Ominum, les Croisées Célestes

[Osuro’kanii [Reigar], )

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: G (diamètre équatorial de 134 459km)

Echappée: 4 tours

Rotation: 65 heures

Révolution: 1300 jours

Lunes: Sanctorum, Vornurum

Population: 234 045 Kuroon, 96 422 Voryl, 56 248 Ruli’shalduu

Magie: Evoluée, magie divine dominante

Panthéon: Vorkaarii

Ominum est un monde de glace, de vents puissants et de gouffres vertigineux, au fonds desquels se trouvent un autre monde, baignant dans un océan argenté, dominé par de massives colonnes soutenant le monde du dessus, et dans lesquelles se trouvent les Citadelles d’Ominum, bastions de la Loi et de la Justice.

La surface du monde est une alternance de plaines enneigées, de hautes chaînes montagneuses gelées et de fissures larges de plusieurs lieues. La vie est difficile, et seuls les pôles, ceints de hauts massifs rocheux, abritent des communautés que même une puissante magie climatique ne peut prémunir contre de réguliers désastres et fléaux.

Le cycle des saisons sur une telle planète est rythmé par de puissantes tempêtes, en mesure de pétrifier les imprudents sur place. Des accalmies existent cependant, et sont autant de répits, durant lesquels il est possible de faire du négoce, ou de quitter ce monde hostile.

Ports d’accueil: Ominum n’a jamais été tourné vers le Vide et le spelljamming. Les vents violents de la haute atmosphère, ainsi que la difficulté d’établir de véritables structures portuaires ont grandement limité les différents peuples qui se succédèrent à sa surface.

Une très ancienne légende Kuroon mentionne un sanctuaire Reigar, le Noalaredaadh, qui aurait été élaboré à partir d’un organisme géant, proche cousin des Aesthétiques. Ce lieu aurait été soudainement pétrifié par les premiers grands froids s’abattant sur ce monde, enfermant en son sein de précieuses connaissances des Mages. Jusqu’à ce jour cependant, jamais nulle trace n’a permi de retrouver trace d’un tel sanctuaire.

Ce sont les Clydön qui ont les premiers fondé un avant-poste, au coeur même des vallées gelées du pôle Sud. Petit port militaire destiné aux réparations d’urgence, Onlaarn-Josleeth abritait à son apogée une centaine d’individus, dont seulement une douraine de Sorciers. Trois grandes fosses ont été aménagées dans une glace plus dur que la roche, chacune permettant d’accueillir quatre spelljammers de petit tonnage. Le port comptait sur un approvisionnement régulier en provenance de cavernes à plusieurs jours de là, et où les Clydön parquaient des esclaves réfractaires.

Lorsque les Sadraah reprirent les structures de leurs anciens maîtres, ils aménagèrent des cavernes directement sous les bâtiments et développèrent des cultures suffisantes pour cinq cent individus. Maintenant ce comptoir à grands frais, menacés par les Célestes, les Sadraah finirent abandonner Ominum. Onlaarn-Josleeth devint un repaire de contrebandiers Voryl, délaissant les fosses portuaires pour créer des pistes vers un Croisée sauvage à deux jours de là, menant dans les plaines septentrionales d’Ukann,  au coeur de la forêt froide de Sanctorum ainsi que dans les ruines silencieuses d’une mystérieuse forteresse sur le Plan Quasiélémentaire du Sel.

A ce jour, Onlaarn-Josleeth ne peut plus être considéré comme un port de spelljamming, bien que ses fosses soient toujours accessibles, et qu’il subsiste un atelier de réparation oublié par les contrebandiers Voryl. Le port est toujours connu des navigateurs croisant aux abords d’Ominum, car il est au coeur de l’une des régions les plus accessibles depuis les cieux.

Les Sadraah, lors de leur arrivée dans la Sphère, firent une longue halte sur Ominum, et si la majorité de leur flotte spatiale fut placée en orbite autour de Sanctorum, de grandes cavernes à ciel ouvert furent néanmoins aménagées. La plupart sont désormais situées dans des régions inaccessibles ou instables, mais des cartes précises subsistent toujours, et pour des individus souhaitant de la discrétion, ces puits peuvent être autant d’abris pour des spelljammers de moyen tonnage.

Ressources: Ominum est un monde hostile à la vie, où même le rayonnement d’Ås-Kår peine à illuminer la surface gelée. Comme les autres mondes de cette Sphère cependant, de puissantes forces planaires s’exercent en permanence,à peine atténuées par la présence des Célestes.

De nombreux vortex vers le Plan Paraélémentaire de la Glace ont sûrement contribués à renforcer les conditions climatiques extrêmes à la surface, mais dans un tel environnement, la Vie a pu trouver des formes dans lesquelles s’incarner. Ainsi donc, et malgré une chasse intensive de la part des Sadraah durant leur séjour sur ce monde, de vastes troupeaux de reptiles géants se déplacent en suivant des lignes de failles, sur les bords desquels poussent des mousses nutritives adaptées au froid. Ces coorobak représentent une inestimable ressource pour les communautés d’Ominum, et certaines des plus primitives se sont mises à vénérer Kaar’Cooroo, le grand esprit de ces lézards pouvant parfois atteindre quinze mètres de long.

L’intrusion des Célestes depuis des siècles dans les entrailles d’Ominum a provoqué de grands bouleversements au sein d’un réseau de cavernes intermédiaires. Les propriétés bienfaisantes des énergies planaires en provenance des portails vers le Mont Céleste ou l’Arcadie ont favorisés l’éclosion de différentes formes végétales particulièrement résistantes. Les Sylanae sont ainsi des fleurs de glace contenant un nectar argenté, en mesure de soigner les plus graves blessures. Les Milléennes sont des plantes aux feuilles ocres veinurées d’or, qui une fois ingérées permettent de supporter le froid le plus intense sans protection.

Bien entendu, ces végétaux aux propriétés extraordinaires restent difficiles d’accès pour les communautés de la surface, qui la plupart du temps ignorent jusqu’à leur existence. Seuls quelques Célestes ont conscience des effets de leurs Plans d’origine sur l’environnement glacé d’Ominum, et les plus serviables pourront éventuellement diriger des visiteurs vers ces cavernes silencieuses.

Cultures: Les Kuroon et leurs alliés Thual’Kreen ne s’établissent pas durablement à la surface d’Osuro’kanii, Sauriens et Insectoïdes favorisent de loin les climats plus chauds. Ils fondent cependant quelques métropoles aux abords des principales Croisées sauvages, utilisant des matériaux avec lesquels ils sont peu à l’aise, comme la glace et des cristaux froids. Grâce aux passages planaires disséminés sur toute la surface, quelques explorateurs finissent par découvrir les citadelles sous-glaciaires des anciens Junaruu.

Emerveillés par les fantastiques monuments, les aventuriers Kuroon comprennent cependant qu’ils n’ont rien à faire en ces lieux, et les prêtres d’Aoskar qui sont avec eux choisissent d’oublier les voies sinueuses menant au monde en dessous. Cependant, tandis qu’un grand temple est érigé sur la lune de Sanctorum, certains sages choisissent de conserver les informations collectées dans les entrailles d’Osuro’kanii, des visions annonçant un danger lié à ces lieux antiques.

Les communautés polaires, essentiellement composées de Kuroon, ne rassemblent qu’une poignée de milliers d’individus, principalement tournés vers le négoce des peaux tannées de coorobak et l’exploration des Plans élémentaires liées à leur monde. C’est ainsi que lorsque survient la Guerre des Huit Portes en 312 ra, le retour des Junaruu n’étonne guère le clergé d’Aoskar, qui parvient à mobiliser suffisamment de combattants afin de repousser ces envahisseurs. Malheureusement, bien que peu nombreux, les Incarnés de Junatlan possèdent individuellement de prodigieux pouvoirs. Ils reprennent possession des citadelles sous-glaciaires, renforçant les portails reliant leur Plan d’existence à Osuro’kanii. Puis, ils façonnent des guerriers de glace afin de submerger les faibles défenses des mortels de la surface.

C’est à cette époque que d’autres migrants arrivent en même temps que les Junaruu. Nés dans les Plans Extérieurs, ils ont suivi les rumeurs de la guerre, sans toutefois chercher à y prendre part. Lorsque les Ruli’shaltaa atteignent Osuro’kanii, ils trouvent un havre pour leur peuple et s’établissent aux abords des communautés Kuroon, alors assiégées par les armées de glace des Junaruu. Les Ruli’shaltaa sont nés dans les Plans, mais les âmes de leurs ancêtres arpentèrent le Plan Primaire en y développant une profonde affinité avec les Voies de l’Esprit. Héritiers de ces traditions, les ancêtres des Halfelins viennent ainsi sur ce monde froid avec un don de cryokinésie qui bouleverse totalement l’équilibre des forces ; En quelques semaines, l’invincible armée Junaruu sera vaincue, contraignant ces derniers à battre en retraite.

Les Ruli’shaltaa sont invités parmi les communautés déjà existante, mais nombreux sont ceux qui choisissent de fonder leurs propres cités, dans les hautes falaises de glace isolées dans des plaines australes inaccessibles. Peu enclins à vénérer Aoskar, les Ruli’shaltaa tournent définitivement le dos à leurs origines planaires et fonde l’Alliance du Grand Glacier, une société repliée sur elle-même mais qui offrira toujours aux autres peuples As’koranii ses meilleurs adeptes des Voies de l’Esprit.

