Le huitième Terrifiant #02

Derrière le paravent
La jeune Reine Jaru Tomori observe donc, non sans inquiétude, le rassemblement des représentants de sept Maisons dracostellaires, qui se regroupent fort heureusement à l’écart de la capitale de Kotoga, et en toute discrétion. Et alors qu’elle se félicite d’avoir quelques aventuriers au sein de son palais, le Seigneur Motaru Toguro vient lui annoncer l’existence d’un grand danger menaçant son arrière-pays. Désireux de se laver des soupçons pesant sur sa maisonnée, le seigneur vient réclamer l’aide des héros afin de nettoyer le Kotala de la menace de brigands, très certainement menés par un sorcier maho.  
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Caroline incarne Okuto Matsaru, un bushi shan’lao natif de Ryu-Shan, Patrick incarne Nihn’Shao, une négociante des Sphères travaillant pour la maison Yin Yu, Sébastien incarne Petit dragon, un shugenja shan’lao de Shan-luan, Emilie incarne Yoka Shin’ruu, une shugenja yen’lua de Shan-Luan, Justine incarne Ingwiritlimphalast, un gnome lunaire shugenja de Nihn Pao, et Romain incarne Saraac’Kuuln, un saurien guerrier des Sphères.
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Les pjs profitent de leur bonne fortune et des nombreux plaisirs offerts par le palais Tomori, une nouvelle convocation émanant de Dame Jaru Tomori va cependant les jeter de nouveau dans d’incroyables aventures. Présentés au seigneur Motaru Toguro, la jeune reine leur explique que ce dernier souhaite laver l’honneur des siens en allant nettoyer l’arrière-pays de ses brigands, formant selon ses dires une véritable armée, qui plus est à la solde d’un sorcier maho. Ainsi présentée, l’affaire est donc des plus graves, et le seigneur Toguro a donc réclamé l’aide des pjs, héros du royaume de Kotala, très certainement en mesure d’affronter la sorcellerie du sang.
Invités le soir-même au palais Toguro afin d’être célébrés comme les héros et héroïnes qu’ils sont, les pjs doivent suivre un cours accéléré de protocole, tout en revêtant des vêtements de court afin de faire bonne figure. Bien que redoutant un piège, les pjs se rendent donc à l’heure choisie au palais Toguro, en vérité une véritable place fortifiée où l’accueil s’avère bien plus froid qu’au palais Tomori. Le seigneur Motaru leur propose un départ le lendemain à l’aube, et sans plus de tact, les congédient.
Le lendemain, Motaru n’est accompagné que de son aide de camps, un soldat silencieux nommé Rinko, tenant plus du domestique zélé que du combattant bushi. Il ne s’adresse jamais aux pjs, qui peuvent sentir son mépris envers celles et ceux n’ayant pas de sang shan’lao coulant dans leurs veines. Le royaume du Kotala n’ayant qu’une faible superficie, s’aventurer dans ses confins ne prendra normalement qu’une poignée de jours. Les pjs peuvent ainsi observer les manières honteuses du seigneur Toguro, qui presse régulièrement les paysans rencontrés de lui apporter leurs meilleurs mets, ainsi que de l’eau fraîchement puisée. Peu enclin à communiquer ses plans aux pjs, il guide le groupe jusqu’au petit village de Yomaga, où se trouve un important sanctuaire de Shan’Luan, important par l’histoire, mais minuscule et isolé dans les collines proches.
Le groupe poursuit sa route, après en avoir un peu plus apprit sur l’attitude méprisable de Toguro, et fait une nouvelle halte, cette fois-ci au clair de lune. L’attaque qui survient alors entraîne la mort de Rinko, son essence vitale absorbée par une brume magique, Petit dragon sonne l’alarme à temps pour ses camarades, qui mettent un certain temps à émerger d’une torpeur mystique. Une mystérieuse silhouette composée d’ombre les observent depuis une haute branche, et sans sommation, Ingwiritlimphalast et Saraac’Kuuln déclenchent les hostilités, l’un avec sa sarbacane gnome, l’autre avec ses pistolets à rouet! Un xiānnǚ est invoqué et dévaste le campement – Nihn’Shao aura au passage noté la disparition de Motaru – projetant des jets d’acide blessant tout le monde, mais dont Okuto se débarrasse en deux coups de katana ryutaan. La mystérieuse silhouette se dissipe, tout comme la brume, laissant les pjs en état de choc. Le seigneur Toguro a disparu sous leur garde, et la mission leur semble compromise, n’ayant aucune information sur la localisation des fameux brigands.

