Les Scories Yadashaan

Lava fields par Martanael

Originaires du Plan Para-élémentaire du Magma, les Yadashaan étaient de puissants guerriers qui affrontèrent sans crainte les Ashokaan. Mais après deux siècles d’un conflit intense, ils se rallièrent à ces derniers, leur civilisation planaire brisée par une guerre ayant bien trop prélevée parmi leurs rangs. Ayant cependant prouvés leur valeur face aux Ashokaan, ces derniers acceptèrent de les aider à façonner la dimension des Scories, un lieu puisant dans les forces du Magma, mais auxquelles s’ajoutèrent les énergies planaires transfigurées par So’kaar et les Brasiers pourpres. Yadash le reptile cthonien, premier guerrier parmi les siens, fut lié aux Scories et en devint le gardien, une Quasi-puissance prisonnière de sa propre réalité.

La dimension des Scories Yadashaan est une vaste étendue formée de larges dalles de magma solidifié avec un horizon disparaissant derrière des nuées brûlantes de cendres obscurcissant un ciel invisible. Des halos rougeoyants semblent indiquer la présence de volcans en éruption, bien que personne n’ai jamais vu la moindre montagne. Les nuages de scories déferlent sur la plaine magmatique en vagues formant de véritables murs incinérant, mais peuvent également former une pluie de cendre consumant lentement toute matière, et provoquant un lent étouffement. Pour compléter ces fléaux aériens, il est également fréquent que des geysers de magma brisent l’équilibre fragile des dalles de lave solidifiée.

Les anciens Yadashaan façonnèrent leur dimension en fonction d’un souvenir de leur habitat au sein du Plan Para-élémentaire du Magma. Le cœur des Scories est ainsi une vaste mer de lave cernée par la plaine et sur laquelle se dressent les ruines de grandes métropoles forgées dans des alliages métalliques semblables à ceux des Efrit. Les nuages de scories n’atteignent que rarement ces lieux, mais s’accumulent plus généralement sur les berges de la Mer Yalakaat.

Puissances : Bien qu’il s’agisse désormais plus d’un monstre terrifiant que d’une véritable divinité, Yadash le reptile cthonien fut en son temps l’incarnation des Scories et le protecteur de la civilisation Yadashaan. Avec la destruction d’As’kaan par les Ashokaan, la grande majorité de ceux des siens qui séjournaient dans le Plan Matériel Primaire furent exterminés, et les quelques communautés isolées dans les Scories ne tardèrent pas à régresser vers un stade primitif de leur évolution. Etroitement lié aux siens, Yadash perdit un à un ses pouvoirs divins, sa forme physique dégénéra également, et ses dernières manifestations amenèrent la destruction des communautés les plus importantes encore présentes dans cette réalité.

Bien qu’il ne soit plus que l’ombre de la divinité qu’il fut jadis, Kyan’soor peut également être considéré comme une Quasi-puissance acquérant de plus en plus d’influence sur la réalité des Scories. Il est officiellement le Masque en charge de fortifier la pseudo-réalité au nom de l’Impératrice des Cendres, mais agit pour retrouver son ancien prestige. Les Yadashaan semblent avoir eu un lien avec sa précédente forme, mais il n’en a aucun souvenir, et incite donc ses serviteurs à rechercher discrètement des bribes du passé dans les ruines des anciennes métropoles, cela sans que les séides de l’Impératrice des Cendres n’en aient conscience.

Natifs : Il doit subsister moins d’un millier de descendants primitifs des Yadashaan, éparpillés en petits groupes dans les ruines de leurs arrogantes cités. Les colons de l’Empire des Cendres ignorent tout du glorieux passé des monstres reptiliens qu’ils traquent sans répit afin de sécuriser les ruines. Ils estiment que ce furent les Ashokaan qui fondèrent ces anciennes cités, et bien que certaines preuves leurs indiquent le contraire, ils estiment devoir anéantir cette espèce primitive afin de servir efficacement l’Impératrice Synestilaal XXII.

Au cœur de la plus ancienne métropole Yadashaan, au centre exact de la Mer Yalakaat, les parois de ce qui semble avoir été un temple dédié à Yadash sont gravées d’une fresque aux proportions impressionnantes, et montrant l’exode d’un nombre conséquent d’individus vers la bordure dimensionnelle. Il est ainsi probable qu’à un moment de leur histoire, sûrement peu après la destruction d’As’kaan par les Ashokaan, certains Yadashaan pressentirent le funeste destin de leur peuple, et choisirent de migrer en un lieu mystérieux. La fresque reste inachevée, mais il est possible de distinguer les premiers traits de ce qui pourrait être une cité, accrochée au flanc d’un volcan.

Voyageurs : Bien que la dimension des Scories compte parmi les plus inhospitalière qui soit, de nombreux pèlerins viennent du monde d’As’kaan afin d’y établir des communautés. Les Askaari sont déjà plusieurs milliers à se regrouper sur les berges de la mer de magma, où ils établissent de nouvelles enclaves au nom de l’Impératrice des Cendres mais pratiquement tous se placent sous la protection de Kyan’soor, l’un des sept Masques, qui se manifeste parfois physiquement en ce lieu où ses serviteurs semblent trouver un certain intérêt aux ruines des Yadashaan.

