Atlan, les ruines de la nation cristalline

(Evereedh [Reigar])

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : E (diamètre équatorial de 8 349km)

Rotation : 48 heures

Révolution : 960 jours

Lunes : Odran, Kevran, Lutran

Population : 58 934 Atlan’Kunduur

Trame magique : Tellur resserrée, magie divine dominante [Sidawn Atlan]

Au plus proche du soleil orange, le monde d’Atlan, recouvert par de vastes forêts de cristaux vivants multicolores entre lesquels s’écoulent des fleuves de magma. Les pôles sont des régions à l’activité volcanique intense, tandis que la zone équatoriale est exempte de tout phénomène géologique violent.

Les Atlan’nuruu usèrent de leur puissante magie cristalline pour transformer des régions entières de leur monde, après des millénaires d’abandon, il subsiste encore de nombreuses structures entretenant une atmosphère lourdement chargée en soufre, favorisant le développement de massifs minéraux vivants.

Port d’accueil : Les anciens Atlan’nuruu ne portèrent jamais leur attention vers l’Espace sauvage, inaccessible à cause des fréquentes tourmentes pyrétiques. Leurs grandes métropoles en ruines étant bâties dans des crevasses équatoriales, seuls les plus petits spelljammers peuvent espérer pouvoir atterrir sur une plateforme en équilibre sur le vide.

Ressources : La planète est extrêmement riche en cristaux organiques, qui remplacent ici le règne végétal. Les Atlan’nuruu ont grandement contribués à transplanter de nombreuses variétés depuis leurs anciens mondes, et surtout depuis les ceintures d’astéroïdes de la Sphère de Razazuu. Il en va de même pour la faune, exclusivement constituée d’entités cristallines, pour beaucoup natives du Plan Quasi-élémentaire du Minéral.

Accéder à ce monde étant une gageure, peu d’explorateurs connaissent la richesse contenue dans l’environnement d’Atlan. Des Arpenteurs planaires originaires des Plans de la Roue ancienne ont cependant accumulés des connaissances conséquentes, et organisent régulièrement des expéditions au sein des forêts minérales, ramenant des pierres vivantes particulièrement prisées en certains lieux.

Cultures : Les actuels habitants d’Atlan, les Atlan’Kunduur, furent jadis des serviteurs de la puissante magiocratie Atlan’nuruu. Leur lointain passé n’est fait que de légendes et nul ne se souvient du règne des maîtres disparus.

Les Atlan’Kunduur sont nés de nombreux métissages entre plusieurs espèces du Plan Quasi-élémentaire du Minéral et d’autres capturées à travers les Sphères de la Roue Atlan’naridh. Des fresques anciennes montrent clairement que l’apparence des Atlan’Kunduur évolua grandement, pratiquement toutes les dix générations. D’un peuple adapté aux durs labeurs, ceux qui vivent à la surface de l’actuelle Atlan ont développés des traits liés aux délicates récoltes de minéraux vivants.

Les Atlan’Kunduur vivent en petites communautés d’une centaine d’individus, au sein de cités en ruines des Atlan’nuruu. Leur société est dominée par le culte du Sidawn Atlan, dont les rituels sont pratiqués au sein des anciens temples. Trois prêtres, les Saw’lan, dirigent la communauté en faisant respecter de nombreuses lois divines, dont la plupart ne sont que les déformations de l’antique religion. Le Saw’dran est le guérisseur de la communauté, il ou le plus souvent elle veille au bien-être de la tribu et à également en charge les unions avec d’autres lignées. Le Saw’vran dirige et forme les chasseurs protégeant la communauté. Il entretient également l’artisanat tribal et recherche activement des techniques anciennes permettant de disposer des meilleures armes et cristaux. Le Saw’tran est le gardien des rituels mystiques anciens et des liturgies Sidawn. Souvent comptant parmi les anciens de la tribu, il est également l’arbitre de tous les litiges, et le porte-parole de la communauté.

Les Atlan’Kunduur savent cultiver de nombreuses variétés de cristaux vivants, mais ne ressentent pas le besoin de bâtir durablement grâce à ces derniers, tout au plus, certaines tribus renforcent des bâtiments anciens. Ils chassent pour se défendre des prédateurs particulièrement nombreux, leurs besoins vitaux se résumant à des périodes de repos durant lesquelles ils absorbent le rayonnement solaire. C’est la combinaison des énergies de Kalvaan et du champ magique planétaire qui confère aux Atlan’Kunduur une longévité considérable. En dehors de leur monde, ils perdent rapidement leurs pouvoirs et commencent à se désagréger. De fait, contrairement à leurs anciens maîtres, ils ne sont pas de grands explorateurs.

Les Atlan’Kunduur ont conservés des connaissances anciennes et en font parfois le négoce avec des voyageurs parvenant jusqu’à eux. Ils maîtrisent une forme de magie profane basée sur la manipulation des cristaux vivants, mais usent de ce pouvoir de manière intuitive. Les plus anciens savent cependant où se trouvent les caches des mages Atlan’nuruu, et ont conscience de la valeur des reliques qui s’y trouvent.

Sites notables : Atlan est un monde évoluant sur un rythme minéral, les changements y sont rares et prennent des millénaires. Les peuples anciens qui vécurent à sa surface ne laissèrent pratiquement aucune trace, et même les Reigar, qui nommèrent ce monde Evereedh, firent le choix de ne pas témoigner de leur passage comme à l’accoutumée.

Bien entendu, les Atlan’nuruu se montrèrent plus démonstratifs que leurs prédécesseurs. Ils cultivèrent certaines variétés de minéraux vivants, afin de les transformer en magnifiques bâtiments d’un seul bloc. Leurs métropoles devinrent de véritables entités douées de conscience et même après la disparition des derniers Atlan’nuruu, leurs villes continuèrent à pousser.

Ak’lan’a’Uruun fut connue en son temps comme la Cité de la pureté minérale. Un titre mérité grâce à ses puits plongeant au cœur du monde, et où un singulier magma en fusion pouvait magnifier les pierres les plus vulgaires. La métropole à son apogée abritait cinq cent mille habitants, dont un bon tiers était des mages étudiant les mystères du règne minéral.

Comme beaucoup d’autres, Ak’lan’a’Uruun fut déchirée par les luttes intestines opposant magiocrates et fanatiques du culte du Sidawn Atlan. Les champs de ruines qui subsistent témoignent encore de l’ampleur et de la violence des batailles.

Ce qui marque en observant les vestiges de la cité, ce sont les grands espaces qui existaient en son cœur. Là poussaient des forêts aux troncs cristallines, et sur lesquels pouvaient éclore des grappes de gemmes scintillantes. Les différents seigneurs qui se succédèrent à la tête de la cité encouragèrent le développement de véritables bosquets imprégnés de magie minérale. Plusieurs dalles brisées sont encore marquées de textes anciens mentionnant les noms d’artefacts légendaires qui furent élaborés à partir des Bosquets d’Ak’lan’a’Uruun.

Odran

La lune est un éclat de cristal écarlate dans lequel subsistent quelques cavernes possédant une atmosphère respirable, tout du moins pour les anciens Atlan’nuruu. A l’apogée de l’antique civilisation, des pèlerins aménagèrent un grand temple en l’honneur d’Od. A partir de là, ils creusèrent une véritable forteresse à partir de laquelle ils purent ensuite comploter contre les mages sur Atlan.