Décidant de retourner à Yomaga puis à Kotoga, les pjs décident de suivre temporairement les rumeurs liées à un légendaire monstre végétal hantant un bois non loin du village. Okuto a confirmé ces dires (avec un échec critique en Histoire locale – personne ne relève!), et voici donc les aventuriers intrépides en train de tailler dans la végétation d’un bois duquel ils font fuir une faune composée de renards et de rongeurs. Repérant en outre un sanctuaire isolé de Shan’Luan, ils s’y rendent pour y trouver les affaires abandonnées d’un serviteur de la Maison Amada, qui ne tarde pas à revenir et, sans prendre ombrage de leur fouille de ses effets, accepte de les aider concernant le seigneur Toguro; Employant la magie de son dracogramme, il parvient à fournir une vague indication concernant la localisation de Motaru ainsi que la nature de ses kidnappeurs, des Ribingumetaru, êtres étrangers à ce monde, fait de métal vivant.

Ni une, ni deux, les pjs retournent sur leurs pas et vont affronter ces étranges créatures. Ils retrouvent leurs traces et, sans grande finesse il faut l’avouer, engagent les changeurs de formes, après avoir libéré un Motaru Toguro esseulé. Bien qu’elles semblent redoutables, les créatures sont massacrées par les passes d’armes de Saraac’Kuuln et Okuto Matsaru, un jet raté d’une potion de feu manque cependant de terrasser l’ensemble des pjs, qui parviennent malgré tout à triompher.

De retour au palais Tomori, le seigneur Togura n’hésite pas à se mettre en avant dans l’élimination des dangereuses créatures, très certainement payées par le Wan-Kwee afin de fomenter des troubles dans l’arrière-pays. La reine laisse parler le seigneur, qui fini par se retirer, puis interroge les pjs sur toute cette affaire. A ses yeux, l’excursion aura été un prétexte de la part du seigneur Motaru Toguro, mais elle ignore les raisons de tout ceci, et lancera une discrète enquête à son sujet.

Une nouvelle fois, les pjs pourront goûter à un repos bien mérité, dans leurs appartements du palais Tomori. Quelques questions resteront en suspend – les ribingumetaru n’étaient visiblement pas des sorciers, qui était donc derrière cette mystérieuse forme d’ombre et l’invocation du xiānnǚ? Pourquoi le seigneur Toguro aura cherché à entraîner les pjs avec lui, alors qu’il était visiblement contrarié par leur présence? Est-ce bien lui qu’ils auront ramené avec eux à Kotoga? 

Le huitième Terrifiant #01

L’assemblée des Sept

Dans le petit royaume de Kotala, les rumeurs concernant un regroupement de dangereux sorciers étrangers ne cessent de prendre de l’importance, et perturbent la vie publique. La jeune reine Jaru Tomori, qui vient de prendre la succession de son père sur le trône et cherche à combler le vide laissé par le départ des Nan-Zuho. Les shugenja sont ainsi les bienvenues au sein du royaume, mais cette ouverture d’esprit amène chaque jour des situations complexes, qui lui sont reprochées par les maisons soutenant toujours les Seigneurs-en-exil.

Afin de faire taire les médisances à son encontre, Tomori a discrètement fait passer le mot par le biais de ses alliés de la Ligue; Des aventuriers extérieurs au Royaume sont invités à venir enquêter au Kotala afin de vérifier si les rumeurs concernant ces dangereux sorciers seraient avérées. 

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Caroline incarne Okuto Matsaru, un bushi shan’lao natif de Ryu-Shan, Pierre incarne Octaph-Plocn Tuuk, un arquebusier giff du lointain empire Gurapta, Patrick incarne Nihn’Shao, une négociante des Sphères travaillant pour la maison Yin Yu, Sébastien incarne Petit dragon, un shugenja shan’lao de Shan-luan, et Emilie incarne Yoka Shin’ruu, une shugenja yen’lua de Shan-Luan. 

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Les pjs arrivent à bord de leur libellule dans la cité portuaire de Kotoga, unique métropole du royaume de Kotala et capitale de la maison royale des Tomori. La présence de l’envahisseur shou’sin lao y est à peine perceptible, et la prospérité évidente du lieu en fait un havre apparent de sécurité et de bonheur. Immédiatement introduit auprès de la reine par le chambellan Moturi (shan’lao ♂/ Bushi 1/LN), les pjs sont logés au palais le temps de comprendre la raison de leur présence ici. Jaru Tomori les reçoit rapidement en audience et leur explique qu’une cabale de sorciers étrangers pourrait menacer la paix fragile de son domaine, que ce ne sont pour le moment que d’insistantes rumeurs, et qu’elle souhaite une aide extérieure discrète, afin de ne pas en rajouter aux scandales colportés par ses ennemis, nombreux et avides de faire tomber la maison Tomori. 

