux avides, suivant longtemps les visiteurs en poussant des hurlements silencieux.

Une vingtaine de tels sanctuaires ont été dénombrés, mais il est probable que d’autres existent, inaccessibles aux plus intrépides voyageurs. Chacun possède une salle centrale où se trouve un Trône façonné dans des matériaux singuliers et adoptant un style qui lui est propre. Ces trônes sont tous liés à la volonté de Kyânhêê, l’un des Sept. Il est dit que quiconque parvient à survivre à la communion avec cette entité voit s’accomplir son règne en son propre royaume. Les anciennes légendes précisent que ceux ayant survécu à cette épreuve deviennent des Rois de par un lien bien plus ancien que tous ceux connus à ce jour. Ils règnent à partir d’une réplique du trône sur lequel ils ont été choisis, et qui disparaît à leur mort.

Kyânhêê-des-SeptPuissances : Kyânhêê-des-Sept est ce qui s’approche le plus d’une Puissance, bien que ses manifestations furent extrêmement rares durant les derniers millénaires. Probable créateur du Domaine, il a développé un lien avec les mortels, attisant leur ambition à travers la tentation des Trônes.

Le lien avec les entités scellées dans les cristaux de cette dimension est inconnu, mais plusieurs mentions anciennes indiquent qu’une force supérieure prit le contrôle de ces créatures, brisant les plus grands monolithes cristallins pour les lancer contre des ennemis puissants menaçant Ânhêêl. La forme incarnée de Kyânhêê reste indéterminée, mais sa volonté pèse sur les esprits de ses adeptes, qui se risquent à braver les dangers du Dédale dimensionnel afin de communier au plus près de leur seigneur.

Certains sages notent plusieurs similitudes entre le Second des Sept et l’ancienne divinité Ashokaan dont le nom est depuis longtemps oublié, mais dont la forme actuelle de Vestige est désignée comme étant Kyan’soor, membre des sept Masques au service de l’impératrice des Cendres, sur le monde d’As’kaan.

De nombreux glyphes employés par les deux entités sont semblables, bien que leurs moyens d’actions apparaissent comme différents. Bien que Kyan’soor, également nommé le Trône régénéré, soit lié à un monde connu comme étant la Croisée multiverselle, aucune mention n’indique qu’il croisa un jour Kyânhêê-des-Sept.

Natifs : Bien que l’environnement d’Ânhêêl semble particulièrement hostile à toute forme de vie, certains sorciers Rûdrââ mentionnent la présence de créatures semblant bien résider régulièrement au sein de cavernes à la base de certains rocs cristallins. Ils sont les Djânâmââ, Ceux liés aux gueules cristallines. Ce nom leur vient d’un étrange cordon de chairs et d’échardes cristallines les reliant en permanence à partir du bas de leur dos aux parois les plus profondes des cavernes où ils semblent résider. Trancher ce lien tue instantanément les Djânâmââ qui ont donc apprit à ne jamais trop s’approcher des voyageurs intrigués. Leur organisation doit être de type tribale, car certains arborent de complexes tatouages phosphorescents sur tout le corps, tandis que d’autres se contentent de suivre, portant des javelines taillées dans le cristal des rocs. Malgré tout peu agressifs, les Djânâmââ réagissent cependant violemment devant toute démonstration de magie, allant jusqu’à pourchasser les pratiquants des arts profanes, jusqu’à la limite de rupture de leur lien ombilical.

Une mention des Djânâmââ existe dans le troisième recueil des périples de Naurimios de la Pulvre, un exemplaire se trouve à Sigil, dans les Grandes archives de la Fraternité de l’Ordre. Naurimios aurait observé à prudente distance, et grâce à une longue vue de sa conception, un groupe de ces êtres, indiquant des différences notables entre mâles et femelles, permettant leur classement dans la catégorie des êtres vivants et non des simples golems. Aucune progéniture n’aura été observée, mais des vagissements auront été perçu dans les profondeurs de la caverne. Selon Naurimios, les Djânâmââ consacrent une grande partie de leur temps assis en tailleur, la nuque accolée aux parois à l’intérieure desquelles évoluent les terribles entités inconnues. L’explorateur apparente cela à une sorte de communion. Pour se nourrir, ils se contentent d’attendre que des excroissances organiques poussent à travers certaines failles dans les parois, ils mordent dedans et peuvent se contenter de quelques bouchées pour plusieurs cycles. Naurimios distingue trois catégories d’individus ; Les femelles, qui n’émergent que très rarement de l’abri des cavernes et sont d’une stature moindre que les autres, les mâles, qui arborent des traits humanoïdes rudimentaires et assurent la sécurité des cavernes. Enfin, il existe des Djânâmââ asexués, formant une caste de guerriers et dont les traits sont bien plus prononcés que les deux autres composantes de ce peuple. Maniant des javelines de cristal et se déplaçant rapidement et avec assurance d’un éclat cristallin à l’autre. Seuls à manifester des émotions violentes, comme les autres représentants de ce peuple, ils ne possèdent pas d’organe permettant une communication verbale.

Voyageurs : Les arpenteurs émergeant du Dédale dimensionnel sont peu nombreux à rallier le Domaine des Trônes. Il existe cependant des abris, non loin des principales sorties dominant le chaos rocheux d’Ânhêêl. Ils ont été aménagés par quelques âmes charitables qui consacrèrent du temps à préparer la venue d’autres voyageurs. Marquées par des signes communs à Sigil et à travers les Plans de la Roue, des alcôves contiennent ainsi des rations, parfois un mimir contenant des informations sur le Domaine, les outils indispensables, et tout le matériel pour arpenter les régions alentours.