Rien ne subsiste du temple voué à Od, le cristal semble avoir fondu sous l’effet d’un prodigieux déchaînement d’énergie, mais plusieurs cavernes au cœur de la lune renferment encore des structures où les fidèles ont gravés des fresques narrant leurs exploits. Grâce à ces représentations, il est possible de retrouver des sites anciens où furent abandonnées de nombreuses reliques Atlan’nuruu.

Kevran

Le planétoïde cristallin aux teintes sombres est un sanctuaire du culte consacré à Kev, la Puissance de la discipline et de la guerre. Dotée d’une atmosphère saturée de soufre, la lune de Kevran est recouverte par une épaisse forêt minérale où prolifèrent de dangereux prédateurs nés dans les ceintures d’astéroïdes de la Sphère de Razazuu.

La forêt était jadis un lieu d’initiation pour les plus braves guerriers Atlan’nuruu. De terribles monstres étaient élevés là par les prêtres, puis lancés contre les combattants désireux de prouver leur valeur. En des temps plus anciens encore, c’étaient les seigneurs des premiers clans qui venaient sur Kevran, par le biais d’un portail dimensionnel, affronter de mystérieuses créatures cristallines, dont les représentations gravées dans certains troncs pétrifiés frappent par leur ressemblance avec certaines entités démoniaques.

Lutran

Guère plus qu’un débris de cristal dans le ciel d’Atlan, la lune autrefois surnommé l’Echarde mystique fut le siège de nombreux conseils de la magiocratie Atlan’nuruu. Concentrant dans ses strates le rayonnement solaire, le planétoïde attira très tôt de nombreux magiciens, qui érigèrent de grands sanctuaires, avant d’unir leurs ressources pour fonder la cité de Lu’nak’a’Luruun, la Cité des échardes.

Là encore, les déprédations sont telles que plus rien ne subsiste à la surface de Lutran. Mais les sous-sols sont toujours occupés par bien des niveaux souterrains, formant un formidable donjon où attendent encore bien des richesses de l’antique magiocratie.

Partaï aux Dômes flamboyants

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 722km)

Rotation : 78 heures

Révolution : 458 jours

Lunes : Paranaï

Population : 581 476 Kosalaan

Trame magique : Tellur resserrée, magie profane dominante

La planète Partaï est une boule de lave en fusion, où émergent encore quelques massifs rocheux supportant des cités de métal. Des chaînes volcaniques très actives depuis deux siècles ne cessent de libérer des torrents de magma qui forment de grands océans, séparés par des reliefs éphémères formés de lave solidifiée.

L’atmosphère est saturée de scories et de vapeurs toxiques, même le soleil rouge est rarement visible dans le ciel, masqué par d’épais nuages de cendre. A la surface, seules les régions entourant les quelques métropoles accrochées aux pics rocheux possèdent une atmosphère respirable, engendrée par la présence de vortex élémentaires.

La faune originale a été supplantée par celle du Plan Para-élémentaire du Magma, et se résume essentiellement à des groupes de drakes agressifs.

Port d’accueil : Les différentes cultures qui se succédèrent en des temps plus cléments ne se tournèrent que rarement vers l’Espace sauvage, la plupart étaient nées dans les Plans Primordiaux. Avec le déchaînement des éruptions volcaniques qui recouvrirent l’essentiel des terres de Partaï, les opportunités pour des voyageurs parvenant à traverser indemnes l’atmosphère surchauffée du monde se sont encore réduites.

Les Kosalaan disposent de quelques connaissances liées au spelljamming, et les Cités-Etats les plus tolérantes pourront accueillir des voyageurs célestes. Mais l’espace est réduit dans les vieilles métropoles, et seuls des navires de faible tonnage pourront envisager de se poser à l’abri des scories incandescentes et du magma qui dévore sans cesse la roche.

Ressources : La planète n’offre que peu de ressources à sa population déclinante. Quelques filons de minerais rares subsistent, une douzaine d’espèces végétales se nourrissant de soufre ont été semées dans de profondes cavernes, formant la base de l’alimentation Kosalaan, et la chasse aux drakes est une importante occupation des peuplades de Partaï.

Ce monde est surtout connu pour ses connaissances mystiques, inscrites dans les murs et les dômes métalliques de ses métropoles. Le Kos’almash’nyeratu était en effet renommé pour ses traditions magiques nées durant la Grande Conjonction des Plans, et qui combinaient forces élémentaires et connaissances Reigar. Les sorciers Kosalaan sont désormais peu nombreux, leur savoir va en s’amoindrissant, mais les grandes dalles forgées à l’arrivée de leur peuple sur Partaï se dressent toujours au cœur des métropoles aux dômes flamboyants.

Carapace glo’taan [Altération, Nécromancie]

Sort de magicien du 3ème niveau

Portée :

Toucher

Composantes :

V, S

Durée :

1 rounds/ niveau

Temps d’incantation :

5

Zone d’effet :

Une créature

Jet de sauvegarde

Aucun

Le glo’taan est un organisme rudimentaire semblable à un amas corallien se nourrissant de magma. Les Reigar furent les premiers à lui trouver un usage pratique, et les sorciers Kosalaan poursuivirent l’œuvre de leurs prédécesseurs.

En sacrifiant l’essence vitale du glo’taan, le mage peut en faire une armure organique recouvrant le torse d’une créature de taille M. La Carapace glo’taan confère une classe d’armure physique de 4 durant 3 rounds, de 5 durant 4 rounds, et de 6 jusqu’à expiration du sort.

Les adversaires cherchant à combattre au corps à corps le porteur de la Carapace découvriront que cette dernière est brûlante, infligeant 1d3 points de dégâts au contact.

Arche magmatique [Enchantement, Dimensionnalisme]

Sort de magicien du 5ème niveau

Portée :

30m

Composantes :

V, S, M

Durée :

1d4 rounds

Temps d’incantation :

8

Zone d’effet :

Spéciale

Jet de sauvegarde

Aucun

En interprétant des écrits laissés par les Reigar concernant la création de passages dimensionnels interplanétaires, les sorciers Kosalaan parvinrent à élaborer un moyen pratique de voyager à l’échelle planétaire.

L’Arche magmatique puise dans l’énergie du Magma, abondante sur Partaï, pour soutenir une incantation dimensionnaliste permettant de relier deux points connus par le magicien, sans contrainte de distance sur un même monde. Les points d’entrée et de sortie sont constitués de magma liquide qui se solidifie et se brise à expiration du sort. Ceux qui traversent entre temps se voient brièvement recouvert de la dangereuse matière, inoffensive cependant pendant la durée du sort, et s’effritant en un round. Les voyageurs émergeant d’une Arche sont cependant bien transformés en statues de lave solidifiée durant ce laps de temps.

Renforcement magmatique de Jinoï [Enchantement, Magma]

Sort de magicien du 5ème niveau

Portée :

Toucher

Composantes :

V, S, M

Durée :

1 heure/ niveau

Temps d’incantation :

8

Zone d’effet :

Une créature

Jet de sauvegarde

Annule

Ce sort ne semble fonctionner que pour les créatures liées au Magma, essentiellement les Kosalaan. Il fortifie les tatouages des différentes castes grâce à l’énergie para-élémentaire qui les fait rougeoyer durant la durée du sort.