Durant plusieurs siècles, les communautés d’Osuro’kanii se cantonnent aux régions polaires. Les Thual’Kreen se retirent complètement de ce monde aux conditions climatiques bien trop hostiles, mais s’établissent durablement sur Sanctorum. Les Kuroon sont rejoint par de petits groupes d’arpenteurs planaires qui offrent un large éventail de métissages bienvenues, l’isolement devenant extrême durant des années.

Le clergé d’Aoskar reste souvent le seul lien entre les communautés, qui restent en retrait des grands évènements historiques durant ce premier millénaire.

En 976 ra, les Plans Extérieurs se transforment et engendrent de grandes vagues de distorsions à travers le Multivers. Aoskar doit se sacrifier afin de préserver le Royaume sacré de la Grande Porte et sauver les âmes de ses fidèles As’koranii. Les Huit Plans deviennent seize, et en leur sein grandissent de nouveaux peuples dévorés par l’ambition et la nécessité de faire prédominer les axiomes qui les dominent. La déesse Jelessia doit se manifester physiquement dans les entrailles du monde gelé, afin de limiter l’ouverture soudaine de nombreux portails laissant le passage aux Célestes d’Arcadie, des êtres de lumière désireux d’amener la Loi et la Justice aux peuples d’As’koranii.

Même le retour d’Aoskar ne peut rétablir l’ancien équilibre du monde, et les communautés de la surface peuvent désormais voir scintiller les gouffres menant aux grandes citadelles des Célestes. Le clergé lunaire tente dans un premier temps d’apaiser le prosélytisme des nouveaux arrivants, mais tandis que surviennent les premières incursions de Fiéllons sur les mondes voisins, toute discussion devient inutile, et les prêtres d’Aoskar finissent par s’opposer aux actions de ceux qui se surnomment Les Trônes Invincibles.

L’avènement de la Grande voie planaire Ås-Kårii (1108 ra) n’apporte guère de bienfaits aux habitants de la surface. Leur monde a été rebaptisé Ominum et les Célestes ont bien plus profité du développement de ce prodigieux réseau de portails planaires octroyé par l’Aoskar Régénéré. En réalité, les Trônes Invincibles, tous d’origines arcadiennes, voient arriver des Célestes natifs du Mont et souhaitant faire de ce monde un modèle de perfection. Un Aasimon Solaire du nom d’Alepherimnyos a prit la tête d’une légion d’acier pour fonder une grande citadelle sur Ominum.

Inévitablement, en 1234 ra éclate la Guerre des Célestes, opposant les deux forces se partageant les entrailles gelées de la planète. Les communautés Ås-Kårii de la surface ne peuvent que subir les déchaînements de pouvoir, et bon nombre des habitants décident à cette époque d’abandonner les régions polaires pour s’établir sur Sanctorum.

Lorsque les Voryl apparaissent soudainement, au cœur même d’une onde de feu solaire, ils se retrouvent en grand nombre sur les plaines équatoriales d’Ominum, où ils restent livrés à eux-mêmes durant plusieurs années, tandis que leurs frères et sœurs des autres mondes subissent des persécutions de la part des peuples Ås-Kårii. Au cœur des tempêtes interminables, ils érigent les bases d’une société qui deviendra un puissant royaume, le Vor’Shanduur, où une lignée royale accueillera tous les Voryl en recherche de racines. Situé sur une région riche en vortex élémentaires, le royaume Voryl d’Ominum prospèrera longtemps, grandement protégé des influences extérieures, tout en s’étendant au sein du Plan Paraélémentaire de la Glace. La religion Vorkaarii fondera ici son Grand Temple, et pas moins de quinze métropoles constituées de glace élémentaire se dresseront dans les plaines balayées par les vents.

Fréquemment, les Voryl de Vor’Shanduur seront en opposition avec les ambitieux Tritons des flammes du Royaume de Koshelgg, et leur rivalité deviendra source de bien des chants.

Bien du temps s’écoule sur Ominum, les Célestes tentent régulièrement de convertir les Voryl aux préceptes de la Loi et d’une justice bien plus intransigeante que celle s’exerçant dans le Vor’Shanduur. Les autres communautés Ås-Kårii prospèrent grâce à la présence des Voryl et de leur clergé qui remplace petit à petit celui des Sokaarii.

C’est alors qu’une grande flotte de spelljammers empli le ciel glacé d’Ominum. Les Sadraah viennent d’arriver au sein du système des trois mondes, et bien que leur long périple est épuisé leurs ressources, ils viennent en conquérants. De l’antique puissance spatiale Thual’Kreen ne subsiste qu’une poignée de vieux vaisseaux organiques, incapables de se mesurer à la marine spatiale Sadraah. Cependant, les premiers contacts avec les peuples Ås-Kårii se déroulent en orbite, avec un groupe de représentants des communautés d’Ominum, appuyés par des prêtres de l’Aoskar Régénéré. Un accord est trouvé, et les nouveaux venu peuvent fonder une colonie à la surface, en échange de quoi ils s’engagent à naviguer pour tous les peuples des trois mondes.

Bien qu’ils se montrent particulièrement réfractaire aux clergés Ås-Kårii, les Sadraah s’intègrent facilement au sein du grand empire. Ils deviennent des bâtisseurs renommés, des sorciers talentueux ainsi que des explorateurs sans peur. Toujours liés à d’étranges forces obscures, des seigneurs Sadraah se distingueront régulièrement par leur maîtrise de la nécromancie. Les Célestes tenteront maintes fois de surveiller étroitement ce peuple, qui finira par abandonner le monde glacé pour des terres plus chaudes. Mais dans l’intervalle, les Sadraah auront su recréer un royaume à partir de rien. Le Dronegg-Doryll éclipsera même la grandeur du Vor’Shanduur durant quatre millénaires, devenant parfois une menace pour tous les peuples d’Ominum, mais plus souvent un précieux allié face aux fléaux s’abattant régulièrement sur les trois Arches éternelles.

Les pressions permanentes des Trônes Invincibles pousseront malgré tout les Sadraah à abandonner Ominum. Sans leur grande maîtrise des forces magiques, leurs cités finement ciselées dans les glaces bleutées de l’hémisphère Nord ne tarderont pas à s’écrouler, ne laissant que ruines et gardiens mystiques veillant sur de sombres sanctuaires cachés.

Une nouvelle fois, le Vor’Shanduur prédomine, le long interlude Sadraah aura vu l’émergence d’une guilde des cartographes utilisant aussi bien les spelljammers que les portails parsemant le monde, et les Voryl emploieront cette précieuse ressource pour disséminer leurs communautés en des lieux jusqu’alors inconnus. L’usage répandu des nefs Sadraah permet également à une importante communauté Kuroon de revenir sur Ominum. Ces Sauriens sont las des conflits larvés permanents entre les clergés Sokaarii, ils se rassemblent autour d’un meneur charismatique, Coturu Brilk, qui annonce son souhait de ne plus dépendre des dieux. Avec plusieurs milliers de partisans, il fonde la Congrégation Brilkaarii, qui s’installe dans de très anciennes régions polaires abandonnées, et favorise l’artisanat sous toutes ses formes comme moyen de subsistance.

Tandis que les communautés croyantes évitent ces inquiétants voisins en totale autarcie, les Voryl se montrent intéressés par les produits nés dans les ateliers de glace Brilkaarii. Certains Célestes découvrent également ces artisans isolés, et les aident discrètement à développer leurs talents.

Les descendants de Coturu Brilk régneront toujours sur le destin de la Congrégation, mais au fil du temps, ils en viendront à considérer les vortex comme des phénomènes naturels, par opposition aux portails planaires nés d’Aoskar. Et tandis que les conditions climatiques se dégraderont pour plusieurs décades, les Brilkaarii feront le choix de migrer en nombre à travers les Plans Elémentaires, où ils formeront l’essentiel des membres de la secte planaire des Façonneurs de Possibles.

En 47762 ra, une vaste légion Baatezu emprunte un ancien réseau de portails Ås-Kårii afin de se préparer à frapper le monde principal de Koraan. Cependant, un groupe d’aventuriers Voryl interfère dans les plans des créatures infernales, qui se voient bloquer sur les plaines glacées d’Ominum. Les Trônes Invincibles perçoivent la souillure du Mal et déchaînent leur pouvoir. La Bataille du Diantrefosse est brève, mais provoque des bouleversements climatiques isolant de grandes communautés polaires.

Sur Sanctorum, le culte de l’Aoskar Régénéré perdure, malgré un nombre de prêtres réduit et bien peu de fidèles accomplissant le pèlerinage via les Portes du Temple de la forêt froide. Lorsque les intrigues des Sept finissent par impliquer l’ensemble des peuples de la Sphère de cristal, la guerrière Voryl Palyath Dun’Saruu vient réclamer l’aide de la Grande Prêtresse Jiarinu, qui accepte de concéder au Peuple des Brasiers trois gemmes de pouvoir, semblables aux terribles Nildhruun employé dans les Guerres planaires de Ticium (50834 ra). Grâce à elles, le Vor’Shanduur parvient à perdurer durant les longues décennies pendant lesquelles les Puissances Sokaarii refuseront leurs miracles à leurs prêtres.

Les gemmes Voryl seront nommées Nildhoryl, elles seront sous la garde du couple royal, qui possédera traditionnellement le Nildhoryl des Eléments. Une autre gemme sera sous la garde du Vonoor’Kaar, le Grand Prêtre des divinités Vorkaarii, qui détiendra le Nildhoryl des Âmes. La troisième pierre sera sous la garde d’un Gardien Voryl, protecteur de son peuple et veillant sur le Nildhoryl des Plans.

