Les Fontaines Stellaires

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Jadis désignés sous le nom de Tresses primordiales, les Fontaines Stellaires sont des entrelacements de matières élémentaires s’écoulant depuis la Source, un vortex éthérique puisant directement au cœur du Plan Ethérée des forces considérables, qui au lieu de s’annuler deviennent à travers lui des combinaisons singulières de nouvelles énergies, porteuses de Vie.

La légende veut que certaines conjonctions de forces au sein des Fontaines puissent engendrer de nouvelles Sphères de cristal. Le processus est inconnu, et jamais aucun être vivant ne put prétendre avoir découvert l’un de ces nouveaux orbes. Mais la légende est tenace, plaçant au sein des Sphères ainsi créées des mondes mythiques, et des peuples aussi évolués que les Junan. Depuis le début de l’Âge des Prétendants, bon nombre d’aventuriers ont explorés les dangereux courants des Fontaines Stellaires, espérant trouver des indices en mesure de les guider vers ces lieux de légende. Aucun n’a encore pu ramener de preuve concrète, mais ces explorations ont mis en lumière tout un pan oublié des temps anciens, durant lequel semble-t-il, plusieurs civilisations se développèrent directement au sein des nuées éthériques du Phlogiston, baignant dans les énergies des Tresses primordiales.

L’on distingue trois grandes ères, chacune marquée par une culture ancienne différente. Tandis que frappe le Fléau des Mages, aux environs de – 200 000 ans. Un peuple n’ayant jamais eu à faire ni aux Reigar ni aux Junans se développe le long du Courant de Pjo-Took, aujourd’hui disparu mais visiblement localisé entre les Sphères de Zukonn et de Nislaam. Les Nolyn sont des arachnides faisant remonter leurs origines à la Source, et leur maîtrise intuitive des prodigieuses énergies élémentaires semble bien prouver la véracité d’une telle assertion. Se déplaçant en essaims le long des courants éthériques, ils se nourrissent d’énergies primordiales et se multiplient rapidement, jusqu’à former des chaînes sans fin d’individus, dont les dépouilles se cristallisent et finissent par former des agrégats de matière. Certaines de ces îles de cristaux organiques ont été retrouvées au fil des âges, et les inconscients ayant tenté de communiquer avec les esprits des Nolyn n’ont jamais pu parvenir à appréhender des consciences aussi anciennes et étrangères. De ces quelques manifestations spirituelles, les sages ont cependant pu constater que ces Anciens pouvaient transformer les forces élémentaires en matière solide, un don désormais perdu, mais que bien des élémentalistes tentent de reproduire par le biais de rituels profanes.

Doués d’une forme d’intelligence collective, les Nolyn tentèrent apparemment de proliférer le long de tous les courants liés aux Fontaines Stellaires, et finirent par s’égarer dans l’immensité du Phlogiston.

Leurs archipels récemment découverts à l’écart des voies commerciales ont été sobrement désignés sous le nom d’Archipels Nolyn. Ce sont des haltes utiles, car les Anciens y solidifièrent d’important amas d’Air, qu’il suffit de chauffer pour le transformer en une éphémère enveloppe respirable. Des mages élémentalistes paient souvent de véritables fortunes pour que des aventuriers leur ramènent ces prodigieux éléments primordiaux pétrifiés, bien souvent magnifiés par le processus de transmutation Nolyn.

Peu avant le début de l’Âge Sombre, aux alentours de – 150 000 ans, les K’reel nomadisent le long des courants des Fontaines Stellaires. Ils sont nés des invasions Xix à travers les Sphères Connues, mais ont oublié leurs origines. Migrant en vastes essaims à travers le Phlogiston, ils assimilent les énergies de la Source et les transforment en matière élémentaire solidifiée, sur laquelle ils fondent une nouvelle culture. Les K’reel sont des insectoïdes géants, semblables à des Xix’chil à la chitine translucide, ils arborent des gemmes organiques leur servant à stocker l’énergie de la Source, qu’ils transforment en force mystique.

La seule archive connue mentionnant la culture K’reel provient d’un antique sanctuaire Nabukii; Peu avant que ces derniers ne soient anéantis par les Kayzonn et n’aillent se réfugier dans la Sphère de Kra’aken, leurs éclaireurs découvrent des îles K’reel abandonnées, aux abords de la Sphère de Janestuur. De profondes cavernes ont été excavées, aménagées en étranges ruches dont les parois sont recouvertes par des séries d’idéogrammes scrupuleusement répertoriés par les sorciers Nabukii. De ce que les descendants des rescapés de la rencontre avec les Kayzonn peuvent par la suite en déduire, les K’reel auraient trouvé un moyen d’assimiler la matière des Sphères de cristal, fusionnant avec ces dernières et voyageant au travers, comme le font les Xorn avec la roche. Quelques représentations des K’reel existent, les décrivant comme des phasmes géants, dont les extrémités seraient constituées de matière élémentaire cristallisée.

Le troisième peuple ancien à avoir su prospérer au sein des Fontaines Stellaires fut celui des Jonoki, entités ayant émergées de la Source, adoptant une forme hybride de dragons humanoïdes et fondant rapidement une civilisation expansionniste dans cette région du Phlogiston. L’Empire Primordial de Jonok est le plus ancien exemple d’une nation planaire ancrée dans le Plan Matériel Primaire. Les Jonoki se développent durant trois millénaires, pendant le milieu de l’Âge Sombre. Ils façonnent d’étranges cités en apesanteur, constituées de cylindres entremêlés et de plateformes à partir desquelles ils ouvrent les premiers vortex artificiels, grâce à leur connaissance intuitive des forces de la Source. Et c’est à partir de ces métropoles ancrées le long des courants éthériques que les Jonoki partent à la conquête de l’Ethérée. Nul ne sait comment ces puissants conquérants disparaissent, mais beaucoup estiment que l’Empire Primordial de Jonok a simplement migré vers les Plans Primordiaux, laissant derrière lui ses cités suspendues, qui ont été récemment découvertes par des explorateurs des jeunes peuples du Vide.

La région des Fontaines Stellaires abrite trois Sphères de cristal bien connues, mais encore une fois, selon de vieilles légendes, il pourrait en exister bien plus. Depuis la Grande Conjonction des Plans de 12 974ci, les voyageurs empruntant les voies éthériques menant à ces orbes se font rares; De nouveaux empires sont nés au sein des systèmes planétaires, dominés par des entités élémentaires qui maintiennent des domaines à travers les Plans Primordiaux. Le spelljamming n’est que peu employé par ces civilisations, bien qu’il soit connu et que des flottes redoutables existent encore, comme celle des Nazakad dans le système de Nislaam.