Jinoï consacra son existence à rechercher un moyen de lier son peuple à son monde, son répertoire est fréquemment étudié par les sorciers Kosalaan qui trouvent là une source d’inspiration versatile et facile d’accès.

Castes Kosalaan

Effet renforcé

Ko’yamaï

La classe d’armure naturelle est majorée de 1d4 points, les griffes du Ko’yamaï infligent +1 point de dégâts.

Ko’jinaï

Les talents de roublards sont majorés de 1d4 x10% points à répartir le temps de la durée du sort.

Ko’sulaï

Les Points de magie sont comptés comme ceux d’un mage de 1d4 niveaux supérieurs.

Cultures : La civilisation des Salamandres Kosalaan se développa sur Partaï après la Grande Conjonction des Plans, et l’exode depuis le Plan Para-élémentaire du Magma.

Peu nombreux à l’origine, les Kosalaan trouvèrent le monde volcanique à leur goût, et consacrèrent beaucoup de temps à l’étude des Sept monolithes laissés là par les Reigar. Les connaissances anciennes furent retranscrites sur des dalles façonnées à partir d’alliages planaires amenés durant la migration, et la caste mystique Ko’sulaï prit ainsi le pouvoir pour de longs millénaires.

Les grandes plaines magmatiques se couvrent rapidement de métropoles forgées dans des métaux tirés de nombreuses mines polaires. Sans ennemis menaçant leur culture, les Kosalaan se tournent vers l’étude des forces magiques en s’inspirant des écrits Reigar. Ils deviennent également de grands artisans, et finissent par faire du négoce avec les peuples d’autres mondes volcaniques disséminés à travers les Anciens Domaines Reigar.

De par la réputation de leur espèce, les Kosalaan ne sont que rarement menacés, et les accès à leur monde restent bien protégés par de puissants rituels. A la fin du premier millénaire, le Kos’almash’nyeratu, la Coalition des esprits magmatiques, est fondé. Il s’agit d’un rassemblement des plus puissants Ko’sulaï, tous guides d’importantes communautés, qui décident de mettre en commun leurs ressources pour développer des Arches éthériques, en mesure de leur ouvrir à nouveau des passages vers les Plans Primordiaux. Il ne faut pas longtemps pour que les explorateurs Kosalaan ne rencontrent des émissaires du Mias’menh’Shaardh, l’Empire des deux Terres aux Cent volcans, qui est alors à son apogée, sous le contrôle des Tritons des flammes Suyanat. En pleine expansion, l’empire théocratique annexe le Kos’almash’nyeratu mais le culte des Trois flammes n’y trouve pratiquement aucun adeptes à convertir. Les Kosalaan trouvent rapidement leur place en tant que conseillers auprès des conquérants planaires, et se lient d’amitié avec les Baram’En’Shaardh.

Bien que membres du Mias’menh’Shaardh durant plusieurs siècles, les Salamandres de Partaï conservent leurs propres territoires planaires, dans les plus chaudes régions du Plan Para-élémentaire du Magma. Ils ne s’aventurent guère à travers le vaste empire, mais assimilent de nouvelles connaissances mystiques. Les Ko’sulaï s’intéressent brièvement aux formes magiques en usage à travers les Sphères Connues, et complètent leur savoir lié aux anciens Reigar.

Nul ne sait comment naquit la Terrible vague magmatique, mais le phénomène survint soudainement, sans que quiconque ne puisse donner l’alarme. En quelques jours, un raz-de-marée engloutie les plaines de Partaï, recouvrant l’essentiel de la civilisation Kosalaan. Seules les métropoles bâties en altitude résistent ensuite aux éruptions qui provoquent séismes sur séismes. De plusieurs millions, la population se réduit à quelques centaines de milliers. La plupart fuient à travers les Arches éthériques, mais le bouleversement planétaire rompt tous les liens planaires, tuant encore de nombreux Kosalaan.

Ceux qui survivent peinent à se lier de nouveau à la trame magique endommagée de leur monde, beaucoup de bâtiments étaient imprégnés de magie élémentaire et basculent, parfois dans le vide, parfois dans d’autres dimensions. Les Ko’sulaï ne sont plus en mesure de régner et deviennent des gardiens des anciennes connaissances, espérant que leurs pouvoirs reviendront rapidement.

Et tandis que la société Kosalaan se reconstruit autour de petites Cités-Etats, une nouvelle menace s’abat sur Partaï. Les Grandes Enclaves Illithid ont trouvées un moyen d’envahir les Anciens Domaines Reigar et frappent durement de nombreuses planètes. Une flotte Yonoruu prend le contrôle du système de Notaï-Kossut et le Shuunaroon Yevlirth Kwelv s’intéresse vivement aux Arches éthériques ainsi qu’aux mystères hérités des Reigar.

Pour la première fois dans l’Histoire de Partaï, la caste guerrière des Ko’yamaï parvient à faire taire ses dissensions ancestrales. Plusieurs héros parmi les Salamandres se dressent face aux Illithid qui entament la Guerre des champs de lave. Plusieurs cités Kosalaan sont détruites, mais après quelques décennies de lutte, les puissants guerriers parviennent à repousser l’envahisseur, grâce au soutien des sorciers Ko’sulaï, qui voient revenir leurs pouvoirs.

De nouvelles Arches éthériques sont façonnées, et des émissaires sont envoyés dans le Mias’menh’Shaardh afin de renouer les anciennes alliances. La culture des Cités-Etats reste cependant la norme parmi les Salamandres de Partaï, qui sont désormais connues pour leur grandeur passée.

La Cité-Etat Kosalaan contemporaine étend son influence sur un massif rocheux émergeant des coulées de magma, mais dont la superficie va en se réduisant. A terme, les Salamandres savent devoir abandonner leur monde pour retourner dans les Plans Primordiaux.

Outre la métropole centrale, l’autorité émanant d’une Cité-Etat s’applique également à tous les comptoirs et communautés existant sur le même massif. Depuis la fin de la Guerre des champs de lave, les Ko’sulaï, bien que majoritaires de nouveaux, partagent leur pouvoir avec des représentants d’autres castes. Le Komajanaan est un conseil rassemblant de six à douze membres, des personnalités ayant une influence publique. Les sorciers prédominent encore, mais au moins deux métropoles sont dominées par des guerriers de la caste Ko’yamaï, et une autre, dévastée par les Illithid, est reconstruite par les membres de la caste des marchands Ko’jinaï.

Agencée autour de grands quartiers séparant les différentes castes de leur société, les Kosalaan n’utilisent pratiquement pas la pierre et favorisent les alliages métalliques. Les artères à ciel ouvert sont rares, et tous les bâtiments sont interconnectés par des voies couvertes. Les Salamandres de Partaï restent connues pour leurs nombreux dômes recouverts par de magnifiques mosaïques faites de dalles en verre multicolore. Demeures des Ko’sulaï, ces édifices sont imprégnés par une magie ancienne et flamboient intensément, indiquant la puissance de leur habitant.