Le plus important comptoir Askaari est pour le moment celui de Daja’maral, une communauté forte de quatre centaines d’individus et disposant déjà d’un port permettant de lancer de petites nefs métalliques pouvant survoler la mer de magma et rallier les cités insulaires en ruines. Un tiers de la population est formée par des arpenteurs planaires sillonnant les Quatre piliers planaires. Beaucoup sont au service de l’Impératrice des Cendres, en quête d’artefacts Ashokaan, mais d’autres sont des indépendants désireux d’explorer les singulières contrées façonnées par les dieux oubliés. Un grand caravansérail permet de troquer des ressources d’outreplan contre de solides montures reptiliennes, les kzakaï, qui peuvent résister aux scories brûlantes mais disposent également d’un sac ventral où un humanoïde de taille moyenne peut s’abriter.

Sites notables : Les Yadashaan semblent avoir rapidement prospéré au sein des Scories, et si les Ashokaan n’avaient pas cherchés à détruire As’kaan, il est probable que la civilisation locale aurait pu se développer encore longtemps.

Tout autour de la Mer Yalakaat sont disséminées des ruines trop peu étendues pour avoir été des habitats. Quelques vestiges indiquent qu’il s’agissait plutôt de statues colossales, taillées dans des blocs amenés des lointains volcans noyés dans des nuages de cendre incandescente. De récentes trouvailles dans les cités insulaires des Yadashaan permettent d’assembler les éléments d’une fresque montrant un puissant rituel basé sur la présence de soixante-trois de ces statues, le Nyashadahaal-Syanaan. Selon toute vraisemblance, les anciens Yadashaan espéraient par ce biais accroître les dimensions de leur Demi-plan, sans requérir l’aide des dieux Ashokaan. Il est tout à fait probable que les capricieuses divinités eurent vent de cet ambitieux projet, et mirent un terme au rituel. Malgré tout, une somme de connaissances est sûrement toujours disponible, éparpillée dans les ruines, et permettant de reproduire la tentative des Yadashaan.

Yadash’Unayaad est un lieu que les serviteurs de l’Impératrice des Cendres n’ont pas encore retrouvé. Isolé au milieu d’une plaine constamment balayée par des nuées de scories, la petite cité fut en son temps le cœur de la dimension des Scories. C’est là en effet que le Reptile cthonien fut engendré, pour devenir le gardien de cette réalité, et le protecteur des Yadashaan.

La ville en elle-même semble avoir été comme soufflée par une prodigieuse explosion émanant de son centre, là où se trouve un large et profond puits comblé par du magma solidifié. Ses parois sont gravées de runes Yadashaan qui, avec la bonne invocation, permet d’appeler le Reptile chtonien et de le contraindre à servir. Le lien s’est cependant atténué avec le temps, et quiconque convoque la créature ne fera que libérer un monstre enragé sur la région.

Vortex connus : L’Empire des Cendres Ashokaan est relié à la dimension des Scories Yadashaan par les Méandres de porphyre, un dédale planaire maintenu par la magie de Kyan’soor qui est par ce biais en charge de la principale défense de l’empire sur As’kaan, la Muraille de scories. Les Méandres forment un ensemble de vortex élémentaires protégés par des glyphes Askaari, et que seuls les initiés peuvent franchir sans redouter la magie des sorciers Ajayaad.

Phénomènes magiques : Outre les vents chargés de scories, et les pluies de cendre brûlante, cette réalité pseudo-élémentaire renferme également deux phénomènes planaires affectant quiconque s’aventure loin des ruines insulaires et des berges de la Mer Yalakaat.

La Nuée-aux-griffes semble être un front de cendres roulant comme les vagues d’un océan liquide, mais les infortunés prit dans une telle nasse, si ils survivent au choc initial, se retrouvent victimes de lacérations provenant de griffes spectrales, celles des milliers de Yadashaan qui périrent jadis, et dont les âmes furent liées aux Scories. Ceux qui réussissent un jet de sauvegarde contre la pétrification (malus de -4) sont simplement assaillit par les sensations de ceux qui moururent durant le cataclysme Ashokaan, ceux qui échouent voient leur peau se couvrir d’écailles de magma solidifié et se transforment en statue en 1d8 jours.

L’autre phénomène magique des Scories est celui de la Gueule de Yadash. Un trou béant s’ouvre soudainement sous les pieds de l’infortuné, un jet d’Equilibre est alors requis, où un tentacule hérissé de longs piquants l’attrape pour l’entraîner sous terre. Le malheureux subit 4d8 points de dégâts liés aux poches de magma qu’il traverse, puis est rejeté à 1d20 kilomètres de son lieu de capture.

Altérations planaires : Tous les pouvoirs liés à l’Eau et à l’Air comptent ici comme s’ils étaient manifestés avec 4 niveaux de classe en moins. Qui plus est, toute quantité de liquide engendrée par la magie devient toxique pour ceux qui tentent de l’ingurgiter. La magie basée sur le Feu est de son côté manifestée comme avec 4 niveaux de classe supplémentaires, toutes les cendres générées par de tels sortilèges continuent à produire ¼ des dommages du sort pour une durée de 1d4 jours.

Kyan'soorKyan’soor, le Trône régénéré

Quasi-puissance des Scories Yadashaan, NM

Domaines de prédilection : Magma, Garde, Conjuration.

