Ânhêêl, le Domaine des Trônes

Ânhêêl est un vaste chaos rocheux où des blocs cyclopéens forment autant de barrières difficiles à franchir pour les mortels. De nombreux amas de ces blocs flottent dans le vide, sous une voûte formée d’une huile épaisse et nauséabonde, gouttant sur les roches en contrebas et rendant glissantes toutes les surfaces. L’air est difficilement respirable et des vapeurs corrosives s’échappent de fissures menant vers un monde souterrain que même les plus braves arpenteurs n’ont jamais envisagé d’explorer.

Le Domaine des Trônes est ainsi nommé pour ces grands sanctuaires anciens, creusés dans des amas de roches cristallines où semblent scellée une multitude de créatures inconnues. Particulièrement difficiles d’accès, ces lieux sacrés pour les adorateurs des Sept abritent de nombreuses enfilades de salles plongées dans les ténèbres et dont les parois translucides laissent apercevoir d’effroyables entités aux yeux avides, suivant longtemps les visiteurs en poussant des hurlements silencieux.

Une vingtaine de tels sanctuaires ont été dénombrés, mais il est probable que d’autres existent, inaccessibles aux plus intrépides voyageurs. Chacun possède une salle centrale où se trouve un Trône façonné dans des matériaux singuliers et adoptant un style qui lui est propre. Ces trônes sont tous liés à la volonté de Kyânhêê, l’un des Sept. Il est dit que quiconque parvient à survivre à la communion avec cette entité voit s’accomplir son règne en son propre royaume. Les anciennes légendes précisent que ceux ayant survécu à cette épreuve deviennent des Rois de par un lien bien plus ancien que tous ceux connus à ce jour. Ils règnent à partir d’une réplique du trône sur lequel ils ont été choisis, et qui disparaît à leur mort.

Kyânhêê-des-SeptPuissances : Kyânhêê-des-Sept est ce qui s’approche le plus d’une Puissance, bien que ses manifestations furent extrêmement rares durant les derniers millénaires. Probable créateur du Domaine, il a développé un lien avec les mortels, attisant leur ambition à travers la tentation des Trônes.

Le lien avec les entités scellées dans les cristaux de cette dimension est inconnu, mais plusieurs mentions anciennes indiquent qu’une force supérieure prit le contrôle de ces créatures, brisant les plus grands monolithes cristallins pour les lancer contre des ennemis puissants menaçant Ânhêêl. La forme incarnée de Kyânhêê reste indéterminée, mais sa volonté pèse sur les esprits de ses adeptes, qui se risquent à braver les dangers du Dédale dimensionnel afin de communier au plus près de leur seigneur.

Certains sages notent plusieurs similitudes entre le Second des Sept et l’ancienne divinité Ashokaan dont le nom est depuis longtemps oublié, mais dont la forme actuelle de Vestige est désignée comme étant Kyan’soor, membre des sept Masques au service de l’impératrice des Cendres, sur le monde d’As’kaan.

De nombreux glyphes employés par les deux entités sont semblables, bien que leurs moyens d’actions apparaissent comme différents. Bien que Kyan’soor, également nommé le Trône régénéré, soit lié à un monde connu comme étant la Croisée multiverselle, aucune mention n’indique qu’il croisa un jour Kyânhêê-des-Sept.

Natifs : Bien que l’environnement d’Ânhêêl semble particulièrement hostile à toute forme de vie, certains sorciers Rûdrââ mentionnent la présence de créatures semblant bien résider régulièrement au sein de cavernes à la base de certains rocs cristallins. Ils sont les Djânâmââ, Ceux liés aux gueules cristallines. Ce nom leur vient d’un étrange cordon de chairs et d’échardes cristallines les reliant en permanence à partir du bas de leur dos aux parois les plus profondes des cavernes où ils semblent résider. Trancher ce lien tue instantanément les Djânâmââ qui ont donc apprit à ne jamais trop s’approcher des voyageurs intrigués. Leur organisation doit être de type tribale, car certains arborent de complexes tatouages phosphorescents sur tout le corps, tandis que d’autres se contentent de suivre, portant des javelines taillées dans le cristal des rocs. Malgré tout peu agressifs, les Djânâmââ réagissent cependant violemment devant toute démonstration de magie, allant jusqu’à pourchasser les pratiquants des arts profanes, jusqu’à la limite de rupture de leur lien ombilical.