Depuis le retour des Kosalaan au sein de l’Empire des deux Terres aux Cent volcans, chaque quartier se voit doté d’une chapelle consacrée au culte des Trois flammes, où officient des prêtres Suyanat. Peu de Salamandres viennent accomplir leurs dévotions, mais l’alliance entre les Ko’sulaï et le clergé est également politique, avec une participation active des premiers dans l’expansion planaire du Mias’menh’Shaardh, en échange d’importantes ressources en provenance de toutes les régions sous domination impériale.

Une Cité-Etat Kosalaan dispose de cavernes où sont cultivées des espèces végétales comestibles pour les Salamandres. Ce sont de véritables dédales plongeant loin sous la surface, au plus près de la chaleur du magma, et c’est en ces lieux que viennent vivre les sans-castes, des individus atteint de difformités, ou ayant commis de graves crimes. En échange de l’approvisionnement des quartiers supérieurs, ces parias reçoivent de quoi vivre dans les ténèbres et ont su préserver leur propre société, en parallèle de celle des castes.

Les Ko’yamaï forment une armée en charge de défendre la cité et protéger ses ressources. Guerriers redoutables formés au maniement des armes traditionnelles Kosalaan, ils sont structurés en familles cherchant à imposer des styles martiaux ancestraux. Avec le temps, et depuis les alliances face aux Illithid, les anciennes querelles se sont atténuées, et tous les Ko’yamaï d’une même Cité-Etat luttent désormais pour imposer leur vision du pouvoir aux autres castes. Du fait de leur puissance individuelle, les guerriers ne constituent pas de grandes armées, mais plutôt de petits groupes d’élites, qui offrent parfois leurs talents ailleurs dans le Mias’menh’Shaardh.

Par nécessité, chaque Cité-Etat possède son propre zocalo, bâtit au milieu du quartier Ko’jinaï, avec un large accès à l’Arche éthérique. Les Kosalaan ont su préserver leur maîtrise de la ferronnerie et font du négoce avec de nombreux peuples planaires. Le troc reste le principal moyen de mener des échanges au sein de la culture des Salamandres de Partaï, qui font néanmoins également usage des différentes monnaies en usage au sein de l’Empire des deux Terres aux Cent volcans.

Les Ko’jinaï sont les plus actifs dans la préparation d’un nouvel exode vers les Plans Primordiaux. Pragmatiques et ayant pour beaucoup conservés leur inclinaison à faire le Mal, ils ont adoptés les mœurs esclavagistes des Tritons des flammes mais cantonnent leurs moissons d’infortunées créatures à des comptoirs planaires. Durant l’occupation Illithid, ce furent eux qui collaborèrent afin d’épargner leur propre peuple, et en fournissant de nombreux esclaves qu’ils sacrifièrent sans remord.

Sites notables : Partaï est un monde de magma en fusion, où seules quelques communautés de Salamandres subsistent. Rien n’a réchappé à plusieurs siècles d’éruptions volcaniques se succédant à un rythme effréné. Les Dômes flamboyants des Kosalaan attirent cependant les quelques voyageurs s’égarant dans la fournaise qu’est ce monde.

Ko-laat est une Cité-Etat traditionnelle de la culture des Salamandres de Partaï. Elle abrite une population totale de soixante milliers d’individus, pour moitié liés à la caste Ko’sulaï. Connue pour ses fontaines de magma forgées dans des alliages magiques hérités du savoir Reigar, Ko-laat est une magiocratie où prédominent les adeptes de l’école dimensionnaliste. La grande Arche éthérique de No’kataam est une imposante construction métallique ciselée de glyphes par milliers, et se dressant sur un plateau surplombant la cité. Les voyageurs transitant par ce passage planaire se retrouvent face à une galerie s’enfonçant dans une falaise, et dont le pourtour a été sculpté de nombreux visages de monstres légendaires du Plan Para-élémentaire du Magma. Une chaussée souterraine serpente ensuite entre les cavernes du quartier marchand, puis aboutie en contrebas, sur un autre plateau où se dressent les bâtisses du quartier des Ko’sulaï. Une quinzaine de dômes aux merveilleuses mosaïques cristallines formes une vue saisissante et indiquent que la cité compte parmi les plus puissantes sur Partaï.

Encore en contrebas se trouve les baraquements du quartier Ko’yamaï, à partir desquels rayonnent plusieurs pistes reliant la cité aux avant-postes où les guerriers préfèrent vivre.

Le Komajanaan de Ko-laat est dominé par huit membres de la caste des sorciers, pour seulement deux marchands et deux guerriers. La Cité-Etat est clairement tournée vers la recherche de connaissances mystiques, et les Ko’jinaï entretiennent plusieurs auberges où des Arpenteurs planaires peuvent être engagés afin de ramener artefacts et grimoires aux nombreux sorciers Kosalaan.

Comme partout ailleurs sur Partaï, chacune des castes s’occupe de ses propres affaires et n’a que peu d’interactions avec les membres des autres. Les habituelles tensions sont cependant bien moins perceptibles dans Ko-laat, où les perspectives d’obtenir pouvoir et influence sont nombreuses, rendues possibles par la réputation des sorciers Ko’sulaï.

Paranaï

La petite lune de Partaï est un océan de magma recouvert par une couche de lave solidifiée. Il n’existe aucun relief sur cet astre, dont l’atmosphère s’avère un peu plus respirable que sur la planète proche.

Les Kosalaan ont explorés les lieux plusieurs siècles auparavant, mais sans trouver d’utilité au planétoïde. Paranaï est cependant peuplée, malgré son environnement hostile, les descendants d’une Enclave Illithid, jadis vassale des Yonoruu, ont su prospérer à bord d’un monstrueux Kraken, un ancien vaisseau de commandement survolant désormais la surface de la lune de magma.

Les Flagelleurs mentaux de l’Enclave Shaltaruu sont encore une centaine à bord du Yanath-Sularoo, ils se consacrent à l’étude des connaissances pillées dans les métropoles Kosalaan. Trop peu puissants pour oser menacer les habitants de Partaï, les Illithid ne représentent pas une menace immédiate pour les Salamandres, mais cherchent activement à s’emparer de territoires dans le système de Notaï-Kossut. Leur énorme vaisseau de guerre est en mesure de naviguer d’un monde à l’autre, mais sans un véritable Capitaine, l’équipage ne fait que se déchirer pour le pouvoir à bord.

Ku’noon des Moires Nielvosii

Ku'noon by derynnaythas

Les Ku’noon sont les descendants des mythiques Kusaari, une espèce saurienne native de la Sphère d’As’Kar. Tandis que leurs ancêtres partaient guerroyer à travers les Plans Primordiaux, les Ku’noon firent le choix de séjourner sur les îles rocailleuses, au coeur du Demi-plan des Moires Nielvosii. Grands explorateurs, ils fondèrent des haltes autour de ces passages planaires, et accueillent volontier les Arpenteurs des plans dans leurs communautés.

Les Voiles N’kaarii

L’étrange dimension des Voiles planaires de N’kaar apparaît aux arpenteurs comme un gigantesque labyrinthe aux parois cristallines et où sont disséminés de fines membranes diaphanes, permettant de se déplacer d’une région à l’autre de cette réalité.