Très rapidement, la rumeur se répandra ; Les Voryl d’Ominum possèdent des gemmes de pouvoir semblables aux Nildhruun emmenées dans les Plans Extérieurs après les guerres de l’Empereur manipulé. De nombreux seigneurs Kuroon, encouragés par leurs prêtres Sokaarii, viendront réclamer les gemmes, afin de repousser les hordes infernales ravageant leurs mondes. Bien que les Sadraah resteront neutres pour la plupart, leurs propres royaumes seront également menacés, et des voleurs seront finalement recrutés, afin de dérober le Nildhoryl des Plans à son gardien. Malheureusement, les trois pierres se révèleront liées entre elles, et l’éloignement de l’une d’elle provoquera une dramatique diminution de leur puissance individuelle. Vor’Shanduur sera à son tour attaquée par des envahisseurs d’outreplan, qui prendront possession de nombreuses cités. Comme de bien entendu, la présence d’entités planaires foncièrement maléfiques sur Ominum mobilisera toute l’attention des Célestes, qui embraseront les cieux de leur puissance, afin de purifier la surface de leur domaine. A force de telles démonstrations de force, les Trônes Invincibles entraîneront indirectement l’extinction définitive de la moitié des communautés Ås-Kårii de leur monde.

D’un siècle à l’autre, les invasions d’outreplan perdront de leur intensité. Les prêtres et prêtresses Sokaarii retrouveront lentement leurs pouvoirs, et regagneront une certaine influence sur Ukann et Koraan. Le monde de glace  pour sa part a vu ses communautés polaires se tourner vers les trente divinités Voryl, seules en mesure d’octroyer des bienfaits durant la sombre époque venant de s’achever.

Les clergés Sokaarii perçoivent ce regain d’influence comme une menace pour leurs propres cultes, ils tentent plusieurs fois de discréditer leurs homologues Vorkaarii, mais ces derniers se voient bénéficier d’un inattendu soutien populaire, même parmi les populations des autres mondes. Finalement, tandis qu’une guerre des religions menace l’ensemble du système, les Gardiens des Nildhruun rallient la cause Vorkaarii et imposent la paix.

Ominum voit à cette époque sa population triplée. Des partisans des Voryl choisissent en effet d’adopter les traditions Vorkaarii et des communautés polaires abandonnées sont ainsi restaurées.

En 62385 ra, l’Ajkaal Borlia-Roon-Valkyeth mène une force d’invasion Clydön contre le système d’Ås-Kår. Un Anneau de Translation a été assemblé par une avant-garde dissimulée dans les entrailles de la lune de Vornurum, et un millier de nefs déferlent sur Sanctorum afin de neutraliser le clergé de l’Aoskar Régénéré. Particulièrement impatient pour un officier de son rang, Borlia-Roon-Valkyeth aura cristallisé son attention sur les Kuroon et leur puissant Dieu des Portails, il en négligera même les clergés des divinités Sokaarii, qui parviendront alors à conserver d’importants territoires.

Concernant Ominum et les Voryl, la force d’invasion tiendra pour quantité négligeable un peuple incapable de maîtriser le spelljamming. Les exactions des Clydön seront donc très limités sur le monde de glace, où une douzaine de petites garnisons d’arrière-garde seront maintenues pendant quelques générations.

Comme partout ailleurs, les Sorciers finiront par s’intégrer aux populations locales. Privés de tout contact avec le reste de l’Empire des Soixante Sphères, ils finiront par tenter leur chance à travers les Plans Extérieurs, certains choisiront de séjourner au sein des mondes Ås-Kårii, mais ne parviendront pas à maintenir vivaces leurs lignées, qui s’éteindront.

En 103993 ra, la Grande Conjonction des Plans provoquent un nouveau cataclysme à l’échelle du système planétaire d’Ås-Kår ; Les lois planaires du Multivers changent, avec pour principal effet la fermeture des accès vers les Plans de la Roue.

Sur Ominum, les Puissances Vorkaarii, nées des Brasiers élémentaires, parviennent à ancrer leurs essences dans la voûte céleste. Seules divinités en mesure de répondre aux prières de leurs fidèles, ils deviennent les protecteurs de tous les Ås-Kårii. Bien moins puissants que leurs pairs Sokaarii, leur simple présence dissuade cependant bon nombre d’envahisseurs d’outreplan, cherchant à profiter du chaos envahissant le Multivers.

C’est à cette époque que les plus importantes personnalités religieuses Vorkaarii se réunissent pour un conclave visant à envisager une nouvelle Ascension divine depuis les plaines glacées d’Ominum. Le Céleste Alepherimnyos, depuis sa Citadelle de l’Astre argenté, offre son aide pour la première fois aux Voryl. Il souhaite voir leurs croyances se fortifier au sein du système des trois mondes. Malheureusement, ceux qui participent à ce Second envol (103997 ra) sont consumés dans le Vide avant de pouvoir atteindre les Brasiers. Leur tentative engendre cependant un miracle dans le ciel nuageux d’Ominum, qui produit une bienfaisante pluie argentée. Ceux qui se retrouvent sous cette brève averse reçoivent un nouveau don élémentaire.

Les portails planaires finissent par se stabiliser. Le Vor’Shanduur, qui avait parfaitement su s’adapter à une ère sans invasions menaçant ses frontières, retrouve d’anciens ennemis des Plans Elémentaires, qui parviennent à s’unifier pour faire tomber l’arrogant royaume des Voryl.

Les clergés Sokaarii, trop occupés à rebâtir leur influence perdue, ignorent les appels à l’aide du couple royal Voryl. Cependant, ce qui subsiste des Thual’Kreen, les seigneurs Sadraah des ceintures d’astéroïdes ainsi que des alliés dévoués, répondent à l’appel. Une grande armée peut ainsi éviter de justesse au grand royaume d’Ominum de tomber. Malgré tout, l’armée Voryl a été presque entièrement décimée, et les clergés Vorkaarii se sont bien trop dispersés à travers les communautés Ås-Kårii pour maintenir une indispensable cohésion du royaume.

En 122081 ra, la Mort définitive d’Aoskar, tué par la Dame des Douleurs dans la cité planaire de Sigil, provoque l’effondrement de la civilisation Ås-Kårii. Le panthéon Sokaarii voit près de la moitié de ses membres basculer dans l’Astral, tandis que le Royaume de la Grande Porte est menacé, mobilisant toutes les ressources des divinités rescapées.

Sur Ominum, le panthéon Vorkaarii déjà fragilisé ne peut veiller à lui seul sur les trois mondes et leurs importantes populations. Les portails planaires se ferment les uns après les autres, laissant en activité une majorité de vortex élémentaires instables. Les Sadraah restent les seuls à pouvoir assurer le transport interplanétaire, et à une échelle réduite.

Les Arches éternelles deviennent des passages béants pour les hordes d’outreplan, qui déferlent sur les communautés Ås-Kårii. Une ère sombre s’abat sur les mondes abandonnés des dieux.

Dernier bastion protégé par les divinités Vorkaarii, le royaume de Vor’Shanduur finit par s’écrouler, prit entre les forces des Célestes et celles des fiéllons qui occupent désormais les ruines glacées de la surface. La majorité des Voryl sont massacrés, emmenés dans les Plans Extérieurs en tant qu’esclaves. Seules subsistent les plus petites communautés polaires, celles se trouvant suffisamment éloignées des portails planaires encore en activité.

Malgré la Grande guerre de Reconquête (122387 ra), qui permet aux plus farouches de reprendre possession de quelques territoires isolés aux pôles d’Ominum, la planète est désormais sous l’influence des Trônes Invincibles et de cinq autres factions de Célestes. L’antique réseau des portails Ås-Kårii a été transformé en une couronne de Portes menant vers les Plans Supérieurs, et de hautes citadelles de glace s’élèvent désormais à la surface.

Ominum est un bastion de la Lumière, où bien peu de mortels peuvent s’établir sans l’autorisation de l’un ou l’autre des Seigneurs d’argent.

Sites notables: Pour sa taille, le monde d’Ominum n’abrita jamais d’importantes communautés, mais vit par contre naître de formidables cultures. Malgré les rigueurs climatiques, des ruines subsistent, principalement celles du Vor’Shanduur, mais également celles laissées par les Sadraah, et bien d’autres plus anciennes.

Cependant, la planète entière a été façonnée durant les derniers millénaires par les Célestes, à partir de leurs formidables citadelles sous-glaciaires, à partir desquelles ont été ouverts de nombreux portails vers les Plans Supérieurs.

Du grand royaume Sadraah de Dronegg-Doryll subsiste les Tours de Volyrion, un ensemble de cinq hautes structures taillées dans une falaise de roche noire abritant une centaine de niveaux aménagés en une cité étrange, vouée à l’art de la nécromancie. Les Tours sont les seuls accès à la métropole Sadraah, mais elles sont également les seuls lieux épargnés par un mystérieux nuage nécrophage, apparemment doué de conscience et affamé de vie.

Les cinq édifices abritent les sanctuaires des cinq mystérieux Seigneurs nécromants, qui régnaient sur la cité et s’apprêtaient à unir leurs forces afin d’éradiquer la menace Céleste pesant en permanence sur leur peuple. Les structures sont de véritables labyrinthes piégés, reliés entre elles par des corridors secrets et des portails dimensionnels. Des salles innombrables contiennent encore d’importantes sommes de connaissances liées à la nécromancie, mais également sur le spelljamming et les Sphères de cristal. Bien entendu, des gardiens ont été laissés là, certains réagiront à la présence des vivants de manière brutale, d’autres auront pour mission d’ouvrir simplement les portes menant à la cité, de laquelle attaquera le nuage nécrophage.