Sites notables : Ânhêêl est un lieu inhospitalier, impropre à la vie et où bien peu d’arpenteurs planaires séjournent longtemps. Malgré cela, nombreux sont les individus dévorés par l’ambition et la soif de pouvoir qui viennent se risquer dans le Domaine des Trônes, espérant pouvoir atteindre l’un des sanctuaires où réaliser leurs rêves de domination.

Les Rûdrââ connaissent surtout le Temple de Syeruuth-Kenriith-Yunaar, l’un des premiers prophètes des Cinq, qui engendra l’une des plus puissantes lignées originelles. Son règne fut assuré par sa persévérance à suivre les visions communiquées par le Second des Sept, qui le guida alors jusqu’au Trône des Larmes gelées. Maître d’un vaste domaine sur le monde de Kaerynis, ses pouvoirs amplifiés par le Trône permirent de rapides conquêtes et l’obéissance de nombreux seigneurs des Rûdrââ, terrifiés par les capacités octroyées par Kyânhêê.

Le Temple est traditionnellement le sanctuaire Rûdrââ, celui par lequel la lignée du Second est fréquemment désignée sous le nom de Lignage des Larmes froides. Son Trône fut continuellement occupé durant près de trois millénaires, après quoi il ne fut plus jamais vu dans aucuns royaumes connus au sein de la Sphère de Kuraath-Mebnaagh. Les plus fervents sectateurs de Kyânhêê placèrent en ces lieux de terribles gardiens, imprégnés de cristaux de mebhaigl et d’une conscience partielle, mise en sommeil mais s’avivant à l’approche de tout visiteur.

Une volée de deux milliers de marches, toutes gravées d’un nom de prétendant au Trône des Larmes gelées, mène à un grand vestibule dont les parois ont été retravaillées par des centaines d’esclaves, qui périrent dans la démence en accomplissant leur œuvre en subissant les regards maléfiques des créatures scellées. La fresque ainsi travaillée représente la principale lignée Rûdrââ née des rituels sanglants commandés par Kyânhêê-des-Sept.

Ailleurs dans cette réalité existe un pic fait d’échardes cristallines sombres, à travers lesquelles aucune entité monstrueuse n’est visible, mais où à la place il est possible de contempler un terrible néant. L’Âârâm’Dânâmâât est le sanctuaire des dragons servant Kyânhêê-des-Sept. Bien plus petits que toutes les autres espèces draconiques au service des Sept, les Dânâmâât sont des changeurs de forme arpentant régulièrement la dimension des Trônes, afin de guider les mortels vers les lieux qui leur ont été assignés par l’entité régnante. Il n’y a jamais plus d’une douzaine de ces créatures au sein du grand sanctuaire fait de cavernes silencieuses, aux parois gravées de fresques mouvantes.

Les rares arpenteurs planaires à avoir pu apercevoir l’antre des Dragons de Çânhêê mentionnent d’épaisses flaques huileuses tombant de la voûte, jusqu’à former une douve profonde rendant toute approche terrestre impossible. Les dragons sont clairement des solitaires vaquant à leurs occupations, sans la contrainte d’une hiérarchie, contrairement aux autres espèces draconiques des dimensions des Sept.

L’Âârâm’Dânâmâât abrite également un passage planaire menant au Domaine des Ecailles, où se rassemblent tous les Dragons de Çânhêê. Seules les créatures draconiques peuvent traverser ce portail, qui est également protégé contre toute intrusion venant d’outreplan.

Vortex connus : Bien des chemins à travers le Dédale mènent à Ânhêêl. Kyânhêê-des-Sept en a voulu ainsi pour faciliter son ouvrage à travers le Multivers. La plupart de ces passages sont de nature physique et débouchent directement dans différentes régions du Domaine des Trônes, mais au moins deux passages planaires sont connus des arpenteurs, et sont considérés comme les moyens les plus sûrs pour échapper aux dangers de cette réalité.

L’Arbre des Jânâlât se dresse sur une hauteur d’échardes cristallines empilées sur une cinquantaine de mètres. Il s’agit en réalité d’un très ancien conduit astral, figé dans le Domaine des Trônes par d’antiques rituels et permettant un accès à cette réalité transitive. Toute la région autour de l’Arbre est saturée de magie, et il apparaît rapidement aux curieux que de puissantes protections préviennent tout aussi bien les incursions d’outreplan que les tentatives pour quitter Ânhêêl. Selon toute vraisemblance, seuls les Dânâmâât peuvent emprunter ce passage, et uniquement pour certaines missions au nom de Kyânhêê.

Le Lac de Xârû est une inquiétante étendue du même liquide huileux tombant des hauteurs, dont la surface est troublée par un mystérieux bouillonnement. S’immerger dans le lac permet à ceux qui survivent aux effets acides de cet élément d’émerger dans les flots de Vû’ââl’rêê, le Domaine des Filets. Mais le lac est occupé par une créature ancienne, un monstre nommé Xârû, doté de nombreux tentacules sécrétant un puissant acide, et attaquant certains arpenteurs planaires, pour en épargner d’autres.

Phénomènes magiques : Le Domaine des Trônes est connu pour ses conditions de vie inhospitalières et sa faune draconique foncièrement malveillante. Outre les coulées d’huile acide et les vents charriant des échardes cristallines, le principal phénomène menaçant les voyageurs est nommé le Miroir Djânâmââ, qui contraint ceux qui échouent à un jet de sauvegarde contre les sorts (malus de -4) à se plonger dans la contemplation d’un pan de cristal où apparaissent des monstruosités. En quelques jours, la forme physique du malheureux s’altère, tandis qu’un appendice de chair pousse dans son dos, cherchant à se relier au cristal et aux entités qui s’y cachent. La transformation en Djânâmââ prend 1d12 jours.

Altérations planaires : La magie divinatoire est ici altérée par la volonté de Kyânhêê-des-Sept, qui impose ses propres visions aux oracles imprudents. Tous les sorts, qu’ils soient de nature divine ou profane, sont comptés par leur incantateur comme si celui-ci était de 4 niveaux de classe inférieur à la normale.