Autres incarnations : Le nom divin de Kyan’soor, lorsqu’il appartenait au puissant panthéon Ashokaan, est oublié de tous depuis longtemps. Selon la légende, Aoskar lui-même aurait consacré beaucoup de temps et de pouvoir afin d’effacer les noms de ses frères et sœurs, qui faillirent anéantir As’kaan. Une autre légende mentionne le culte que les Yadashaan rendaient autrefois à cette forme divine, qui dit-on se serait manifestée pour vaincre les puissants guerriers nés du Magma. Par crainte et pour honorer leur vainqueur, les anciens Yadashaan auraient gravés son Vrai nom au cœur des Scories. Il ne serait donc guère étonnant que Kyan’soor s’intéresse vivement à la conquête de cette réalité.

Certains sages à travers les Plans de la Roue ancienne font également le rapprochement entre les sept Masques, vestiges des divinités Ashokaan au service de l’Empire des Cendres, et les Quasi-puissances connues sous le nom des Sept, régnant sur d’étranges dimensions à travers un dédale planaire. Leurs noms ont des racines communes, certains de leurs pouvoirs semblent puiser dans les mêmes énergies, mais nul ne sait si un lien réel existe entre ces deux panthéons d’entités maléfiques.

Royaume planaire : Bien qu’il dispose des pouvoirs d’une divinité au sein des Scories, Kyan’soor est encore loin de pouvoir considérer cette réalité comme son domaine propre. Toujours lié à sa forme limitée de Vestige, la Quasi-puissance reste tributaire de l’Impératrice des Cendres et consacre beaucoup de temps à dissimuler sa force réelle. Ses plus fidèles serviteurs commencent à peine à recevoir des dons surnaturels octroyés par le Masque qui en est encore à forger ce qui deviendra le cœur de son pouvoir futur, et que la rumeur nomme le Trône régénéré. Il s’agit pour le moment d’une simple sphère au sein de laquelle Kyan’soor peut concentrer sa puissance et retrouver un fragment de ses anciens pouvoirs. A terme, l’ancienne divinité espère pouvoir étendre cette sphère à l’ensemble de Yadashaan, pour en faire les bases de son nouveau royaume.

Alliés divins : Kyan’soor ne compte pour le moment aucun allié parmi les divinités de la Sphère d’As’kar, bien que plusieurs de ses serviteurs semblent avoir été protégé par le Manteau des Ombres de Nielvos, le Passeur argenté n’a jamais répondu à ses appels et se tient en retrait des manigances de Kyan’soor. Seul parmi les sept Masques à retrouver un fragment de son essence divine, il sait ne pas pouvoir compter sur ses anciens compagnons Ashokaan et fait donc profil bas en leur dissimulant ses réelles capacités.

Ennemis divins : Bien qu’il dissimule des ambitions, Kyan’soor sait que l’Impératrice des Cendres nourrie bien des soupçons à son encontre. Le nombre grandissant des Askaari venant s’établir au sein des Scories est pour le dieu régénéré un signe que prochainement, ses nouveaux fidèles seront de nouveau menacés par ceux de la redoutable Impératrice Synestilaal XXII.

Symbole : Agissant encore comme un zélé serviteur de l’Impératrice des Cendres, Kyan’soor se garde bien d’arborer son symbole, identique à celui que ses fidèles Ashokaan brandissaient en des temps anciens. Comme son Vrai nom fut effacé des esprits, son symbole avait également été oublié de tous. Mais les premières fouilles de ses fidèles dans les ruines Yadashaan permirent d’exhumer la marque divine, redonnant à celui-ci un fragment de sa puissance passée. Il s’agit d’une figure à sept côtés représentant le Trône d’Aan’soor, la mythique capitale du domaine de la divinité qu’était autrefois Kyan’soor.

Avatars connus : Comme les autres Vestiges au service de l’Impératrice des Cendres, Kyan’soor est lié à une forme physique, certes excessivement puissante, mais lui tenant également lieu de geôle mystique limitant son pouvoir.

Culte : Le Temple chtonien d’Aan’soor est l’église secrète du Masque. Il s’agit de fidèles soigneusement sélectionnés pour leur capacité à agir en toute autonomie, essentiellement des assassins et des sorciers liés aux flammes, auxquels Kyan’soor peut octroyer quelques menus pouvoirs. Pour le moment, le Temple n’est qu’une simple forteresse dissimulée dans les contreforts d’une chaîne volcanique en bordure des Scories, abritant une trentaine d’individus.

Sur As’kaan, Kyan’soor est à la tête du Temple des Scories, qui forme les sorciers Ajayaad, une caste de pyromanciens au service de l’Impératrice des Cendres. En tant que membre des sept Masques, il sait ne pas pouvoir compter sur ces serviteurs lorsque viendra le temps d’une nouvelle ascension divine, mais c’est grâce à sa position qu’il a pu retrouver quelques fragments perdus de la connaissance Ashokaan.

Dogme : Sous sa forme actuelle, Kyan’soor n’est qu’une entité solitaire cherchant à retrouver son pouvoir divin perdu par tous les moyens. Maître des intrigues, il incite ses serviteurs les plus loyaux à transcender leurs propres limites sans se soucier de leurs prochains. Il n’a plus aucun souvenir de ce qui constituait son essence divine d’antan, mais tandis que son pouvoir revient lentement, il prend conscience que les divinités du panthéon Ashokaan étaient liées par un même désir nihiliste de voir s’effondrer le Multivers.

