Tokoruu, aux nectars brûlants

Sphère de cristal : Sphère de Kossoruu

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 2 tours

Taille : D (diamètre équatorial de 4 682km)

Rotation : 44 heures

Révolution : 820 jours

Lunes : Aucune

Population : 783 541 To’kaan, 523 649 Su’ka’nii

Septième planète du système Kossoruu en partant du soleil rouge Kos, le monde de Tokoruu fut le cœur d’un grand empire sorcier ayant jadis annexé pas moins de cinq systèmes forgéens.Une ère de paix s’est depuis étendue sur ce monde, où se côtoient deux civilisations très différentes.

La planète est un désert de sable rouge où prédominent des températures difficilement supportables par les autres peuples de la Forge. De terribles tempêtes soufflent dans la zone équatoriale, mais épargnent aussi bien les trois grands déserts septentrionaux, séparés entre eux par de hautes chaînes montagneuses, que les plaines sèches du Sud, qui durent jadis abriter un océan, depuis longtemps disparu. Les pôles sont pour leur part dominés par de larges massifs rocheux, où plusieurs civilisations se sont développées.

Ports d’accueil : La flotte marchande du Nogg’ra’kaan, forte de trois centaines de gros porteurs, dispose d’un nombre conséquent de mouillages planétaires. Chacun des huit Na’kaal entretient plusieurs grands ports spatiaux sur son domaine, mais le plus important reste sûrement Na’faal, qui abrite cinquante milliers d’habitants, la forteresse du seigneur Ma’kaat’Raalm ainsi que les plus grandes forges To’kaan de Tokoruu.

Na’faal conserve encore les imposants ouvrages défensifs d’une ère lointaine, durant laquelle les menaces tombant du ciel étaient rares. De massives murailles s’élèvent à soixante mètres de haut et renferment plusieurs garnisons, des armureries ainsi que des entrepôts où sont toujours stockés vivres et eau. Cinq vénérables lignées Stellaires se consacrent exclusivement à la protection de la métropole et assurent une telle dissuasion que le crime n’a jamais pu s’organiser. La cité est ainsi connue pour être la plus sûre de tout le Nogg’ra’kaan, et attire de nombreux marchands qui peuvent transborder leurs biens aux pieds des seize larges plateformes isolées au fond de cavernes à ciel ouvert. A partir de là, beaucoup sont chargées sur les dos de reptiles géants, qui forment de longues caravanes en partance pour d’autres cités.

Le Na’kaal Ma’kaat’Raalm règne d’une main de fer sur son peuple, et sa justice est expéditive, mais néanmoins juste. Sa lignée Stellaire confère aux siens la capacité d’accroître sa force physique lorsqu’il subit des blessures, et bien peu de To’kaan peuvent ou osent se mesurer à un guerrier de la lignée Raalm. Le seigneur encourage et protège les traditions guerrières dans Na’faal, et toutes les pratiques Ka’ta’jaan sont représentées. De grandes festivités sont régulièrement organisées autour de joutes officiellement amicales entre adeptes des Ka’ta’jaan, mais les Na’kaal et leurs vassaux utilisent ces opportunités pour régler leurs comptes, protégés par les lois anciennes de la guerre.

Su’lii’naa est pour sa part le plus grand port spatial Su’ka’nii. Il s’étendait jadis sur près de dix fois sa superficie actuelle, et de vastes quartiers abandonnés depuis des siècles offrent autant d’abris pour des communautés de parias et de dangereux prédateurs. Le Sanctuaire Su’na’tii, comme est souvent désignée la cité, abrite plusieurs grands sanctuaires à partir desquels de puissantes sorcières entretiennent des traditions mystiques remontant parfois aux premiers temps de l’alliance avec les Kyzorii. Les Ka’naa’tii n’ont pas réellement d’influence en ce lieu, mais viennent chercher conseil lorsqu’elles forment leur cercle mystique.

La mère de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, l’actuelle Impératrice, fit restaurer un immense palais situé entre les Tours des Su’naa’ma, les cinq plus puissantes sorcières Su’ka’nii qui représentent un pouvoir discret mais bien réel.

Il se disait autrefois de la mère de l’Impératrice qu’elle était parfois et secrètement désignée sous le titre de Su’isaa, la Sixième, est qu’elle aurait participé au renforcement de plusieurs lignées Stellaires grâce à des rites sensément perdus. Sa fille serait également une adepte secrète des plus hauts cercles Su’na’tii, et porterait le même titre que sa mère.

La cité de Su’lii’naa est donc un lieu d’intrigues pour les Su’ka’nii, mais reste également un port spatial où un tiers de toutes les marchandises importées dans l’Empire sorcier de Su sont rassemblées, puis disséminées à travers le territoire. Les sanctuaires mystiques des Su’na’tii sont séparés des différents quartiers marchands accolés aux grandes plateformes réservés aux spelljammers. Les négociants et voyageurs d’outresphère sont ainsi rassemblés dans des zones entourées de murailles, et les empêchant d’approcher des vastes jardins aux essences exotiques, qui forment les domaines des sorcières. Ces quartiers marchands sont autant d’enclaves et servent également d’ambassades pour les autres peuples de la Forge stellaire, les Su’ka’nii viennent bien entendu y faire du négoce, mais également mener des affaires impliquant les autres mondes. Il ne règne pas véritablement de lois communes dans les enclaves, et chacun se doit de vaquer à ses propres affaires, sous peine de se voir mêler à des intrigues inextricables.

Bien qu’ils vivent dans la même cité, négociants étrangers et sorcières Su’na’tii n’ont que très peu d’interactions. Il en va tout autrement des Ka’naa’tii qui représentent officiellement ou officieusement le Ka’naama’sa, préparant ici en coulisses la politique impériale face à ses alliés, et surtout face à ses adversaires.

Ressources : Tokoruu est connue pour ses gisements pratiquement épuisés de nivandrite, à la base d’un alliage ayant autrefois servis à forger des nefs à la résistance exceptionnelle. Les mines septentrionales des To’kaan fournissent encore suffisamment de matière pour assembler quelques spelljammers, mais le gros des ventes de nivandrite se fait en fondant à nouveau de vieilles coques.

Le monde aux nectars brûlants est surtout renommé pour ses alcools particulièrement forts, pratiquement mortels pour certains peuples forgéens, et pour les immenses festivités permettant d’en écouler des quantités conséquentes. Les eaux de vie To’kaan font la prospérité du Nogg’ra’kaan depuis plusieurs décennies, à tel point que les anciennes traditions guerrières ont perdues leur sens pour de nombreux individus.

Cultures dominantes : Longtemps, les Su’ka’nii régnèrent sans partage sur l’ensemble des mondes de Kossoruu, ils sont alliés avec les Kyzorii qui les patronnent dans leur art mystique redoutable. L’Empire sorcier de Su, comme il est connu durant trois millénaires, inspire la crainte et forge autant d’alliances qu’il entame de guerres sanglantes. Puis, peu avant l’Ère des Scellements, les Kyzorii renoncent à leur pacte séculaire avec les Su’ka’nii, qui voient rapidement leurs pouvoirs décliner. Les tribus To’kaan commencent alors leur conquête des territoires impériaux, suivi par plusieurs vagues de conquérants natifs de l’exode vers les Sphères forgéennes encore reliées entre elles.