Kûêm-Lââ, le Domaine abandonné

Autrefois désigné sous le nom de Domaine des Lames, Kûêm-Lââ n’est désormais plus qu’une étendue de rocaille vitrifiée, sous un ciel sombre et sans étoiles. De hautes montagnes délimitaient jadis le Plan d’existence, mais elles furent arasées par la fureur des Puissances de Cérilia, qui vinrent là châtier Nyânrêêl-des-Sept.

La violence du combat final altéra durablement les axiomes planaires et de violents phénomènes continuent à perturber le fragile équilibre dimensionnel. Plusieurs passages menant au dédale ont été scellés par des montagnes pulvérisées qui vinrent s’écraser en provoquant des séismes. Quelques-uns des anciens accès sont toutefois toujours praticables, et des arpenteurs planaires ont pu découvrir le Domaine abandonné post-cataclysme. Voyager est périlleux, principalement à cause de phénomènes climatiques se déclenchant soudainement, pour disparaître quelques instants plus tard.

Nyânrêêl-des-SeptPuissances : Nyânrêêl-des-Sept régna longtemps en ce lieu, mais sa trop grande ambition l’amena à sa perte. Grâce à ses Dâyânâât, elle chercha à infiltrer les sociétés brisées après la bataille du Mont Deismaar, sur le monde d’Aebrynis. Durant un temps, les dragons à son service emmenèrent des Héritiers devant leur maîtresse, qui fit forger de nombreuses lames damasquinées avec leur sang partiellement divin. Ayant longuement pu étudier les propriétés du mebhaigl depuis l’avènement de Vanuraa, Nyânrêêl voit dans cette nouvelle ère l’occasion d’étendre son influence au-delà du Dédale.

Les Puissances de Cérilia ne forment pas un panthéon unifié, et peu après Deismaar, les jeunes divinités apprennent encore à maîtriser leurs prodigieux pouvoirs. Les exactions de la mystérieuse entité planaire sont néanmoins remarquées, et trois Puissances traversent le Dédale pour la châtier. Belinik, Kriesha et Eloèle viennent en force, menant une horde de monstres et d’alliés démoniaques qui ravagent le Domaine des Lames, pillant le Temple des Sept pourfendeuses. Face à trois divinités, Nyânrêêl ne peut lutter et voit son essence éparpillée à travers tout le Dédale.

Depuis lors, le mythe de la Rôdeuse-aux-lames circule dans les galeries planaires. Il s’agirait des vestiges de Nyânrêêl, concentrés sous une forme incarnée qui serait proche de ce qu’était la Quasi-puissance avant son ascension. Solitaire et meurtrière, la Rôdeuse-aux-lames arbore sept épées aux propriétés toutes différentes et cherche activement à massacrer des porteurs de lignées divines cériliennes. La créature ne dialogue jamais et représente un adversaire mortel, face auquel peu d’arpenteurs peuvent se mesurer.

Natifs : Plus aucune forme de vie ne subsiste au sein du Domaine abandonné, mais il est connu que Nyânrêêl-des-Sept avait patiemment capturé et croisé de nombreux mortels, façonnant ainsi un peuple d’esclaves pour ses mines, d’où étaient extraient les bases de prodigieux alliages travaillés par des artisans sous la forme de lames. De tous temps, un conflit larvé existait entre le peuple Nyânâât et les esclaves des Baatezu, qui cherchaient de leur côté à faire le négoce du fer baatorien. Quelques communautés Nyânâât parvinrent à fuir le joug de leur maîtresse et s’établirent dans les galeries du Dédale dimensionnel des Sept. Après la destruction du Domaine des Lames, des Baatezu vinrent spécifiquement pour éradiquer toute trace de leurs adversaires, désormais privés de protection.

Voyageurs : Les arpenteurs planaires évitent le Domaine abandonné où plus rien ne subsiste, mais où subsistent encore bien des dangers. De nombreux passages vers les autres domaines impliquent cependant une traversée de cette désolation, et certains voyageurs ont balisés des pistes dans les régions les plus dangereuses, permettant ainsi à leurs successeurs d’accroître leurs chances de survie.

Sites notables : Le Domaine abandonné était autrefois semblables en apparence à n’importe quel royaume du Plan Matériel Primaire. Il ne reste rien, pas même des ruines, mais plusieurs phénomènes et vestiges existent encore, servant majoritairement de points de repères aux arpenteurs planaires.

La Porteuse-aux-lames-brisées est une colossale statue dont les six bras son brisés. Sept fourreaux d’épées dans son dos permettent de l’identifier comme étant l’ultime manifestation physique de Nyânrêêl. Des morceaux ont été projetés à plusieurs lieues de là, dénotant la violence des coups portés par les divinités cériliennes. Une petite forge a été installée dans l’ombre des pieds de l’incarnation pétrifiée, car la matière est en effet toujours imprégnée par des forces prodigieuses. Nul ne sait qui aménagea ce lieu, et seuls des maîtres peuvent espérer façonner une arme à partir du matériau extrêmement volatile.

Si jamais un arpenteur planaire parvient jusque-là, il découvrira que même les trois divinités d’Aebrynis ont laissées leur empreinte dans toute la région. Forger une arme à partir du corps de Nyânrêêl-des-Sept fera brièvement renaître l’apogée de la bataille divine tout autour de l’artisan, un phénomène propre à faire vaciller le plus solide des esprits.

La Montagne lacérée est ce qu’il reste d’un haut sommet, qui fut réduit à un chaos rocheux marqué par la magie des Ombres d’Eloèle. Plusieurs carcasses de dragons gisent au milieu des décombres, mais le phénomène le plus marquant du lieu reste de larges déchirures marquant la trame même de la réalité et desquelles suinte une vapeur faite de ténèbres glacées. Suffisamment larges pour laisser passer un humanoïde de taille moyenne, les déchirures furent autant de coups portés par la Dame des Ombres, et elles continuent à fragiliser ce qu’il reste de la montagne, les éboulements sont donc encore fréquents.