Contrebandiers et négociants ont cependant vu ce désintérêt des nations locales comme une aubaine, leur laissant ainsi toute latitude pour puiser dans les prodigieuses ressources disséminées le long des courants éthériques, parfois même sur des planètes délaissées par les peuples planaires. Aucune guilde ne s’est cependant officiellement déclarée maîtresse de richesses locales, redoutant la puissance des empires planaires et de leurs capricieux seigneurs. Il faut noter que les Arcanes n’ont ici aucune influence, et que les prodigieuses richesses de ces trois Sphères de cristal ne semblent pas les intéresser, leurs agents séjournent cependant régulièrement dans les régions limitrophes des empires planaires locaux.

La Sphère de Janestuur est au cœur du Dorool’Amh’Thulear, l’Empire des Océans suspendus, où les Marid ont su unifier de nombreux peuples en les emmenant avec eux conquérir des ceintures d’astéroïdes jadis domaines des Treel. Tels des façonneurs de mondes de l’Âge des Légendes, les Génies de l’Eau ont su transformer un environnement hostile en foyer de vie pour leurs vassaux. Particulièrement isolé du reste des Sphères Connues, le Dorool’Amh’Thulear est un empire planaire toujours en expansion, puisant dans son alliance avec les autres nations des Fontaines Stellaires la force nécessaire pour combattre l’ennemi commun; Les N‘uru’N.

Le Kotorok-Bal’Nahuum regroupe les domaines planétaires des redoutables Dao au sein de la Sphère de Nislaam. Bien que les Génies de la Terre préfèrent leurs palais au sein de leur Plan Primordial natal, ils ont placés leurs vassaux au sein des hautes montagnes se retrouvant sur tous les mondes du système. Jadis le territoire des At’uru, un peuple ancien de l’Âge des Conquérants, l’Empire des Sombres fosses est malheureusement ouvert sur les autres Sphères Connues, car les nations qui le compose pratiquent l’esclavagisme, et paient un tribut aux Dao sous forme de peuples asservis.

La Sphère de Zukonn renferme pour sa part le Mias’menh’Shaardh, l’Empire des deux Terres aux Cent volcans, où l’improbable alliance entre les Tritons des flammes et les Gobelins Shanko a engendré une culture puissante, vouée au Culte des Trois flammes et à une expansion par les armes. Berceau du peuple ancien des Nabukii, qui engendrèrent par la suite les Clydön, la Sphère de Zukonn est étrangement accueillante pour les voyageurs d’outresphère, qui peuvent trouver là un passage vers les autres grands empires planaires des Fontaines Stellaires.

L’Amas de Nyost, le Rempart brisé

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Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majorité de Taille B

Rotation: Aucune

Révolution: 4523 jours

Lunes: Aucune

Population: 8 541 Nosharii-Nyostéens

Trame magiquee: Diffuse, magie divine dominante (Cent-mille Salins)

 

Il ne subsiste rien des anciens conflits qui ravagèrent la surface des gros planétoïdes qui formaient jadis l’Amas de Nyost. Les Treel y fondèrent de grands ports spatiaux où se mobilisèrent les forces militaires du Own-Shaneel. De cette glorieuse époque, plus rien ne subsiste, pas même des ruines. Des enveloppes d’air se sont formées à partir des anciennes atmosphères, mais elles ne sont qu’éphémères, et à terme, les débris de cet amas seront des rocs gelés et sans vie.

 

Ports d’accueil: Les Nosharii qui se sont établis en ce lieu ne pratiquent pas le spelljamming, mais font appel aux Soroom, des navigateurs du Vide vassaux des Marid Zapharool, qui disposent d’une petite flotte de guerre sillonnant les étendues sauvages du système de Janestuur. Comptant une population de moins de dix mille habitants, les Nosharii-Nyostéens se sont regroupés dans la cité portuaire de Noskajaruu, une enclave où fleurissent les sanctuaires voués aux Cent-mille Salins. Pillards d’Oshoor et peuples du Dorool’Amh’Thulear se rencontrent ici en terrain neutre, pour mener des affaires qui feraient scandale ailleurs. La cité est également un havre pour les sorciers manipulant les énergies du Sel, aussi connus sous le nom d’Unoolii, ils sont ouvertement méprisés par leurs pairs et se considèrent comme en exil.

Une ancienne aventurière Nosharii règne sur le comptoir marchand, Zeeka-Oolir(Nosharii ♀/ Guerrière des Sphères/ NM), elle s’est appliquée à former elle-même une jeune garde de combattants impitoyables, les Kzakaanoturii, et contrôle également les Unooli grâce à la menace d’accueillir dans sa cité des membres d’autres groupes mystiques. Régnant sur la communauté d’une main de fer, elle ambitionne d’étendre son influence vers Oshoor et arme depuis plusieurs décennies une flotte conséquente de spelljammers, principalement des petits tonnages, mais avec le soutien des Sorciers Unoolii, elle compte bien prendre l’avantage sur les groupes les plus importants de l’amas voisin.

Pas moins de douze temples existent dans la cité, ils rassemblent en leur sein autant de congrégations permanentes, vénérant les Cent-mille Salins selon des credo souvent diamétralement opposés. Source de pouvoir pour Zeeka Oolir, mais également de conflits sanglants menaçant en permanence les rues de Noskajaruu, ces fanatiques intriguent continuellement afin d’accroître leur influence au-delà des amas de planétoïdes les plus éloignés. Parmi ces congrégations isolées, le Temple des Dix-huit Puissants se démarque par son effectif de onze prêtres et prêtresses, liés par le sang et en mesure d’accomplir de prodigieux rituels chorales. Il se distingue également par l’absence d’un Patriarche, et les onze servants prennent ensemble leurs décisions, guidés par des visions communes. Le temple a été bâtit sur un vortex de Sel, et serait un lieu d’extrême débauche, où les fidèles copulent avec des créatures planaires afin d’engendrer une race de guerriers terrifiants.

 

Ressources: Les enveloppes d’air des derniers planétoïdes habitables de Nyost sont en train de s’étioler, et les vestiges de cultures en caverne ne suffisent plus à pourvoir aux besoins de dix milliers d’individus. En dehors de Noskajaruu, seules quelques petites communautés de contrebandiers parviennent à survivre, mais n’ont pas véritablement de mouillages permanents sur ces planétoïdes.