Malgré de nombreux revers de fortune, L’Empire sorcier de Su perdure et contrôle encore l’hémisphère austral de Tokoruu. L’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa règne depuis deux siècles et entame un renouveau mystique parmi les siens. L’empire est une magiocratie millénaire, et même si les prodiges d’antan ne sont plus accessibles, les Su’ka’nii restent maîtres de pratiques magiques exceptionnelles, et admirées de tous. Bien entendu, l’Impératrice est désignée parmi la lignée Stellaire dominante, elle subit de nombreuses épreuves, et les prétendantes d’autres lignées peuvent la défier et prouver leur valeur.

Une fois nommée, l’Impératrice choisie une représentante de chacune des lignées Stellaires Su’ka’nii afin de former le Ka’naama’sa, un cercle de conseillères en mesure d’appréhender les complexes affaires impériales. Le temps de la sélection est l’occasion de nombreuses intrigues, car même la représentante de la plus faible lignée peut être choisie, au détriment d’une autre au lignage prestigieux.

Toute la culture Su’ka’nii est conditionnée par la position de chacun vis-à-vis du Ka’naama’sa. Ceux et celles qui sont liés par le sang aux conseillères, nommées Ka’naa’tii, reçoivent des charges conséquentes et doivent s’adapter rapidement, tandis que les membres des lignages plus éloignés se retrouvent assignés à des tâches subalternes. La société Su’ka’nii est ainsi organisée qu’un puissant ayant le contrôle d’un vaste domaine, peut du jour au lendemain devenir le vassal de son vassal. Bien entendu, de nombreux passe-droit existent, et ceux ayant une expérience bien particulière subissent un traitement différent. Cette structure est également la cause de quelques troubles, mais depuis l’accession de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, le respect des lignées régnantes est bien plus fort.

Le quotidien est fortement influencé par la Grande voûte étoilée, une carte des étoiles de la Sphère de Kossoruu permettant de calculer conjonctions favorables et phénomènes cosmiques. Les Su’ka’nii ne croient pas à des entités supérieures mais ne peuvent que constater à travers les lignées Stellaires que les étoiles sont en mesure d’influer sur leurs actions. Bien sûr, bon nombre des prédictions quotidiennes appartiennent à un folklore couramment admis, mais il existe des abaques particulièrement précis, se combinant avec des formes anciennes de magie, qui permettent réellement de puiser dans des conjonctions cosmiques. Les maîtres de cette forme de magie typiquement Su’ka’nii sont fréquemment des femmes, les arts mystiques leur étant traditionnellement réservées, elles portent le titre de Su’na’tii.

Beaucoup de Ka’naa’tii sont au moins des disciples Su’na’tii, et toutes s’entourent d’un cercle de sorcières dont le nombre peut grandement varier. Les plus jeunes conseillères tendent généralement à disposer d’une véritable armée d’Oracles, devineresses et sorcières, tandis que les plus anciennes sont accompagnées d’une compagne Su’na’tii de renom.

Il est intéressant de noter que bien qu’étant une magiocratie vieille de plusieurs millénaires, l’Empire sorcier de Su compte sûrement le plus grand nombre d’interdits touchant les adeptes des arts profanes. En dehors de la divination et d’une forme spécifique d’enchantements, les Su’ka’nii tendent à négliger d’autres écoles, et préfèrent en appeler à des mages d’autres peuples, qu’ils considèrent comme inférieurs. Comme la majorité des cultures des Sphères de la Forge stellaire, les pouvoirs des lignées prévalent sur toute autre forme de puissance magique.

Depuis l’avènement de l’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, les Su’na’tii dispensent un enseignement de base à tous les enfants, pour leur permettre d’employer quelques sortilèges en mesure de soutenir les dons de leur lignée Stellaire. Les plus fortunés font également appel à des maîtres étrangers, qui dotent les jeunes héritiers de talents mystiques exotiques, souvent utiles pour marquer la différence durant les rites de sélection des Ka’naa’tii.

Avec le déclin de la sorcellerie inspirée par les Kyzorii, les Su’ka’nii se sont tournés vers l’art de la guerre. Ils ont fondés plusieurs écoles martiales, jusqu’alors tombées en désuétudes, et chacune des Ka’naa’tii dispose traditionnellement d’un maître dans chacun des sept arts martiaux Su’ka’nii. La pratique de ces styles guerriers est enseignée à tous dès le plus jeune âge, rares cependant sont les femmes à embrasser la voie des maîtres, qui sont exclusivement hommes depuis plus d’un millénaire, et portent le titre de Ka’nurii.

Les différentes écoles martiales s’appuient sur le mercenariat pour financer leurs sanctuaires et forteresses. L’Impératrice verse également des fonds pour entretenir le prestige de ses guerriers, mais ces derniers cherchent l’autonomie depuis longtemps, et un cercle de sept Grands-maîtres, les Sa’ka’naan, se rassemble régulièrement afin de fortifier la position des traditions guerrières. Les Ka’naa’tii voient d’un très mauvais œil l’émergence d’un tel pouvoir, et beaucoup d’explorateurs et aventuriers Su’ka’nii sont des combattants cherchant à promouvoir leur cause, s’attirant la sympathie du peuple et bien trop souvent, de l’Impératrice.

Dans l’hémisphère Nord, les To’kaan règnent en maîtres incontestés. Rassemblés dans la puissante nation guerrière du Nogg’ra’kaan, les anciens conquérants se sont tournés vers l’exploitation des ressources planétaires, dont ils font le négoce avec les autres mondes du système Kossoruu. Excellents navigateurs, leurs équipages sont fréquemment employés pour acheminer des marchandises via l’Océan fluidique, car en plus de disposer d’une grande flotte aux navires de fort tonnage, les To’kaan restent des guerriers dans l’âme, et bien peu d’assaillants peuvent se mesurer à eux à armes égales.

Le surnom de leur monde vient des légendaires vergers de feu, poussant dans un vaste réseau de cavernes à ciel ouvert, et qui dont les fruits servent à la concoction d’eaux de vie excessivement fortes, mais aux vertus nombreuses.

Le Roi du Nogg’ra’kaan porte le titre de Ka’na’Kaan, qui est transmis de manière héréditaire au sein d’une lignée Stellaire considérée comme la plus puissante parmi celles des To’kaan. Il fut un temps durant lequel l’autorité du Ka’na’Kaan était fréquemment contestée, amenant ainsi des guerres interminables. Mais cette époque est révolue, et To’nank’Soom XVI est l’héritier d’un royaume prospère, favorisant le développement de sa flotte spatiale désormais prépondérante à travers les Orbes flamboyants.

Le Ka’na’Kaan est secondé par le Na’toom, son intendant en charge de superviser et organiser les affaires courantes du royaume. Il dispose également d’un conseil où siègent les seigneurs en titre des lignées Stellaires majeures, les Na’kaal, qui veillent à la prospérité du royaume et à la levée des dîmes royales. Huit seigneurs se partagent de grands domaines dont la surface rocailleuse et aride contraste avec un réseau de cavernes à ciel ouvert et cités troglodytiques, où règne une certaine abondance. L’eau est une ressource précieuse sur les plateaux septentrionaux, et des générations de To’kaan ont perfectionnés leurs techniques d’irrigation à partir de grands lacs souterrains. Les Na’kaal sont traditionnellement les Grands-maîtres, où Ka’ta’jaan, de fratries guerrières anciennes, détentrices de techniques martiales et traditions militaires. Ces pratiques sont tributaires de dons Stellaires bien spécifiques, et seules certaines lignées peuvent ainsi se déclarer vassales d’un Na’kaal. La société To’kaan s’articule ainsi autour de coutumes guerrières d’un âge révolu, mais incarnant encore l’âme de ce peuple.