Passages vers le Monde des Ombres, les déchirures sont suffisamment stables pour être cartographiées par une poignée d’arpenteurs planaires qui les empruntent afin de revenir rapidement vers le Plan Matériel Primaire, grâce à des pactes avec les entités de cette sombre réalité.

Vortex connus : Outre les déchirures de la Montagne lacérée, des voyageurs commencent à mentionner un autre phénomène planaire, connu sous le nom de Hurlement de Kriesha. Il s’agit d’une tornade excessivement violente grâce à laquelle ceux qui survivent peuvent traverser un portail les menant en un lieu aléatoire au sein de la Sphère des Lignées. La tornade apparaît soudainement et ne se maintient qu’un bref instant, ceux qui souhaitent profiter de ses propriétés peuvent ainsi longuement errer à travers l’étendue dévastée du Domaine abandonné.

Phénomènes magiques : Les zones de magie morte alternent avec celles de magie entropique. La bataille divine a provoquée tant de dommages que la trame même de cette dimension en est affectée. Pour le voyageur cherchant à traverser Kûêm-Lââ, tout ce qu’il est possible d’imaginer comme mésaventure peut survenir à n’importe quel moment.

Altérations planaires : Toutes les forces peuvent être altérées, aussi bien à l’avantage d’un arpenteur qu’à son plus grand désavantage. Même un Entropiste peinera ici à maîtriser les énergies environnantes, et les plus étranges phénomènes planaires peuvent se manifester à tout instant.

Le Fléau aux ailes de sang

Le Fleau aux ailes de sang by derynnaythas

« Bien des rumeurs circulent sur cette sinistre et inquiétante créature, qui dit-on peut frapper depuis les airs, dans un épouvantable grincement métallique, et enlever les plus valeureux héros. Nul n’est jamais revenu d’un combat contre lui, mais la principale représentation que l’on en fait est celle d’un massif guerrier en armure complète, noircie par les flammes de l’enfer, qui lui ont également octroyées des ailes tranchantes, rouges comme le sang de ses victimes… »

En réalité, l’infortuné monodrone 349 23 fut jadis capturé par un sorcier Xaositecte qui expérimenta sur lui et transforma jusqu’à son apparence physique. Lassé par sa créature bien trop docile, le malfaisant abandonna le Modron dans les étendues de l’Outreterre, où, persuadé d’être un dragon rouge, il commença à aménager sa tanière, puis à menacer quelques villages alentours. Ceux qui tentèrent d’affronter le légendaire Fléau aux ailes de sang se sont en fait aventurés dans un antique sanctuaire abandonné, plein de pièges et de passages éphémères vers d’autres réalités.

Çânhêê, le Domaine des Écailles

Les arpenteurs planaires émergeant du Dédale découvrent une longue succession de vastes cavernes, dont les voûtes disparaissent derrière un épais nuage de vapeurs brûlantes. En ces lieux, l’horizontalité n’existe pas, et le sol, s’il en existe un, est également dissimulé sous une épaisse brume surchauffée. Mais Çânhêê reste un univers minéral, avec sa multitude de pics rocheux parfois si serrés qu’ils donnent l’impression d’approcher d’une muraille de pierre sombre.

C’est là le domaine de Dâjâlâât-des-Sept, une sinistre entité quasi-divine régnant sur d’antiques lignées draconiques, perverties par ses pouvoirs et se querellant sans cesse pour une vaine suprématie territoriale. Les Dragons de Çânhêê sont les principaux émissaires des Sept depuis plusieurs millénaires, redoutables et particulièrement intelligents, ils amènent subtilement la corruption de leurs maîtres partout à travers les mondes du Plan Matériel Primaire. Leurs antres au sein du Domaine des Ecailles sont de grands palais où s’accumulent richesses matérielles, mais surtout les âmes d’infortunés mortels, offertes en sacrifice à Dâjâlâât, qui reste ainsi la plus influente entité parmi ses pairs.

Hormis qu’il n’existe pas de surfaces horizontales à travers Çânhêê, les conditions climatiques et les lois planaires sont identiques à celles régnant dans le Plan Matériel Primaire. Des vents chauds forment de complexes courants aériens, favorisant les déplacements des dragons sur de très longues distances, et de nombreuses cavernes abandonnées offrent autant de haltes. Eau et végétation sont absentes de cette dimension, dominée par les forces de l’air et de la roche, et bien des voyageurs ont péris en recherchant ses ressources inexistantes.

Dâjâlâât-des-SeptPuissances : Dâjâlâât-des-Sept règne sans partage sur le Domaine des Ecailles, elle ne se manifeste que rarement et délègue son autorité à sept Mandatés draconiques, en charge de guider les clans de Çânhêê. Lorsqu’il lui faut se manifester physiquement, la Grande écailleuse prend l’apparence d’un dragon d’une taille démesurée, à l’échine hérissée de piquants et au crâne orné de six yeux imprégnés d’un halo carmin. Un septième œil, toujours fermé, surmonte les autres, et il se dit que lorsqu’il s’ouvrira, une vague sans pareille de pure malfaisance traversera les mondes du Plan Matériel Primaire.

Les quelques sages ayant étudiés les Sept et leur influence à travers les âges notent tous que si Dâjâlâât est incontestablement la maîtresse des dragons, son aura divine apparaît comme la moins intense au sein de ce panthéon. Pour certains, cela vient du fait qu’elle est la seule à partager son pouvoir entre plusieurs Mandatés, imprégnant même certains serviteurs draconiques de dons divins. D’autres pensent qu’un fragment de son essence est contenu dans son septième œil, et qu’il servira à l’accomplissement d’une terrible prophétie apocalyptique.