Les lois planaires régnant en ce lieu ne sont guère différentes de celles des autres réalités As’karii, mais ceux qui viennent se perdre entre les Voiles N’kaarii recherchent le Cœur du Labyrinthe, un lieu où les énergies ondoyantes permettent d’accéder directement au Plan Astral, en des lieux connus des initiés comme les Sept Neldharii, dépouilles de Puissances anciennes et oubliées, sur lesquelles des temples As’karii auraient été fondés.

La dimension des Voiles n’offre que peu d’attrait pour les Arpenteurs planaires désireux de voyager à travers le Multivers. La complexité du dédale semble s’adapter à ses visiteurs, et pour ceux qui ont séjournés dans Sigil, la similitude avec les mortels châtiments de la Dame des douleurs est des plus désagréables.

Si la majorité des salles et couloirs donnent l’impression d’explorer un donjon souterrain, les Voiles N’kaarii n’en restent pas moins un véritable demi-plan, et nombreux sont les récits de voyageurs découvrant des lieux sans voûte, dominés par un vaste ciel sombre où scintillent d’étranges étoiles pourpres. D’autres parlent de canaux dans lesquels s’écoule une eau potable et glacée. Myolmo l’Acrobate, un Halfelin des Champs dorés affirme même que ce réseau permettrait de visiter tout un ensemble de salles inaccessibles par les galeries du dédale.

Natifs : Le labyrinthe des Voiles N’kaarii est en grande partie désertée, seul le Cœur est occupé par une peuplade établie à proximité des Voiles argentés. Humanoïdes aux traits reptiliens et aux orbites occupées par des cristaux scintillants, ils se désignent du nom de N’kaa’taal. Divisés en petites tribus d’une trentaine d’individus chacune, ces êtres auraient été exilés des mondes d’As’kar un millénaire auparavant et se seraient établis en ce lieu, non loin des énergies du Plan Astral.

Adorateurs de N’Kaar, les N’kaa’taal se désignent souvent du nom de Passeurs argentés. Arpenteurs astraux expérimentés, ils offrent leurs services en tant que guides vers les dépouilles colossales des Neldharii. Ennemis des Githyanki, les N’kaa’taal consacrent beaucoup de temps à masquer l’existence des accès vers les Voiles à leurs adversaires, ils protègent également les voyageurs empruntant les conduits astraux de tous les dangers pouvant s’abattre sur eux.

Bien qu’ils paraissent primitifs, les N’kaa’taal possèdent une très ancienne tradition picturale, expliquant le fait que leurs écailles soient couvertes par des textes finement gravés, formant un long récit mentionnant de nombreuses connaissances très avancées. Depuis leur venue dans la dimension des Voiles N’kaarii, les écritures N’kaa’taal sont tournées vers les récits des expéditions au sein du Plan Astral, les descriptions de lieux étranges au sein du labyrinthe ou les rencontres ayant marquées les tribus.

Cités : Il n’existe apparemment aucune métropole au sein des Voiles N’kaarii, bien que des mentions soient régulièrement faites concernant une cité accessible uniquement par certains Voiles arborant une teinte écarlate, très rares. Les N’kaa’taal mentionnent la ville sur leurs écailles gravées, la désignant du nom de N’sak’naat, la Cité du Voile argenté. Elle abriterait selon leurs légendes l’Œil droit du Dieu, une relique permettant de voir à travers tous les voiles séparant les réalités. Il est cependant impossible de dire si la métropole se trouve au sein des Voiles N’kaarii ou en un autre lieu du Multivers.

Rumeurs : Les Arpenteurs planaires sont peu nombreux à emprunter le labyrinthe façonné par N’Kaar, qui est réputé pour renfermer toutes les nuisances propres à un donjon du Plan Matériel Primaire, avec en prime les pièges magiques qu’une divinité maîtrisant les voyages dimensionnels peut élaborer. Il se dit cependant que le Passeur argenté aurait déposé sept fragments des Neldharii au sein de son dédale, puisant en eux de prodigieux pouvoirs, ravivant lentement leurs forces éteintes pour renforcer sa maîtrise des Voiles planaires.

Sites notables : La dimension As’karii des Voiles est un lieu bien moins ouvert sur le Multivers que ses contreparties, mais le labyrinthe attire toujours ceux qui recherchent la connaissance cachée. Les Arpenteurs planaires ont appris à s’orienter grâce à certains repères qui sont cherchés en priorité.

Le Marché ambulant des K’zynoï est une communauté de Gnomes Bytopiens ayant rallié par mégarde le labyrinthe de N’Kaar. Après quelques vaines tentatives pour en sortir, les ingénieux aventuriers décidèrent de s’établir en ce lieu étrange. Désormais liés depuis des générations aux forces régissant le labyrinthe, les K’zynoï peuvent s’orienter les yeux fermés et guider ceux qui les rencontrent. Faisant volontiers du troc, ils sont alliés aux N’kaa’taal mais évitent soigneusement les passages vers le Plan Astral, dimension avec laquelle ils n’ont aucune affinité.

Le Marché ambulant est composé d’une douzaine de chariots à bras, principales possessions pour la cinquantaine de Gnomes qui séjournent dans le labyrinthe. Ils contiennent une multitude de babioles et d’objets abandonnés par de précédents Arpenteurs. Les objets magiques côtoient les articles bon marché et les K’zynoï troc indifféremment leurs biens, en fonction de leurs interlocuteurs. La communauté est dirigée par Yoltonomoronth l’Ancien (Planaire Gnome Bytopien ♂/ Négociant de la Grande route 8/ Libre Ligue/ NB), un Gnome centenaire à la vitalité surprenante, arborant un bandeau de cuir sur l’œil gauche et appréciant de belles chansons, qu’il échange volontiers contre des objets. Les K’zynoï ont découverts il y a une décade un moyen de quitter le labyrinthe, mais préfèrent séjourner en ce lieu qu’ils connaissent à la perfection.

La Fontaine des Grimaçantes se trouve dans une salle à la voûte peinte d’une fresque montrant une bataille inconnue, opposant Yugoloth et Célestes arcadiens dans ce qui semble être les Gastes grises. Etrangement, les plus doctes individus férus d’Histoire planaire n’arrivent pas à situer cette bataille.

Accessible par pas moins de six couloirs, la Fontaine des Grimaçantes est une construction typique d’une architecture en vigueur dans les mondes d’As’kar, il y a cinq millénaires. Elle est ornée de sept visages démoniaques, marqués par d’inquiétants rictus. Une eau glacée mais potable jaillit de leur gueule. Les Arpenteurs planaires qui trouvent le chemin de la Fontaine savent devoir y amener un exemplaire d’une pièce antique de l’époque impériale Moktaï, une Siruni. Jeter cette pièce dans le bassin suscite un hurlement émanant des faces sculptées dans la pierre, puis un mot est murmuré dans la pièce. Ce mot s’avère avoir une importance capitale dans les prochaines heures pour l’aventurier.

Les Galeries assiégées sont disséminées à travers le labyrinthe, leurs parois cristallines laissent apercevoir un vaste néant extérieur, duquel surgissent régulièrement des hordes de monstruosités venant s’écraser contre les dalles, qui paraissent alors bien trop fragiles. Plusieurs récits concernant ces Galeries indiquent que des Voiles grisâtres se matérialisent parfois, laissant passer les créatures à l’intérieur.