Sacerdoce : Les serviteurs de Kyan’soor agissent dans l’ombre en concentrant tous leurs efforts pour rendre sa gloire à leur dieu. Très indépendants, ils possèdent tous des talents particuliers qui en font de redoutables adversaires. Mais pour le moment, chacun agit indépendamment en essayant de contenter son dieu.

Lieu de culte : Seul le Temple chtonien d’Aan’soor peut être considéré comme un lieu de culte ou Kyan’soor est vénéré. Ceux qui évoquent son nom en dehors du sanctuaire sont immédiatement châtiés, par crainte de représailles de la part de l’Impératrice des Cendres.

Ordres affiliés : Le culte de Kyan’soor ne s’est pas encore suffisamment développé pour inciter les fidèles à former un ordre religieux. Sous sa forme de Masque, il espère cependant pouvoir corrompre les sorciers Ajayaad, et les détourner de leur loyauté envers l’Impératrice des Cendres.

Les Moires Nielvosii

Les Moires forment une dimension transitoire entre le Plan Matériel Primaire et les réalités Primordiales que de nombreuses cultures de la Sphère d’As’Kar connaissent et emploient. La Puissance de l’Ombre Nielvos élabora ce lieu pour ses fidèles Sokaari, qui entreprirent d’importantes explorations et parvinrent à forger des pactes avec de grandes nations élémentaires.

La dimension des Moires est un ensemble de planétoïdes dérivant dans des brumes très semblables à l’Ethérée. Chaque débris rocheux est occupé par une Moire ayant des principes de fonctionnement similaires à celles du Plan Ethérée, un environnement propre à chaque influence élémentaire s’est cependant développé autour de ces passages bien plus stables que leurs équivalentes planaires.

Les Moires Nielvosii sont également un fief connu des Kusaari, un peuple Saurien de la Sphère d’As’Kar, qui migra vers les Plans Primordiaux à l’époque du règne d’Aoskar. De nombreux planétoïdes sont aménagés en cités et forteresses, qui hébergent des communautés disparates, sans réelle organisation, mais faisant du troc depuis des générations. La dimension des Moires est ainsi réputée pour être la plus peuplée des réalités transitives façonnées par les Puissances du panthéon Sokaarii.

Natifs : Les Ku’noon sont les descendants des mythiques Kusaari, qui partirent conquérir les Plans Primordiaux plusieurs millénaires auparavant. Nul ne connaît le destin de ces redoutables combattants, mais les Ku’noon ont conservés aussi bien les traditions martiales de leurs ancêtres, qu’un lien profond avec les énergies primordiales. Avec le temps, des lignées planaires sont apparues, en fonction de la proximité d’un clan avec une Moire particulière. Il est difficile d’évaluer puissance et diversité de ces lignages, tant les communautés Ku’noon sont nombreuses et disséminées sur un large territoire.

L’Alliance des Seize Clans reste l’union la mieux connue au sein des Moires, elle regroupe les Peuples de l’Onde et des Flammes, autour d’un ensemble de Moires donnant sur les Plans Primordiaux de l’Eau, du Feu et de la Glace. Chaque domaine Ku’noon est désigné sous le nom de Satraan, un terme antique indiquant une forteresse, un Sa’taal dirige son clan en s’entourant de ceux de son sang, ainsi que de quelques conseillers ayant des spécialités uniques. Les Sa’najoon sont des adeptes profanes puisant dans les énergies élémentaires directement liées à la Moire, les Sa’taloon sont les Capitaines de nefs aux voilures captant les énergies éthériques et permettant de relier les Satraan Ku’noon. Ces navires sont peu nombreux, héritages d’une lointaine époque nommée la Migration du Vide, leurs Timons de spelljamming ont été adaptés aux lois planaires locales, mais au moins trois récits mentionnent des équipages Sauriens ayant ralliés les domaines de la Couronne Sokaarii grâce à ceux-ci.

Les Clans Ku’noon vénèrent Nielvos sous sa forme de guide éthérique, des temples isolés se dressent non loin de toutes les communautés, mais les Sauriens préfèrent plus généralement accomplir un pèlerinage vers un lieu sacré plutôt que vivre autour d’un édifice consacré à leur divinité. Quelques chapelles dédiées au panthéon Sokaarii sont apparues depuis peu, essentiellement grâce aux voyageurs en provenance des mondes de la Sphère d’As’Kar. Les nouveaux lieux saints sont observés avec curiosité, mais ne représentent rien pour les Ku’noon.

La magie élémentaliste est prépondérante parmi les clans, elle est l’apanage des Sa’taal et des héros du peuple Ku’noon. Les premiers reçoivent un enseignement mystique dès leur plus jeune âge, tandis que les autres apprennent à manipuler intuitivement les énergies planaires environnantes.

Royaumes : Nielvos règne habituellement depuis le domaine outreterrien de la Grande Porte, mais a spécifiquement construit les Moires pour son usage personnel. La dimension est en réalité son Royaume, et peu de voyageurs font la distinction entre le Demi-plan et le domaine divin.