Natifs : Sept clans draconiques se partagent le Domaine des Ecailles, sept lignées anciennes, imprégnées par les pouvoirs divins de Dâjâlâât-des-Sept. Terribles créatures planaires sans liens évidents avec les autres espèces draconiques du Plan Matériel Primaire, les Dragons de Çânhêê servent tous la Grande écailleuse mais sont également vassaux des autres entités du panthéon. Les Dâsâmâât sont les seuls à servir exclusivement Dâjâlâât, ils sont de fait les plus favorisés au sein de Çânhêê, les plus nombreux, mais également les plus belliqueux. Dotés d’un seul œil, de griffes puissantes et d’une extraordinaire agilité en vol, leurs pouvoirs magiques sont par contre moins importants que ceux des autres clans.

Les Dânâmâât possèdent deux yeux écarlates et sont les plus petits représentants de leur espèce, ils sont également d’excellents changeurs de formes, et aiment patiemment étudier les peuples qu’ils vont chercher à influencer au nom de leur maître, Kyânhêê-des-Sept, maître du Domaine des Trônes.

Les Dâkânâât sont les serviteurs de Kyônôôr, le Corrupteur des lignées. Ils possèdent trois yeux, chacun imprégné par un pouvoir basé sur l’illusion, et cultivent soigneusement une apparence les rapprochant des dragons du monde d’Aebrynis, auxquels ils se mélangent pour influence les peuples de ce monde. Peu concernés par les conflits territoriaux au sein du Domaine des Ecailles, leur clan ne compte que peu de membres.

Les Dâtâlâât servent Âsânhêê, l’Immuable fléau démonique. Liés depuis toujours au monde de Kaerynis, ils sont les gardiens des traditions mystiques de l’ancien Empire des Cornes de glace, qu’ils essaient de rétablir parmi les clans Kînâlââ. Ennemis des Baatezu, ils agissent le plus souvent dans l’ombre, mais peuvent tenir tête aux plus puissants diables.

Les Dânârâât ont cinq yeux et servent Tuânlâât, maître du Domaine des Filets, ils n’ont pratiquement aucune interaction avec les mortels du Plan Matériel Primaire et préfèrent se regrouper sous les flots de Vû’ââl’rêê, où ils peuvent comploter contre le reste du Multivers. Extrêmement puissants physiquement, les Dânârâât disposent de pouvoirs magiques variés et souvent magnifiés par Tuânlâât.

Les Dâyânâât formaient jadis un clan puissant, et leurs six yeux leurs conféraient autant de pouvoirs destructeurs. Ils servaient Nyânrêêl, maîtresse du Domaine des Lames, jusqu’à ce que cette dernière soit vaincue après un terrible combat l’opposant aux jeunes Puissances du panthéon Cérilien. Les dragons participèrent tous à la bataille, et leur enveloppe physique fut vaporisée par l’onde de force qui transforma le domaine en une dévastation aride. Seule la volonté de Dâjâlâât permis aux Dâyânâât de survivre au sein du Dédale, sous la forme de dragons spectraux aux pouvoirs amoindris mais néanmoins conséquents.

Enfin, les Dâjâmâât forment certainement le clan le plus puissant de Çânhêê, chaque individu disposant d’un pouvoir majeur pour chacun de ses sept yeux. Serviteurs de Tyânlâât le Couronné, ils arpentent le Dédale afin de trouver de nouveaux passages vers des mondes où leur maître pourrait exercer son influence sur des peuples sans défense. Très indépendants, les Dâjâmâât n’ont pas grand intérêt à s’impliquer dans les conflits propres aux autres serviteurs des Sept, plusieurs préfèrent s’établir sur un monde et en prendre le contrôle.

Voyageurs : Les arpenteurs planaires sont peu nombreux à venir se risquer dans le Domaine des Ecailles, les Dragons de Çânhêê y règnent sans partage et dans le meilleur des cas, se contentent de dévorer les visiteurs. Des ruines existent aux abords des accès vers le Dédale, elles témoignent de l’existence de petites communautés qui parvinrent en leur temps à trouver un accord avec les habitants de cette dimension. Selon les objets et inscriptions laissées dans la pierre, il s’agissait de Kobolds et autres créatures liées par le sang à une espèce draconique. Malheureusement pour ces courageux colons, aucun Dragon de Çânhêê n’a jamais respecté un pacte.

Sites notables : Le Domaine des Ecailles s’avère bien plus vaste que les autres dimensions dominées par les Sept. Les dragons de Dâjâlâât contrôlent de vastes territoires particulièrement anciens, certains disent qu’ils forment le peuple le plus vieux à servir les mystérieuses entités. Les clans en eux-mêmes n’ont guère évolués dans leur forme, et les incessants conflits ont limités la création d’une unité au sein de leur société. Malgré tout, de nombreux sites sacrés et phénomènes planaires sont apparus au fil du temps, attirant souvent des arpenteurs en mal d’aventure.

Au cœur du territoire Dâjâmâât se trouve la Moire du Sombre éther, un passage planaire stabilisé par d’antiques rituels et occupant le centre d’une caverne à ciel ouvert, au sommet du Pic de Kâlnââstârââm. Les énergies du Dédale dimensionnel des Sept se combinent ici aux forces du Plan Ethérée, créant un passage vers la Bordure de ce dernier. Les membres du clan transitent par ce biais pour rallier plus rapidement des mondes connus au sein du Plan Matériel Primaire, en leur évitant un cheminement hasardeux à travers les méandres du Dédale.