L’Amas de Nyost est essentiellement connu pour ses terribles prédateurs, les Kzakaa-poussière, immenses raies manta carapaçonnées et frappant avec un aiguillon capable de transpercer les meilleures armures. De nombreux aventuriers viennent éprouver leurs talents à travers les reliefs tourmentés de Nyost, risquant leur vie afin d’obtenir une dépouille de Kzakaa, réputée pour être une excellente matière première pour la forge d’armes et d’armures.

 

Cultures: Depuis la fin de l’époque Treel, le Rempart brisé n’est plus en mesure d’accueillir d’importantes populations, et seuls les Nosharii ont migré en petit nombre vers cet amas lointain.

 

Sites notables: Pas un seul vestige ne subsiste de l’ère Treel, l’Amas de Nyost n’est guère plus qu’une brève étape pour les pèlerins souhaitant transiter via le Vide vers le statuaire cosmique des Cent-mille Salins. Les Arches éthériques ne fonctionnant pas aux abords de la paroi interne de la Sphère de cristal, l’unique moyen pour rallier ces îles éloignées reste le spelljamming.

Oshoor, les Enclaves des libres-écumeurs

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Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majorité de Taille A

Rotation: Aucune

Révolution: 2832 jours

Lunes: Aucune

Population: 68 524 Nosharii-Oshooréens, 16 873 Soroom-Jamaal

Trame magique: Diffuse, magie divine dominante (Cent-mille Salins)

 

Berceau légendaire des Treel, Oshoor comptait jadis de très gros planétoïdes, liés entre eux par des entrelacs de tubulures organiques et de dômes vivants. Plus rien ne subsiste de cet incroyable environnement, mais les nombreux débris formant l’actuel Amas d’Oshoor sont tous enveloppés dans des atmosphères stables, supportant même pour certains une flore hautement résistante.

De nombreuses moisissures fournissent une base alimentaire bienvenue, mais se développent également en des lieux isolés, adoptant des formes plus primitives des anciens habitats Treel. Les quelques sages qui ont étudiés ces formes de vie agressives estiment qu’elles pourraient évoluer vers un état de conscience, et si plusieurs millénaires leurs étaient laissés, engendrer une espèce proche de celle des Treel.

 

Ports d’accueil: Les champs magiques d’Oshoor ne pouvant soutenir des Arches éthériques, c’est donc le spelljamming qui permet de relier les planétoïdes entre eux. Bien que l’espace manque cruellement au sein de cet Amas, plusieurs ports spatiaux existent et forment autant de creusets pour des cultures souvent rivales ailleurs que dans cette région.

 

Le plus connu se nomme Potoc-Luam, il abrite une flotte pirate de trente vaisseaux, et tient lieu de capitale pour les membres de l’ethnie Soroom-Jamaal. Abritant une trentaine de milliers d’habitants, c’est de loin la plus importante communauté dans cette région du système de Janestuur. Comme leurs frères et sœurs liés au Dorool’Amh’Thulear, les Soroom-Jamaal sont dirigés par un Conseil des Capitaines, le Dioshod, qui fait régner la Loi du Sang dans la cité, octroyant droits et privilèges aux membres des trois cercles familiaux propres à la société Soroom; La famille du Capitaine, les équipages et enfin les alliés. Ceux qui viennent découvrir Potoc-Luam et qui ne sont pas de l’un de ces cercles ne bénéficient d’aucune protection et finissent invariablement dans une fosse à esclaves, généralement pour combattre dans l’une des trois grandes arènes de la cité, où se déroulent des jeux particulièrement sanglants et populaires.

Mais avant ses combats d’esclaves, Potoc-Luam est connue pour son zocalo fait de voûtes et de tentures sombres transformant un espace ouvert en véritable labyrinthe. Des négociants de nombreuses dimensions élémentaires parviennent à trouver le chemin vers ce marché anormalement silencieux, où se troquent poisons et armes maudites de toutes les régions des Fontaines Stellaires. Véritable zone neutre où les ennemis de toujours peuvent faire des affaires, Potoc-Luam est sous la protection du Maître des Voûtes, un sorcier manipulant un large panel de pouvoirs liés à toutes les forces élémentaires touchant à l’énergie négative. Figure redoutée de tous, même des membres du Dioshod, le Maître des Voûtes serait l’un des rares Osk’noorii, les Génasis nés de l’énergie négative. Grâce à son réseau de serviteurs, il contrôle les méandres du zocalo et s’assure que règne un certain équilibre entre les différents groupes de marchands lui versant de juteuses taxes.

Toutes les affaires ailleurs considérées comme illégales sont traitées dans ce zocalo. D’ignobles bouges côtoient des auberges aux services de qualité, et des chaises à porteurs accomplissent sans cesse des trajets plus ou moins sinueux, selon l’importance de leurs clients. Il n’est d’ailleurs pas rare que certains insouciants soient directement menés dans des traquenards, ou vers les maîtres des fosses à esclaves. La cité est prospère, disposant de ses propres cavernes où sont cultivées mousses et végétaux endémiques. L’eau reste cependant une denrée précieuse, et coûte souvent bien plus que les spiritueux.

La majorité des plus grandes attaques des pirates d’Oshoor connues à travers l’Histoire de Janestuur partirent de Potoc-Luam. Les membres du Dioshod sont tous de redoutables Libres-écumeurs, un titre qu’aiment s’arroger les plus terribles pillards de cette région du système. Souvent menacée, la cité a toujours su mobiliser des forces surprenantes, grâce aux liens du sang des Soroom-Jamaal. Et même avec toute sa puissance, le Dorool’Amh’Thulear n’a jamais pu éradiquer la menace venant de cette enclave mythique.

 

Ressources: En grande partie grâce à ses communautés de pillards, Oshoor bénéficie d’une faune riche et variée. Des représentants d’espèces élémentaires ont souvent été enlevés en même temps que le butin, et les plus vigoureuses se sont adaptés à un environnement nouveau. Bien qu’il soit impossible de former de véritables troupeaux, de nombreux chasseurs viennent de tout le système de Janestuur, et souvent du reste du Dorool’Amh’Thulear, afin de traquer des créatures exceptionnelles, dans un milieu singulier.

 

Cultures: Les Nosharii-Oshooréens forment une grande communauté qui décida de couper les ponts avec leurs frères et sœurs Noshpotalaméens, peu après la création des Noyaux-Océans. Ne supportant plus le joug des Marid, ils profitèrent de l’assistance des Soroom-Jamaal, également animés par un esprit de sédition, et renoncèrent à leurs traditions mystiques pour s’établir dans un environnement hostile, totalement étranger à leurs traditions du Plan Elémentaire de l’Eau.