Bien que le Vor’Shanduur ne soit plus qu’un lointain souvenir, la Reconquête a permis à des Voryl de restaurer certaines communautés dans les ruines laissées par leurs ancêtres. Ainsi donc, le Grand Temple des Trente a été réaménagé dans les fondations de l’édifice originel, à plusieurs dizaines de mètres sous la surface d’un glacier centenaire, et à l’écart de tout portail planaire. Quelques centaines de fidèles du Vorkaarii séjournent régulièrement en ces lieux, où les trente divinités de leur panthéon conservent un certain pouvoir. L’ensemble du Grand Temple est aménagé dans une caverne dont les parois ont été taillées en habitations pour une nouvelle génération de prêtres et de prêtresses, qui espèrent pouvoir libérer leur monde de l’omniprésence des Célestes.

Cheminer vers le Grand Temple des Trente n’est possible que par la voie terrestre, à travers les méandres d’un labyrinthe sous-glaciaire traversant plusieurs territoires des Célestes. Seuls les initiés peuvent atteindre les lourdes dalles de glace, et le secret de son existence reste bien gardé au sein des communautés polaires à dominante Voryl.

Le principal projet des fidèles est d’accomplir un Troisième envol, afin de réaliser une Ascension divine pour le plus grand nombre. Mais avec la chute du Vor’Shanduur, l’antique rituel n’est plus connu dans son intégralité. Les sages ont tous disparus durant les conflits passés, et les prêtres sont désormais trop peu nombreux. Malgré tout, l’espoir anime chaque individu venant s’adresser aux Puissances Vorkaarii, qui veillent sur leurs fidèles malgré leur nombre restreint.

Derniers arrivés parmi les Célestes, les Chevaliers errants de Nemausie ont apportés avec eux une puissante relique, l’Orbe du Renouveau, vestige de leur strate arcadienne d’origine qui bascula vers Mechanus à la suite d’un bouleversement des axiomes planaires. Composés d’Aasimar et d’autres héros planaires, l’Ordre a choisi de s’établir dans une antique citadelle des Junaruu où leur relique est immédiatement entrée en résonnance avec son environnement. La glace millénaire s’est ainsi transformée en argent, et l’Orbe du Renouveau a commencé un long travail, toujours inachevé, d’élaboration d’une fresque complexe et mystérieuse.

La Citadelle de l’Orbe Nemausien est depuis lors renommée pour abriter les prophéties Célestes les plus précises, et également les plus inquiétantes, concernant l’avenir de la Sphère d’Ås-Kår. Rares sont les natifs des trois mondes à connaître ce fait, mais les Chevaliers ont déjà eu par le passé à refouler des individus désireux de connaître les évènements futurs.

Creusée dans un énorme pilier de soutènement dont la base baigne dans l’océan argenté du monde d’en dessous, la citadelle fut semble-t-il la dernière à être aménagée par les Incarnés de la tribu planaire des Junaruu. Depuis l’arrivée de l’Orbe et sa transformation en monument d’argent massif, de nouvelles salles apparaissent au fur et à mesure de la progression de la fresque sculptée par la relique. Ces nouveaux espaces semblent se multiplier autour de grands évènements encore à venir, indiquant vraisemblablement d’éventuels dénouements alternatifs, que les pouvoirs prophétiques de l’Orbe ne peuvent encore cerner.

Une centaine de Chevaliers Nemausiens se rassemblent en permanence dans les vingt niveaux de vie où ils partagent leur temps entre un strict entraînement aux armes et l’étude des fresques, retranscrites dans de grands manuscrits aux feuilles d’argent, les Tomes de l’Avènement Ås-Kårii. Le Grand maître de l’Ordre incite ses compagnons à régulièrement arpenter les Plans de la Roue, en quête de reliques et de connaissances pouvant aider l’Orbe dans la création de sa fresque. Lorsque des évènements inquiétants approchent, tous les Chevaliers se rassemblent dans la citadelle et se dispersent dans le système planétaire afin de tenter de circonvenir les actions clairement identifiées comme prenant source dans le Mal.

Relativement tolérant vis-à-vis des peuples Ås-Kårii et de leurs croyances, les Chevaliers errants de Nemausie cherchent essentiellement à limiter l’influence du Mal au sein des trois mondes. L’Orbe du Renouveau qui les guide par ces prédictions leur a depuis fait longtemps comprendre que bien des évènements à travers le Multivers dépendaient des portails planaires de cette Sphère de cristal.

La Citadelle est isolée des autres structures occupées par les Célestes, elle possède en son sein une Croisée Céleste unique, composée de cinq portails menant vers l’actuelle Nemausus, leur ancienne strate arcadienne désormais intégrée dans Mechanus, vers Abellio, en Arcadie, mais également vers chacun des trois mondes, en des lieux abandonnés depuis longtemps par les Ås-Kårii.

La Sphère d’Ås-Kår [Histoire révisée]

La Sphère d’Ås-Kår

La Sphère isolée d’Ås-Kår reste une conquête tardive des Clydön, qui ne se rassemblèrent dans cet espace qu’à la fin de leur ère. Prise entre trois Courants irisés mineurs, la Sphère argentée possède un unique Portail, gardé par une entité nommée Koam’Kaarii, un terrifiant dragon constitué d’énergies planaires lui conférant des pouvoirs quasi-divins. Nul ne sait quel pacte ancien lie cette créature à l’unique passage d’Ås-Kår, mais mêmes les Clydön semblent s’être mesuré à elle, sans grand succès. La face intérieure d’Ås-Kår est un vaste océan d’argent liquide, sur lequel surnagent des îles d’améthyste au centre desquelles brûlent des brasiers d’énergies élémentaires, qui sont autant de vortex vers les Plans correspondants. Des immortels veillent à l’entretien de ces feux cosmiques grâce à des rituels déjà antiques à l’époque des Soixante Sphères.

Phénomènes astraux.

Ås-Kår est également le nom Nariac donné au soleil améthyste de cette Sphère de cristal. L’astre possède des propriétés uniques ayant grandement favorisées l’émergence de portails, vortex et autres passages planaires, aussi bien à la surface des mondes que au sein du Vide. Les Nariac, premiers êtres doués de conscience à s’être développé au sein de cet espace, négligèrent cet aspect du soleil mauve pour concentrer leur culture au sein des nombreuses ceintures d’astéroïdes enserrant l’astre. Cependant, toutes les cultures qui leurs succédèrent puisèrent allègrement dans ces énergies abondantes et capricieuses, connaissant parfois de grandes époques de prospérité, le plus souvent balayées brutalement par un déchaînement apocalyptique d’énergie solaire.
L’autre phénomène notable est la présence de nuées cométaires cristallines sillonnant le Vide et coupant parfois l’orbite des planètes. Sièges d’une civilisation apparentée aux Oorthling, ces comètes étaient aménagées en grandes métropoles au sein desquelles de puissants psions régnaient sur un peuple éclairé et curieux. Nul ne sait ce qui entraîna la fin de cette culture nomade, mais des traces de violents combats semblent indiquer une disparition soudaine.


La Sphère d’Ås-Kår abrite trois mondes éloignés du soleil mauve central, les nombreuses ceintures d’astéroïdes séparant l’astre des corps célestes semblent indiquer la présence d’aanciennes planètes, anéanties par quelque cataclysme cosmique oublié. Les mondes d’Ås-Kår possèdent tous une trame magique naturellement renforcée par des combinaisons d’énergies planaires souvent méconnues ailleurs dans les Sphères, mais ce qui pourrait s’avérer la source d’une culture brillante, en mesure de rivaliser avec les magiocraties des Sphères Connues, s’avère être une menace constante pour des peuples livré sans défenses à des forces que même les Puissances ne peuvent manipuler sans lourdes conséquences. Les mondes d’Ås-Kår sont ainsi au coeur de conjonctions planaires perpétuelles, à travers lesquelles maintes entités extérieures rallient le Plan Primaire. Les mondes de cette Sphère sont bien connus de nombreux seigneurs des Plans de la Roue, sous le nom d’
Arches éternelles.

Nāāhāām-Sōōk est le seul monde de cette espace à avoir conservé son nom Clydön. Les conquérants des Sphères fondèrent ici un vaste port spatial qui à son apogée rassembla plus de dix milliers de vaisseaux, et malgré la chute de leur empire, leurs vassaux préservèrent les structures et les traditions antiques, fondant plusieurs nations du Vide qui se succédèrent au fil de terribles guerres. Ukann est aussi connu comme étant le Trône d’Aslyth, le coeur d’un empire dominé par les Tanar’ri depuis plusieurs millénaires, et une source infinie de combattants mortels pour la Guerre sanglante. Ukann est un monde dévasté par les énergies des Plans inférieurs, la corruption est partout, et la planète sert principalement de point de rassemblement pour les esclavagistes oeuvrant pour les démons des Abysses. Des croisées dimensionnelles instables existent dans les ruines équatoriales, elles permettent de rassembler les centaines de milliers d’esclaves capturés à travers toutes les Sphères Connues. Aslyth est aussi le nom d’une cité ancienne au sein de laquelle existent un millier de passages planaires, une caractéristique lui valant parfois le sobriquet de Sigil infernale. Ominum est le monde extérieur du système d’Ås-Kår, c’est un orbe gelé, dont la surface est un vaste glacier aux falaises vertigineuses, et où les plaines sont perpétuellement balayées par des vents violents. De profondes crevasses permettent de rallier un océan sous-glaciaire où se dressent les Colonnes d’Ominum, des arches de soutènement naturelles au sein desquelles les descendants de Célestes ont bâtit palais et forteresses où ils préparent la guerre sainte contre les abominations infernales ayant depuis trop longtemps souillées les mondes d’Ås-Kår.