Seuls ceux ayant reçu la marque de Dâjâlâât-des-Sept peuvent espérer pouvoir transiter dans une relative sécurité via la Moire du Sombre éther, les forces combinées ne se mélangeant pas harmonieusement, les phénomènes violents sont fréquents. Traditionnellement, les Dragons de Çânhêê inscrivent dans les parois de la caverne des notes indiquant les mondes reliés par la Moire, nul mortel n’a encore pu contempler ce lieu, beaucoup d’ailleurs s’interrogent sur les moyens employés par les Dâjâmâât pour se répandre si facilement à travers les Sphères de cristal, mais une rumeur voudrait que plusieurs centaines de planètes soient mentionnées dans la plus haute des cavernes du Pic de Kâlnââstârââm.

Les Cavernes froides d’Âsânhêê sont autant des geôles que des sanctuaires pour le clan Dâtâlâât. Il se dit de ces lieux que toutes les connaissances mystiques dérobées aux Baatezu sont regroupées dans les plus profondes cavernes, sous la protection de dragons non-morts, imprégnés par les dons de l’Immuable fléau démonique. Les Dâtâlâât amènent également là les dépouilles des démons qu’ils ont affrontés, et qui indiquent le rang de chacun au sein du clan.

Véritable forteresse éloignée de tous les accès menant au Dédale, le Pic de Mâlnâkâârât est en outre un gigantesque temple dédié à Dâjâlâât-des-Sept, qui s’intéresse aux nombreux usages liés à l’essence démoniaque des prisonniers. Au moins un Gelugon serait enfermé là depuis plusieurs siècles, et transmettrait de temps à autre des secrets de son peuple.

Vortex connus : Chacun des sept clans draconiques disposerait de son propre passage planaire outrepassant les méandres du Dédale dimensionnel des Sept, mais de tels portails, comme la Moire du Sombre éther du clan Dâjâmâât, impliquent de grands dangers, et d’importantes dépenses d’énergie magique. Généralement situés au cœur des territoires claniques, ces mythiques passages sont réservés à l’usage exclusif des Dragons de Çânhêê.

Phénomènes magiques : Au sein du Domaine des Ecailles, les conditions climatiques sont très semblables à celles d’une chaîne montagneuse en très haute altitude. Dâjâlâât est connue pour avoir une maîtrise totale sur les vents, et peut ainsi former de véritables remparts d’air glacial.

Aucun arpenteur planaire n’en a conscience, mais les nuages de brumes accrochés à la voûte des cavernes formant cette dimension contiennent des vapeurs condensées formant sur la roche des filets d’une eau chaude et au goût de soufre. C’est bien là l’unique source liquide disponible, qui possède en outre la propriété de protéger ceux qui s’y abreuve contre les pouvoirs d’illusion des Dragons de Çânhêê.

Altérations planaires : Dâjâlâât-des-Sept ayant un contrôle total sur les forces de l’Air au sein du Domaine des Ecailles, aucun mage ne peut puiser dans cette énergie, pas même avec une clé de sort. Tous les pouvoirs liés au Feu sont en outre comptés comme si le niveau de classe du lanceur de sort était réduit de -4.

Cyânh-Rêên, le Domaine des Couronnes

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La voûte de cette vaste caverne disparaît dans un ciel nocturne parsemé d’étoiles écarlates formant de singulières constellations, et illuminant une plaine herbeuse sur laquelle souffle un vent chaud. Un inquiétant silence règne en ce lieu, car à l’exception de quelques prédateurs originaires d’outreplan, le Domaine des Couronnes ne possède pas de faune lui étant propre. La plaine est vallonnée, et après quelques jours de marche, une forêt marécageuse marque la limite physique du Demi-plan. Aucun soleil n’apparaît jamais, seule la pénombre règne sur la plaine, et même pour un individu dépourvu de la capacité de voir sous un tel ciel nocturne, l’absence de relief offre une vue dégagée sur une grande distance.

Rares sont les voyageurs à se risquer dans Cyânh-Rêên, car celui des Sept qui règne en ce lieu est connu pour sa grande générosité, le poussant à facilement offrir de puissantes couronnes magiques, assurant à leur porteur la domination sur leur peuple, mais amenant surtout des catastrophes sans fin sur eux. Les exemples connus d’imprudents qui vinrent quémander un fragment de pouvoir sont nombreux, et les désastres qui suivirent leur règne ont marqués l’Histoire.

Puissances : C’est au cœur de Cyânh-Rêên que se tient Tyânlâât le Couronné, une Quasi-puissance dont la forme physique esTyânlâât-des-Septt une colossale statue de granit veiné d’obsidienne, représentant une entité massive, dotée de trois jambes et six bras. Dans ses mains griffues à sept doigts sont exhibées des couronnes forgées dans des alliages inconnues, et dans lesquelles est visiblement éparpillée son essence divine. Au-dessus d’un long cou sans tête flotte une septième couronne, irradiant d’un halo écarlate illuminant les alentours, où se dressent plusieurs palais en ruines.

Tyânlâât ne s’est plus manifesté depuis quelques siècles, mais sa volonté est omniprésente à travers le Domaine des Couronnes, se manifestant sous la forme de rêves et de visions de puissance. Bien des sages notent cependant l’influence de ce membre des Sept, en des lieux où des couronnes qu’il octroya marquèrent les cultures locales. Là où les reliques ne purent pas être détruites, de faibles volontés sont toujours tentées par le Couronné.