Connus pour être des négociants retors, ainsi que des guerriers redoutables. Occupant de nombreuses enclaves d’Oshoor, ils restent dépendants de leurs alliés Soroom-Jamaal pour tout ce qui touche au spelljamming, leur peuple n’ayant jamais pu se distinguer au sein du Vide. Matelots efficaces cependant, ils favorisent les petits ports fortifiés, au sein desquels leurs communautés peuvent prospérer et planifier leur expansion. Les Oshooréens sont d’habiles forgerons, et ont focalisés leurs traditions autour de techniques martiales ritualisées. Les sorciers sont rares, les champs magiques d’Oshoor ne permettant pas une pratique conséquente, mais le culte des Cent-mille Salins s’est par contre bien développé, sans pour autant susciter des fanatismes religieux.

La communauté Oshooréenne est de nature matriarcale, avec une caste guerrière dominée par les femmes, tandis que l’art subtil du négoce est réservé aux hommes. La prêtrise rassemble plus communément des membres des deux sexes, mais chaque congrégation est menée par une femme, qui porte le titre d’Oshiliim. Pour la plupart des enclaves, la plus puissante guerrière dirige la communauté, s’entourant d’un groupe de combattantes souvent nées de son sang, elle organise les pillages à l’encontre du Dorool’Amh’Thulear et assure la protection des siens face aux autres Libres-écumeurs. Les Nosharii-Oshooréens privilégient la ruse à la force brute, bien que considérés comme impitoyables, ils ne sont pas cruels et se sont faite une tradition de négocier la libération de prisonniers capturés durant leurs sorties. Soumis à de rudes conditions de détention, très peu de ces otages meurent avant de retourner parmi les leurs.

Une communauté peut abriter une centaine d’individus rassemblés autour d’un mouillage formé par une caverne fortifiée pouvant abriter deux ou trois spelljammers de petit tonnage. Un large quai est bâti le long du plan de gravité, le zocalo est installé là. A partir de cette caverne rayonnent des galeries donnant accès aux quartiers de vie, aux forges et autres ateliers, ainsi qu’au Dono, le sanctuaire martial où sont formées les combattantes.

Les plus jeunes sont formés par les plus anciens, selon leurs aptitudes et leur sexe. Tant que leur rite de passage n’a pas été accompli, les jeunes travaillent dans les rizières cavernicoles, où des variétés hautement résistantes de riz ont été transplantées avec succès depuis les Îles Janoshéennes. Mets de choix pour les peuples d’Oshoor, la production de riz reste cependant insuffisante pour pourvoir à tous les besoins, et cette ressource reste donc un produit coûteux. Les jeunes élèvent également plusieurs variétés de scolopendres qui sont cuisinés avec brio par des chefs masculins gagnant ainsi presque autant de prestige que des guerrières.

 

De manière très lente, des traditions Soroom-Jamaal ont été intégrées aux coutumes des communautés Nosharii-Oshooréens, et quelques Capitaines de cette ethnie sont désormais connus à travers le système de Janestuur. De la même manière, une certaine forme de contestation née parmi les mâles, qui côtoient la société patriarcale des Soroom. Dans certaines communautés prospères, les Oshooréennes tolèrent quelques libertés accordées à leurs reproducteurs, et ne punissent pas de mort ceux qui osent réclamer des avantages supplémentaires.

 

Les Soroom-Jamaal pour leur part, sont nés dans le Vide et supportent difficilement les champs gravitationnels de corps planétaires. Jadis nomades des Confins, leur Histoire est entachée de sanglantes batailles les opposant aux serviteurs des Cent-mille Salins. La situation a cependant évoluée, car la protection divine de ces mystérieuses Puissances est désormais très recherchée. L’ethnie Jamaal est bien connue pour son goût du pillage, et côtoyer les belliqueux Nosharii-Oshooréens n’a guère arrangé leur propension à la piraterie.

Excellents navigateurs, les Soroom-Jamaal obéissent tous à un Capitaine, à la tête d’un vaisseau, mais plus généralement d’une petite flottille. La Loi du sang, respectée par toutes les ethnies Soroom de Janestuur, fait que les équipages sont protégés par des règles très strictes, s’appliquant également à leurs alliés. En dehors des trois cercles du sang, les étrangers ne peuvent espérer aucune pitié de la part des Soroom-Jamaal.

L’ethnie s’est sédentarisée depuis plusieurs siècles, trouvant des espaces adaptés à leur faible tolérance gravitationnelle. Piètres bâtisseurs, ils se sont alliés aux Nosharii-Oshooréens, avec lesquels ils n’ont jamais eu de grave conflit, et les deux cultures se sont étonnement bien mélangées.

Les Soroom-Jamaal tendent à favoriser les mâles, mais s’inclinent sans problème face à une femme capable d’endosser la charge de Capitaine. Bien que peu nombreuses, ces dernières semblent obtenir bien plus de succès que leurs pairs plus virils. Comme chez les Oshooréens, la prêtrise reste cependant une affaire de femmes, et les mâles se cantonnent à des positions subalternes. Peu doués pour le négoce, les Soroom-Jamaal laissent leurs alliés gérer leurs principaux zocalo, tandis qu’ils se chargent de l’acheminement des marchandises.

Les campagnes de pillages communes sont depuis longtemps la norme, et les guerriers Jamaal se montrent tout autant féroces que les combattantes Oshooréennes, quoi que plus sanguinaires. Avant tout matelots à bords de leurs vaisseaux, les Jamaal n’ont pas développés de réelles traditions martiales, ils n’en restent pas moins d’excellents bretteurs.

Etrangement, les Soroom-Jamaal n’accordent pas une place prépondérante à leurs Timoniers, qui sont invariablement de proches parents de leur Capitaine, étroitement surveillés et limités dans leur quête de connaissances mystiques. Les Timoniers Soroom-Jamaal sont des ensorceleurs ouvertement méprisés par les castes magiques du Dorool’Amh’Thulear, qui voient en eux des individus au formidable potentiel, mais se refusant d’éprouver la moindre ambition. Les Capitaines veillent à faire régulièrement de sanglants exemples parmi les membres de cette caste. Cette cruauté semble liée à une lointaine époque, durant laquelle les sorciers régnaient sur les équipages, et amenèrent leur peuple au bord de l’extinction. Depuis lors, les Timoniers se doivent de servir sans faillir, et ne doivent montrer aucun désir de changement.