Histoire Ås-Kårii : Ce sont les Reigar qui désignent cette Sphère du nom d’As’koranii, du nom du plus fort d’entre eux à être arrivé jusque là. Encore jeunes au tout début de la mythique ère légendaire, les Reigar manipulent cependant déjà les énergies magiques de manière intuitive, et le soleil améthyste de ce système favorise grandement les prodiges mystiques.

Tandis que leurs frères et sœurs usent du don inné de Saut interstellaire, traçant ensuite les premières cartes des Sphères qu’ils visitent, les Reigar d’As’koranii choisissent de se sédentariser au plus près du soleil leur conférant de formidables pouvoirs, ils nomment leur monde Koraan, et chacun vaque à ses occupations sans se soucier des autres. A cette époque, ils ne sont encore qu’un millier à peupler une planète suffisamment vaste pour que chacun puisse expérimenter son emprise sur des forces désormais inconcevables.

Des dizaines de millénaires s’écoulent. Les Reigar ont pratiquement tout oubliés de leur peuple en train de migrer en masse vers un ensemble de Sphères peuplées par de jeunes espèces prometteuses. Mais au sein du système As’koranii, un groupe de Mages a découvert les bienfaits de la collaboration et expérimente une forme de magie plus structurée. Leur meneuse est une descendante d’As’Koran lui-même, et c’est elle qui développe le premier Bouclier planétaire connu. Bien des millénaires passeront avant que son prodigieux savoir soit redécouvert et employé par les Zamaron, au sein de leur brillante magiocratie.

C’est ainsi que, lorsque survient l’éveil des Xix et leur migration en masse vers toutes les Sphères de cristal visitées par les Reigar, Koraan se voit protégé par le Bouclier de Ja’Koran, qui doit cependant se sacrifier afin de fortifier la protection englobant toute la planète. Les Xix refluent rapidement de ce monde inapprochable, ils consument les ressources des deux autres mondes du système, mais le rayonnement particulier du soleil les contraint à quitter la Sphère d’As’koranii, alors que leur espèce s’éternisera durant des siècles ailleurs.

Les Reigar rendent hommage à leur protectrice en adoptant une tradition mystique surprenante pour un peuple comme le leur. Ils se rassemblent en communautés et érigent de grandes cités façonnées à partir des énergies solaires. Koraan devient alors le cœur d’une grande civilisation dont l’héritage traversera les âges. Janath-Koraan devient la capitale de cet empire, c’est une cité dont les bâtiments s’étendent à travers les Plans élémentaires, et où les Reigar apprennent à faire du négoce avec bon nombre d’entités planaires. Lorsque les Clydön atteindront cette Sphère, la gigantesque métropole ne sera plus qu’un champ de ruines, mais certains de ses bâtiments perdureront au sein des Plans élémentaires.

Malgré de fréquentes incursions Xix au cours des millénaires suivants, les As’koranii, comme ils préfèrent se nommer eux-mêmes, évitent soigneusement les grands conflits dans lesquels s’impliquent leurs frères et sœurs. Les dissensions entre Reigar des Sphères Connues et Perdues indiffèrent ces Mages sédentaires qui favorisent l’exploration des jeunes Plans Extérieurs ainsi que d’autres réalités.

Mais soudain, le Fléau des Mages (~200000) frappe à travers le Phlogiston. Tous les adeptes des arts mystiques sont frappés par un mal incurable. Malgré leur isolement, les As’koranii sont également touchés et disparaissent en quelques décennies. Sans les rituels pour les soutenir, leurs métropoles tombent en ruines, et parfois même s’évaporent.

Déjà à cette époque, les trois mondes d’As’koranii sont désignés sous le nom d’Arches éternelles par les habitants des Plans Extérieurs. Baatezu et Tanar’ri ne sont pas encore des peuples connus ou redoutés, mais leurs ancêtres empruntent déjà les passages planaires vers le Plan Primaire. Les Incarnés de la tribu Junaruu découvrent le monde de glace que les Reigar nommaient Osuro’kanii, et qu’ils désignent eux-mêmes du nom de Luratlan. Peu nombreux à pouvoir braver les conduits instables de l’Astral les Incarnés érigent les premières citadelles sous-glaciaires, dans l’espoir de s’acclimater rapidement au Plan Primaire et étendre leur domaine tribal. Mais une nouvelle fois, le rayonnement du soleil améthyste perturbe les envahisseurs qui finissent par retourner au sein de Junatlan, mais non sans avoir laissé des monuments à la gloire de la Loi.

De nombreux millénaires s’écoulent sans qu’aucune peuplade ne vienne réclamer les mondes d’As’koranii. Ailleurs au sein du Phlogiston, la grande Histoire des Sphères Connues s’élabore à coups de grandes guerres, de périodes de paix trop peu nombreuses. Mais la Sphère argentée reste à l’écart de ces événements.

Finalement, ce sont les Kuroon qui retrouvent le chemin d’As’koranii. Peuple Saurien né dans le Plan du Minéral, les Kuroon ont cependant des racines les rattachant au Plan Primaire, sans doute furent-ils cousins des Razhonn et des Kyzomir. Quoiqu’il en soit, l’Exode Kuroon (~90000) permet aux Sauriens de découvrir les ruines silencieuses des Reigar, que leurs légendes les plus anciennes décrivaient comme de fabuleuses entités. Ils découvrent le nom Reigar du monde sur lequel ils viennent d’arriver, Koraan, et choisissent de le conserver. Bien moins pour manipuler la magie que leurs prédécesseurs, les Kuroon n’en sont pas moins d’excellents bâtisseurs, possédant encore un lien planaire avec les forces du Minéral. Ils transforment leur environnement en favorisant les lieux où s’ouvrent fréquemment des vortex vers la Terre.

C’est le début de l’Âge Spirituel, et les échanges entre mortels et Puissances sont intenses. Les Kuroon ont jusqu’alors rendu hommage aux puissantes entités du Minéral, mais en ces lieux où ils viennent de s’établir, ils sont seuls maîtres de leur destiné. Cependant, à travers les méandres des passages planaires et des nexus de pouvoir, leur retour dans le Plan Primaire en tant que peuple élémentaire attire l’attention de jeunes Puissances du Moyeu, le cœur des Huit Plans de la Roue. Celui qui sera plus tard connu sous le nom d’Aoskar est alors membre du jeune panthéon Zenoruu, dont les fidèles sont éparpillés à travers des mondes du Prime, et ne représentent guère de croyants. Les Puissances Zenoruu incarnent des principes chaotiques du Hasard, de la Fortune ou de la Chance, leurs Suppliants se rassemblent au sein d’un Royaume aux frontières incertaines, et la guerre contre les tribus planaires d’Incarnés encore à venir finira par avoir raison de ces faibles divinités.

Aoskar, alors connu sous le nom de Zeen-Sokaar, est le seul à comprendre les possibilités offertes, non seulement par les Kuroon, peuple vigoureux et apte à la survie, mais également par le soleil améthyste et les mondes aux portails planaires nombreux. Sacrifiant une bonne part de son essence divine, le jeune dieu murmure dans les songes des Sauriens aux yeux de rubis, il les encourage, les guide durant leurs périples à travers le vaste monde qu’ils viennent de réclamer. Un culte en son honneur commence à naître, principalement au cœur des récentes métropoles érigées à partir de cristaux et de minerais rares. Aoskar est déjà une Puissance urbaine.

Les Grandes migrations Thual’Kreen (~ 80 000) provoquent de profonds bouleversements au sein de la civilisation Kuroon. Anciens disciples des Sharood, les Thual’Kreen sont des adeptes des Voies de l’Esprit ayant perçu de grands troubles pour les descendants des Xix. Leurs visions prophétiques les emmènent au cœur des Sphères Perdues, où ils découvrent la Sphère d’As’koranii. Une important communauté s’installe sur le monde d’Uran’kanii où ils développent une société basée sur le développement des capacités psioniques.

Rapidement, les Thual’Kreen prennent contact avec les Kuroon et les deux peuples parviennent à forger une alliance bénéfique. Les nefs organiques Kreen deviennent la norme pour ce qui est des déplacements interplanétaires.

L’édification du Grand Temple de Toruun (1 ra, 201 ci) voit l’établissement d’un calendrier constitué d’une immense roue de marbre bleu au sein du nouveau temple consacré à Aoskar, sur la lune de Toruun. Le calendrier, nommé Roue d’Aoskar, prend en compte les ouvertures ou fermetures d’une centaine de portails planaires ou de vortex élémentaires, ainsi que les célébrations de légendaires Reigar ou encore de héros Kuroon.

En 28 ra (204 ci), l’ensemble du système d’As’koranii est colonisé par l’alliance des Kuroon et des Thual’Kreen. Les ceintures d’astéroïdes proches du soleil améthyste sont explorées, et des dizaines de vortex élémentaires sont découverts. Comme leurs prédécesseurs Reigar, les habitants des trois mondes bâtissent leurs nouvelles métropoles autour de portails planaires à travers lesquels ils établissent des alliances marchandes. Une brillante civilisation est en train de naître et le clergé d’Aoskar profite de cette ère d’échanges pour se fortifier.