Selon toute vraisemblance, les territoires où vivent les Ku’noon sont séparés de ceux où leurs âmes reviennent servir Nielvos en tant que Suppliants. La barrière entre les deux populations se résume apparemment à de vastes distances, mais certains Arpenteurs planaires mentionnent un mur éthérique, barrière de forces primordiales combinées empêchant les mortels de rejoindre les défunts.

Le Royaume des Moires Nielvosii est généralement protégé par les Niel’atasaar, les Vigilantes Tours d’ombre. Ce sont d’anciens Kusaari qui furent élevés au rang de Demi-puissances par Nielvos, et qui sont établis dans de grandes forteresses bâties autour de Moires menant vers le Demi-plan de l’Ombre, d’où les protecteurs du Royaume puisent leur force. En l’absence du dieu, ce sont les Niel’atasaar qui règnent et veillent à la prospérité du Royaume. Ils sont huit, chacun gouvernant un ensemble d’îles rocheuses, veillant sur plusieurs Clans et les Moires qui leurs sont liées. Les Demi-puissances répondent parfois aux mortels liés aux clans de Suppliants dont ils ont la responsabilité, mais leurs pouvoirs, comme ceux de Nielvos, sont liés à l’Ombre, et les Moires du Royaume divin voient également cette influence prédominer.

Cités : Les clans Ku’noon se regroupent le plus souvent dans des villages bâtis sur des ruines de leurs ancêtres. Beaucoup adoptent des coutumes troglodytiques, les Moires apparaissant généralement dans des cavernes à ciel ouvert. Il n’existe pas véritablement de cités d’importance dans cette dimension, à l’exception de Niel’tasaan, la Cité des Ombres éthériques, depuis laquelle règne Nielvos. Avec ses deux milliers de Suppliants, une centaine de Planaires et quelques visiteurs, la cité n’est guère impressionnante, mais ses bâtiments anciens, d’inspiration Kusaari, sont tous imprégnés d’ombres mouvantes, qui se regroupent parfois pour former des quartiers entiers et éphémères. La Moire de Niel’tasaan est un accès direct vers le Demi-plan de l’Ombre, elle est entourée par huit monolithes taillés dans ce qui semble être du feu cristallisé, extrêmement chaud au toucher, et formant une efficace barrière contre les créatures cherchant à se glisser dans le domaine divin. La Cité des Ombres éthériques est reconnue pour sa liqueur d’ombrelie, tirée d’une fleur d’ombre poussant aux abords de la Moire.

En l’absence du dieu, le Niel’atasaar G’shiogg Ak’sool (pl Kusaari Ø/ Guerrier planaire 12/ Sorcier élémentaliste [Ombre] 8/ N) règne sur la population et veille à ce que le culte de Nielvos continue à prospérer. Son bras droit fut autrefois arraché par une créature cristalline, mais son dieu lui octroya un membre fait d’ombre, augmentant ses prouesses magiques et lui permettant en outre de conjurer des armes faites d’Ombre.

Rumeurs : Depuis des siècles, la rumeur prétend que Nielvos chercherait à asseoir son autorité au sein du Demi-plan de l’Ombre. Une telle décision affaiblirait sans nul doute le panthéon Sokaarii mais verrait également un déclin rapide de son culte parmi les Ku’noon. En vérité, le puissant désir d’expansion vient des Niel’atasaar, qui n’ont pas renoncés à leurs pulsions mortelles. Régulièrement, des incursions sont menées à travers les étendues du Demi-plan par de petites troupes de mercenaires en provenance des Moires. Les Demi-puissances cherchent activement à s’attirer les faveurs des clans Ku’noon afin de constituer une grande armée planaire, mais sans grand succès.

Sites notables : Les Moires Nielvosii renferment de nombreux lieux insolites et riches en histoire. Leur lien intime avec les Ombres en fait une dimension bien particulière, où bien des mystères sont dissimulés loin des regards des mortels.

Ono’asuuri est une très ancienne forteresse Kusaari, bâtie autour d’une Moire menant vers une jungle aux feuillages bleus, baignant dans une nuit éternelle, sous des étoiles argentées. Plusieurs places fortes furent érigées dans cette étrange réalité, tandis que Ono’asuuri devait en garder l’unique passage planaire. Tout fut abandonné alors que les armées sauriennes se préparaient à partir guerroyer à travers les Plans Primordiaux, mais la forteresse est toujours connue des navigateurs Ku’noon, qui savent pouvoir y trouver de quoi réparer leurs coques en puisant dans la jungle.

Deux dangers propres à cette dimension peuvent menacer les voyageurs de passage ; Le papillon Sik’si est un phalène aux ailes faites d’ombre et se nourrissant de chaleur. Des nuées particulièrement compactes peuvent venir s’agglutiner contre un voyageur, entraînant étouffement et vertiges. Les créatures sont sensibles au froid, mais résistent particulièrement bien au feu.

L’autre danger de cette contrée est une créature nommée K’shagg, une entité pseudo-élémentaire née d’étranges conjonctions planaires au sein des Moires Nielvosii et ayant migré en ce lieu après le départ des Kusaari. Prenant la forme d’un vent violent pouvant faire plier les arbres les plus anciens, l’entité est en partie constituée d’Ombre, mais a déjà démontrée sa maîtrise de l’Air, de l’Eau et du Feu. Elle attaque les voyageurs isolés, en prenant possession de leur corps afin de tenter de fuir cette réalité.