 

Sites notables: Oshoor est un amas d’astéroïdes porteurs de vie, qui fut de tout temps occupé par des populations disparates mais liées au Vide. L’héritage Treel a pratiquement disparu au sein de cette région du système de Janestuur, mais de nombreuses rumeurs mentionnent l’existence de planétoïdes solitaires, sur la même elliptique que Oshoor, et qui abriteraient toujours des formes de vie créés par ce peuple ancien. Ces lieux mythiques ne sont pas exempts de dangers, car de nombreuses sont porteuses de spores mortelles pour la majorité des formes de vie actuelles.

 

Les Cavernes des Ziotaac sont accessibles par d’étroites fissures apparaissant sur un débris rocheux solitaire et dépourvu d’atmosphère. Le cœur de cet astéroïde est creux, formant une vaste caverne d’un diamètre de un kilomètre, dont les parois sont tapissées d’une épaisse couche de moisissures hautement toxiques. Les Ziotaac sont des natifs du Plan Para-élémentaire de la Vase, qui ont apparemment basculé accidentellement dans cet environnement nouveau. Limons violacés capables de sécréter un puissant acide, les Ziotaac ont interagi avec les végétaux pour engendrer de nouvelles formes de vie. Une atmosphère s’est ainsi crée, irrespirable et dangereuse, mais capable d’engendrer des formes de vie rudimentaires.

Certains sorciers Nosharii ont entendu parler de ce lieu, et sacrifient d’importantes ressources afin de pouvoir pénétrer dans les Cavernes des Ziotaac. Car il s’avère qu’avec le temps, les créatures planaires se sont adaptées et possèdent de formidables propriétés magiques. Leur principale qualité est de pouvoir transformer l’environnement proche, dans un rayon de quelques mètres, peu importe les conditions régnant alentour. Les sorciers connaissant cette capacité ont depuis longtemps apprit à capturer l’essence des Ziotaac pour l’amalgamer avec des alliages magiques. Le chemin jusqu’aux Cavernes reste cependant des plus hasardeux, et très peu des Limons vivant en leur sein ont eu à subir les exactions de ces visiteurs agressifs.

 

La Forteresse de Paraam est un bastion Soroom-Jamaal où vivent une trentaine d’individus, formant l’équipage du Paraaz-nadaaral, un vaisseau de guerre façonné à partir d’une carcasse de porteur Treel. Le cœur de ce vaisseau légendaire est toujours vivant, gorgé du sang des malheureux captifs, et sa coque continue à se régénérer, à un rythme bien plus lent que la norme. Le Capitaine Nezrat Aknir(Soroom ♂/ Guerrier des Sphères 12/LM) commande ce bâtiment et on lui attribue couramment une extraordinaire longévité, liée au fait qu’il fusionne régulièrement avec le vaisseau organique, grâce à l’un des tentacules se déployant au contact des formes de vie à bord.

La Forteresse est un ensemble de cavernes dont les passages sur l’extérieur ont été scellés. Seule la grotte portuaire est encore accessible, mais protégée par deux balistes moyennes. Outre le Paraaz-nadaaral, la communauté dispose de trois petits caboteurs qui servent essentiellement au négoce avec les communautés les plus proches. Bien que jouissant d’une sinistre réputation, même parmi les autres Libres-écumeurs d’Oshoor, les habitants de Paraam sont régulièrement contactés afin de venir appuyer une flottille durant un pillage.

 

Un grand secret est dissimulé au sein même du planétoïde par ses habitants; Un réseau de cavernes intermédiaires existe entre les quartiers portuaires et la surface fissurée. Un unique accès depuis les quartiers de Nezrat Aknir permet de rejoindre cet ensemble où règnent des conditions de vie propres aux Treel. Les parois sont tapissées de moisissures toxiques, l’air est acide et de nombreuses espèces inconnues de cryptogames génèrent un champ d’énergie perturbant l’emploi des pouvoirs de l’Esprit tout en créant une apesanteur. Les membres de la communauté se nourrissent régulièrement des champignons les moins toxiques de cet environnement oublié, et les visiteurs les plus observateurs peuvent noter des traits anormaux parmi les Soroom de Paraam.

Osot, les sanctuaires Kyosaal éparpillés

ImageIce Caverns par Justinoaksford

 

Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majorité de Taille C

Rotation: Aucune

Révolution: 472 jours

Lunes: Aucune

Population: 458 217 Kyojanii, 28 694 Nosharii-Osotéens, 16 579 Voruutuu

Trame magique: Renforcée, magie profane dominante (Sorcellerie Urilii)

 

L’amas d’astéroïdes d’Osot est composé de sept planétoïdes recouverts d’une glace noire imprégnée d’énergie négative transformant toute forme de vie en statue de sel. Barrière naturelle efficace face aux nombreuses invasions qui menacèrent les autres amas du système de Janestuur, cette enveloppe glacée altéra également les formes de vie océaniques, qui se retrouvent d’un planétoïde à l’autre grâce à d’antiques vortex dimensionnels les reliant entre eux.

Avant que les brasiers élémentaires ne soient forgés par les artisans du Mias’menh’Shaardh, les océans d’Osot étaient réchauffés par des orbes de feu ayant apparemment été créés par les légendaires Kyosaal, mais ces prodiges magiques étaient déjà en train de s’éteindre durant le règne du Own-Shaneel. Le développement de ces nouvelles sources de chaleur amena de profonds changements au sein des cultures océaniques, qui sont désormais membres du Dorool’Amh’Thulear.

 

Ports d’accueil: Protégés du Vide par leur carapace de glace noire, les planétoïdes d’Osot n’ont jamais été en contact avec les peuplades de l’Espace sauvage, bien que les Treel parvinrent apparemment à se faire connaître des habitants de cette région.

 

Ressources: Osot est connu comme la Panse à krill du Dorool’Amh’Thulear, car ses océans foisonnent de vie microscopique, base alimentaire de la majorité des peuples vivant là. Les Céphalopodes Voruutuu font depuis longtemps le négoce des formes de vie plus primitives, qui viennent nourrir l’ensemble des communautés du système de Janestuur. Les Nosharii collectent pour leur part les prodigieuses perles nacrées extraites des vastes colonies d’huîtres agrippées aux longues chaînes métalliques maintenant les brasiers mystiques et ancrés dans les grands fonds.