Pour les plus sages, les passages sont liés via l’Astral à une région du Plan Matériel Primaire connue sous le nom de Sphères de l’Empire Lointain, un lieu servant aux entités du Royaume Lointain d’accès aux différentes réalités. Les abords des Galeries assiégées sont imprégnés par des forces étranges, qui peuvent distordre jusqu’aux énergies planaires du labyrinthe.

Phénomènes magiques : La réalité des Voiles N’kaarii est dominée par l’influence du Plan Astral, auquel la Puissance N’Kaar est rattachée. Les forces élémentaires sont amoindries tandis que la magie basée sur l’esprit semble amplifiée. Le principal phénomène magique connu des Arpenteurs planaires est nommé le Murmure du Passeur. Il s’agit d’une brève fulgurance divinatoire se produisant au contact des parois cristallines, concernant l’individu et un évènement marquant dans les prochaines heures. Ce phénomène ne concerne cependant qu’une zone comprise entre deux Voiles, tout passage planaire semblant neutraliser cette prémonition des plus utiles.

N’Kaar, le Passeur argenté

Puissance mineure de l’Outreterre, NB

Domaines de prédilection: Astral, Portails, Ascension.

Autres incarnations : N’kon’Oorith était une Puissance mineure liée aux conduits astraux durant l’Âge des Conquérants, divinité de la mort guidant les esclaves des Sorciers vers une vie plus apaisée au sein des Plans de la Roue ancienne, il fut une Puissance planaire importante dans les communautés du Moyeu, jusqu’au Grand Soulèvement, après lequel ses fidèles se tournèrent vers des divinités liées à la Vie. N’Kaar rencontra la déité durant ses périples dans l’Astral, alors qu’il n’était encore qu’une Puissance-à-venir. Les évènements restent flous, mais il s’appropria les pouvoirs de N’kon’Oorith, et adopte encore la forme incarnée de cette Puissance, un Saurien aux écailles noires, arborant une cape déchiquetée faite de filaments argentés.

Royaume planaire: Bien que l’on suppose que le Passeur argenté occupe le lieu qu’il a façonné par sa volonté, son véritable Royaume est la Grande Porte, l’ancien domaine planaire d’Aoskar. Depuis que les Puissances Sokaarii se sont regroupées en Outreterre, N’Kaar préfère s’isoler au sein de la dimension des Voiles, étudiant les étranges forces du Plan Astral et cherchant à y posséder quelque influence.

Alliés divins : Comme les autres Puissances Sokaarii, N’Kaar est un dieu opportuniste avant tout, et le jeu de ses alliances évolue sans cesse en fonction de prophéties et d’intrigues ambitieuses. Il a pris la place d’Oorohn, le Guide des Âmes qui fut terrassé en son temps par huit Balors, les Terribles lacérateurs divins, et les anciens pactes de celui-ci sont toujours en vigueur. N’Kaar est donc allié avec Célestian et a développé une entente cordiale avec Anubis. Parmi les Sokaarii, il collabore fréquemment avec Nielvos, sans pour autant faire confiance avec l’étrange divinité élémentaire.

Ennemis divins : En tant que divinité contemplative, N’Kaar n’a que peu d’occasions de se faire des ennemis. Son lien avec Aoskar en fait toutefois une cible pour toute Puissance cherchant à étendre son influence à travers les Plans d’existence. Régulièrement, d’ambitieuses divinités du Plan Matériel Primaire cherchent donc à lui nuire afin de s’approprier son savoir sur l’Astral et les Possibilités.

Symbole : L’étoile à dix branches Sokaarii reste un symbole commun à toutes les Puissances Sokaarii, celle représentant le culte de N’Kaar est teintée d’argent.

Avatars connus : Etrangement, N’Kaar favorise toujours la forme ancienne de son prédécesseur, N’kon’Oorit. Il se manifeste rarement aux fidèles, mais exclusivement sous l’apparence d’un Saurien à l’allure inquiétante.

Culte : A l’exception de quelques congrégations disséminées à travers l’Outreterre et le Plan Astral, la majorité des fidèles du Passeur argenté sont rassemblés au sein des Voiles N’kaarii. Tous les N’kaa’taal sont des adeptes du dieu, et ceux qui meurent en son nom adoptent la forme de Suppliants au sein de la Grande Porte.

Au sein de la Sphère d’As’kar, le culte de N’Kaar se résume également à quelques chapelles isolées loin des grandes métropoles, et ce sont le plus souvent des monastères fermés aux non-initiés, renfermant des textes sacrés très anciens, souvent liés à l’Ascension.

Dogme : N’Kaar est un dieu patient, tourné vers la méditation contemplative et l’étude des grands principes planaires. Il encourage ses fidèles à suivre les traditions anciennes tout en les exhortant à suivre les nombreuses voies menant à l’Ascension.

Sacerdoce : La quête perpétuelle de connaissances est la principale motivation des fidèles du Passeur argenté, ses Prêtres se consacrent au maintien des traditions ainsi qu’à leur cryptage, afin que les rituels de l’Ascension ne soient pas aisément accessibles.

Lieu de culte : Le monastère de Projion, sur le monde d’O’kaan, est connu pour sa bibliothèque abritant un vaste savoir sur l’Ascension et les moyens de l’accomplir. Cette connaissance lui valut d’être maintes fois assiégé, mais les moines purent toujours compter sur leur divinité pour leur envoyer de grands héros afin de défendre les anciens manuscrits. Le monastère est une véritable forteresse, protégeant un dédale mortel aménagé dans son sous-sol. Plusieurs passages dimensionnels permettent de rallier les autres mondes des Anciens Domaines Reigar, et au moins un Voile planaire relie Projion au domaine divin.

Ordres affiliés : N’Kaar n’encourage pas la voie des armes, et aucun ordre templier n’existe donc au sein de son culte.

Kanu’Kamha, les Sanctuaires oubliés

astroid_field_by_alexlinde-d53m2u3Asteroid field par Alexlinde

 

Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majorité de Taille C

Rotation: Aucune

Révolution: 68 jours

Lunes: Aucune

Population: 753 486 Nazakad, 458 211 Korok

Trame magique: Diffuse, magie profane dominante (Géomancie Iakad)

Kanu’Kamha est une ceinture aux astéroïdes toujours recouverts d’une flore argentées, dotés d’une atmosphère et porteurs de nombreuses formes de vie. Berceau de la culture ancienne des At’uru, ses nombreux planétoïdes ont récemment été reconquit par certains peuples membres du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Sanctuaires oubliés sont au cœur de grandes métropoles partiellement restaurées, mais la luxuriante végétation recouvre encore une bonne part des territoires anciens.

L’intense rayonnement solaire provoque souvent des incendies, heureusement localisés sur un corps rocheux ou un autre. Les nappes phréatiques étant peu nombreuses, il est impossible de contenir ces catastrophes, qui forment de scintillants brasiers au sein du Vide. Mais les énergies solaires accélèrent également le processus de régénération végétale, et il ne faut que quelques mois pour retrouver un épais tapis de plantes argentées.