Le distinguo est donc fait entre lignées vassales, dont les membres sont les garants des techniques Ka’ta’jaan de leur seigneur, et les lignées servantes, qui se consacrent aux tâches moins prestigieuses du quotidien. Un vassal, également nommé Kaal’soom, développe sa lignée Stellaire en fonction des coutumes propres à son Ka’ta’jaan et peut décider de servir en tant que protecteur du Nogg’ra’kaan, où plus communément depuis quelques siècles, en tant que marchands. Un bon tiers des Kaal’soom sont également des armateurs, combinant leurs ressources autour de grands chantiers spatiaux, qui abritent la moitié de la flotte marchande To’kaan. Les servants, où Kaal’toom, sont détenteurs de lignées Stellaires considérées comme mineures, bien que certains individus puissent rivaliser sans mal avec leurs seigneurs. Leur position reflète plus généralement une notion ancienne de prestige moins important. Les Kaal’toom sont souvent des artisans, mais peuvent également se tourner vers l’étude d’une sorcellerie clairement influencée par les traditions mystiques Su.

La pratique magique est en effet perçue comme un art inférieur par les To’kaan, et bien que les persécutions et pogrom soient désormais de tristes évènements d’un passé peu glorieux, les adeptes profanes tendent à être méprisés et ostracisés. Face à l’influence des Forgeurs, qui elle-même reste minime dans la culture To’kaan, les sorciers sont des solitaires vivants en reclus, mais dont la magie est régulièrement, et discrètement, sollicitée par les puissants. A noter qu’un fort courant nécro-forgien existe depuis les guerres qui résultèrent de la fin de l’Ère des Scellements, et que malgré les efforts de plusieurs Ka’na’Kaan pour éradiquer ce mouvement philosophique, de puissants adeptes émergent soudainement, amenant la désolation à l’échelle du Nogg’ra’kaan.

Sites notables : Tokoruu est un monde ancien, peuplé depuis des millénaires, et dont les civilisations ont su influer sur l’ensemble des Sphères de la Forge stellaire. Les Kyzorii semblent avoir longtemps cherchés à employer les formidables énergies de ce monde pour leurs propres et mystérieux intérêts, ils ont laissés leurs anciens alliés Su’ka’nii en se détournant de la planète, s’isolant dans de lointaines dimensions fluidiques.

Disséminés dans une région de crevasses au cœur du désert septentrional du Ta’laak subsistent les ruines de ce qui fut une grande métropole Kyzorii, Ky’nestuu. Nul ne se souvient des traditions qui existaient lorsque les ancêtres de ce peuple cohabitait avec les autres sociétés forgéennes, mais les vestiges de Ky’nestuu montrent clairement que de puissants principes magiques dominaient la culture locale. La métropole devait abriter au bas mot une centaine de milliers d’individus, elle était sillonnée par un réseau de canaux et un nombre important de bâtiments massifs étaient suspendus dans les airs. Quelques oracles Su’na’tii ont pu apercevoir de fugitives visions de l’apogée de Ky’nestuu, mais rien concernant la catastrophe qui semble avoir frappée la ville. Car pour ceux qui traversent le Ta’laak en quête de reliques Kyzorii, la dévastation marquant la région indique sans aucun doute possible le déchaînement de forces d’ampleur cosmique.

Ky’nestuu est cependant encore au centre de bien des convoitises, car de nombreux bâtiments ont visiblement bénéficiés d’une protection magique et sont partiellement épargnés. Plusieurs accès à des dimensions étranges mènent à d’autres ruines où des gardiens mystiques veillent sur des artefacts oubliés.

La ceinture équatoriale, jugée par tous hautement inhospitalière et impropre à l’établissement de comptoirs, est cependant connue pour ses falaises percées de nombreuses cavernes aménagées en habitations primitives. Dans ces méandres labyrinthiques protégés des vents furieux du désert, des fresques peuvent être observées. Elles forment une chronologie sur plusieurs dizaines de millénaires, et montre l’émergence d’espèces primitives, ancêtres des To’kaan et des Su’ka’nii, mais également des Kyzorii. Aucun sage ne peut rattacher ces fresques à un peuple forgéen connu, et les oracles Su’na’tii semblent incapables de lire un avenir aussi lointain. Les Fresques antiques attirent toujours des aventuriers, car l’Histoire qu’elles dépeignent révèle bien des interactions avec des peuples d’outresphère, des cartes de régions dans l’Océan fluidique sont imbriquées dans des représentations anodines, certains parlent de secrets anciens dissimulés de manière crytpique.

Et en orbite basse de Tokoruu se trouve la Porte Na’ra’tuu, le principal accès à l’Océan fluidique et son réseau de Portails. Nulle part ailleurs à travers les Sphères de la Forge stellaire il n’existe une Porte assemblée au sein même d’un champ magique planétaire. Sa position ne semble cependant pas être perturbée par les forces du monde, bien au contraire, comme purent le noter des sages de par le passé ; Cette interaction avec le champ magique de Tokoruu permet en effet de puiser dans ses énergies pour déclencher des pouvoirs contingentés, comme l’apparition d’un mortel filet de force capable de découper les vaisseaux Ry’leek, et uniquement eux. Mention est également faite d’un mystérieux sorcier Va’nok qui vint trois siècles plus tôt et parvint à contenir une flotte Sy’nes’kaan à lui seul, utilisant la Porte Na’ra’tuu comme une matrice amplifiant ses sorts.

Les superstructures de la Porte peuvent accueillir une quinzaine de nefs de moyen tonnage. Tous les principaux emplacements sont généralement occupés par des porteurs To’kaan en attente de partance vers les autres Sphères de la Forge. Un millier d’habitants s’accrochent aux structures forgées dans des alliages inconnus, et battues par des vents extrêmement violents. Quelques tavernes ont même été aménagées par d’anciens aventuriers, et restent les seuls commerces de la Porte. Plus encore que le port de surface de Su’lii’naa, dans l’Empire sorcier de Su, les établissements de la Porte Na’ra’tuu sont des lieux de réunions officieuses où se traitent des affaires d’importance, loin de la politique de la surface.

Nabjaat, aux forges enterrées

b

Sphère de cristal : Sphère d’Okilaat

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 3 tours

Taille : F (diamètre équatorial de 58 479km)

Rotation : Aucune

Révolution : Aucune

Lunes : Kodraam, Kotanaa, Kolinaa, Nabnaar

Population : 5 897 431 Nabra’nii

Nabjaat est le monde intermédiaire du système Okilaat. Sa surface est recouverte par de hautes montagnes extrêmement riches en minerais précieux, et de grands gouffres plongent jusqu’à son noyau en fusion. La planète est froide, fréquemment balayée par de terribles tempêtes limitant fortement le développement de la faune et de la flore. Plusieurs chaînes de grands lacs équatoriaux sont gelées durant une bonne partie de l’année, mais leurs eaux fondent régulièrement, irriguant des réseaux de cavernes où s’est développée une agriculture intensive.