Les Seigneurs-Geôliers de Drenegg-Karse (258 ra). Des Plans Extérieurs émergent les terribles démons de Drenegg-Karse, des Incarnés ayant poursuivi dans la voie de l’Appropriation en se nourrissant d’âmes mortelles leur octroyant des pouvoirs de plus en plus grands. Les Seigneurs-Geôliers viennent moissonner directement au sein du Plan Primaire, leur peuple cherchant à engendrer une Puissance du Mal en mesure de les guider. Grâce à leur flotte spatiale, les Thual’Kreen parviennent à évacuer une bonne moitié de leur population, mais les malheureux prit par surprise sont emportés vers le vaste désert planaire, demeure des démons.

Sous l’impulsion du clergé d’Aoskar, les rescapés et leurs alliés Kuroon organisent une expédition punitive à travers les Plans. De grands héros unissent leurs talents afin de traverser Drenegg-Karse jusqu’aux Geôles d’obsidienne, de terribles lieux où les Incarnés cherchent à invoquer leur dieu maléfique. Beaucoup de Kreen sont ainsi sauvés, mais les incursions des héros libérateurs provoquent l’ouverture de nombreux passages, et attirent l’attention d’autres entités planaires.

La Guerre des Huit Portes (312 ra). Au fil du temps, les grandes tribus planaires ont fini par porter leur attention sur les mondes d’As’koranii. Leur guerre contre les Puissances du Moyeu ont achevées de briser leurs rêves de grandeur et de domination. Les Incarnés n’ayant pas juré allégeance aux jeunes divinités des Plans Extérieurs commencent à migrer discrètement vers des nexus de pouvoir, comme la Sphère argentée et son soleil améthyste.

Mais les Incarnés ne sont pas les seuls à entreprendre un exode vers le Plan Primaire, nombre de Planaires des premières générations Extérieures choisissent d’abandonner les Royaumes aux frontières instables et la menace constante des guerres divines. Les Kuroon accueillent avec curiosité les Planaires, mais connaissent les Incarnés et choisissent de s’opposer à eux. Une grande alliance de communautés d’exilés engage ses forces au côté des Sauriens et des Thual’Kreen qui disposent du précieux atout de leur flotte spatiale.

La Guerre des Huit Portes n’impliquent pas de grandes forces tribales, mais la menace d’envahisseurs parvenant à s’établir durablement autour d’un accès planaire permanent inquiète le clergé d’Aoskar, qui s’illustre durant ce conflit et gagne de nombreux fidèles parmi les Planaires.

Première Ascension des Sokaarii (459 ra). En conclusion d’un périple initiatique de plusieurs décades pour un groupe de héros planaires, Aoskar octroi en guise de récompense les secrets d’un complexe rituel d’Ascension, offrant aux mortels la possibilité d’obtenir un fragment de son essence divine. Les sept héros As’koranii deviennent les déités formant le panthéon Sokaarii, protecteurs des Portails et des mondes de leur Sphère de cristal.

Le clergé d’Aoskar contribue à favoriser ces jeunes Puissances au sein des temples de leur dieu, bon nombre de corps de métiers se voient patronnés par les membres du panthéon qui acquière chacun des fidèles. Leur apparition amène de profonds changements au sein de la civilisationAs’koranii.

Au sein des Plans Extérieurs, les Puissances des plus influents panthéons parviennent à s’entendre sur une vision harmonieuse du Multivers. Les divinités Sokaarii profitent de l’occasion pour se faire reconnaître et fondent un Royaume au sein du Moyeu, la Grande Porte. Aoskar a consacré plusieurs siècles à étudier les plus subtiles lois régissant les accès planaires, il a partagé cette connaissance avec les siens, et leur savoir sur le sujet impressionne bon nombre d’entités des Plans de la Roue.

Malgré cette nouvelle influence faisant d’eux un panthéon planaire, les Sokaarii restent étroitement liés à la Sphère qu’ils rebaptisentÅs-Kår. Leurs fidèles sont rassemblés sur les trois mondes de ce système et leur civilisation se développe autour des portails planaires et des vortex élémentaires.

En 976 ra, un immense bouleversement modifie la structure même du Multivers ; Les Huit Plans Extérieurs engendrent seize nouvelles dimensions fortement influencées par les grands principes de la Loi, du Chaos, du Bien et du Mal. Le Royaume de Grande Porte menace de disparaître tandis que les énergies planaires se déchaînent, et il faut le sacrifice d’Aoskar en personne pour préserver l’intégrité du domaine divin.

Durant près d’un siècle, ses prêtres perdront tout pouvoir divin, mais un étrange espoir permettra à la plupart de conserver la foi. Les autres Puissances du panthéon Sokaarii veilleront sur le Royaume, livrant bataille aux nombreuses autres divinités en quête de pouvoir. Puis, les Sept profiteront d’une conjonction planaire favorable pour sacrifier un fragment de leur essence qu’ils déverseront dans le Puits des Opportunités, le site sacré au cœur du Royaume. Ils engendreront l’Aoskar Régénéré, une forme plus puissante de leur créateur, en harmonie avec les nouvelles lois multiverselles.

La Grande voie planaire Ås-Kårii (1108 ra). Le premier don de l’Aoskar régénéré à ses fidèles Ås-Kårii est la création d’un fantastique réseau de portails planaires disséminé au sein du système planétaire et touchant les nombreux Plans Extérieurs de la Roue. Il octroi également de nouveaux domaines à chacune des Puissances Sokaarii, qui gagnent en influence au sein du Royaume planaire de Grande Porte.

La Horde Slaad de Rennbuu (2238 ra). Rennbuu, seigneur des couleurs parmi les terribles Slaad, découvre un portail menant au monde immaculé d’Ominum. Il se heurte aux Célestes déjà présents en petit nombre dans les forteresses sous-glaciaires. Le conflit est bref, mais plusieurs massifs à la surface conserveront des couleurs chatoyantes durant des siècles, souillant de leur essence chaotique les citadelles se trouvant en dessous.

L’apparition des Voryl (3598 ra). Une explosion d’énergie solaire, d’une amplitude encore jamais vue par les peuples Ås-Kårii ébranle jusqu’au fondement du Réel au sein de cette Sphère de cristal. Bon nombre de cataclysmes menaces les grandes métropoles, mais également le réseau des portails planaires.

Mais aussi terribles que soient ces nombreuses catastrophes, leur impact sur la civilisation Ås-Kårii est éclipsé par l’arrivée des Voryl. L’embrasement des cieux des trois mondes précède de peu l’apparition soudaine de centaines de milliers d’humanoïdes aux traits élémentaires variés mais particulièrement prononcés. Nombre de seigneurs redoutent une énième invasion d’outreplan, mais les nouveaux venu semblent posséder des souvenirs les liant aux trois mondes, ils parlent de cités inconnues, situées selon eux à des emplacements où subsistent parfois des ruines anciennes remontant à l’ère Reigar. Ils resteront longtemps sous la protection des clergés Sokaarii, cantonnés aux faubourgs des métropoles, isolés entre eux.

Les Voryl se révèlent intuitivement doués pour manipuler des forces exclusivement élémentaires, ils possèdent également l’étrange limitation de ne pouvoir emprunter les portails planaires, et restent donc isolés au sein de leurs communautés planétaires.

Les prêtres de l’Aoskar Régénéré finissent par découvrir un lien entre eux et les mystérieux Immortels Voor’Kaanii. Les Voryl semblent en effet fascinés par les brasiers élémentaires scintillant dans la voûte céleste, et les gardiens de ces phénomènes stellaires réagissent à leur présence. Cependant, l’explication de leur apparition soudaine ne sera jamais élucidée.

En 4056 ra, les Voryl se tournent vers l’adoration des Brasiers en tant que passages vers d’autres possibles. Imprégnés des grands préceptes de la religion Sokaarii, ils font naître leurs propres croyances et suivent les enseignements d’une Elue, N’javlaa, qui est la première à produire des miracles divins pour ceux de son peuple dans le besoin.

Cette nouvelle religion, à caractère animiste, n’inquiète pas les clergés Sokaarii qui au contraire, tentent de favoriser son développement en cherchant à rapprocher les Voryl de l’océan argenté couvrant la face intérieure de leur Sphère de cristal.

L’Envol des fidèles du Vor’kaarii (5236 ra) est un événement marquant pour la culture Voryl, qui se voit alors pleinement intégrée au sein de la civilisation Ås-Kårii. Vor’kaarii est le nom du concept d’Ascension pour les plus fervents adorateurs Voryl des Brasiers stellaires. En 5236 ra, un millier de ces fidèles participent à un rituel liturgique sur le monde d’Ukann, selon leurs affinités élémentaires, ils se voient soudainement dotés de grandes ailes qui leurs permettent de s’élever, non seulement à travers les cieux, mais également dans le Vide.

Nombreux sont ceux qui ne réussissent pas à atteindre les lointains brasiers élémentaires, mais pour les plus fervents, les flammes consument leurs fragiles enveloppes et font d’eux des entités nouvelles, des Quasi-Puissances dévouées au peuple Voryl, et parlant désormais au nom d’une Voix des éléments. Ils sont trente et sont communément désignés du nom de panthéon Vorkaarii.

L’année 5984 ra est celle d’une grande célébration religieuse impliquant non seulement les fidèles des Puissances Sokaarii, mais également celles du panthéon Vorkaarii. Les prêtres de l’Aoskar Régénéré officient sur les trois mondes, partageant leurs connaissances autant que des banquets puisant dans les greniers et les champs du Royaume planaire de leur divinité. Les derniers siècles auront été favorables à la civilisation Ås-Kårii, dont le rayonnement culturel influencera durablement bon nombre de cultures d’outreplan.