Pour plus de discrétion, les pjs choisissent d’aller loger à l’auberge du Dragon de jade, dans le quartier du port, d’où ils/elles pourront aller enquêter sur ces mystérieux sorciers étrangers. Kotoga est une cité paisible, le plus grand danger réside en fait au coeur du palais, où les intrigues des maisons favorables aux Nan-Zuho menacent continuellement le pouvoir en place. C’est aussi une ville de pêcheurs, qui se regroupent en puissantes familles, faisant désormais le commerce de la carpe itami (arc-en-ciel) en traitant directement avec les hommes du Yon’shu, le gouverneur planétaire de l’Empire des cinq dragons, We Min Fa, que l’on dit également puissant sorcier.

 

Dirigés vers le quartier de la Lanterne de jade, les pjs tombent sur une fausse piste et perdent la trace d’un membre du Wan-Kwee, une organisation criminelle basée dans les Confins du Dragon d’or, et dirigée par un mystérieux seigneur du crime nommé Sen-No-Me (les Mille yeux). Ils/elles découvrent cependant que sous le vernis d’une petite ville prospère se cache finalement quelques dangers. Okuto Matsaru se rend quotidiennement au palais afin de fournir un rapport au chambellan Moturi, et se fait suivre dès le premier jour par des Draconites de la Maison dracostellaire Urst, la maison du carapaçon. Les forgeliers ne comprennent pas pourquoi des mercenaires ont été engagés par la reine Tomori, qui auraient normalement dû recevoir une missive annonçant leur venue et expliquant la raison du rassemblement des représentants des sept maisons dracostellaires. 

Le groupe décide d’aller explorer les souterrains anciens sous Kotoga qui, sans être un véritable donjon Ryukkii, semble pouvoir abriter une paire de sorciers. Mais après quelques heures d’errance dans les égouts de la ville, Octaph remarque une lumière au bout d’un couloir. Il s’agit d’un entrepôt secret de la maison Amada, loyale au trône, mais n’hésitant pas à faire du commerce de porcelaine sans avoir à payer de taxes excessives. Les contrebandiers, surprit par l’apparition d’un giff de près de trois mètres, soulevant à mains nues la lourde dalle de pierre protégeant leur repaire, engagent immédiatement le combat. Mais face à des aventuriers réactifs, le bain de sang dure quelques instants. L’arquebusier giff à tout de même le temps de faire une maladresse et son arme lui explose au visage, provoquant autant de terreur parmi les malheureux contrebandiers que l’apparition du crocodile à dos rouge invoqué par Yoka Shin’ruu. Les pjs comprennent leur erreur, mais découvrent en retournant sur leurs pas qu’ils/elles ont été suivis tout du long de leur périple souterrain. Après une nouvelle séance de pataugeage dans les égouts, ils/elles se retrouvent face à face avec leurs suiveurs, qui s’avèrent être des forgeliers du carapaçon. Le combat est bref, Petit dragon est jeté dans la poussière, aux portes de la mort, et le groupe doit fuir un adversaire dont ils/elles ne savent rien. 

Afin d’étudier l’ennemi, les pjs se rendent chez le vénérable Shen-Kwai (yen’lua ♂/ Shugenja 8/N), le plus ancien serviteur de la maison Tomori et sommité locale en matière de savoir mystique. C’est malheureusement une perte de temps, le vieux sorcier se refusant à imaginer des forgeliers capables de manipuler une quelconque forme de magie. Toutefois, ils/elles ont été de nouveau suivi par Nejkoto Primata et Duna Secunda, les adversaires qu’ils/elles auront affronté sans grand succès la veille. Ces derniers les abordent cependant afin de les mener vers leur Grand Draconite, qui souhaite tirer les choses au clair avec eux. 

Meklet-Duaru-Orin reçoit les pjs dans une villa appartenant à la maison loyale des Imaguri. Etonné par les raisons de leur recrutement, il explique que les Maisons dracostellaires doivent en effet se regrouper pour des affaires ne regardant que leurs membres, mais que ces derniers n’ont aucune intention hostile envers le petit royaume du Kotala, ni même envers les peuples du Dragon d’or. Un message – qui aura visiblement été intercepté – avait été envoyé par l’entremise de Dame Oriko Imaguri, qui représente sur ce monde les intérêts des lignées dracostellaires. Le Grand Draconite proposera donc aux pjs de servir à leur tour d’intermédiaires, en apportant une nouvelle missive au palais des Tomori. Pour plus de sûreté, Duna Secunda les accompagnera. 

Mais tandis qu’ils/elles feront route, ils seront attaqué par Kyoki Yamada, un assassin légendaire payé pour empêcher toute communication entre les sorciers dracostellaires et les autorités locales. Le combat sera éprouvant, mais les pjs parviendront à triompher de leur ennemi. Et tandis que le chambellan Moturi fera emmener le cadavre au palais, la reine Jaru Tomori les recevra en audience. Les pjs comprendront que le Wan-Kwee aura financé l’assassin en lui ordonnant d’assassiner Dame Oriko Imaguri, et bien que la reine et son chambellan soupçonneront fortement la maison Toguro d’avoir tout orchestré, aucune preuve n’aura été trouvé en ce sens.  