La Moire des Aj’enkaar est un lieu évité par les Ku’noon qui voient là l’ultime perversion des préceptes de Nielvos. Les Aj’enkaar furent jadis de grands voyageurs planaires, vénérant le Passeur des Ombres, mais qui se perdirent au sein des étendues ténébreuses, après avoir libéré par inadvertance d’anciennes créatures scellées dans des monolithes cristallins.

De retour au sein de la dimension Nielvosii, les Aj’enkaar possédés commencèrent à corrompre la Moire par laquelle ils étaient passés. Une grande forteresse, protégé par une flottille de nefs éthériques, fut érigée sur l’île de Kaar et prit ce nom. Durant près d’un siècle, les fidèles de Nielvos tentèrent d’assiéger ce lieu, sans succès. Puis, il advint que les portes de la place forte furent retrouvées ouvertes. Les Aj’enkaar avaient disparus, migrant sans doute au sein de l’Ombre, mais en laissant derrière eux une Moire corrompue par des forces malfaisantes.

Des voyageurs font parfois halte derrière les murs épais de Kaar, mais la proximité de la Moire des Aj’enkaar en perturbe plus d’un. Il n’est pas rare que certains soient inexplicablement attirés par le bouillonnement incessant de l’Ombre au sein de ce passage. Nul ne sait ce qu’il subsiste des bâtisseurs de la forteresse, mais des rumeurs parlent d’une civilisation entière, totalement corrompue et continuant à prospérer, tout en observant avec convoitise les Moires menant vers le domaine de Nielvos.

Phénomènes magiques : Quelques tempêtes éthériques combinent des forces primordiales souvent improbables, mais ressemblant beaucoup aux phénomènes cosmiques traversant le Phlogiston. Les navigateurs Ku’noon savent comment braver les différents fronts éthériques, et leurs territoires insulaires semblent en grande partie protégés des pires fléaux élémentaires.

Ku’noon des Moires Nielvosii

Ku'noon by derynnaythas

Les Ku’noon sont les descendants des mythiques Kusaari, une espèce saurienne native de la Sphère d’As’Kar. Tandis que leurs ancêtres partaient guerroyer à travers les Plans Primordiaux, les Ku’noon firent le choix de séjourner sur les îles rocailleuses, au coeur du Demi-plan des Moires Nielvosii. Grands explorateurs, ils fondèrent des haltes autour de ces passages planaires, et accueillent volontier les Arpenteurs des plans dans leurs communautés.

Les Voiles N’kaarii

L’étrange dimension des Voiles planaires de N’kaar apparaît aux arpenteurs comme un gigantesque labyrinthe aux parois cristallines et où sont disséminés de fines membranes diaphanes, permettant de se déplacer d’une région à l’autre de cette réalité.

Les lois planaires régnant en ce lieu ne sont guère différentes de celles des autres réalités As’karii, mais ceux qui viennent se perdre entre les Voiles N’kaarii recherchent le Cœur du Labyrinthe, un lieu où les énergies ondoyantes permettent d’accéder directement au Plan Astral, en des lieux connus des initiés comme les Sept Neldharii, dépouilles de Puissances anciennes et oubliées, sur lesquelles des temples As’karii auraient été fondés.

La dimension des Voiles n’offre que peu d’attrait pour les Arpenteurs planaires désireux de voyager à travers le Multivers. La complexité du dédale semble s’adapter à ses visiteurs, et pour ceux qui ont séjournés dans Sigil, la similitude avec les mortels châtiments de la Dame des douleurs est des plus désagréables.

Si la majorité des salles et couloirs donnent l’impression d’explorer un donjon souterrain, les Voiles N’kaarii n’en restent pas moins un véritable demi-plan, et nombreux sont les récits de voyageurs découvrant des lieux sans voûte, dominés par un vaste ciel sombre où scintillent d’étranges étoiles pourpres. D’autres parlent de canaux dans lesquels s’écoule une eau potable et glacée. Myolmo l’Acrobate, un Halfelin des Champs dorés affirme même que ce réseau permettrait de visiter tout un ensemble de salles inaccessibles par les galeries du dédale.

Natifs : Le labyrinthe des Voiles N’kaarii est en grande partie désertée, seul le Cœur est occupé par une peuplade établie à proximité des Voiles argentés. Humanoïdes aux traits reptiliens et aux orbites occupées par des cristaux scintillants, ils se désignent du nom de N’kaa’taal. Divisés en petites tribus d’une trentaine d’individus chacune, ces êtres auraient été exilés des mondes d’As’kar un millénaire auparavant et se seraient établis en ce lieu, non loin des énergies du Plan Astral.

Adorateurs de N’Kaar, les N’kaa’taal se désignent souvent du nom de Passeurs argentés. Arpenteurs astraux expérimentés, ils offrent leurs services en tant que guides vers les dépouilles colossales des Neldharii. Ennemis des Githyanki, les N’kaa’taal consacrent beaucoup de temps à masquer l’existence des accès vers les Voiles à leurs adversaires, ils protègent également les voyageurs empruntant les conduits astraux de tous les dangers pouvant s’abattre sur eux.

