La Sphère de Razazuu

Orbe rougeoyant à l’épaisseur rarement égalée, la Sphère de Razazuu est régulièrement noyée dans un océan de flammes élémentaires pouvant s’étendre sur des dizaines de milliers de lieues.

Le système est inaccessible depuis le Phlogiston, la matière cristalline altérée par le soleil rouge annule toute forme de magie permettant d’ouvrir un passage, et selon une rumeur persistante parmi les voyageurs sillonnant la Roue Atlan’naridh, elle bloquerait également les pouvoirs des Stellaires.

Le système de Razazuu est composé de nombreux amas cristallins évoluant sur les orbites de ce qui jadis devaient être des mondes telluriques. Un énorme soleil rouge, le Raz, darde ses rayons écarlates en favorisant l’évolution d’espèces animentales liées au cristal.

Les Atlan’nuruu furent apparemment les seuls à explorer ce système, employant pour ce faire une ancienne magie héritée des Reigar. Ils y trouvèrent de nombreuses créatures pouvant s’adapter aux environnements des mondes de leur Sphère natale, et créèrent même une nouvelle discipline magique liée à la conjuration des espèces Razazuu.

Les planétoïdes sont tous dépourvus d’enveloppe d’air, des vagues de flammes solaires dévastant régulièrement leur surface, il est probable que des atmosphères furent soufflées par ce phénomène. Les entités minérales n’ont cependant pas les mêmes besoins vitaux que les organiques, et puisent dans l’abondante énergie solaire toute la force nécessaire pour proliférer.

Alak’nal’a’Razuun

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : C (diamètre équatorial de 1 028km)

Rotation : 10 heures

Révolution : 258 jours

Lunes : Aucune

Population : Aucune

Trame magique : Vacuu diffuse

Un exemple parmi une multitude d’autres planétoïdes du système de Razazuu, Alak’nal’a’Razuun fut historiquement le point d’arrivée des premiers Atlan’nuruu qui vinrent explorer cette Sphère de cristal. Plusieurs amas cristallins abritent encore des sanctuaires anciens, et le cœur même de l’astre fut aménagé pour contenir un vortex lié au Plan Quasi-élémentaire du Minéral.

La surface est recouverte par de grands champs de cristaux brisés, pétrifiés depuis des millénaires, mais qui permettaient jadis d’amplifier la trame planétaire afin de pouvoir en appeler à des rituels complexes.

Alak’nal’a’Razuun n’est désormais plus qu’une halte migratoire pour de nombreuses espèces animentales, qui se regroupent à sa surface pour profiter des courants gravitationnels se croisant non loin, et permettant de rallier des lieux plus proches du soleil rouge.

Port d’accueil : Les propriétés mêmes de la Sphère de Razazuu limitent les incursions des spelljammers dans ce système, et pour les rares voyageurs se retrouvant à naviguer entre les amas cristallins, les antiques structures abandonnées par les Atlan’nuruu ne permettent qu’aux navires de plus faible tonnage de se poser sur des espaces suffisamment dégagés. L’absence d’atmosphère limite encore plus l’attrait d’un tel planétoïde, et la menace permanente des créatures cristallines réduit le nombre de voyageurs à une poignée tous les millénaires.

Ressources : Alak’nal’a’Razuun possédait autrefois sous sa surface une variété de cristal capable d’absorber la magie et de la transformer en une poudre pouvant être ensuite employée dans l’incantation de sorts puissants. Il subsiste quelques amas de ces minéraux dorés, mais leur secret est la connaissance au sujet de leur propriété est perdu depuis longtemps.

Cultures : Aucune culture ne s’est jamais développée dans un environnement aussi hostile. Tout au plus, une petite communauté de mages Atlan’nuruu séjourna dans un ensemble de cavernes, sous la surface d’Alak’nal’a’Razuun, afin d’y étudier les cristaux propres aux planétoïdes de Razazuu.

Sites notables : Considéré autrefois comme un lieu majeur pour les Atlan’nuruu dans ce système, Alak’nal’a’Razuun abrite encore quelques sanctuaires dissimulés sous l’épaisse enveloppe minérale. Une importante somme de connaissances mystiques est rassemblée à l’abri de tous, mais quelques Arpenteurs planaires trouvent encore le chemin vers le planétoïde par le biais du noyau toujours reliés au Plan Quasi-élémentaire du Minéral.

La Géode Kzu’luun est un lieu où les plus grands conjurateurs Atlan’nuruu se rassemblaient jadis, puisant en ce lieu afin d’assujettir à leurs volontés de vastes essaims de créatures animentales. Au cœur des derniers conflits opposant les mages aux fidèles du Sidawn Atlan, la Géode épuisa toutes les énergies planétaires, dans une ultime tentative pour lancer d’immenses hordes de créatures.

Pour des mages sans lien avec le Minéral, manipuler les glyphes inscrits sur les nombreuses facettes de la Géode provoque une brutale fusion avec les minéraux vivants alentours. Le phénomène est soudain, et bien souvent mortel.

La Sphère de Kzoluun

Ego, la planète vivante (dans le Marvelverse)

La Sphère de Kzoluun renferme sans aucun doute les entités conscientes les plus vastes de tout le Plan Primaire ; Les sept mondes vivants formant son système sont en effet les plus colossales créatures connues, à tel point que par-delà les faramineuses distances les séparant des mondes des Sphères Connues, des êtres ont perçu leur présence et les ont dépeint comme des formes issues de rêves enfiévrés.