Finalement invités à séjourner au palais Tomori aussi longtemps qu’ils/elles le souhaiteront, les pjs pourront ainsi goûter au confort et à quelques jours de quiétude, avant de nouvelles aventures dans le petit royaume du Kotala.

Shu Lon aux sources chaudes

Dawn over a distant planet, par Adam Shepherd

(Uuraam-Shulaan [Clydön])

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 2 344km)

Echappée : 2 tours

Rotation : 20 heures

Révolution : 257 jours

Lunes : Tòn Sihuà

Population : 458 239 Yen’lua, 205 783 Shan’Lao

Trame magique : Resserrée, magie divine dominante

Autre monde désertique du système du Dragon d’or, Shu Lon se différencie de Nihn Pao par sa bande équatoriale verdoyante, s’accrochant à une ancienne chaîne de montagnes d’où s’écoulent plusieurs rivières alimentant la jungle alentour.

Au-delà de cette région fertile, le désert reprend ses droits, et voit ses dunes régulièrement déformées par des vents puissants. Des zones rocailleuses recouvrent les pôles, avec de nombreux bassins étagés dans lesquels bouillonne la bile du dragon, un puissant acide, jadis employé pour des rituels mystiques.


Ports d’accueil : Pas moins de cinq grands royaumes Yen’lua ont compris depuis longtemps l’intérêt de maintenir un port spatial au sein de leur territoire. Avec plus ou moins de succès, ces havres ont prospérés de différentes manières. Dans le royaume de Gyen Lon, une théocratie éclairée gouvernée par les Shugenja de Sheng Luan, la grande métropole de Yolon est un port taillé dans la roche blanche du plateau d’altitude soutenant le territoire. La capitale du royaume dispose de cinq grandes plateformes entourées de hautes statues louant la faune légendaire de Shu Lon. Les Yen’lua disposent eux-mêmes d’une dizaine de petits spelljammers, formant essentiellement une garde d’honneur pour les invités de marque. Cette force spatiale représente également une suprématie dans le ciel de Shu Lon, et les équipages sont composés presque entièrement de Shugenja, en mesure de repousser les attaques les plus violentes.

Yolon ne possède qu’un petit zocalo, où seules des ressources locales sont proposées, le Roi Shu’Zin Fen favorise en effet l’accueil d’ambassades et de guildes étrangères, formant des alliances politiques indispensables à la survie de son domaine. Le Trône du Dragon possède ainsi une enclave au sein de Gyen Lon, mais le Sen’shu Hoji’kuen Lun, représentant impérial sur ce monde, mesure soigneusement chaque action afin de ne pas voir se former une alliance entre les royaumes de Shu Lon.

A l’opposé de Yolon se trouve le port marchand de Su’Zin, capitale du minuscule royaume de Su Yunnin. Les Shan’Lao ont pris le contrôle du commerce dans ce territoire, ou un roi fantoche Yen’lua assure une apparence de traditions ancestrales. Le port est ceint de murailles faites de madriers épais, dissimulant une ligne de canons Shan’Lao prêts à dispenser la mort aux alentours.

Les négociants de Ryu Shan viennent ici exploiter les anciennes mines Clydön ainsi que les essences rares de la jungle. Sous la férule des marchands et de leurs Bushi grassement payés, Su Yunnin et son port ont su prospérer depuis plusieurs décades, formant un îlot de stabilité au milieu du chaos politique Yen’lua.

Les voyageurs doivent se plier à la corruption importante régnant en ces lieux. Seuls ceux d’ascendance Lao ou Shan’Lao sont épargnés, les autres doivent s’acquitter de taxes jugées honteuses partout ailleurs. Le zocalo de Su’Zin est cependant conséquent, avec des étals supportant des marchandises clairement volées. Une vingtaine de spelljammers de moyens tonnages sont posés dans des berceaux fait de cordages et soutenus par des ballons les maintenant en l’air entre des arbres massifs, où sont disséminées plateformes et passerelles. Les différents quartiers portuaires sont ainsi disséminés verticalement, tandis que le reste de la cité s’étend au niveau du sol et à l’abri du rempart.


Ressources : Shu Lon concentre de nombreuses ressources végétales au sein de sa ceinture équatoriale. Bien que les sources soient peu nombreuses, une jungle luxuriante s’est depuis longtemps développée, et gagne du terrain sur le désert alentour. L’importante population limite cependant la prolifération et dans sa plus grande largeur, la bande équatoriale se maintient depuis des siècles à une soixantaine de lieues.