Ports d’accueil: Les Nazakad qui ont colonisés les planétoïdes de Kanu’Kamha sont avant tout des indépendantistes farouches, encore liés à leurs frères et sœurs du Vordok-Nataak, mais se faisant violence pour respecter la Loi de la Roche sombre, la parole des conquérants Dao. Fort heureusement, la ceinture d’astéroïdes n’est guère un environnement favorable pour les puissants seigneurs de la Terre, et seuls les communautés Korok respectent les lois en vigueur dans le reste du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Arches éthériques sont rares, et les Nazakad n’en font pratiquement jamais usage, leur préférant Citadelles et Bastions qui sont ici un lien vital entre les communautés. La plupart de ces spelljammers appartiennent toujours au Vordok-Nataak, mais des modèles plus petits, exclusivement alimentés par la Géomancie Iakad, commencent à être taillés dans la roche chaude des planétoïdes de Kanu’Kamha.

Le principal mouillage Nain de la ceinture d’astéroïdes se nomme Grand-Guerrier, Arm-Nakad, en Nazakad. La cité abrite cinq milliers d’individus, majoritairement de la caste Nakad et natifs pour la plupart du Tarlat-Talnaak. Les chefs des plus anciennes lignées guerrières de ce royaume se retrouvèrent rapidement en ce lieu, afin de contester ouvertement la politique menée par les marchands de la caste Rakad, majoritaire au sein du Royaume des Fosses profondes. La cité portuaire regroupe douze Citadelles et a dépensé d’importantes sommes de Czik, la monnaie en vigueur au sein du Kotorok-Bal’Nahuum, afin de tailler dix Bastions pouvant former une redoutable défense autour de Grand-Guerrier. Mais bien que la métropole soit un foyer de sédition sur le point d’exploser, les marchands du Tarlat-Talnaak maintiennent un grand zocalo faisant la renommée de la colonie. Les intrigues vont bon train dans les murs de la prospère cité, et tous les voyageurs s’acquittant des taxes portuaires sont rapidement impliqués par les négociants Nazakad cherchant à miner les efforts de la caste guerrière.

Ressources: Kanu’Kamha est principalement connue pour ses jungles recouvrant de nombreux planétoïdes, et n’ayant plus été approchées depuis le début de l’Âge des Prétendants. La flore endémique de cette région est connue depuis fort longtemps et attire des voyageurs de toutes les Sphères Connues. Une multitude de plantes étaient en effet employées par les vassaux des At’uru afin de soigner rapidement les combattants, mais également afin d’entreprendre de longs périples à travers de singulières dimensions, les Trames d’Onéir, réputées pour avoir favorisé l’éclosion de la puissante culture At’uru.

Les actuels colons Nazakad n’ont que faire de la richesse végétale de leur environnement, mais quelques Korok ont compris que les essences endémiques du Kanu’Kamha

Cultures: De nombreuses ruines At’uru témoignent encore de la vigueur de cette brillante civilisation ancienne, et malgré la prolifération des jungles à la surface des planétoïdes du Kanu’Kamha, de nombreux sites ont été choisis par les Nazakad pour servir de fondations à leurs propres métropoles. La ceinture d’astéroïdes est désormais une frontière, où se regroupent contestataires et séditieux. De nombreux groupes de Nains natifs de Vordoo, le monde le plus proche, ont migrés plutôt que de subir le joug des Dao et leur Loi de la Roche sombre. Les Korok pour leur part, viennent dans cette région en espérant pouvoir fonder de nouvelles enclaves, mais restent loyaux au Kotorok-Bal’Nahuum.

Quels que soient leurs motivations, les habitants actuels du Kanu’Kamha ont tous conscience de vivre en marge de l’Empire des Sombres fosses et ont développés des cultures en passe de s’affranchir des traditions imposées par les Dao.

Parmi les Nazakad, l’influence des différents royaumes du Vordok-Nataak pèse encore sur les communautés éparpillées à travers les planétoïdes. Les Nains de Vordoo ont fondés de grandes métropoles sur les ruines At’uru, mais ce sont pour la plupart de simples comptoirs commerciaux pour les nations-mères, qui se contentent de prélever taxes et ressources locales. Avec leur trame magique diffuse, les planétoïdes du Kanu’Kamha ne peuvent soutenir d’Arches éthériques, et le spelljamming reste donc le principal moyen de se déplacer à travers la ceinture et le reste du système de Nislaam. Aucune véritable culture ne s’est encore distinguée, mais les colons en provenance du Tarlat-Talnaak affirment clairement des idées d’indépendance, refusant la suprématie de la caste Rakad, et pour certaines communautés, allant même jusqu’à remettre en question la notion d’esclavage. Une toute jeune alliance de Cités-Etats est en train de se former autour de cette contestation, elle ne porte encore aucun nom officiel, mais ses détracteurs sur Vordoo la désignent comme étant la Kanaral-Kamtaar, ou la Grande sédition des colonies solaires. Les cinq métropoles sont dominées par les castes rivales de celle des marchands Rakad, et parviennent à s’allier pour résister aux manigances des seigneurs du Tarlat-Talnaak. Bien qu’informelle, cette alliance amène de profondes transformations au sein de la société Nazakad. Outre le grand port spatial de Arm-Nakad, les Cités-Etats de Nazakard, de Porl-Kanuru, de Tar-Tanlam et de Tar-Karaad constituent bien un changement notable avec le reste de la civilisation Nazakad au sein du Kotorok-Bal’Nahuum.

Le port de Grand-Guerrier abrite l’ensemble des contestataires de la caste Nakad du Tarlat-Talnaak, Nazakard est pour sa part une métropole de trois milliers d’individus, presque tous liés à la caste Dakad. Bien que des liens se soient créés avec le Culte de Sunnis et le royaume du Ord-Tamaak, les Nazakad de cette cité se sont depuis peu tournés vers l’Idolâtrie minérale du Labyrinthe. Bien que ce culte soit généralement considéré comme une secte sans guère d’influence, bien des fidèles rejoignent ses rangs afin de s’opposer à l’autorité des Dao. Un grand temple est bâtie au cœur de Nazakard et une congrégation d’une centaine de fidèles arpente sans fin le mystérieux labyrinthe sacré, aménagé au sein des ruines d’un grand sanctuaire At’uru.

Le mouvement religieux attire des représentants de tous les peuples de l’Empire des Sombres fosses, et si les Nains de la caste Dakad restent les plus nombreux, des étrangers affichant ouvertement des pouvoirs liés aux Voies de l’Esprit se manifestent également, combinant des capacités rares dans le Kotorok-Bal’Nahuum avec les dons liés à l’Idolâtrie.

Porl-Kanuru est une autre métropole liée au Tarlat-Talnaak. La scission envers les vieux royaumes nains de Vordoo s’opère ici au niveau du sang. Les Rakad règnent en effet sur cette métropole de deux milliers d’habitants, mais ce sont tous les rejetons non désirés de puissants seigneurs du Royaume des Fosses profondes. Les négociants de Porl-Kanuru ont fait de leur cité le cœur d’un réseau de petits comptoirs disséminés à travers tout le Kanu’Kamha, en limitant l’usage des esclaves pour favoriser les aventuriers de leur peuple. Un Conseil des Rakaralm, les Ambitieux, se réunit afin de régler les affaires courantes de la cité, chacun investi une partie de ses ressources pour entretenir une flotte commune ainsi qu’un zocalo fermé aux étrangers, mais accueillant tous les indépendants cherchant à faire affaire dans la ceinture d’astéroïdes. Porl-Kanuru est clairement l’incarnation d’un prochain changement au sein de la civilisation Nazakad, toutes les personnalités influentes du Kanu’Kamha se réunissent fréquemment dans les auberges et les palais des Rakaralm, afin de discuter d’un avenir possible loin du Vordok-Nataak.