Bien qu’ils paraissent primitifs, les N’kaa’taal possèdent une très ancienne tradition picturale, expliquant le fait que leurs écailles soient couvertes par des textes finement gravés, formant un long récit mentionnant de nombreuses connaissances très avancées. Depuis leur venue dans la dimension des Voiles N’kaarii, les écritures N’kaa’taal sont tournées vers les récits des expéditions au sein du Plan Astral, les descriptions de lieux étranges au sein du labyrinthe ou les rencontres ayant marquées les tribus.

Cités : Il n’existe apparemment aucune métropole au sein des Voiles N’kaarii, bien que des mentions soient régulièrement faites concernant une cité accessible uniquement par certains Voiles arborant une teinte écarlate, très rares. Les N’kaa’taal mentionnent la ville sur leurs écailles gravées, la désignant du nom de N’sak’naat, la Cité du Voile argenté. Elle abriterait selon leurs légendes l’Œil droit du Dieu, une relique permettant de voir à travers tous les voiles séparant les réalités. Il est cependant impossible de dire si la métropole se trouve au sein des Voiles N’kaarii ou en un autre lieu du Multivers.

Rumeurs : Les Arpenteurs planaires sont peu nombreux à emprunter le labyrinthe façonné par N’Kaar, qui est réputé pour renfermer toutes les nuisances propres à un donjon du Plan Matériel Primaire, avec en prime les pièges magiques qu’une divinité maîtrisant les voyages dimensionnels peut élaborer. Il se dit cependant que le Passeur argenté aurait déposé sept fragments des Neldharii au sein de son dédale, puisant en eux de prodigieux pouvoirs, ravivant lentement leurs forces éteintes pour renforcer sa maîtrise des Voiles planaires.

Sites notables : La dimension As’karii des Voiles est un lieu bien moins ouvert sur le Multivers que ses contreparties, mais le labyrinthe attire toujours ceux qui recherchent la connaissance cachée. Les Arpenteurs planaires ont appris à s’orienter grâce à certains repères qui sont cherchés en priorité.

Le Marché ambulant des K’zynoï est une communauté de Gnomes Bytopiens ayant rallié par mégarde le labyrinthe de N’Kaar. Après quelques vaines tentatives pour en sortir, les ingénieux aventuriers décidèrent de s’établir en ce lieu étrange. Désormais liés depuis des générations aux forces régissant le labyrinthe, les K’zynoï peuvent s’orienter les yeux fermés et guider ceux qui les rencontrent. Faisant volontiers du troc, ils sont alliés aux N’kaa’taal mais évitent soigneusement les passages vers le Plan Astral, dimension avec laquelle ils n’ont aucune affinité.

Le Marché ambulant est composé d’une douzaine de chariots à bras, principales possessions pour la cinquantaine de Gnomes qui séjournent dans le labyrinthe. Ils contiennent une multitude de babioles et d’objets abandonnés par de précédents Arpenteurs. Les objets magiques côtoient les articles bon marché et les K’zynoï troc indifféremment leurs biens, en fonction de leurs interlocuteurs. La communauté est dirigée par Yoltonomoronth l’Ancien (Planaire Gnome Bytopien ♂/ Négociant de la Grande route 8/ Libre Ligue/ NB), un Gnome centenaire à la vitalité surprenante, arborant un bandeau de cuir sur l’œil gauche et appréciant de belles chansons, qu’il échange volontiers contre des objets. Les K’zynoï ont découverts il y a une décade un moyen de quitter le labyrinthe, mais préfèrent séjourner en ce lieu qu’ils connaissent à la perfection.

La Fontaine des Grimaçantes se trouve dans une salle à la voûte peinte d’une fresque montrant une bataille inconnue, opposant Yugoloth et Célestes arcadiens dans ce qui semble être les Gastes grises. Etrangement, les plus doctes individus férus d’Histoire planaire n’arrivent pas à situer cette bataille.

Accessible par pas moins de six couloirs, la Fontaine des Grimaçantes est une construction typique d’une architecture en vigueur dans les mondes d’As’kar, il y a cinq millénaires. Elle est ornée de sept visages démoniaques, marqués par d’inquiétants rictus. Une eau glacée mais potable jaillit de leur gueule. Les Arpenteurs planaires qui trouvent le chemin de la Fontaine savent devoir y amener un exemplaire d’une pièce antique de l’époque impériale Moktaï, une Siruni. Jeter cette pièce dans le bassin suscite un hurlement émanant des faces sculptées dans la pierre, puis un mot est murmuré dans la pièce. Ce mot s’avère avoir une importance capitale dans les prochaines heures pour l’aventurier.

Les Galeries assiégées sont disséminées à travers le labyrinthe, leurs parois cristallines laissent apercevoir un vaste néant extérieur, duquel surgissent régulièrement des hordes de monstruosités venant s’écraser contre les dalles, qui paraissent alors bien trop fragiles. Plusieurs récits concernant ces Galeries indiquent que des Voiles grisâtres se matérialisent parfois, laissant passer les créatures à l’intérieur.

Pour les plus sages, les passages sont liés via l’Astral à une région du Plan Matériel Primaire connue sous le nom de Sphères de l’Empire Lointain, un lieu servant aux entités du Royaume Lointain d’accès aux différentes réalités. Les abords des Galeries assiégées sont imprégnés par des forces étranges, qui peuvent distordre jusqu’aux énergies planaires du labyrinthe.