La faune de Shu Lon est particulièrement diversifiée, avec de grands prédateurs maraudant sur les versants des montagnes équatoriales. Les créatures Su sont anormalement nombreuses et contrôlent d’importants territoires, où seules des forces militaires conséquentes peuvent espérer survivre.


Cultures : La culture Yen’lua s’est développée pacifiquement aux abords de la jungle et à partir de communautés d’esclaves affranchis, peu après le Grand Soulèvement. Face aux conditions climatiques rigoureuses et aux monstres Su limitant déjà les incursions dans la jungle, une culture agraire se développe autour de l’économie d’eau. La notion de peuple apparaît avec l’émergence d’une caste cléricale vénérant un panthéon aux divinités proches de celles du Quinconce de Jade.

Les Yen’lua développent des villages et gagnent du terrain sur la jungle, ils perdent rapidement le souvenir de leurs anciens maîtres et les ruines des métropoles en altitude se nimbent de mystère. Un siècle après l’édification d’une première grande cité, Su’nang, des groupes d’explorateurs partent à la recherche de mines légendaires dans les montagnes. Ils ne sont que les premiers à vouloir réclamer les ressources de la jungle équatoriale, et en quelques décennies, comptoirs et avant-postes fleurissent là où émergeront plus tard les Royaumes du Yen’pao.

Contrairement à d’autres cultures expansionnistes, les Yen’lua favorisent la discussion et la réflexion. Les nouvelles terres défrichées sont partagées équitablement et les ressources rares sont réparties entre les différents ateliers en train de naître. Les prêtres tentent régulièrement de prendre le pouvoir mais échouent régulièrement, tandis que le culte de Sheng Luan se fortifie. Peu avant l’arrivée des nefs Shan’Lao, la caste cléricale est brutalement éliminée par des populations excédées.

Pour beaucoup de sages, le choc culturel résultant de la rencontre entre les Shan’Lao et les Yen’lua amena la fin de ce qui aurait pu être une civilisation brillante et porteuse de paix. Redoutables conquérants soutenus par des dieux puissants, les Shan’Lao n’ont aucun mal à établir leurs colonies sur Shu Lon. Des exemples sont faits, mais les Yen’lua favorisent la vie aux abords du désert, tandis que les envahisseurs s’implantent plus facilement dans les hauteurs, bâtissant des ports spatiaux qui deviennent les capitales de nombreuses petites enclaves.

C’est sans doute au contact des Yen’lua que la culture guerrière Shan’Lao se transforme, et se tourne vers le négoce. Bien qu’ils restent expansionnistes par nature, la diplomatie succède à la menace des armes, et une entente durable se développe entre les deux peuples.

Les Yen’lua forment des communautés de quelques centaines d’habitants, avec une structure familiale forte et patriarchique. Les Shugenja du Dragon d’or officient en tant que prêtres itinérants et accordent leur bénédiction à ceux qui souhaite s’unir sous les auspices de Sheng Luan. Un homme peut s’unir à plusieurs femmes, mais pas l’inverse, ce qui depuis peu provoque de vives protestations parmi une gente féminine apprenant à voyager, à faire du commerce ou partant à l’aventure.

Chaque communauté est dirigée par un conseil des anciens, qui choisit une personnalité adaptée durant les situations de crise. Les anciens de plusieurs communautés peuvent se réunir en cas de problème de grande ampleur, et les opposants à ce type de gouvernement restent rares. Les Shugenja sont les garants de l’ordre établi, ils voyagent d’une communauté à l’autre, faisant régner la justice du Dragon d’or et soutenant les anciens dans leurs décisions. Héros du peuple, ils sont la principale force militaire parmi les Royaumes du Yen’pao, de petites nations crées à partir d’anciennes alliances entre villages Yen’lua, afin de montrer leur force aux Shan’Lao. En réalité, le Yen’pao est une antique alliance économique entre les plus anciennes cités Yen’lua bordant le désert. Les richesses de ces domaines sont de grands troupeaux de chèvres, des silos à grains et depuis peu, un artisanat du métal entraînant une saine rivalité entre maîtres artisans.

Les Yen’lua connaissent le spelljamming mais ne voyagent guère au-delà du ciel. Quelques Shugenja de Sheng Luan s’aventurent ponctuellement dans le système du Dragon d’or, mais représentent des exceptions.

L’influence Shan’Lao a fait son œuvre, et les royaumes les plus prospères disposent de petites milices, encore peu redoutables, mais se formant aussi souvent que possible auprès d’aventuriers et de mercenaires. Les Yen’lua ont conscience de ne pouvoir maintenir le fragile équilibre de leur culture pacifique, et observent avec inquiétude la prospérité agressive de leurs voisins.