Une mention des Djânâmââ existe dans le troisième recueil des périples de Naurimios de la Pulvre, un exemplaire se trouve à Sigil, dans les Grandes archives de la Fraternité de l’Ordre. Naurimios aurait observé à prudente distance, et grâce à une longue vue de sa conception, un groupe de ces êtres, indiquant des différences notables entre mâles et femelles, permettant leur classement dans la catégorie des êtres vivants et non des simples golems. Aucune progéniture n’aura été observée, mais des vagissements auront été perçu dans les profondeurs de la caverne. Selon Naurimios, les Djânâmââ consacrent une grande partie de leur temps assis en tailleur, la nuque accolée aux parois à l’intérieure desquelles évoluent les terribles entités inconnues. L’explorateur apparente cela à une sorte de communion. Pour se nourrir, ils se contentent d’attendre que des excroissances organiques poussent à travers certaines failles dans les parois, ils mordent dedans et peuvent se contenter de quelques bouchées pour plusieurs cycles. Naurimios distingue trois catégories d’individus ; Les femelles, qui n’émergent que très rarement de l’abri des cavernes et sont d’une stature moindre que les autres, les mâles, qui arborent des traits humanoïdes rudimentaires et assurent la sécurité des cavernes. Enfin, il existe des Djânâmââ asexués, formant une caste de guerriers et dont les traits sont bien plus prononcés que les deux autres composantes de ce peuple. Maniant des javelines de cristal et se déplaçant rapidement et avec assurance d’un éclat cristallin à l’autre. Seuls à manifester des émotions violentes, comme les autres représentants de ce peuple, ils ne possèdent pas d’organe permettant une communication verbale.

Voyageurs : Les arpenteurs émergeant du Dédale dimensionnel sont peu nombreux à rallier le Domaine des Trônes. Il existe cependant des abris, non loin des principales sorties dominant le chaos rocheux d’Ânhêêl. Ils ont été aménagés par quelques âmes charitables qui consacrèrent du temps à préparer la venue d’autres voyageurs. Marquées par des signes communs à Sigil et à travers les Plans de la Roue, des alcôves contiennent ainsi des rations, parfois un mimir contenant des informations sur le Domaine, les outils indispensables, et tout le matériel pour arpenter les régions alentours.

Sites notables : Ânhêêl est un lieu inhospitalier, impropre à la vie et où bien peu d’arpenteurs planaires séjournent longtemps. Malgré cela, nombreux sont les individus dévorés par l’ambition et la soif de pouvoir qui viennent se risquer dans le Domaine des Trônes, espérant pouvoir atteindre l’un des sanctuaires où réaliser leurs rêves de domination.

Les Rûdrââ connaissent surtout le Temple de Syeruuth-Kenriith-Yunaar, l’un des premiers prophètes des Cinq, qui engendra l’une des plus puissantes lignées originelles. Son règne fut assuré par sa persévérance à suivre les visions communiquées par le Second des Sept, qui le guida alors jusqu’au Trône des Larmes gelées. Maître d’un vaste domaine sur le monde de Kaerynis, ses pouvoirs amplifiés par le Trône permirent de rapides conquêtes et l’obéissance de nombreux seigneurs des Rûdrââ, terrifiés par les capacités octroyées par Kyânhêê.

Le Temple est traditionnellement le sanctuaire Rûdrââ, celui par lequel la lignée du Second est fréquemment désignée sous le nom de Lignage des Larmes froides. Son Trône fut continuellement occupé durant près de trois millénaires, après quoi il ne fut plus jamais vu dans aucuns royaumes connus au sein de la Sphère de Kuraath-Mebnaagh. Les plus fervents sectateurs de Kyânhêê placèrent en ces lieux de terribles gardiens, imprégnés de cristaux de mebhaigl et d’une conscience partielle, mise en sommeil mais s’avivant à l’approche de tout visiteur.