La Sphère de cristal elle-même possède des propriétés inhérentes aux orbes de la Roue Atlan’naridh, à savoir une teinte rougeâtre, une épaisseur plus importante de plusieurs lieues, et un rayonnement écarlate illuminant jusqu’au cœur du Vide. Il n’existe aucun passage permanent, et seuls les plus puissants adeptes des arts mystiques pourraient éventuellement se ménager un chemin dans une telle épaisseur de cristal.

Régulièrement, des ondes de Feu se répandent à travers le Phlogiston, prenant naissance dans la matière même de la Sphère. Le même phénomène se produit autour des deux autres Sphères de la Roue Atlan’naridh, et la conjonction des trois ondes amène l’embrasement du Phlogiston pour plusieurs décennies.

Le système de Kzoluun est atypique car il ne possède aucun soleil mais uniquement les sept mondes vivants, immobiles au sein du Vide. Quelques vestiges de ceintures d’astéroïdes laissent supposer qu’il existait jadis d’autres planétoïdes, peut-être même des mondes vivants. Les planètes se trouvent à égale distance les unes des autres, toutes possèdent les mêmes caractéristiques physiques. Constituées du même cristal rouge, elles possèdent cependant une perception différente du Multivers, ce qui permet de les caractériser. Dotées de prodigieux pouvoirs magiques, les planètes Kzoluunii peuvent influencer des entités cristallines pratiquement partout au sein du Plan Matériel Primaire. Bien entendu, un tel pouvoir n’a jamais été employé au-delà de l’ensemble de la Roue Atlan’naridh, mais il est toutefois possible de discerner les œuvres des planètes vivantes, aussi bien au sein des mondes de la Sphère de Naridh’Kalvaan que de Razazuu.

Kynep’Kzoluu, le monde colérique

Type de monde : Sphérique rocheux (organique)

Taille : D (diamètre équatorial de 4 872km)

Rotation : Aucune

Révolution : Aucune

Lunes : Aucune

Population : Aucune (maximum de 78 543 Kzoluu)

Trame magique : Tellur renforcée

Parmi les sept Kzoluunii de Kzoluun, Kynep’Kzoluu est connu pour être le plus prompt à la colère. Premier à avoir été foulé par les Reigar, ce fut lui qui s’éveilla à une forme de conscience, et ressenti avant les autres la douleur liée à la profanation de son essence vitale.

Sa surface est un chaos de roches cristallines écarlates, entre lesquelles s’écoule un ichor vermillon, hautement corrosif et destructeur de magie.

Sans aucun relief notable, Kynep’Kzoluu peut modifier son enveloppe extérieure à volonté, et matérialise à sa guise des Kzoluu, humanoïdes cristallins pouvant imiter les comportements d’un peuple autochtone, afin d’attirer les éventuels voyageurs.

L’atmosphère entourant Kynep’Kzoluu s’adapte graduellement aux exigences des visiteurs, mais les Kzoluunii peinent à la maintenir sur la durée. Lorsque surviennent des vagues de flammes en provenance des Confins, seul le monde colérique est en mesure de maintenir son enveloppe extérieure, un don hérité de connaissances Reigar non partagées.

Port d’accueil : Lorsque de nouveaux voyageurs pénètrent dans le système de Kzoluun, Kynep’Kzoluu est en mesure de faire naître un ensemble de structures portuaires formé de spires torsadées surmontées de plateformes. L’architecture est inconnue des plus érudits, mais la planète vivante dû certainement absorber les consciences d’infortunés humanoïdes qui s’aventurèrent inconsidérément à sa surface. Le port spatial est un lieu où se concentrent les Kzoluu, et il arrive que la planète laisse échapper de précieuses informations sur sa nature, tant l’effort pour maintenir la structure semble important.

Ressources : Les mondes Kzoluunii n’offrent aucune ressource aux rares voyageurs parvenant à leur échapper. La matière cristalline les constituant est un élément vivant indépendant, particulièrement agressif lorsqu’il se retrouve séparé du corps principal. Il se désagrège après avoir tenté de tuer ceux qui l’auront éloigné de sa planète vivante d’origine.

Cultures : Les Kzoluunii sont des entités solitaires, n’ayant que de rares contacts avec leurs congénères. Toute leur énergie est consacrée à la propagation de leurs murmures, seul moyen pour eux d’attirer de nouvelles créatures à assimiler dans leur masse.

Il est intéressant de noter que les Kzoluu de Kynep’Kzoluu sont certes dépourvus de conscience individuelle, mais que l’émotion prédominante de leur créateur transparaît fréquemment dans leur comportement face aux voyageurs, qui se voient ainsi généralement confronté à une foule irascible et dangereuse.

Sites notables : Les Kzoluunii pouvant modifier à volonté leur enveloppe extérieure, il n’existe aucun relief notable à leur surface. Avec le temps cependant, les mondes vivants s’attachent à matérialiser les mêmes souvenirs précis, parfois très anciens, d’hôtes qu’ils auront engloutis.

Ainsi, Kynep’Kzoluu apprécie de faire surgir la réplique d’une antique métropole Askaari, composée d’un ensemble de souvenirs disparates. Il ajoute régulièrement quelques détails, et parvient même à modifier la coloration des cristaux la composant.