Le monde souterrain est pour sa part bien plus riche, avec plusieurs mers étagées autour desquelles de grandes civilisations ont su prospérer. Le rayonnement de Kodraam, la lune de feu de Nabjaat, est capté par des amas de cristaux apportant chaleur et lumière loin dans le sous-sol. D’autres variétés cristallines peuvent stocker durablement cette énergie, et sont à la base de toutes les cultures locales.

Ports d’accueil : Les Nabra’nii ne sont pas de grands explorateurs du Vide, mais font du négoce avec les autres peuplades du système Okilaat. Leurs grandes métropoles souterraines sont ainsi reliées à la surface par de nombreux puits où les spelljammers peuvent faire escale à l’abri des vents. Ebjenet, la Cité profonde, est connue pour son port réservé aux contrebandiers et pirates écumant le système. Bordant la Mer Kal’najaa, la cité baigne en permanence dans des vapeurs s’échappant de sources proches, connues pour leurs propriétés curatives, elle est également perçue plus comme un avant-poste que comme une véritable métropole, car au-delà de ses murs s’étendent des territoires instables, dominés par le magma en fusion des profondeurs.

La Nab’saranii Kieta’najna (Nabra’nii (Kabranalaat) ♀/ Forgeuse Nab’saraan 16/ Lignée Naj’kanit majeure/ NM) règne sur Ebjenet et s’assure que son port génère suffisamment de profits, tout en maintenant pirates et aventuriers éloignés des affaires locales. Le zocalo de la Cité profonde est l’un des plus exotiques de Nabjaat, il attire les foules et ses tavernes sont renommées pour les intrigues qui s’y déroulent, et qui cristallisent tous les travers de la société Nabra’nii.

La métropole est en effet plus petite que ses consœurs de la Mer Kal’najaa, elle abrite une vingtaine de milliers d’habitants, mais voit régulièrement se chiffre doublé. Ebjenet est également le point de départ des expéditions partant en quête des légendaires Forges enterrées, des artefacts d’un peuple éteint, capable de créer des formes de vie nouvelles. L’organisation de ces caravanes vers l’inconnu est en fait devenu une affaire particulièrement juteuse, que se partagent les enfants de Kieta’najna. Tout un ensemble d’anciennes cavernes laissées longtemps à l’abandon sont désormais renforcées et aménagées en véritables palais, où sont rassemblées reliques et connaissances des peuples anciens. Asq’najna (Nabra’nii (Kabranalaat) ♂/ Sorcier stellaire 9/ Lignée Naj’kanit majeure/ NM) est le maître incontesté des lieux, il règne par la violence et reste l’individu le mieux renseigné concernant les dangers des territoires inférieurs.

Ressources : Nabjaat est un monde riche en ressources minérales, et dont l’univers souterrain a depuis longtemps été transformé par les peuples qui s’y succédèrent. Sa place prépondérante dans le commerce entre les Sphères forgéennes attire de nombreux négociants cherchant à faire des affaires au sein des métropoles bordant les Mers étagées. De nombreuses mines permettent à une trentaine de cités Nabra’nii d’exporter des minerais extraits par les Kalataan, puis travaillés en alliages par les artisans Kajataal. Ces métaux sont connus pour favoriser les enchantements stellaires et sont ainsi particulièrement prisés partout à travers les mondes de la Forge.

Culture dominante : Les Nabra’nii rassemblent au sein de leur fédération pas moins de seize peuplades différentes, et aucune parmi elle n’est originaire de ce monde. L’identité Nabra’nii est formée par une mosaïque de coutumes et de traditions, qui se sont mélangées dans la douleur de guerres désormais anciennes. Les mondes originels des peuples Nabra’nii ne sont plus que des mythes et ne représentent plus rien pour les générations nées sur Nabjaat. L’Ère des Scellements marque véritablement le début de l’Histoire de cette culture, qui naquit dans un besoin d’alliance face aux peuples anciens, qui régnaient alors sur le monde. Les antiques légendes fondatrices ont enjolivées les événements, mais ce furent près de quatre siècles de conflits qui amenèrent les Nabra’nii à s’imposer sur Nabjaat, et les peuples originels de ce monde furent exterminés.

Les Nabra’nii, comme tous les autres peuples de la Forge, voient leurs communautés dominées par les porteurs des lignées Stellaires, qui sont entre eux liés par des liens complexes, et un code de conduite particulièrement strict, le Nakat. Ce code limite fortement l’usage des dons Stellaires au sein de la société Nabra’nii, les abus du passé ayant invariablement conduits à de terribles catastrophes. Le prestige de la lignée transcende les talents réels de l’individu ou ses inclinaisons morales, et les plus puissants seigneurs Nabra’nii consacrent beaucoup de temps et d’efforts afin de garantir la position des leurs dans la société.

Il est intéressant de noter que si l’apparence et les coutumes exotiques n’ont guère d’importance pour un Nabra’nii, le lignage éclipse toute autre considération.

Les Kabranalaat sont les seigneurs de leur peuple, des guides aux pouvoirs prodigieux, à peine moins influents que les Immanents. Leurs lignées ont été soigneusement entretenues par des siècles d’unions arrangées, et des manants porteurs de dons spécifiques se sont souvent vu octroyer titres et domaines afin de fortifier les lignées seigneuriales. Un Kabranalaat peut tout se permettre sans avoir à subir le jugement d’inférieurs, le Nakat impose cependant de sévères sanctions envers ceux des seigneurs qui encouragent discorde et violence. Les Kajataal sont porteurs de dons Stellaires moins puissants et pour beaucoup, bien plus pragmatiques. Ils forment l’équivalent d’une petite noblesse regroupant la caste combattante Nabra’nii ainsi que les différentes traditions artisanales. Toute une complexe hiérarchie existe parmi les Kajataal, qui représentent l’essentiel des cinq millions d’habitants de Nabjaat. Enfin, les Kalataan sont les descendants de ceux qui ne naquirent pas avec la bénédiction des étoiles. En des temps lointains, ils étaient tués à la naissance, mais des figures désormais légendaires imposèrent des lois à ce sujet, et le Nakat continue d’imposer la protection des Kalataan. Depuis bientôt mille ans, les nouveaux nés privés de pouvoirs stellaires sont présentés à un Kabranalaat qui accepte de partager ses propres dons en échange d’un serment de vassalité. La puissance du seigneur se dilue dramatiquement dans le corps du Kalataan, qui développe cependant au fil des années des pouvoirs mineurs, pâles reflets de ceux de son protecteur. Les Kabranalaat ont cependant tout intérêt à promouvoir de tels individus, car mêmes faibles, ces dons Stellaires peuvent de temps à autre régénérer une lignée majeure sur le déclin. Dans certaines régions de Nabjaat, il arrive que des Kajataal décident de patronner les enfants de leurs serviteurs, mais les dons ainsi transmis ne se manifestent pratiquement jamais, le rituel atteste cependant d’une transmission de lignée, et permet au jeune Kalataan de ne pas être banni, comme il arrive que ce soit le cas.