Chacun des planétoïdes d’Osot possède sa propre Arche éthérique, autour de laquelle s’est développé un zocalo. Par moquerie, les voyageurs désignent ces lieux de Marchés aux poissons, car c’est là l’économie principale des communautés ouvertes sur le reste du Dorool’Amh’Thulear. Au-delà de la connotation péjorative, les négociants d’Osot sont également réputés pour leur richesse, car certains des poissons vendus à travers l’empire planaire sont des créatures exceptionnelles, rares et pouvant devenir de véritables ravissements, lorsqu’ils sont cuisinés par des chefs.

 

Cultures: Descendants des mythiques Kyosaal, les Kyojanii d’Osot sont des amphibiens à la peau écailleuse et incrustée de perles noires. Nombreux sont les sages estimant que ce peuple était sûrement une branche cousine du peuple ancien, qui ne profita que très peu de sa sagesse. Quoi qu’il en soit, les Kyojanii ont su développer une civilisation puissante, avec de grandes métropoles verticales accrochées aux parois de leur habitant océanique sous-glaciaire. Etrangement réfractaires aux formes de magie couramment répandues à travers le Dorool’Amh’Thulear, les Kyojanii sont mêmes incapables de franchir une Arche éthérique et se trouvent donc isolés au sein des planétoïdes d’Osot. L’unique forme de magie qu’ils peuvent pratiquer est une nécromancie blanche puisant dans les perles organiques incrustées dans leur chair et leur permettant d’être connus comme de puissants guérisseurs.

Essentiellement urbains, les Kyojanii se regroupent dans leurs grandes métropoles troglodytiques où ils vivent en groupes d’une centaine d’individus, élevant en commun leur progéniture, décidant de leurs tâches ensemble. Etonnement, ce type de fonctionnement marche à l’échelle d’une métropole. Les groupes, nommés Kyatal, ont généralement une fonction spécialisée, mais rien n’est figé, et ils communiquent beaucoup entre eux durant leurs regroupements autour de célébrations et festivités.

Pour le voyageur en quête de seigneur ou de castes, la société Kyojanii a de quoi déconcerter; chaque individu semblant connaître sa place sans toutefois se voir limité dans ses choix. Les sages qui ont étudiés cette culture pensent qu’un esprit de ruche règne entre les membres de ce peuple, bien qu’il n’existe aucune reine ni hiérarchie. Des individus se distinguent cependant régulièrement, émergeant soudainement avec des idées ou des concepts faisant évoluer leur société. Ce sont les Kyoraam, qui tentent de mener à bien leurs réformes, soutenus par l’ensemble des Kyatal, avant de redevenir ensuite des membres ordinaires de leur groupe.

Nul ne peut expliquer les mystérieux fonctionnements de ce peuple singulier, mais les Marid ont vu en eux des alliés de choix, et peu après la Grande Conjonction des Plans de 12974ci, ils les intègrent au Dorool’Amh’Thulear. Appartenir à un empire planaire n’a guère changé la société Kyojanii, qui se voit confinée aux océans d’Osot, leurs zocalo se sont simplement agrandis, afin de pouvoir accueillir les nombreux peuples alliés.

 

Les métropoles Kyojanii sont majoritairement sous-marines, aménagées dans les parois glacées jusqu’à la lisière de la glace noire que les habitants prennent soins d’éviter. De nombreuses rumeurs mentionnent de malheureux explorateurs des plus anciens quartiers, qui furent pris dans des salles entièrement taillées dans cette glace saturée d’énergie négative, et qui devinrent de terribles non-morts, cherchant à corrompre par leur morsure d’autres Kyojanii.

Chaque Kyatal possède ses propres quartiers de vie, avec une pêcherie, plusieurs petits ateliers où sont tressées des fibres de varech, à la base de tous les équipements utiles. Un observateur extérieur notera que certains Kyatal possèdent des ateliers plus conséquents, et que les populations qui œuvrent en leur sein sont composées d’individus qualifiés, comme si chacun savait intuitivement quels talents il maîtrisait le mieux.

 

Détachés des Kyatal existent les Kyolanii, les guérisseurs dont les pouvoirs curateurs ne fonctionnent qu’à la surface des océans. Regroupés en cercles partageant leur énergie afin de ne pas épuiser l’un de leur membre, ils sont nourris par les communautés sous-marines en contrepartie de soins et de bénédictions pour les pêches à venir. Les Kyolanii sont clairement perçus comme des individus surnaturels, différents des autres Kyojanii. Les Kyolanii sont considérés comme des porte-paroles de leur peuple par les Marid, qui préfèrent éviter d’avoir à faire aux frustres pêcheurs des cités sous-marines. Les guérisseurs n’ont cependant aucune influence particulière sur leurs pairs, et se contentent de transmettre les propositions de leurs alliés à ceux des Kyojanii qui viennent à eux sur le moment. Toute interaction diplomatique est donc inutile avec ce peuple, mais ceux qui viennent chercher à négocier des contrats trouvent toujours un interlocuteur, et après quelques temps, un spécialiste dans le domaine recherché, qui a entendu parler de ses besoins.

 

Les Kyojanii ne combattent pas. Ils chassent de terribles prédateurs au sein de leurs océans sous-glaciaires, disposent d’armes en os particulièrement efficaces, mais n’éprouvent pas le besoin de conquérir ou d’affronter d’autres peuples. Leur situation au sein d’Osot fit que rares furent ceux qui vinrent les menacer. Il advint toutefois que certains maraudeurs parvinrent à rallier les océans sous les glaces noires, semant la désolation parmi les quelques communautés de la surface. Les Kyojanii cédèrent à chaque fois un vaste territoire à leurs conquérants, se regroupant au sein d’autres métropoles sous-marines. En peu de temps, les belliqueux arrivants se virent à chaque fois frappés par des fléaux mortels et disparurent. Même les Marid Zapharool savent qu’il n’est pas bon de menacer ces étranges individus. Les devins n’ont trouvé aucune prophétie mentionnant les Kyojanii ou d’éventuels protecteurs divins,

 

L’autre peuple de l’amas d’Osot est celui des Voruutuu, originaire du Plan Quasi-élémentaire de la Vapeur, ils migrèrent après avoir été vaincus durant la première campagne planaire des N’uru’N. Liés aux Marid Zapharool par un ancien pacte d’entraide, ils se retrouvèrent dans les froids océans d’Osot, où ils se regroupèrent autour des dernières lueurs des orbes façonnés par les Kyosaal. Céphalopodes guerriers et expansionnistes, quelques mauvaises expériences face aux Kyojanii leurs firent comprendre qu’ils ne pourraient pas contrôler les sept océans d’Osot. Grâce aux Arches éthériques, ils rejoignirent les rangs de la grande armée du Dorool’Amh’Thulear et s’emparèrent de plusieurs territoires, aussi bien dans le Plan de la Glace que dans celui de l’Eau.