Une autre Puissance a établi son Royaume au sein du Domaine des Couronnes, il s’agit de Chaldela de la Chasse, une divinité mineure autrefois liée au monde de Rolunac, dans la Sphère Ancienne. Le Marécage Sajaya est son territoire, peuplé par d’étranges Suppliants semblables à des Sauriens aux écailles sombres, mais dont l’enveloppe ne renferme qu’une brume verdâtre. Les ruines d’une grande métropole émergent encore des eaux marécageuses, mais la forêt prédomine, avec ses puissantes racines brisant les dallages décorés de symboles gravés anciens. La déesse rôde dans ces ruines, une longue lance à la pointe d’obsidienne en main, traquant les intrus pour ensuite les sacrifier à son peuple silencieux. Le lien entre cette Puissance d’un monde du Plan Matériel Primaire et Cyânh-Rêên peut sembler bien mystérieux, mais certaines fresques rongées par les moisissures et disséminées dans les ruines montrent Chaldela arborant une couronne de métal, assise sur un trône fait d’ossements. Selon toute vraisemblance, la Puissance aurait ainsi acceptée un don de Tyânlâât, et en aurait payé le prix. La Couronne de Chaldela est restée sur le monde de Rolunac, et il se dit que seul son retour dans Cyânh-Rêên permettrait à la déesse de retrouver sa gloire d’antan.

Natifs : Le Domaine des Couronnes accueille des individus d’espèces très variées, mais ayant fini par former un seul et même peuple, celui des Âân’lâât, plus communément nommés les éternels pèlerins. Beaucoup les prennent pour des Suppliants de Tyânlâât, car ils semblent incapables de se détourner de leur longue errance à travers la plaine, mais ils sont bien les descendants de voyageurs planaires. Nomadisant en groupes d’une dizaine d’individus, les Âân’lâât se caractérisent principalement par une étrange excroissance osseuse autour de leur crâne. Toutes les capacités surnaturelles dont disposaient leurs ancêtres ont disparues, remplacées par des pouvoirs liés à six différentes lignées.

Les Âân’lâât errent à travers la plaine, à la recherche de la Couronne perdue, une relique sacrée de Tyânlâât qui semble avoir unifiée leurs ancêtres, mais provoqua également leur ruine. La malédiction des éternels pèlerins les contraint à suivre des pistes mille fois empruntées, sans jamais s’en détourner. Malgré tout, leur société a su perdurer et les communautés se retrouvent régulièrement aux pieds de la manifestation physique du Couronné, pour échanger ressources et connaissances, mais surtout pour implorer la divinité de lever la malédiction.

Les six lignées Âân’lâât semblent pendant un temps avoir formées autant de castes aux fonctions bien définies, une légende ancienne parle même d’une grande cité dans les collines, où le dernier de leurs Rois envisageait de retourner dans les Plans de la Roue. Mais depuis qu’ils ont adoptés leurs traditions nomades, les Âân’lâât ne considèrent plus leur lignage comme important, et s’unissent sans se soucier des pouvoirs dont leur progéniture héritera. Les Sâ’âl possèdent un don inné pour soigner leurs compagnons de route, mais ils ne peuvent que transférer ou répartir entre plusieurs autres les plaies les plus graves. Les Nâ’âl sont capables d’amplifier ou de diminuer les tornades qui surviennent régulièrement sur la plaine, ils doivent cependant unir leurs forces pour dissiper complètement un tel phénomène. Les Kâ’âl peuvent acquérir des traits animaux mais voient leur esprit s’altérer à chaque usage de leur don. Les Gâ’âl sont des oracles liés à Tyânlâât, qui les prévient des dangers sur leur chemin, mais favorise également les plus sombres prédictions. Les Tâ’âl peuvent faire croître des pousses végétales comestibles, mais en sacrifiant toute végétation autour d’eux. Enfin les Mâ’âl peuvent sentir la présence de différents minerais dans les collines, mais deviennent obsédés par eux tant qu’ils n’ont pas été exploités.

Les pouvoirs hérités des lignées Âân’lâât sont les seules capacités magiques employées par ce peuple, bien que les lois planaires du Domaine des Couronnes n’empêchent pas l’usage de nombreuses forces et principes mystiques, il apparaît que les éternels pèlerins montrent une certaine aversion face aux démonstrations magiques qui menèrent pourtant leurs ancêtres dans cette dimension.

Face aux arpenteurs planaires, les Âân’lâât se montrent généralement méfiants, mais offrent malgré tout le gîte et le couvert. Ils parlent facilement de Cyânh-Rêên et de leur peuple, mais ignorent presque tout du reste du Dédale dimensionnel des Sept. Tyânlâât est pour eux une sinistre puissance, source de leur malédiction, mais ils savent que leurs mises en garde quant au pouvoir corrupteur de la divinité sont inutiles, ceux qui parviennent à traverser le dédale jusque-là viennent pour quelque chose, et les Âân’lâât savent pouvoir troquer leurs informations contre de précieuses ressources.

Voyageurs : L’influence de Tyânlâât-des-Sept est telle que nul arpenteur planaire n’a encore fait le choix de séjourner durablement dans Cyânh-Rêên. Il existe quelques vestiges de haltes en pierres empilées, aux abords des passages donnant sur le dédale, mais ils ne servent guère qu’à se protéger des tornades les plus violentes.

Les Âân’lâât ont cependant accueillit plusieurs voyageurs égarés, qui semblent avoir résisté aux tentations offertes par Tyânlâât. Ces individus se sont facilement intégrés parmi les communautés nomades, apportant des connaissances et des objets de pouvoir depuis lors considérés comme des reliques.

Les éternels pèlerins ont également le souvenir de mystérieux visiteurs, qui apparurent un peu partout dans la plaine, dans un court laps de temps. Les Tââ’lâât ne furent jamais très nombreux, mais il en apparaît encore de temps à autre. Tombés des étoiles, les membres de ce peuple sont physiquement très semblables aux Âân’lâât dans leur diversité, ils semblent cependant insensibles aux visions tentatrices de Tyânlâât-des-Sept, bien que leur simple présence amplifie leur puissance pour ceux qui se trouvent autour d’eux. Les Tââ’lâât ne parlent jamais du lieu d’où ils viennent, bien qu’ils arborent des vêtements et parures d’un grand raffinement. Ils ne portent pas d’armes mais maîtrisent une forme rudimentaire d’évocation leur permettant de susciter des éclairs d’énergie. Ils ne viennent que pour faire du négoce avec les Âân’lâât et se tiennent à prudente distance de la forme physique de Tyânlâât. Après un bref séjour dans la plaine herbeuse, les Tââ’lâât se contentent de disparaître, retournant sans doute dans leur domaine céleste.