Il existe sur Nabjaat cent dix-huit lignées seigneuriales, et trois fois plus de dons Stellaires Kalataan. Chaque seigneur Kabranalaat règne sur un domaine souterrain et à le devoir de veiller au bien-être de ses vassaux. Les grandes périodes de guerre sont terminées depuis longtemps, mais les conflits commerciaux et la préservation des lignées mobilisent toute l’attention du seigneur. Le titre officiel du plus puissant détenteur d’une lignée Stellaire est Nab’saraan pour un mâle, Nab’saranii pour une femelle, Nab’sarool pour les représentants de peuples asexués. La notion d’union sacrée n’existe pas dans la culture Nabra’nii, chacun devant se reproduire avec un partenaire en mesure de fortifier sa lignée, et si les peuples de Nabjaat ne sont pas insensibles à l’amour, ce sentiment est généralement associé à la puissance du don Stellaire.

Les Forgeurs sont ici désignés du nom de Sab’sanaam, ils se divisent en trois castes aux fonctions bien définies. Ceux qui sont porteurs d’une lignée seigneuriale consacrent leur temps à étudier la généalogie des lignées, afin de favoriser l’apparition de nouveaux dons, tout en préservant les anciens. Bien qu’ils soient Kabranalaat, leur devoir s’étend également aux autres catégories de la population. Ceux d’ascendance Kalataan ont la charge de préserver les traditions et coutumes, qu’elles soient martiales ou artisanales. Gardiens des connaissances Nabra’nii, ils en sont également les principaux utilisateurs et combinent un long apprentissage de leur art avec des dons Stellaires spécialisés. Les Forgeurs Kalataan pour leur part, sont également des gardiens des traditions, mais se consacrent à la préservation des arts anciens. Ils transmettent la tradition orale, jouent la comédie ou servent de tuteurs aux enfants des autres lignées.

Vis-à-vis des autres peuples de la Forge stellaire, les Nabra’nii sont perçus comme des négociants prospèrent et particulièrement ouverts. Fins diplomates, ils maintiennent la paix dans les Orbes pétrifiés depuis plusieurs siècles, et possèdent une grande connaissance des lignées Stellaires. Les voyageurs d’outresphère ne remarquent que rarement la différence entre les castes Nabra’nii, chacun au sein de cette société connaît sa place, et les contestataires sont rares. Si certains Kabranalaat peuvent parfois abuser de leur autorité, le Nakat reste une menace suffisante pour limiter les excès, et la société dominante sur Nabjaat perdure ainsi dans une paix prospère qui semble ne jamais devoir s’achever.

La métropole Nabra’nii traditionnelle est bâtie sur la côte de l’une des Mers étagées, dans un environnement minéral chaotique, à travers lequel des routes ont été taillées au fil des générations. Les cultures, elles aussi en terrasses, s’appuient aux parois, tandis que de grands troupeaux sont rassemblés dans des cavernes sous le niveau de la mer. Les communautés extérieures sont rares, les dangers naturels étant nombreux, et les reliefs trop accidentés. Chacune des lignées seigneuriales gouverne sa propre cité, qui est ainsi le cœur de son domaine. D’anciennes coutumes veulent que les plus prestigieuses règnent depuis les rivages de la haute Mer Bra’nasii, tandis que celles sur le déclin gouvernent les cités de la Mer Kal’najaa, dans les entrailles du monde. En réalité, la situation n’est bien entendu pas aussi tranchée, et le commerce entre les métropoles Nabra’nii reste un lien puissant.

Les peuples de Nabjaat ne forment pas d’armée de métier, les cités ne possèdent pas véritablement de remparts, mais des compagnies de guerriers Kalataan sont mobilisées en fonction des besoins, aussi bien pour assurer la sécurité dans les rues que pour affronter un danger imminent. Les Forgeurs bénéficient d’un grand prestige et représentent souvent des communautés de leur propre caste au sein de la cité, se sont eux qui se regroupent en un grand conseil, le Nakalaat, en charge des affaires courantes et de conseiller la lignée seigneuriale. Ce conseil à toute autorité pour ce qui concerne le bien-être des citoyens, mais se plie aux décisions du seigneur.

Sites notables : Nabjaat tient son surnom d’antiques reliques remontant à un temps bien avant l’Ère des Scellements. Les peuples anciens furent exterminés bien après, mais il existait alors dans les entrailles de la planète un groupe d’individus aux pouvoirs dépassant ceux des Immanents. Nul ne se souvient de leur nom, mais ce furent eux qui forgèrent les Xalith à partir de fragments d’étoiles qu’ils avaient attirés à eux. Une guerre terrible menaça de briser Nabjaat en morceaux, mais finalement, quelques héros des peuples anciens parvinrent à vaincre leurs adversaires. Les Nabra’nii n’ont qu’une connaissance fragmentaire de cette guerre, mais la légende des Forges enterrées pousse régulièrement d’imprudents explorateurs à risquer leur existence au-delà des Mers étagées, en un lieu où la vapeur brûlante provoque des hallucinations, et où les vestiges de métropoles gigantesques sont en équilibre sur des pitons rocheux dominant un océan de magma en fusion.

De ce que savent les Forgeurs Nabra’nii, les Forges enterrées seraient des sanctuaires où il serait possible d’engendrer la Vie à partir d’étoiles disparues. Certains parlent de traditions Nécro-forgéennes, d’autres de pouvoirs ayant précédés les Immanents. Quoiqu’il en soit, les Forges enterrées sont restées inaccessibles depuis la fin tragique des peuples anciens, et leur localisation même reste un secret perdu.

Ejd’acnaal, la Cité des éternels satisfaits, reste la seule métropole connue pour avoir été bâtie en surface. Se dressant sur un haut plateau, ceint d’une imposante et massive muraille, elle abritait à son apogée près de trois cent milliers d’individus, d’un peuple ancien inconnu. Il ne reste que des ruines de ce qui semble avoir été une grande capitale militaire, et plusieurs larges terrasses semblent indiquer autant d’emplacements pour des spelljammers, disparus depuis longtemps.

Les curieux parvenant à braver les éléments découvriront une cité, la plus grande connue à ce jour dans le système Okilaat, dont une partie des habitants est toujours là, sous la forme de statues de glace noire. Aucune force connue ne peut leur rendre leur apparence première, et la nature du cataclysme qui s’est abattu sur eux reste un mystère. Plus inquiétant encore, des corps pétrifiés ont été récemment découverts, et sont clairement des victimes récentes de cette malédiction. Des explorateurs viennent malgré tout risquer leur vie en ce lieu, car le sous-sol de Ejd’acnaal est occupé par un dédale renfermant de nombreuses reliques des peuples anciens. Ce vaste donjon est piégé, mais cela n’effraie pas les aventuriers venant chercher des objets de pouvoir, souvent extrêmement puissants, et semblant avoir été entreposés en ce lieu pour une raison inconnue.

Kodraam

La lune solaire de Nabjaat diffuse un intense rayonnement rouge sur le monde autour duquel elle tourne. Sa surface est en permanence sujette à d’impressionnantes éruptions projetant des geysers de magma loin dans l’Espace sauvage. Les peuples anciens semblent avoir cherché à capturer le pouvoir de leur lune de Feu, comme en attestent les nombreux observatoires en ruines disséminés sur et sous la surface du monde.