Fondation des écrins Nar’kaanii (7452 ra). Des aventuriers redécouvrent les vestiges de la civilisation Nariac au sein des ceintures d’astéroïdes proches du soleil améthyste. Intrigués par ces lieux enchanteurs abandonnés depuis des centaines de millénaires, ils s’établissent dans ce qu’ils nommeront les Ecrins Nar’kaanii.

Une génération après eux, les planétoïdes seront autant de domaines pour des pirates et des contrebandiers, qui paradoxalement donneront au spelljamming ses lettres de noblesse. Au sein d’une culture foncièrement tournée vers la magie dimensionnelle et les Plans Extérieurs, ces redoutables explorateurs du Vide inspireront bien des Bardes.

Arrivée des Sadraah (8723 ra). Une vaste flotte de guerre parvient à passer la garde du Dragon planaire Koam’Kaarii. Les Sadraah sont des conquérants venant de subir les incursions de nuées Xix sur leurs mondes et ceux qui parviennent à atteindre le système Ås-Kårii sont les rescapés d’une cruelle mas brillante civilisation.

Bien qu’ils soient encore nombreux, les Sadraah comprennent que les habitant des mondes qu’ils approchent ne pourront être vaincus par les armes, et encore moins par leur magie, perturbée par le rayonnement du soleil améthyste. Ils s’établissent sur Ominum, fondent des cités de glace en prenant soins de ne jamais rencontrer les seigneurs des Célestes, puis envoient des émissaires vers les plus influents seigneurs Ås-Kårii.

Puissants, ambitieux et doués pour manipuler les énergies mystiques, les Sadraah parviennent rapidement à s’intégrer, mais restent profondément réfractaires à l’adoration des Puissances. Bien du temps passera avant que des étrangers à leur culture ne découvrent dans leur Histoire ancienne des références à une entité divine et malfaisante ayant provoqué plusieurs fois leur chute.

Les Chaînes argentées (9035 ra). Sur Ominum, les Célestes sont de plus en plus nombreux à se rassembler dans les citadelles sous-glaciaires. Leurs formidables pouvoirs ont transformés l’océan en une étendue argentée aux propriétés semblables à l’eau bénite du Mont Céleste, et beaucoup développent un procédé unique permettant l’élaborer des armes à partir de la glace d’Ominum et de cette eau sanctifiée.

Mais les seigneurs de la Loi régnant sur ces havres de justice voient d’un très mauvais œil la présence des Sadraah à la surface. Les autres communautés Ås-Kårii vaquent à leurs occupations et vénèrent des Puissances pouvant être jugées comme respectables, les Sadraah refusent de servir la volonté des dieux. Des avertissement sont envoyés aux seigneurs de ce peuple d’incroyants, mais leurs communautés continuent à ignorer, non seulement les préceptes religieux les plus élémentaires, mais pire encore, leur discipline magique est basée sur la nécromancie.

En 9035 ra, le Seigneur Malakiel, un Aasimon Planétaire d’Ominum, exige la forge des Chaînes argentées, destinées aux seigneurs Sadraah qui seront ainsi contraint de suivre une voie vouée au Bien et à la Justice. C’est sans compter sur un groupe d’aventuriers qui découvre ce projet et en informe leurs seigneurs.

La Grande Prêtresse Tilate, à la tête du clergé de l’Aoskar Régénéré, entend parler des intentions du Seigneur Malakiel et mobilise toutes les forces Ås-Kårii afin de soutenir la volonté des seigneurs Sadraah.

Finalement, les Célestes d’Ominum renoncent à leur projet mais veilleront en permanence sur les actions des Sadraah, percevant en eux une inquiétante noirceur.

En 12485 ra, les Sadraah migrent vers les mondes d’Ukann et de Koraan où ils contribuent à développer les grandes métropoles. Leur flotte spatiale leur permet également d’établir des communautés au sein des ceintures d’astéroïdes, où ils deviennent les seigneurs d’organisations criminelles s’appropriant de nombreuses ressources à travers les Plans. Pour contrebalancer l’exécrable réputation dont ils héritent, les Sadraah fondent de nombreuses fraternités d’explorateurs planaires, totalement indépendantes des clergés Sokaarii, et employant un très ancien réseau de portails n’ayant pas été bénis par les Puissances Ås-Kårii.

Au fil du temps, ces fraternités formeront l’Ordre des Passeurs, qui aura en charge d’escorter les défunts à travers l’Astral, jusqu’au Royaume de Grande Porte.

Déclin du culte de l’Aoskar Régénéré (29456 ra). Les prêtres d’Aoskar sont désormais mobilisés dans les Plans de la Roue, saisissant la moindre opportunité afin de favoriser le culte de leur Puissance. Les Ås-Kårii délaissent peu à peu les temples d’Aoskar et retrouvent les rituels du panthéon Sokaarii, dont les divinités voient ainsi croître le nombre de leurs fidèles.

La Nuée Xix’nahuta (29973 ra). Une nouvelle fois, un danger émerge du Phlogiston, prenant les peuples de la Sphère d’Ås-Kår par surprise. Les menaces planaires sont des événements acceptés par tous, mais un danger descendant du ciel reste singulièrement inquiétant. En 29973 ra, une étrange nuée Xix a trouvée le chemin des riches mondes Ås-Kårii et s’apprête à en dévorer les ressources.

Mais ces envahisseurs semblent avoir assimilés sur leur chemin des capacités surprenantes, qui les poussent soudainement à se diriger vers le soleil améthyste au cœur duquel ils ouvrent un gigantesque portail, vers un lieu qui restera mystérieux et qui se refermera peu après le passage des Xix. Cet événement aura cependant pour conséquence de projeter une vague d’énergie solaire concentrée jusque dans les Confins du système, ce qui provoquera l’extinction des brasiers élémentaires et la pétrification des Voor’Kaanii. Bien du temps passera avant que de nouvelles flammes élémentaires n’indiquent que les vortex anciens sont de nouveau ouverts. Ceux qui viendront alors voyager à travers eux découvriront que les Immortels seront de nouveau libres de leurs mouvements, et veilleront ainsi sur les brasiers d’Ås-Kår.

Le rituel du Partage Sokaarii (47684 ra). Les Sept Puissances du panthéon Sokaarii sacrifient un fragment de leur essence divine afin de créer les Nildhruun, des gemmes aux pouvoirs prodigieux, en mesure de fortifier les Ås-Kårii face à leurs ennemis d’outreplan. Chaque clergé choisi un Gardien, qui apprendra à manipuler le Nildhruun de son dieu et consacrera son existence à défendre les siens.

Les Guerres planaires de Ticium (50834 ra). Les clergés Sokaarii, forts de leur influence et du nombre toujours grandissant de leurs fidèles, convoitent des Royaumes planaires. Favorisant en secret l’émergence d’un individu qu’ils peuvent manipuler, les Grands Prêtres et Grandes Prêtresses des Sept nomment Ticium Brath Empereur des Ås-Kårii. Son premier commandement et de nommer Généraux les Gardiens des Nildhruun et d’employer leurs pouvoirs à la conquête de nouveaux domaines planaires.

Mais les Ås-Kårii n’ont jamais été une civilisation tournée vers la guerre, et de très puissantes entités sont menacées par ces mortels arrogants, contre lesquels de terribles fléaux sont envoyés.

Des soulèvements populaires désavouent les clergés corrompus, trop ambitieux, mais le mal est déjà fait. De nombreuses forces à travers les Plans d’existence se déchaînent contre les trois mondes isolés, qui subissent des vagues d’invasion continuelles. Plusieurs Gardiens renoncent à manipuler les Nildhruun et les remettent à des Mandatés divins, qui les emportent au sein du Royaume planaire de Grande Porte. Une ère sombre et particulièrement longue débute, durant laquelle les communautés sont divisées, et où les Puissances Sokaarii cessent de répondre aux suppliques de leurs prêtres corrompus.

Soixante-huitième invasion Tanar’ri (58741 ra). Encore une fois, les trois mondes Ås-Kårii sont menacés par les hordes Tanar’ri. Les Gardiens des Nildhruun font taire leurs dissensions et repoussent les envahisseurs. Mais la victoire a été obtenue de justesse, et avec de terribles sacrifices. Orildyan de la Porte, Mandaté de Plemissos, invite ses pairs à envisager une alliance durable des Gardiens, en dehors de toute influence de leurs clergés respectifs et avec le seul souci de faire perdurer la civilisation Ås-Kårii.

Avènement du Nildhruun’Kaari (59423 ra). Les Gardiens des Nildhruun sont finalement unifiés par la nécessité de protéger leurs mondes face aux incursions infernales constantes. Puisant dans les ressources et les connaissances du clergé de l’Aoskar Régénéré, les Gardiens fondent l’organisation du Nildhruun’Kaari.

En 62385 ra, l’Empereur-Sorcier Yanor-Tervaan-Kyonh voit son attention attirée vers les mondesd’Ås-Kår par ses conseillers Baatezu. Ces derniers possèdent plusieurs enclaves disséminées à travers le système, mais la vigilance du Nildhruun’Kaari limite leurs incursions en trop grands nombres. Mobilisant une vaste flotte de guerre, les Clydön s’aventurent dans les Sphères Perdues et submergent sans mal les forces des planètes peu habituées à subir de telles invasions venant du Vide.

Le Règne des Sorciers Ås-Kårii perdure durant plusieurs siècles, il se caractérise par un isolement total du reste de l’Empire des Soixante Sphères, car les puissantes énergies planaires imprégnant la Sphère de cristal rend hasardeux l’emploi des Anneaux de Translation. Comme souvent dans ce cas de figure, les envahisseurs finissent par s’imprégner de la culture locale. Et durant la fin de leur domination, lesSorciers Ås-Kårii peuvent difficilement être identifiés en tant que dépositaires de la culture Clydön.