Les Voruutuu ont conservés de leurs origines un lien unique avec l’énergie positive, qui leur octroi une vitalité surprenante ainsi que des capacités magiques exceptionnelles. Guerriers renommés, ils combattent les N’uru’N sans relâche, désormais plus par plaisir de se mesurer à des adversaires valables que pour reprendre les territoires de leurs ancêtres, au cœur de la Vapeur. Bien que leur population ne soit guère élevée, chaque combattant Votuuruu équivaut à une Phalange Amh’doorim, et les rivalités avec les différentes ethnies Nosharii sont toujours particulièrement vives. Souvent considérés comme une élite guerrière, leurs représentants au sein du Mirzadaashah cherchent continuellement à exhorter les autres peuples de l’Empire des Océans suspendus à poursuivre des guerres planaires. Les Marid peinent souvent à apaiser les humeurs querelleuses des Voruutuu, qui n’hésitent pas à proposer leurs services à d’autres peuples des Fontaines Stellaires.

Les Voruutuu sont cependant trop peu nombreux pour représenter une véritable force au sein du Dorool’Amh’Thulear, et la recherche d’un moyen de fortifier leur espèce est une priorité absolue pour ces puissants individus. Individualistes, ils ne possèdent aucun gouvernement et ne se déplacent que rarement en groupes de plus d’une douzaine de combattants. Beaucoup estiment avoir suffisamment servi les Marid Zapharool, et envisagent de migrer définitivement dans l’ancien territoire de leurs ancêtres, au sein de la Vapeur.

 

Sites notables: L’empreinte des Kyosaal est encore visible sur les planétoïdes évoluant le long de la plus proche elliptique de Yosol, ni les Treel ni les Marid ne parvinrent à effacer ce grand œuvre, qui transforma des débris gelés en océans gorgés de vie. Les aventuriers du Dorool’Amh’Thulear sont nombreux à venir risquer leur vie dans les mondes d’Osot, découvrant régulièrement des ensembles labyrinthiques taillés à la lisière de la glace noire, et pour ceux bénéficiant des services d’un équipage Soroom, il est également possible d’explorer des astéroïdes solitaires, où les Kyosaal laissèrent des traces encore plus étranges de leur passage.

 

La Lune errante de Kyojanarii est un véritable donjon solitaire, en apesanteur mais doté d’une atmosphère respirable. Le cœur du complexe est inondé mais les niveaux accessibles depuis la surface du planétoïde sont secs. Toutes les galeries sont des tronçons cylindriques dont les parois sont intégralement sculptées de suites infinies de motifs mystiques Kyosaal. Les bâtisseurs de ce lieu tentèrent visiblement de reproduire à moindre échelle les miracles de la Vie se retrouvant dans l’Amas d’Osot. Et si un noyau de Feu continue à diffuser chaleur et lumière au cœur du planétoïde, les niveaux aériens sont pour leurs parts totalement déserts. La Vie foisonne par contre au sein de l’élément liquide, malheureusement sous les formes d’effrayants prédateurs veillant à ce que nul visiteur ne s’approche de trois mystérieux orbes lumineux, reliés au noyau élémentaire par des chaînes colossales, et semblant abriter d’autres formes de vie gigantesques, dont les silhouettes se distinguent malgré la distance. Nul n’a encore jamais pu s’approcher suffisamment pour voir les dernières créations des Kyosaal, mais nombreux sont ceux imaginant des créatures dotées de pouvoirs formidables et depuis longtemps disparus.

 

Le Temple de la Glace noire est un lieu fort heureusement encore inconnu des peuples d’Osot, et qui fut élaboré par des nomades planaires, en l’honneur de ce qui semble bien être les Cent-mille Salins. Inaccessible pour les vivants, ce lieu est imprégné de formidables énergies, et un vortex en sommeil permet d’accéder dans une région du Plan de l’Energie négative connue sous le nom de Nulluruun, la Dévastation de l’Âme. La mention de ce sanctuaire impie existe dans les ruines d’une réplique élaborée au sein de la Glace grise, une dimension corrompue des Plans Pourpres. Il est dit qu’un non-mort parvenant à ouvrir le passage vers Nulluruun pourra se nourrir du néant, et devenir lui-même un vortex vorace.

Quelques individus contaminés par la proximité de la glace noire d’Osot ont parfois des visions de ce temple, mais jusqu’à maintenant, nul n’en a encore trouvé le chemin.

La Sphère de Janestuur

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aura’s sphere par drydwen-d5bpbyu

Noyée dans un déchaînement perpétuel de nuées élémentaires liées à l’Eau et au Sel, la Sphère de Janestuur est un orbe bleuté à l’éclat enchanteur. Parvenir jusqu’à sa face extérieure reste une gageure, car de puissantes tempêtes de Sel soufflent en permanence, et peuvent anéantir des flottes en approche, comme en témoignent les cimetières d’épaves toujours visibles.

Une multitude d’espèces hautement agressives ont fait de ce déchaînement de forces élémentaires leur territoire. Les colossales Ziomanat évoluent en bans formant de véritables murailles de chair, tandis que les rapides Ziokal peuvent traverser une coque de part en part, avant d’engloutir le navire en perdition. L’ancien domaine originel des Treel ne fut que rarement exploré du fait de cet environnement particulièrement hostile.

L’unique passage permanent connu est nommé la Gueule de Ziojal, du nom d’un légendaire monstre né du Sel lui-même. Presque toujours battu par des tourbillons chargés d’énergie négative, le passage nécessite une habileté hors du commun pour être traversé. Bon nombre des prédateurs vivant autour de la Sphère de Janestuur viennent également se réfugier dans le passage, lorsque les forces élémentaires deviennent par trop menaçantes.

La face intérieure de la Sphère de cristal est recouverte par un océan aux eaux extrêmement chargées en sel, à tel point qu’elles en deviennent une véritable mélasse imprégnées d’énergie négative, desquelles émergent de nombreux archipels montagneux. Là, de précieuses sources d’eau potable ont permis depuis longtemps l’établissement de communautés se regroupant autour de grandes statues primitives sculptées dans des blocs de sel, ce sont les représentations des Cent-mille Salins, des Puissances élémentaires qui régnèrent longtemps sur ce territoire, avant d’accomplir une forme d’Ascension.