Sites notables : Cyânh-Rêên est un lieu connu de nombreux peuples à travers le Multivers, source d’une terrible corruption, creuset de malédictions pouvant dévaster des mondes, le Domaine des Couronnes attira de tous temps d’intrépides et ambitieux arpenteurs planaires. Certains parvinrent même à bâtir de grands édifices dans l’ombre de la manifestation physique du dieu.

Le Palais du Yozoon-Kwataï est un ensemble de bâtiments dont l’architecture Illithid dissuade à elle seule la plupart des voyageurs. Les dômes aux vitraux de verre noir ont tous été brisés, et une grande force semble s’être déchaînée au cœur de la structure centrale. Le palais était celui d’une puissante liche illithid, qui dans sa quête du pouvoir succomba aux murmures de Tyânlâât-des-Sept. Durant mille ans, le Yozoon-Kwataï imposa son règne sur plusieurs mondes des Anciens Domaines Reigar, grâce à la Couronne de la Suprême volonté. Nul ne semblait pouvoir s’opposer à ce terrible fléau, mais le pouvoir corrupteur obtenu dans Cyânh-Rêên se déchaîna soudainement, faisant pleuvoir mille catastrophes qui réduisirent à l’état de ruines toutes les grandes métropoles, et à l’état de cendres toute la population du vaste empire stellaire. Le palais est l’ultime témoignage d’une ère oubliée de tous, il renferme encore bien des cryptes protégées par des glyphes psioniques, et les curieux peuvent y découvrir une civilisation entière, éradiquée en une brève journée par le pouvoir de l’une des couronnes de Tyânlâât-des-Sept. Cette dernière se trouve toujours au sein du Plan Matériel Primaire, égarée entre les mondes, mais servant de lien à la sinistre entité qui peut ainsi influer sur les ambitions des plus vils.

Le Village Âân’lâât est une grande halte aménagée dans un ensemble de collines, à plusieurs jours de marche de la manifestation physique du dieu. Les premières générations Âân’lâât qui décidèrent de s’adapter à leur nouveau foyer décidèrent de creuser les collines, suffisamment loin de l’inquiétante et colossale statue, tout en restant malgré tout en vue de celle-ci. Ils aménagèrent entrepôts et habitations et purent même rassembler quelques animaux égarés à la lisière de la forêt, créant un troupeau d’herbivores. Toutes ces initiatives déplurent clairement à Tyânlâât, qui déchaîna son pouvoir contre les intrus. Les Âân’lâât qui leurs succédèrent évitent toute la région autour du village, mais les voyageurs pourront y trouver un abri sûr, ainsi que des provisions séchées.

Les premiers Âân’lâât laissèrent également des tablettes d’argile sur lesquelles ils gravèrent les récits de leurs périples à travers le dédale. Cette somme de connaissances sera extrêmement utile à n’importe quel arpenteur planaire, bien qu’il faudra consacrer beaucoup de temps à sa transcription sur un support moins fragile.

Vortex connus : Comme pour le reste du Dédale dimensionnel des Sept, Cyânh-Rêên ne possède aucune connexion avec les autres plans d’existence. Il faut obligatoirement arpenter les méandres physiques du dédale pour rallier le Domaine des Couronnes. Une rumeur circulant parmi les Âân’lâât voudrait cependant que les vestiges du Palais du Roi Lyonir le Transfigurateur abrite encore une allée de statues représentants de majestueux Célestes aux ailes déployées, forgées dans des alliages sertis de runes. En réalité, les statues renfermeraient chacune l’essence d’un être des Plans Supérieur, dans laquelle le Transfigurateur, aidé de la Couronne de Mortessence, pouvait dit-on puiser pour ouvrir des passages menant où bon lui semblait. Le palais est particulièrement piégé, et nul n’a encore trouvé cette fameuse allée de statues.

Phénomènes magiques : Le Domaine des Couronnes peut sembler hospitalier pour qui arpente depuis longtemps le Dédale dimensionnel des Sept, mais la vaste plaine aux herbes sombres recèle un véritable danger pour ceux qui la découvre. Les Âân’lâât nomment le phénomène du nom de câm’shâr, le Vent capturant, il s’agit du vent ordinaire soufflant sur la plaine, et provoquant un phénomène hypnotique laissant ses victimes amorphes, l’esprit totalement ouvert aux visions de Tyânlâât. Les Âân’lâât découvrent de temps à autre ces malheureux, en train de dépérir debout au milieu de la plaine, ils prennent soins de ceux ayant suffisamment de forces pour vivre, mais savent qu’une fois touchés par le câm’shâr, les voyageurs restent fragilisés tant qu’ils séjournent dans Cyânh-Rêên.

Altérations planaires : Toute forme de divination est ici neutralisée. Seuls ceux des Âân’lâât de la lignée Gâ’âl peuvent accomplir des augures, avec cependant des résultats fortement influencés par la volonté de Tyânlâât. Une clé de sort existerait, consistant en une pinte de sang d’un Gâ’âl pour chaque niveau du sort de divination devant être incanté, mais même ainsi, un mage devrait se considérer comme de trois niveaux inférieurs à la normale.

Si la magie de l’Air est plus intense dans le ciel de Cyânh-Rêên, seuls des Elémentalistes maîtrisant des connaissances mystiques supérieures peuvent espérer tirer un avantage de cette puissance. Seuls eux en effet comptent leurs sorts basés sur l’Air comme étant de deux niveaux supérieurs à la normale.