Tar-Tanlam et de Tar-Karaad sont des cités portuaires de moindre importance, historiquement liées au Vord-Sanaak dont elles ont drainées les plus virulents ennemis de l’Empire des flammes couvées. Les deux métropoles sont extrêmement cosmopolites et abritent aussi bien des Géomanciens Iakad que de redoutables Nakad du Royaume des flammes pétrifiées. Sans grande influence sur les forces s’exerçant à travers le Kanu’Kamha, les cultures locales entretiennent les traditions du royaume dont elles sont les vassales, et s’en prennent plutôt aux représentants du Vordok-Nataak, qui reflète la servitude envers les Dao. Bien d’autres enclaves Nazakad se déclarent depuis peu indépendantes, mais leurs traditions restent identiques à celles des royaumes du Vordok-Nataak dont leurs habitants sont originaires. Il est cependant certain que les prochaines générations, qui naîtront loin de Vordoo et du Kotorok-Bal’Nahuum, fonderont de nouvelles cultures.

Etonnement, malgré la trame magique diffuse et l’impossibilité de s’appuyer sur les Dao, la société Korok qui s’est développée en ce lieu prospère depuis plusieurs siècles. Historiquement liées au Korodomorm de Vordoo, les Korok’Kard ne sont cependant plus gouvernés par les Géomanciens Koyamadi, qui voient ici leurs pouvoirs particulièrement limités. A la place, les guerriers de la caste Kardany assurent la protection de leurs nombreuses communautés et veillent à faire respecter la Loi de la Roche sombre. La dizaine de métropoles bâties dans les entrailles de plusieurs gros planétoïdes voisins les uns des autres sont reliées entre elles par un réseau de vortex de Terre découvert par hasard et que les Géomanciens Koyamadi ont la charge d’entretenir.

Afin de maintenir l’autorité des Dao, un seigneur guerrier a été choisi pour régner sur l’ensemble des communautés Korok’Kard. Le Koro’nahamdaal est ainsi officiellement vassal du seigneur de la Fosse aux échardes, mais règne en fait sans partage sur une coalition informelle de cités et de communautés minières. De plus en plus fréquemment, le nom d’un royaume qui n’existe pas, le Grand Koranu, est murmuré, et même au sein de la Cours des Dao, le titre de Koro’nahamdaal est respecté.

Les Korok’Kard font du négoce avec les Nazakad de Kanu’Kamha, ils ont cependant aménagés des zocalo isolés du reste de leurs cités, afin que les populations locales, et surtout leurs esclaves, ne subissent pas les idées indépendantistes de ces voisins gênant. Les membres éminents de la caste Kardany encouragent cependant un rapprochement militaire avec les Nains, car si les planétoïdes qu’ils occupent sont exempts de prédateurs menaçant leurs cités, les Korok’Kard se sont heurtés à des créatures nombreuses échappées des Sanctuaires oubliés, d’anciennes places mystiques des Reigar. Seuls et sans l’aide efficace de leurs Géomanciens, les Korok savent ne pas pouvoir contenir une attaque conséquente, et le Koro’nahamdaal cherche donc une solution diplomatique afin de pactiser avec les Nazakal, sans que l’influence de ces derniers ne vienne menacer le fragile équilibre de la société nouvelle qu’il tente de mettre en place.

Beaucoup de Korok’Kard se retrouvent au sein de la culture guerrière du Grand Koranu. De nouvelles traditions sont en train de naître, mais restent officieuses malgré leur large acceptation par l’ensemble de la population. Les Géomanciens Koyamadi ont acceptés leur position subalterne, et ceux qui font le choix de rester dans le Kanu’Kamha tendent à refuser la forte adversité au sein de leur caste, préférant se tourner vers l’étude de leur art dans un environnement pauvre en magie, mais renfermant de nombreuses connaissances des Anciens.

Cinq des plus grandes cités Korok’Kard ont formées des légions, les Koranu’sahaalm, qui sont destinés à servir loyalement les Dao au sein du Kanu’Kamha, mais qui jusqu’à maintenant ont été employées à garantir la sécurité dans les rues, et à imposer l’autorité des seigneurs Kardany. Ces légions représentent une force de cinquante milliers de combattants, et même les Dao cherchent une solution afin de pouvoir mobiliser les Koranu’sahaalm pour leurs campagnes planaires. En attendant, les guerriers incarnent la possibilité de voir naître officiellement le Grand Koranu.

Les esclaves des communautés Korok’Kard peuvent se considérer bien traités par leurs maîtres, qui ne peuvent compter sur un renouvellement régulier de leur main-d’œuvre. Des pactes de servitudes ont ainsi été instaurés, offrant aux esclaves leur liberté après un certain temps sous l’autorité d’un maître. Les cités Korok du Kanu’Kamha sont toutes dotées d’un Quartier des affranchis, où plusieurs générations se côtoient et vivent en faisant du négoce avec leurs anciens maîtres, ou en formant des milices soutenant les légions Koranu’sahaalm.

Sites notables: La ceinture d’astéroïdes proche du soleil blanc de Nislaam a été longtemps négligée par les peuples de l’Âge des Prétendants, et les colonies qui se développent depuis peu n’ont encore rien retrouvées de la profusion de ruines ayant jadis formé la civilisation At’uru. Plusieurs dizaines de planétoïdes supportent encore de vastes ensembles à plusieurs niveaux s’étalant dans les hauteurs canopéennes de jungles denses. De grands ports spatiaux ont également été noyés dans la luxuriante flore et restent à découvrir.

Mais Kanu’Kamha est surtout connue pour ce que les jeunes peuples désignent du nom de Sanctuaires oubliés, des lunes artificielles forgées au plus près du soleil blanc par les Reigar. Les At’uru en recensèrent onze, sur des orbites différentes, et façonnés dans des alliages différents. Les astres Reigar ont un diamètre équatorial d’une dizaine de kilomètres, sont totalement creux avec une gravité s’exerçant sur leur face interne, et une large zone centrale en apesanteur.

Des ensembles de globes reliés entre eux par des tresses de filaments métalliques, servent de laboratoires où d’importantes communautés Reigar menèrent de nombreuses expériences, cherchant visiblement à employer les propriétés du rayonnement solaire pour créer des objets végétaux doués de conscience. Les Anciens ont également étudiés les vortex élémentaires, créant de véritables réseaux permettant de voyager à travers tout le système de Nislaam. Bien malheureusement, bon nombre de ces vortex se sont effondrés, ou ont donnés un moyen d’évasion à de nombreuses créatures longtemps plongées dans un sommeil magique. Nul ne sait combien de monstres ont survécut au sein des Sanctuaires oubliés, mais plusieurs de ces créatures ont déjà attaquées des communautés du Kanu’Kamha, sans qu’une riposte efficace ne puisse être organisée.