Kotanaa

Bien trop proche de Kodraam, la petite lune nommée Kotanaa n’est qu’un astre calciné et dont la surface est craquelé de profondes fissures. Certains pirates trouvent là un refuge car le fonds de ces profondes gorges reste relativement frais, avec une enveloppe d’air régénérée par des amas de cristaux diffusant une lueur orangée.

De nombreux trésors sont censés être dissimulés dans des sanctuaires pirates abandonnés, mais le danger de se heurter à des équipages bien vivants est tel que très peu d’aventuriers se risquent dans les failles de Kotanaa.

Kolinaa

Suffisamment éloignée de la lune de Feu, Kolinaa est recouverte par de hauts plateaux rocheux dominant un vaste désert de sable noir. C’est ici que sont exilés les Nabra’nii n’ayant aucun don Stellaire. Peu nombreux, et rassemblés pour la plupart dans des cités en ruines des anciens, ces individus vivent dans des conditions extrêmes et ont fini par former une société structurée, reproduisant un code de conduite proche du Nakat. Combattants farouches, ils sont souvent recrutés comme mercenaires ou pirates, deux professions dans lesquelles ils excellent. Les tempêtes de sable sont fréquentes, et une faune d’insectes agressifs reste l’unique ressource alimentaire pour ces Kajartaan. Organisés en tribus nomades menées par les meilleurs chasseurs, les exilés se sont adaptés à leur environnement et vivent en harmonie, forgeant des traditions qui leurs sont propres. Les Nabra’nii ne sont pas les bienvenues, mais un individu prouvant la valeur et son désir de faire du troc pourra toujours repartir sans crainte. Les tribus Kajartaan rassemblent une trentaine d’individus, bien entendu sans aucun Forgeur pour les guider, cette tâche incombe aux plus redoutables combattants.

Nabnaar

Isolée des autres lunes de Nabjaat, l’astre recouvert par une épaisse couche de vapeurs brûlantes qu’est Nabnaar continue à dissimuler bien des mystères. Sa surface est une plaine aride sur laquelle se dressent quelques massifs rocheux érodés, et où apparaissent des ruines comptant parmi les plus anciennes du système Okilaat. Les vapeurs deviennent toxiques aux abords de ces métropoles oubliées, qui sont connues pour abriter des sanctuaires secrets. Les Nécro-forgeurs cherchent activement à étudier les connaissances encore récupérables en ces lieux, mais la lente érosion a eu raison des monuments les plus notables.

Toroom’ksalay

Toroom Ksalay by derynnaythas

Parmi les Sept-cent Tribus Toroom des Sphères de l’Epée, les Toroom’ksalay forment rarement une ethnie dominante et se plient aux coutumes propres aux farouches Toroom’kasay, ou à celles des taciturnes Toroom’aksay. Héritiers du leg mystique Czoerii, ils sont les sorciers pyromants des grandes tribus conquérantes, toujours dans l’ombre, ouvertement méprisés mais également craint pour leurs pouvoirs. Maîtres dans l’art de la cristallisation fluidique, ils apprennent trés tôt les techniques permettant aux lourdes nefs Toroom de s’élever dans les cieux et sillonner le Vide.

Yak’namaw aux forges rouges

Desert planet par Scooby it

Sphère de cristal : Sphère de Tor’saraw

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 4 tours

Taille : D (diamètre équatorial de 3 871km)

Rotation : 18 heures

Révolution : 527 jours

Lunes : Paraw

Population : 689 523 Toroom [aksay], 258 437 Ned’esh

Trame magique : Tellur évoluée, magie profane dominante [Pyromancie Ksalay]

Au cœur du système de Tor’saraw se trouve le monde des Forges rouges, une vaste étendue désertique agrémentée de quelques massifs montagneux à ses pôles. De hauts plateaux fissurées recouvrent l’équateur et brisent les impressionnantes et très fréquentes tempêtes qui ravagent les deux déserts de ce monde. Les plateaux équatoriaux résultent d’une ancienne activité volcanique et renferment une richesse minérale propre à ce monde, les pyrobsides, des pierres cristallines gorgées de magie et permettant d’élaborer armes et armures.

Le soleil écarlate de Tor’saraw, le Forgeur, darde impitoyablement ses rayons sur ce monde chaud où seuls les Toroom trouvent des conditions de vie idéales. Quelques communautés Ned’esh sont regroupées aux pôles, dans des métropoles anciennes et troglodytiques.

Ports d’accueil : Les lourdes nefs des Toroom’aksay ne pénètrent jamais dans l’atmosphère tourmentée de Yak’namaw et font donc escale dans les grands ports marchands de la lune Paraw. Les communautés de surface se consacrent à l’artisanat, essentiellement à la forge grâce aux pyrobsides et ne voient que très rarement des vaisseaux descendre du ciel. Les Toroom’aksay restent cependant les membres les plus accueillant de leur peuple, et offriront d’eux-mêmes d’effectuer les réparations nécessaires sur les nefs qui parviendront jusqu’à eux.

Ressources : A travers les Sphères de la Forge stellaire, il n’existe pas un être n’ayant jamais entendu mentionnée les prodiges pouvant être accomplis grâce à la maîtrise des pyrobsides. Cela étant, les Toroom’aksay du monde de Yak’namaw sont les seuls à travailler cette ressource, qui ne quitte jamais la planète sous sa forme brut. Qui plus est, les artisans Toroom élaborent armes et armures pyrobsidiennes, mais exclusivement pour de grandes occasions, et pour des membres éminents de leur espèce.

Les pyrobsides possèdent de nombreuses propriétés magiques, et sont travaillées en tant que matière, mais également comme énergie mystique. Les Toroom’aksay des Forges rouges possèdent d’ailleurs une tradition unique, qui les lient dès la naissance à un Toroom’ksalay. Ce n’est qu’ensemble qu’ils peuvent réussir à exploiter les pyrobsides, pour en faire des armes et armures exceptionnelles.

Cultures : Une cinquantaine de tribus Toroom sont établies sur le monde médian du système de Tor’saraw. Elles représentent l’essentiel des communautés dominées par les Toroom’aksay, et leur influence s’étend bien au-delà de leur ciel encombré de tempêtes brûlantes. Se désignant du nom d’Aksay’nay’saraw, cette alliance ancienne de tribus d’artisans dispose d’une voix prépondérante lorsque des évènements impliquant toutes les tribus Toroom nécessitent une discussion. Elément modérateur en temps de guerre, l’Aksay’nay’saraw contribue à l’unité des tribus en forgeant de puissantes reliques qui sont offertes à ceux des Toroom jugés dignes de leurs valeurs.

Les tribus de l’Aksay’nay’saraw sont rassemblées sur la chaîne de hauts plateaux équatoriaux, autour des principaux gisements connus de pyrobsides. L’Histoire ancienne indique que les conflits pour le contrôle de cette ressource étaient fréquents, mais l’émergence de jeunes Forgeurs à la tête des principales tribus amena la paix et l’entraide pour l’exploitation des pyrobsides. Comme partout ailleurs au sein du Toroom’shakdaw, chaque chef tribal mène son peuple comme il l’entend et impose sa vision de prospérité. Il choisit les meilleures reproductrices et prélève sa part de toute richesse amenée dans la tribu. Parmi les Toroom’aksay cependant, mâles et femelles peuvent partager les mêmes tâches et il arrive ainsi que certaines tribus soient menées par des femelles, une véritable hérésie pour la caste guerrière des Toroom’kasay.