Les Shan’Lao de Shu Lon sont des colonisateurs ayant appris la patience. Face à leurs lointains cousins et cousines Yen’lua, ils savent que leur culture prédominera, et incitera ces derniers à s’intégrer au Shan’Ryutaan. Industrieux, les Shan’Lao exploitent les ressources de la jungle équatoriale et bâtissent des avant-postes pour leurs comptoirs marchands. Source de l’instabilité politique sur ce monde, les Shan’Lao intriguent et influences leurs voisins afin d’acquérir sans cesse de nouvelles ressources. Ils louent mercenaires et magie afin d’engendrer le chaos parmi les Royaumes du Yen’pao, et encouragent les plus ambitieux à fonder de nouveaux territoires.

Malgré tout, les Shan’Lao ont conscience du lien unissant leurs deux peuples, et protègent les Yen’lua de l’influence des conquérants Lao.

Les Shan’Lao sont divisés en communautés sous l’autorité des Guildes Jadéennes, principales forces commerciales sur Ryu Shan. La plupart des maisons marchandes ont fondées des domaines rassemblés sous le nom de Royaumes Jadéens, gouvernés par les Nan Zuho, ou Seigneurs-en-exil. Alors que leur influence se trouve limitée par les contraintes politiques sur Ryu Shan, les Guildes du Jade trouvent sur Shu Lon l’occasion de prospérer et de préparer un glorieux avenir. L’ingérence du Shou’sin Lao est extrêmement réduite, grâce à la corruption, mais les Shan’Lao savent devoir préparer une résistance armée.

Le cœur de cette culture Shan’Lao est incarnée par le Royaume de Shu Nyao, où se rassemblent les Bushi exilés du Shan’Ryutaan, sous l’autorité du Nan Zuho Lu Ken Shi (Shan’Lao ♂/ Bushi 14/ LN), un redoutable seigneur connaissant une prospérité apparemment sans limite, et jouant aussi bien de l’intrigue avec les Royaumes du Yen’pao que de la force face aux autres Seigneurs du Jade. Ambitieux fils aîné de la Maison Shi, il compte sur son sang pour accroître l’étendue de son domaine, ses vingt-trois filles lui assurant de nombreux mariages d’intérêts.

Les Shugenja sont peu nombreux au sein des Royaumes du Jade, préférant se rassembler au plus près du pouvoir sur le monde voisin. Les Guildes Jadéennes emploient plus fréquemment des sorciers, d’ordinaire méprisés sur Ryu Shan, mais grassement payés afin d’officier au sein des cités Shan’Lao de Shu Lon.


Sites notables
: La planète est un vaste désert abandonné à de dangereux prédateurs géants, tandis que des communautés se rassemblent au cœur de la jungle équatoriale, depuis le début de l’Âge des Conquérants. Les Sorciers laissèrent nombre de leurs sanctuaires en bon état, avant de fuir vers des mondes mieux protégés. Ce sont leurs ruines que les explorateurs viennent chercher dans les contreforts de Sheng’na Pao, l’Epine dorsale du Dragon.

Shu Lon tire son surnom de puits de mines inondés depuis des siècles, et desquels s’échappent des vapeurs provoquant visions et hallucinations. Les Sources chaudes sont des lieux difficiles d’accès, situés dans des contreforts recouverts par la jungle, et où même les Shan’Lao ne se risquent pas. Pour la majorité des individus parvenant sur le site, s’immerger dans ces sources sans fonds entraîne de violentes convulsions et une mort souvent douloureuse. Mais certains survivent, développant par la suite d’étranges pouvoirs qu’ils canalisent à travers les métaux anciens, toujours exploités dans les mines Shan’Lao.

La grande métropole Clydön de Seredeel-Pahnuurt est un ensemble de ruines se dressant encore sur un haut plateau exempt de végétation. Les vestiges de six berceaux géants de pierre indiquent autant de mouillages pour des vaisseaux de guerre dépassant les cent tonnes. La cité était un port spatial renommé, mais qui fut la cible de nombreuses expéditions Shan’Lao, qui pillèrent tous les dépôts et salles secrètes des lieux.

Des rumeurs veulent cependant qu’il existe un sanctuaire profondément enfoui sous la cité, et où furent laissés des plans concernant la conception de nefs d’un modèle alors inédit. Des maquettes de filaments métalliques entrelacés ont bien été découvertes au fil des ans, à travers les ruines de surface, et quelques salles semblent avoir abritées le quartier général d’un Ohnraad, pour le moins.

Tòn Sihuà

La petite lune de Shu Lon est recouverte par une jungle aux feuillages dorés, au sein de laquelle prolifèrent les Sheng’si, de petits dragons sans ailes et aux écailles orangées, qui aiment se lier aux membres des autres peuples. La majorité des Shugenja de la Sphère du Dragon d’or viennent en pèlerinage afin de se lier avec ceux qu’ils considèrent comme les enfants de Sheng Luan. D’autres font le voyage mais repartent souvent sans compagnon draconique, ces derniers semblant posséder des critères de sélection nombreux et mystérieux.