De nombreuses créatures vénèrent ces divinités malfaisantes, qui répondent parfois lorsque les sacrifices s’avèrent suffisants. Les peuples actuels du système de Janestuur sont profondément marqués par cette religion en expansion, que les Marid Zapharool ne prennent pas en compte, mais que nombre de leurs vassaux redoutent avec appréhension. Pour le moment, seuls quelques fanatiques ont accomplis le pèlerinage vers les sanctuaires de la face intérieure, et au moins un peuple, les Soroom-Jamaal, ont migrés aux abords de ce territoire, pour lutter suffisamment longtemps contre les laquais des Cent-mille Salins, et en revenir avec des histoires dissuadant les simples curieux.

L’Empire des Océans suspendus est une civilisation planaire, les moyens de rallier ce sinistre océan sont donc limités, mais des dizaines de milliers d’îles émergent des flots surchargés en sel, et sont donc autant de havres pour des créatures égarées que pour de véritables communautés d’exilés planaires, natifs des Plans Quasi-élémentaires négatifs.

Historiquement, les Cent-mille Salins semblent avoir existé à la même époque lointaine que les Kyosaal d’Osot. Ils n’étaient alors pas des Puissances élémentaires, mais un peuple redoutable de sorciers, apparemment proches des Reigar. Les Treel n’eurent jamais à faire à eux, et l’on peut supposer d’après les quelques mentions de l’exploration du système remontant à l’époque du Own-Shaneel que l’Ascension des Cent-mille Salins avaient déjà été effectuée.

L’apparition des statues géantes correspond à l’arrivée des Marid et de leurs vassaux planaires. Depuis lors, de nombreux vortex semblent s’ouvrir sur les flancs escarpés des montagnes insulaires, attirant les faibles et les corrompus. Ces communautés sont bien trop primitives pour menacer le système de Janestuur, mais à plusieurs reprises déjà, des incursions d’étranges prédateurs ont eu lieux.

Le système de Janestuur est un ensemble d’amas d’astéroïdes suivant des elliptiques parfois communes. Vestiges de mondes telluriques massifs, nul ne se souvient de leur forme première, ni du soleil qui devait jadis exister au cœur du système, et dont il ne reste plus qu’un nuage d’énergie planaire perturbant les champs magiques autant que les courants gravitationnels. Yosol, le nom Treel de cette nébuleuse singulière est resté, mais les seigneurs du Dorool’Amh’Thulear se sont facilement adaptés à son influence sur leurs territoires de Janestuur, et négligent son exploration.

Cinq grands amas d’astéroïdes forment encore des domaines conséquents, où prédominent l’Eau sous diverses formes. Les successeurs des Treel adaptèrent ces environnements toxiques et en firent des havres pour de nombreuses peuplades planaires. Bien que comptant comme quantité négligeable au sein du vaste Dorool’Amh’Thulear, ces ensembles de planétoïdes abritent d’antiques métropoles coralliennes, remontant à l’apogée du Own-Shaneel, et bien que les Marid ont su imposer leur influence, nombreux sont les natifs des Chapelets de Janestuur possédant quelques dons liés aux Voies de l’Esprit.

Osot est l’amas de débris le plus proche de la nébuleuse centrale, il occupe seul une orbite sur laquelle il est toutefois possible de croiser une multitude d’astéroïdes solitaires, formés de glaces anciennes et abritant des ruines mystérieuses, plus anciennes que les Treel eux-mêmes. Les sept planétoïdes d’Osot sont recouverts d’épais manteaux de glace noire, protégeant des océans sous-glaciaires réchauffés par des brasiers élémentaires façonnés par les Baram’En’Shaardh du Mias’menh’Shaardh.

Noshpotalam compte seulement trois planétoïdes mais liés entre eux par de véritables entremêlements de large tubulures coralliennes, cultivées jadis par les Treel. Une même atmosphère permet d’évoluer d’un astéroïde à l’autre grâce à de nombreuses bêtes volantes domestiquées. Noshpotalam est le territoire d’une ethnie Génasi liée à l’Eau, les Nosharii, qui ont aménagés les antiques métropoles coralliennes Treel à leur convenance, pour en faire de grands sanctuaires de la magie élémentaire. Les Uurilii Nosharii sont ainsi des Sorciers des Ondes, longtemps rivaux des Pyromants Jamanat, ils finirent par renoncer à ce conflit stérile pour se tourner vers la création de complexes rituels mystiques.

Les Marid Zapharool règnent sur les dix-huit petits planétoïdes de l’amas de Janosh. Grâce à leur puissante magie, harmonieusement combinée à celle des Zionosii, gigantesques cétacés doués d’une conscience élevée, un immense disque liquide a transformé les débris spatiaux en autant d’îles formant l’Archipel de Janosh. Berceau historique du Dorool’Amh’Thulear, Janosh est un haut lieu du commerce planaire, renommé à travers de nombreux Plans d’existence et où les métropoles coralliennes des Treel impressionnent même les visiteurs de régions planaires exotiques.

Oshoor est le quatrième amas d’astéroïdes du système de Janestuur. Il semble avoir été le creuset à partir duquel les Treel se développèrent pour fonder leur vaste empire du Own-Shaneel. Ce fut également là que les jeunes races qui s’unirent face à ce peuple ancien portèrent leurs plus violentes attaques, et il ne reste plus qu’une poignée de petits débris, vestiges de planétoïdes plus conséquents. Quelques communautés mineures et usant du spelljamming plutôt que des Arches éthériques sont regroupées autour de ruines Treel. Ce sont des pirates du Vide, des mercenaires et des assassins, préférant ces lieux sombres et froids aux lumineuses métropoles coralliennes du Dorool’Amh’Thulear. Oshoor est connue pour son grand zocalo de Potoc-Luam.

Les astéroïdes regroupés sur la plus lointaine elliptique de Yosol ne sont plus que les restes de corps solides plus importants. Les Treel mobilisaient le gros de leurs flottes dans des ports spatiaux dont il ne subsiste rien. Leurs ennemis frappèrent sans répit ces débris spatiaux, jusqu’à ce que les ruines elles-mêmes soient réduites à l’état de poussière. L’Amas de Nyost est aujourd’hui une simple étape pour les voyageurs cherchant à se rendre en pèlerinage vers les sanctuaires des Cent-mille Salins.