Phénomènes magiques : La réalité des Voiles N’kaarii est dominée par l’influence du Plan Astral, auquel la Puissance N’Kaar est rattachée. Les forces élémentaires sont amoindries tandis que la magie basée sur l’esprit semble amplifiée. Le principal phénomène magique connu des Arpenteurs planaires est nommé le Murmure du Passeur. Il s’agit d’une brève fulgurance divinatoire se produisant au contact des parois cristallines, concernant l’individu et un évènement marquant dans les prochaines heures. Ce phénomène ne concerne cependant qu’une zone comprise entre deux Voiles, tout passage planaire semblant neutraliser cette prémonition des plus utiles.

N’Kaar, le Passeur argenté

Puissance mineure de l’Outreterre, NB

Domaines de prédilection: Astral, Portails, Ascension.

Autres incarnations : N’kon’Oorith était une Puissance mineure liée aux conduits astraux durant l’Âge des Conquérants, divinité de la mort guidant les esclaves des Sorciers vers une vie plus apaisée au sein des Plans de la Roue ancienne, il fut une Puissance planaire importante dans les communautés du Moyeu, jusqu’au Grand Soulèvement, après lequel ses fidèles se tournèrent vers des divinités liées à la Vie. N’Kaar rencontra la déité durant ses périples dans l’Astral, alors qu’il n’était encore qu’une Puissance-à-venir. Les évènements restent flous, mais il s’appropria les pouvoirs de N’kon’Oorith, et adopte encore la forme incarnée de cette Puissance, un Saurien aux écailles noires, arborant une cape déchiquetée faite de filaments argentés.

Royaume planaire: Bien que l’on suppose que le Passeur argenté occupe le lieu qu’il a façonné par sa volonté, son véritable Royaume est la Grande Porte, l’ancien domaine planaire d’Aoskar. Depuis que les Puissances Sokaarii se sont regroupées en Outreterre, N’Kaar préfère s’isoler au sein de la dimension des Voiles, étudiant les étranges forces du Plan Astral et cherchant à y posséder quelque influence.

Alliés divins : Comme les autres Puissances Sokaarii, N’Kaar est un dieu opportuniste avant tout, et le jeu de ses alliances évolue sans cesse en fonction de prophéties et d’intrigues ambitieuses. Il a pris la place d’Oorohn, le Guide des Âmes qui fut terrassé en son temps par huit Balors, les Terribles lacérateurs divins, et les anciens pactes de celui-ci sont toujours en vigueur. N’Kaar est donc allié avec Célestian et a développé une entente cordiale avec Anubis. Parmi les Sokaarii, il collabore fréquemment avec Nielvos, sans pour autant faire confiance avec l’étrange divinité élémentaire.

Ennemis divins : En tant que divinité contemplative, N’Kaar n’a que peu d’occasions de se faire des ennemis. Son lien avec Aoskar en fait toutefois une cible pour toute Puissance cherchant à étendre son influence à travers les Plans d’existence. Régulièrement, d’ambitieuses divinités du Plan Matériel Primaire cherchent donc à lui nuire afin de s’approprier son savoir sur l’Astral et les Possibilités.

Symbole : L’étoile à dix branches Sokaarii reste un symbole commun à toutes les Puissances Sokaarii, celle représentant le culte de N’Kaar est teintée d’argent.

Avatars connus : Etrangement, N’Kaar favorise toujours la forme ancienne de son prédécesseur, N’kon’Oorit. Il se manifeste rarement aux fidèles, mais exclusivement sous l’apparence d’un Saurien à l’allure inquiétante.

Culte : A l’exception de quelques congrégations disséminées à travers l’Outreterre et le Plan Astral, la majorité des fidèles du Passeur argenté sont rassemblés au sein des Voiles N’kaarii. Tous les N’kaa’taal sont des adeptes du dieu, et ceux qui meurent en son nom adoptent la forme de Suppliants au sein de la Grande Porte.

Au sein de la Sphère d’As’kar, le culte de N’Kaar se résume également à quelques chapelles isolées loin des grandes métropoles, et ce sont le plus souvent des monastères fermés aux non-initiés, renfermant des textes sacrés très anciens, souvent liés à l’Ascension.

Dogme : N’Kaar est un dieu patient, tourné vers la méditation contemplative et l’étude des grands principes planaires. Il encourage ses fidèles à suivre les traditions anciennes tout en les exhortant à suivre les nombreuses voies menant à l’Ascension.

Sacerdoce : La quête perpétuelle de connaissances est la principale motivation des fidèles du Passeur argenté, ses Prêtres se consacrent au maintien des traditions ainsi qu’à leur cryptage, afin que les rituels de l’Ascension ne soient pas aisément accessibles.

Lieu de culte : Le monastère de Projion, sur le monde d’O’kaan, est connu pour sa bibliothèque abritant un vaste savoir sur l’Ascension et les moyens de l’accomplir. Cette connaissance lui valut d’être maintes fois assiégé, mais les moines purent toujours compter sur leur divinité pour leur envoyer de grands héros afin de défendre les anciens manuscrits. Le monastère est une véritable forteresse, protégeant un dédale mortel aménagé dans son sous-sol. Plusieurs passages dimensionnels permettent de rallier les autres mondes des Anciens Domaines Reigar, et au moins un Voile planaire relie Projion au domaine divin.

Ordres affiliés : N’Kaar n’encourage pas la voie des armes, et aucun ordre templier n’existe donc au sein de son culte.