La jungle de Tòn Sihuà n’est pas sans dangers, sa canopée est en effet composée de feuillages tranchants comme des lames, et pouvant déchiqueter la chair comme des armures légères. Pire encore, des vents puissants peuvent soulever des amas de ces feuilles dorées, qui deviennent alors des nasses mortelles et particulièrement mobiles, frappant les navires en approche.

Nihn Pao, le Cœur de Shang Nihuà

Planet - Deser by HPashkov

(Uuraam-Nihuaan [Clydön])

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5842km)

Echappée : 5 Tours

Rotation : 19 heures

Révolution : 380 jours

Lunes : Tòn Nihuà

Population : 78 532 Yonesh, 12 058 Yen’lua, 257 Lao

Trame magique : Diffuse, magie profane dominante


Au plus près du soleil d’or se trouve Nihn Pao, un monde désertique régulièrement englouti par de violentes tempêtes brûlantes. Les étendues de dunes semblent se prolonger à l’infini, et les sources d’eau sont rares et fréquemment ensablées. Quelques oasis s’accrochent à des socles rocheux proches des pôles, où une faune de redoutables prédateurs se bat pour la survie.

Une mer cernée de basses collines offre un havre pour les quelques communautés qui subsistent encore sur ce monde. Les ressources de ce milieu vont en s’épuisant, malgré un strict contrôle durant les campagnes de pêche, mais permettent malgré tout de subvenir aux besoins des populations locales.


Ports d’accueil : Les trois dernières cités encore peuplées de Nihn Pao bordent le miroir d’argent de Shang Nihuà, la majorité de leurs quartiers sont désertés, et seuls quelques demeures indiquent que des communautés vivent là. Cités portuaires vivant de la pêche, elles abritent d’anciens aventuriers et des autochtones sédentaires vieillissant. Tous connaissent bien le spelljamming et nombreux sont ceux pouvant identifier d’anciens navires descendant du ciel. Au vu du nombre de spelljammers atteignant Nihn Pao, plus aucune taxe portuaire n’est prélevée depuis longtemps, et il est même rare que des comités d’accueil soient organisés.

Seul le port de Hon-Lat abrite encore un chantier naval, aux dimensions modestes, mais permettant aux rares voyageurs d’effectuer des réparations sur la plage de sable blanc. A son apogée, cinq siècles plus tôt, la communauté abritait un millier d’habitants, et trois fois plus de marchands itinérants, qui venaient troquer des écailles de vers géants, alors nombreux au sein du désert, contre des pierres précieuses, qui firent la fortune de nombreux individus dans Hon-Lat.

Les Lao sont les derniers colonisateurs à avoir annexé les trois cités maritimes, sans même laisser une garnison afin d’en assurer la défense. Le Yon’shu régnant sur le monde est membre d’un clan mineur, sans aucune influence, et résident dans un ancien palais aménagé aux goûts de son peuple. Entouré d’une trentaine de vieux et loyaux serviteurs, le Yon’shu Hu’Leng Tziao (Lao ♂/ Voix du Dragon 10/ LN) a fait le choix de s’intégrer à la population locale plutôt que d’imposer les lois du Dragon. Particulièrement apprécié pour ses largesses et les réceptions qu’il organise, il est également grand amateur de spelljammers et joue parfois le mécène afin d’aider les aventuriers désireux de s’élancer vers les étoiles.

Hon-Lat ressemble cependant à une ville abandonnée, sa population n’excédant pas les trois cent individus. Des tribus nomades viennent encore faire un peu de négoce, et la flotte de pêche, une dizaine de grandes barques, permettent de subvenir à tous les besoins. Un ancien temple du Dragon d’or se dresse au centre de la ville, il est encore un lieu de pèlerinage pour de nombreux Shugenja venant des mondes proches du système, et une petite congrégation de moines entretien les lieux et vit du commerce d’onguents et de décoctions.


L’autorité impériale se résume ici à deux Dragons amarrés dans le port et servant essentiellement à patrouiller en orbite, au cas où des pillards utiliseraient
Nihn Pao comme avant-poste pour des raids sur des mondes plus importants. Hon-Lat est cependant connu pour son petit cimetière d’épaves, que des aventuriers viennent explorer afin de pouvoir restaurer une coque pouvant accomplir quelques voyages au sein du Vide.


Ressources : A l’exception de la petite mer peu profonde de Yu Me Shang Nihuà, la planète n’offre guère de ressources, et la vie dans le désert reste particulièrement rude. Les oasis polaires servent simplement d’étapes pour les tribus nomades, qui doivent les partager avec une faune agressive, soutenue par les membres du mystérieux Cercle d’émeraude Yo’Huen.