Toutes les tribus des Forges rouges hébergent également un ou plusieurs Toroom’ksalay, nés sur Yak’namaw et partageant les valeurs des Toroom’aksay. Désignés sous le sobriquet de Yataw’ksalay, qui peut se traduire par Pyrobsidiens, ces sorciers ont acceptés ce qui était jadis une insulte, pour en faire un nom puissant et respecté. Leurs ambitions personnelles sont surveillées par les chefs tribaux, qui s’assurent durant les rassemblements de l’Aksay’nay’saraw de la loyauté des Pyrobsidiens. Par le passé, des alliances de sorciers Toroom’ksalay menacèrent l’équilibre des forces sur Yak’namaw, et la tentation de nombreux chefs tribaux d’obtenir par ce biais des reliques en pyrobsides favorisa leur rapide mais brève prise de pouvoir. Depuis plus d’un siècle cependant, ceux qui souhaitent acquérir pour eux un pouvoir sur les autres peuvent librement quitter leur tribu, après s’être acquitté d’un tribut en artefacts pyrobsidiens.

Les tribus de l’Aksay’nay’saraw ne comptent que peu de groupes de Toroom’kasay, car les coutumes développées autour du commerce entrent fréquemment en conflit avec les valeurs de la caste guerrière. Bien que la prospérité des Toroom bénéficie à toutes les tribus du Toroom’shakdaw, l’ère de paix actuelle ne convient guère aux combattants, et ceux qui vivent dans le désert austral de Yak’namaw trouvent une échappatoire en menaçant les caravanes de pyrobsides d’autres tribus. Bien que leurs actions n’affectent pas le commerce de cette ressource à l’échelle planétaire, les plaintes sont fréquentes à chacun des conseils de l’Aksay’nay’saraw.

Les Ned’esh vivant sur le monde de Yak’namaw se sont regroupés dans les cavernes anciennes des massifs du pôle septentrional. Rassemblés depuis peu sous le nom de Coalition du Grand-Natak, la centaine de communautés fournit une main d’œuvre appréciable aux tribus Toroom de l’équateur, et se concentre sur l’exploitation de minerais plus communs dans le massif du Nord.

Protégés des vents et du sable grâce à de hautes murailles accrochées aux falaises, les Ned’esh occupent des ensembles troglodytiques qui existaient déjà avant leur venue, et semblent avoir été érigés par des vassaux disparus des Czoerii. De nombreuses explorations continuent à s’enfoncer dans les entrailles du monde, ramenant régulièrement des reliques d’une ère toujours très mystérieuse. Les précédents occupants de ces cavernes semblent avoir été très proches physiquement des Toroom, leurs nombreuses armureries découvertes par les Ned’esh indiquent une culture guerrière, et plusieurs ensembles de salles montrent une présence réelle de Czoerii au sein même de communautés importantes, un comportement surprenant pour un peuple appartenant à la Triade primale.

Un Nadiim règne sur une communauté et s’entoure de représentants des principaux groupes présents sur son territoire. La Coalition du Grand-Natak regroupe soixante-huit Nadiim, dans un conseil portant le nom de Natak’Nadariim. Bien que la paix règne entre les peuples des Sphères de l’Epée, une armée commune est mobilisée et dispose de quelques nefs volantes pour rallier rapidement les communautés équatoriales. Les combattants assurent plus fréquemment la protection des caravanes Ned’esh qui arpentent le désert septentrional, protégeant les lézards géants porteurs de richesses contre les prédateurs et les pillards.

Le peuple du Grand-Natak est foncièrement tourné vers le commerce, et se concentre depuis longtemps sur l’exploitation des ressources abandonnées par les précédents occupants des cavernes. Plusieurs communautés Ned’esh ont ainsi reprit des territoires où poussaient de véritables vergers laissés à l’abandon, elles fournissent des aliments exotiques, autant pour leur peuple que pour celui des Toroom.

Sites notables : La planète Yak’namaw est un monde méconnu des autres peuples de la Forge stellaire, qui s’arrêtent généralement aux métropoles lunaires de Paraw. Difficile d’accès, avec peu d’infrastructures pouvant accueillir des nefs célestes, ce monde possède cependant de grands mystères enfouis dans ses entrailles, et ceux qui vivent à sa surface commencent à peine à entrevoir toutes les richesses oubliées par leurs anciens guides.

La Forge rouge des Kastay est un lieu saturé par des fumées étouffantes et des scories brûlantes, où peu de voyageurs viennent séjourner longtemps, bien que nombreux sont ceux qui accomplissent le long périple jusqu’aux grands bâtiments fait de roches empilées. Les Kastay sont en effet des maîtres-forgerons Toroom, regroupés loin de l’influence des tribus afin de pouvoir librement exercer leur art. La plupart sont des Forgeurs, ayant appris à manipuler les énergies du Vortex pour façonner de formidables reliques pyrobsidiennes, des œuvres uniques et convoitées par les plus grands guerriers Forgéens.

La Forge rouge des Kastay se dresse au-dessus d’un nexus de Feu, maintenant de formidables températures permettant la création d’alliages souvent uniques et difficiles à reproduire. Une trentaine de Kastay vivent dans des bâtisses d’aspect primitif, avec un confort tout spartiate. Les voyageurs doivent chasser leur propre nourriture et pourvoir eux-mêmes à leurs besoins. Les Kastay n’exigent pas un paiement en gemmes, mais réclament plutôt des services, entraînant les quémandeurs dans des quêtes périlleuses à la recherche d’un minerai oublié ou d’une relique Czoerii.

Bien qu’ils se tiennent à l’écart de l’Aksay’nay’saraw, les Kastay possèdent une influence certaine sur les décisions du conseil des chefs tribaux, et en temps de crise, se sont eux qui offrent aux héros de leur peuple des reliques magiques en mesure de faire pencher la balance en faveur des Toroom.

Les Puits Yenodii sont en réalité des gouffres dont les parois ont été sculptées de dizaines de milliers de visages aux traits étranges, plongeant jusqu’au magma planétaire et se regroupant sous les montagnes septentrionales. Ce furent les Ned’esh qui découvrirent ces passages vers le cœur du monde, les sorciers Toroom y virent une manière surprenante des anciens pour capter l’énergie tellurique et renforcer ainsi la Trame magique de Yak’namaw. Ce n’est que récemment que des aventuriers découvrirent de véritables complexes souterrains, dissimulés derrière certains visages de pierre et renfermant des sanctuaires Czoerii. Ceux qui ont été explorés jusque-là sont très éloignés de l’entrée des Puits, et les températures à l’intérieur mettent mal à l’aise les plus résistants Toroom.

Des fresques de métal ont été trouvées, montrant les Czoerii côtoyant des êtres humanoïdes sans traits distinctifs, mais visiblement traités en égaux par le puissant Peuple des flammes. Ni les Ned’esh, ni les Toroom n’ont le souvenir d’un autre peuple ancien, mais quelques références parmi les Ojanii semblent mentionner l’existence des Guides flamboyants, une civilisation qui aurait précédé la leur et disposée de formidables pouvoirs.