La Marche Modrone d’Ukann (103481 ra). Sans que nul prédiction divine n’ai pu l’anticiper, une Marche Modrone traverse le monde d’Ukann en provoquant des dégâts négligeables, mais suscitant par contre la curiosité de tous. Le temps de la remontée des Modrones du pôle austral à la Plaine de Sarilion, Ukann voit sa population triplée.

En 103993 ra, la Grande Conjonction des Plans provoquent un nouveau cataclysme à l’échelle du système planétaire d’Ås-Kår ; Les lois planaires du Multivers changent, avec pour principal effet la fermeture des accès vers les Plans de la Roue. Face à un tel bouleversement de la culture planaire Ås-Kårii, Aoskar sacrifie une grande part de son essence afin de préserver ses portails, mais ces derniers deviennent néanmoins aléatoires, dirigeant ceux qui les utilisent en des lieux dangereux, où éloignés de ceux qu’ils souhaitaient rallier.

Les Puissances Sokaarii, bien que isolées au sein de l’Outreterre, parviennent à maintenir un lien ténu grâce au Puits des Opportunités. Leurs actions resteront extrêmement diffuses au sein des mondes de leurs fidèles, mais permettront à leurs clergés de conserver une certaine autorité.

En 111666 ra, Aslytharyphax, un Balor en quête de puissance, déchaîne ses hordes sur Ukann. Relativement patient pour un seigneur Tanar’ri, il a su disséminer de nombreux espions en mesure de le renseigner sur le réseau des légendaires portails Ås-Kårii. Son invasion est parfaitement planifiée, mais les hordes de démons amènent cependant le Chaos sur ce monde. Les grandes métropoles équatoriales des Voryl-Kurnaa sont ravagées et leur population asservie. Le règne d’Aslyth débute.

La Croisade des Cinq Planétaires (111689 ra). Les entrailles glacées d’Ominum libèrent une puissante légion de guerriers Aasimon, menés par cinq Planétaires surnommés les Trônes Invincibles. Soucieux face à la montée en puissance des Tanar’ri, ils déferlent sur les antiques cités Voryl où débute une guerre entre créatures planaires. Les communautés Ås-Kårii rassemblées autour des pôles assistent à ce conflit qui embrase les cieux, ouvre le sol et fait s’évaporer des mers. Leur autorité suprême en ces temps troublés est le Grand prêtre de Nielvos, Ostum Leverii,qui choisi de se sacrifier durant un formidable rituel liturgique transportant instantanément plusieurs dizaines de milliers de ses compatriotes vers les ruines lunaires d’Ul’Kaanii.

La Croisade des Trônes Invincibles s’achève avec la mort définitive de trois des Planétaires, et l’éradication de plusieurs millions de démons inférieurs. Ukann porte encore les stigmates de ce conflit, sous la forme des Tranchées fumantes, cinq grandes fosses éventrant la planète jusqu’à son noyau.

Les Barons de Mahogaa (120345 ra). En quelques décennies, de mystérieuses entités planaires sont parvenues à faire naître un sombre culte autour de leurs personnes. Les Barons de Mahogaa octroient des pouvoirs divins aux assassins, aux sorciers et aux plus dangereuses créatures maléfiques. Les clergés Sokaarii tentent de se mobiliser, mais leurs adversaires s’avèrent particulièrement habiles à déjouer toute tentative d’espionnage. Finalement, il s’avère que les Barons sont des Baatezu, avides de s’implanter de manière durable au sein du système Ås-Kårii et d’acquérir un pouvoir qu’ils ne peuvent obtenir dans les Neuf Enfers.

Bien que leur influence restera notable, les Baronnies baatoriennes se trouveront régulièrement intégrées au sein de la culture Ås-Kårii. L’esclavagisme y sera limité, mais un nombre important de Tieffelins constituera la force principale de ces enclaves infernales.

La Mort d’Aoskar (122081 ra) est un bouleversement au sein de la Sphère d’Ås-Kår. La majorité des prêtres sont alors disséminés à travers les Plans, oeuvrant à la propagation de leur foi. Pratiquement tous sont frappés par la démence et meurent en quelques instants. Le formidable don des gemmes Nildhruun octroyé par leur dieu disparaissant avec lui. Les rares rescapés se regroupent sur la lune de Toruun où ils parviennent à sauver deux de leurs Gardiens. Les autres Puissances Sokaarii sont également affectées ; Trois des Sept ont basculées dans l’Astral instantanément, et les autres doivent mobiliser leurs forces pour protéger le Royaume planaire de Grande Porte, les ennemis d’Aoskar cherchant à s’approprier les vastes pouvoirs du dieu châtié par la Dame des Douleurs.

Près de la moitié des portails dimensionnels reliant les mondes d’Ås-Kår sont désormais scellés, car la seule volonté du dieu les maintenaient ouverts. Des soulèvements menacent les grandes métropoles planétaires, Baatezu, Tanar’ri et bien d’autres cherchent à étendre leurs domaines en ces lieux. Mais ce qu’il subsiste du clergé d’Aoskar parvient à lever une armée assurant la sécurité des plus grandes cités. Bon nombre de temples s’écroulent cependant, maudits par des ennemis dans les ombres, et bientôt, une ère de désolation débute.

Les Nildhrim de Zalatia (122309 ra). Il ne faut guère plus de deux siècles pour que la brillante civilisation Ås-Kårii ne soit menacée par des forces planaires nombreuses et antagonistes. Comme bien souvent par le passé, la Guerre Sanglante s’invite sur les mondes d’Ås-Kår, diables et démons s’affrontent tandis que les Célestes se rassemblent dans leurs forteresses sous-glaciaires d’Ominum, préparant plus activement leur grande croisade contre le Mal.

Durant cette période, la Grande prêtresse de Jelessia, Zalatia Praeryth, collecte des fragments de l’essence d’Aoskar au sein de l’Astral, bravant la colère des Githyanki et de leur Reine. Grâce à ces restes divins, elle façonne quatre Nildhrim, des gemmes de puissance liées au rayonnement du soleil améthyste et permettant de reconquérir d’importants territoires sur les trois mondes. Chaque représentant des Sokaarii reçoit un Nildhrim qui se voit imprégné par l’essence de son dieu.

Le Nildhrim brisé (122387 ra). Durant la Grande guerre de Reconquête des Ås-Kårii, Aslytharyphax parvient à briser le Nildhrim de Plemissos. Les Tanar’ri viennent de subir une lourde défaite sur Ukann, mais cet acte de vengeance de leur chef exhorte les hordes rescapées, qui reprennent de manière définitive les territoires équatoriaux. Majeltios, Grand prêtre de Plemissos, parvient cependant à rassembler les fragments de la pierre et à les confier à ses sept fils, qui seront par la suite capturés, entraînés dans les Abysses, puis qui parviendront à se retrouver pour unifier à nouveau le Nildhrim perdu avec leur sang. Mais ceci est le cœur de la Triste épopée Ås-Kårii, un chant célèbre au sein des Plans de la Roue.

Les Nouveaux Gardiens (122698 ra). Bien du temps à passé, les peuples qui formaient la grande civilisation Ås-Kårii ont été divisés, aussi bien par les intrigues incessantes des entités planaires que par la disparition de leur réseau de portails. Sur les trois mondes, Fiéllons et Célestes continuent à inciter les mortels à s’engager dans leur conflit éternel, mais une nouvelle culture est en train d’émerger, au sein même des ceintures d’astéroïdes proches du soleil améthyste. Là, l’influence extraplanaire est réduite à quelques complots rapidement déjoués. Ce sont des mages, des prêtres et des guerriers d’une centaine de communautés qui ont fait le choix d’une existence rigoureuse, dans un environnement hostile. Le spelljamming reste le principal moyen de maintenir un lien indispensable, mais sur les plus gros planétoïdes, les ruines anciennes des Nariac ont permit l’aménagement de magnifiques métropoles imprégnées d’une magie jusqu’alors oubliées.

C’est en ces lieux que les descendants des Gardiens du Nildhruun’Kaari décident de se réunir afin de guider leur peuple. Le seul Nildhrim en leur possession est sciemment brisé, afin que soient façonnés sept nouveaux Nildhruun, des pierres de moindre puissance, mais en mesure de restaurer la gloire d’antan.

En 123586 ra, les Trois pactes d’Ås-Kår sont le fruit d’interminables tractations entre les Ås-Kårii et les peuples planaires dominant de grands territoires planétaires. La puissance des Gardiens du Nildhruun’Kaari a lentement modifié l’équilibre des forces au sein du système, et malgré quelques inévitables trahisons, Baatezu, Tanar’ri et Aasimon acceptent de coexister pour mille ans sans engager de conflit destructeur. Ce répit permet aux Ås-Kårii de reconquérir de nombreuses terres de leurs ancêtres, et de recréer un réseau de portes dimensionnelles.

En 124586 ra, les Trois pactes sont reconduits. Les Ås-Kårii ont su retrouver une partie de la gloire de leurs prédécesseurs et sont désormais des alliés pour les peuples planaires. Ces derniers utilisent désormais le nouveau réseau des portails contrôlés par les Puissances du panthéon Sokaarii, qui ont favorisés l’Ascension de trois mortels légendaires. Une nouvelle ère peut ainsi débuter, et nombreux sont ceux qui espèrent encore pouvoir puiser dans les formidables énergies du soleil améthyste afin de régénérer une nouvelle fois le dieu Aoskar.