Cultures : Selon toute vraisemblance, les esclaves affranchis qui participèrent au Grand Soulèvement étaient d’origine Lao. Leur culture se développa à l’écart de celle des Sphères des Dragons, mais de nombreuses similitudes existent, et les Empereurs-Dragons qui vinrent réclamer les mondes de Sheng Luan trouvèrent un écho favorable.

Mais au-delà de quelques traits communs et des traditions désormais liées, les Yen’lua ne sont pas des Lao. Ayant peu d’attrait pour la conquête, ils sont des pêcheurs ou des cultivateurs, fondant de petites cités aux murs d’argile, plutôt que de vastes métropoles en pierre. Les conflits armés sur les mondes du Dragon d’or se résument à quelques escarmouches entre petits groupes armés d’outils agricoles.

Sur Nihn Pao, la culture Yen’lua se développe autour de la mer de Yu Me Shang Nihuà et parvient à prospérer autour de quelques familles se spécialisant dans la pêche des variétés endémiques à ce monde. Peu de Shugenja naissent dans les jeunes cités maritimes, malgré la proximité du soleil, et la religion ne tient jamais un rôle aussi important que sur les mondes voisins. Le Dragon d’or est cependant vénéré, et tous les enfants Yen’lua naissent sous sa bénédiction, durant de grandes célébrations.

L’arrivée des Yonesh est le seul évènement marquant sur Nihn Pao au cours du dernier millénaire. Maraudeurs sanguinaires des Confins de Shang-Luan, ils semblent avoir affronté un adversaire trop puissant pour leur flotte de vaisseaux délabrés. Les rescapés viennent trouver refuge sur ce monde qu’ils tentent de s’accaparer. Une alliance de plusieurs héros suffit à tempérer leurs ardeurs. Les survivants se réfugient dans le désert et adoptent des coutumes nomades. Ils parviennent à prospérer en restant de redoutables guerriers, mais en apprenant à faire du négoce avec les cités Yen’lua.

Organisés en petites tribus d’une centaine d’individus, les Yonesh sont guidés par le plus puissant guerrier, qui s’entoure de plusieurs femmes à forte personnalité. Le Yorok règne sans partage le temps des déplacements de la tribu, mais il concède ensuite une part de son autorité à ses femmes, qui règnent ainsi sur le campement. Ce sont les enfants qui ont en charge la santé des bêtes de trait, le plus souvent d’énormes reptiles adaptés à la chaleur de Nihn Pao, les plus anciens exécutent toutes les réparations et entretiennent l’artisanat tribal, source majeur de profit.

Les Yonesh ont depuis longtemps renoncés à quitter ce monde, qu’ils considèrent comme leur foyer. De très anciennes gravures dépeignent les navires volants de leurs ancêtres, et stimulent de rares aventuriers qui partent alors rejoindre les cités portuaires des Yen’lua, où ils embarquent pour les étoiles.

Actuellement, l’Empire des Cinq Dragons règnent en nom sur l’ensemble du système de Sheng Luan, mais son autorité sur Nihn Pao se limite aux murs des trois cités Yen’lua. Les tensions avec les tribus nomades se sont apaisées, et le déclin du commerce a fait de la planète un lieu abandonné, apprécié par les vieux explorateurs désireux de se retirer après une vie de tumulte.


Sites notables : Nihn Pao n’est pas une planète de mystères ou possédant des sites singuliers et exotiques. Le vaste désert de sable doré est un environnement n’abritant aucun océan ancien ou métropoles ensevelies.

Quelques explorateurs viennent cependant risquer leur peau dans les dunes, à la recherche de sanctuaires Clydön, qui auraient jadis existé. Des références sont également faites concernant un donjon Ryukki, oublié de tous mais dissimulant en son sein un passage vers une dimension crée par des mages.

Ces lieux légendaires ne sont que des rumeurs, mais régulièrement, des individus sans foi ni loi parviennent à inciter des aventuriers crédules à se lancer à leur poursuite, risquant leur vie dans le désert doré.

Tòn Nihuà

La petite lune désertique est également nommée Tuan’sheng Luan, le petit œil du dragon d’or. Dotée d’une atmosphère respirable et d’une forêt polaire, la lune est une halte pratique pour les Capitaines naviguant aux abords du soleil. Aucune communauté ne s’est pourtant établie durablement sur Tòn Nihuà, sur laquelle souffle de puissantes tempêtes.

Le Yon’shu Hu’Leng Tziao y a cependant fait construire un grand dépôt de bois sec, dans lequel les navires Lao peuvent puiser pour des réparations au milieu d’un lac. Plusieurs baraques ont résistées aux intempéries et offrent un large stock de matériel et d’outils pour réarmer promptement un navire.