Les Mines du Xanashay furent épuisées par les Czoerii qui puisèrent dans le pôle austral toutes les ressources nécessaires à l’élaboration des Arches fluidiques, qu’ils assemblèrent au sein de l’Espace sauvage afin d’y établir des points d’accès au Fluide. Nul ne sait comment le Peuple des flammes pu créer de si vastes tranchées dans les montagnes, ni comment de si précises découpes furent possibles, mais les lieux restent empreints par la puissance de la Triade primale.

Quelques explorateurs s’aventurent parfois dans les profondeurs des mines à ciel ouvert, et ramènent occasionnellement des reliques Czoerii. Toutes les histoires liées à la région polaire du Xanashay mentionnent cependant des créatures de roche vivante, entravées dans les entrailles des mines, et menaçant les visiteurs.

Les Sphères de l’Epée

Chaos fire par Dbzheir

Fréquemment désignées sous le nom de Toroom’shakdaw, la Domination Toroom, cet ensemble de sept Sphères de cristal est dominé par les énergies liées au Feu. Le déchaînement des forces élémentaires émanant du Vortex est ici connu sous le nom des Flammes mugissantes, et l’enveloppe extérieure des orbes cristallins est nettement plus chaude que celle des autres Sphères Forgéennes.

Les transitions à travers le Fluide semblent également perturbées par les températures élevées, et les meilleurs timoniers voient leur navire émerger de ce médium avec de graves avaries. Les disparitions sont nombreuses, et le commerce entre les Sphères de l’Epée s’en ressent.

Depuis le commencement de l’Âge des Forges froides, il y a deux millénaires, voyageurs et natifs des Sphères de l’Epée ont petit à petit oubliés les noms anciens des orbes les protégeant du Phlogiston en effervescence, pour ne plus percevoir qu’un vaste espace ininterrompu et connecté par un vaste réseau fluidique. Bien que les Czoerii peinèrent à maintenir les connexions originelles au sein des Sphères de l’Epée, ils parvinrent à préserver l’essentiel des accès, et léguèrent cette toile fluidique presque intacte aux Toroom, leurs héritiers.

Les difficultés à naviguer au sein du Fluide dans cette région de la Forge limita durant un temps les voyages entre les Sphères de cristal surchauffées, mais de nouvelles techniques de construction navale, et la présence de plus en plus importante de Forgeurs Toroom exceptionnels ramena la navigation fluidique en odeur de sainteté parmi les peuples de l’Epée. La notion de Sphères séparées par de prodigieuses distances au sein du Phlogiston fut négligée par le plus grand nombre tandis que ce nouvel essor de la navigation fluidique débutait. Les sages et les explorateurs connaissent toujours les noms anciens des Sphères de l’Epée, mais les incessantes vagues de conquêtes par les sept-cent Tribus Toroom ont amenées l’émergence d’une culture partagée au sein de ce grand ensemble.

Berceau du peuple Toroom, la Sphère de Tor’akanaw abrite le monde de Tor’shanaw, où naquirent les Sept écailleux, aujourd’hui de puissants gardiens immortels du peuple Toroom, des guides spirituels pour les tribus, et les véritables héritiers de la connaissance Czoerii. Par le passé, des ennemis des Toroom tentèrent de frapper l’âme de ce peuple en envahissant Tor’shanaw, mais la réponse à cet outrage fut l’unification des sept-cent Tribus, et l’anéantissement pur et simple de l’envahisseur, en tant qu’espèce.

Tor’liik’shaw fut la première conquête des Toroom qui exploitèrent tardivement le réseau fluidique. Jusqu’alors, les mondes arides de cette Sphère de cristal n’étaient guère peuplés, mais les enseignements des Czoerii indiquaient là de nombreuses reliques et connaissances cachées. La conquête des mondes de la Sphère de Tor’liik’shaw permit aux Toroom’ksalay de prendre l’ascendant sur la caste guerrière de leur peuple.

De nombreuses conditions favorisèrent l’éclosion de portées importantes et le chiffre de sept-cent Tribus fut annoncé. Les territoires se morcelant beaucoup trop, les chefs tribaux se tournèrent vers leurs sorciers afin que soient découverts d’autres mondes, par-delà le Fluide. La Sphère de Tor’saraw fut ainsi retrouvée, promptement conquise, et devint rapidement le domaine exclusif des Toroom’aksay, les artisans et plus tard négociants donnant à leur peuple un moyen d’interagir avec les autres civilisations Forgéennes, autrement que par la guerre.

Conquête tardive des Sept-cent Tribus Toroom, la Sphère de Tor’akiinaw et ses lunes errantes furent toujours perçues avec une crainte révérentielle, car c’est en ces lieux que les mythes anciens placent la Fin des Czoerii. Même après plusieurs millénaires, toutes les ruines du Peuple des flammes n’ont pas encore été explorées, et les causes du déclin Czoerii restent inexpliquées à ce jour.

Dans les premiers siècles de l’Âge des Forges froides, les Ned’esh retrouvèrent les secrets mystiques leur permettant d’emprunter le réseau fluidique. Redoutables conquérants en manque de ressources, ils quittèrent la Sphère d’Esh’luon’ruu pour aller envahir l’Espace sauvage de Tor’saraw. Bien mal leur en prit, et les tribus Toroom épargnèrent certains de ces êtres farouches, pour ensuite remonter vers leurs mondes fertiles. Il s’avéra que les planètes Ned’esh ne convenaient finalement pas à leurs conquérants, qui préférèrent forger une alliance économique avec eux. Depuis lors, un respect mutuel s’est instauré, et une saine rivalité oppose régulièrement les guerriers des deux peuples.

Il en alla tout autrement de la rencontre entre les Seloom et les Toroom. Ces derniers découvrirent par hasard un accès fluidique vers la Sphère de Selk’riitaw, où les sorciers Seloom parvinrent à capturer les membres de plusieurs équipages, les torturant et les transformant en serviteurs dociles. Les Toroom furent ainsi infiltrés, trahis par leurs propres guerriers, et plusieurs tribus furent même asservies par les redoutables Seloom. La situation changea lorsqu’une poignée de Forgeurs parvinrent à découvrir les manigances de cet ennemi, de nombreuses tribus dépassèrent leur méfiance mutuelle pour s’unir et anéantir les Seloom, s’emparant de leurs mondes marécageux.

La découverte de la Sphère d’Ojan’puur par les Toroom remonte à moins d’un millénaire. Alors au fait de leur puissance militaire, les Sept-cent Tribus lancent une flotte de six cent vaisseaux à travers le Fluide. Les Mondes forgés d’Ojan’puur déconcertent les envahisseurs, leur nature artificielle défie la grandeur des Czoerii, dont les Ojanii ignorent jusqu’à l’existence. Les chefs tribaux les plus belliqueux attaquent ces étranges créatures, mais des rayons solaires sont dirigés contre leurs vaisseaux, qui s’embrasent tous en un instant. Les Toroom établiront quelques communautés dans la ceinture extérieure d’astéroïdes, et se contenteront de relations diplomatiques courtoises avec les Ojanii.