Une volée de deux milliers de marches, toutes gravées d’un nom de prétendant au Trône des Larmes gelées, mène à un grand vestibule dont les parois ont été retravaillées par des centaines d’esclaves, qui périrent dans la démence en accomplissant leur œuvre en subissant les regards maléfiques des créatures scellées. La fresque ainsi travaillée représente la principale lignée Rûdrââ née des rituels sanglants commandés par Kyânhêê-des-Sept.

Ailleurs dans cette réalité existe un pic fait d’échardes cristallines sombres, à travers lesquelles aucune entité monstrueuse n’est visible, mais où à la place il est possible de contempler un terrible néant. L’Âârâm’Dânâmâât est le sanctuaire des dragons servant Kyânhêê-des-Sept. Bien plus petits que toutes les autres espèces draconiques au service des Sept, les Dânâmâât sont des changeurs de forme arpentant régulièrement la dimension des Trônes, afin de guider les mortels vers les lieux qui leur ont été assignés par l’entité régnante. Il n’y a jamais plus d’une douzaine de ces créatures au sein du grand sanctuaire fait de cavernes silencieuses, aux parois gravées de fresques mouvantes.

Les rares arpenteurs planaires à avoir pu apercevoir l’antre des Dragons de Çânhêê mentionnent d’épaisses flaques huileuses tombant de la voûte, jusqu’à former une douve profonde rendant toute approche terrestre impossible. Les dragons sont clairement des solitaires vaquant à leurs occupations, sans la contrainte d’une hiérarchie, contrairement aux autres espèces draconiques des dimensions des Sept.

L’Âârâm’Dânâmâât abrite également un passage planaire menant au Domaine des Ecailles, où se rassemblent tous les Dragons de Çânhêê. Seules les créatures draconiques peuvent traverser ce portail, qui est également protégé contre toute intrusion venant d’outreplan.

Vortex connus : Bien des chemins à travers le Dédale mènent à Ânhêêl. Kyânhêê-des-Sept en a voulu ainsi pour faciliter son ouvrage à travers le Multivers. La plupart de ces passages sont de nature physique et débouchent directement dans différentes régions du Domaine des Trônes, mais au moins deux passages planaires sont connus des arpenteurs, et sont considérés comme les moyens les plus sûrs pour échapper aux dangers de cette réalité.

L’Arbre des Jânâlât se dresse sur une hauteur d’échardes cristallines empilées sur une cinquantaine de mètres. Il s’agit en réalité d’un très ancien conduit astral, figé dans le Domaine des Trônes par d’antiques rituels et permettant un accès à cette réalité transitive. Toute la région autour de l’Arbre est saturée de magie, et il apparaît rapidement aux curieux que de puissantes protections préviennent tout aussi bien les incursions d’outreplan que les tentatives pour quitter Ânhêêl. Selon toute vraisemblance, seuls les Dânâmâât peuvent emprunter ce passage, et uniquement pour certaines missions au nom de Kyânhêê.

Le Lac de Xârû est une inquiétante étendue du même liquide huileux tombant des hauteurs, dont la surface est troublée par un mystérieux bouillonnement. S’immerger dans le lac permet à ceux qui survivent aux effets acides de cet élément d’émerger dans les flots de Vû’ââl’rêê, le Domaine des Filets. Mais le lac est occupé par une créature ancienne, un monstre nommé Xârû, doté de nombreux tentacules sécrétant un puissant acide, et attaquant certains arpenteurs planaires, pour en épargner d’autres.

Phénomènes magiques : Le Domaine des Trônes est connu pour ses conditions de vie inhospitalières et sa faune draconique foncièrement malveillante. Outre les coulées d’huile acide et les vents charriant des échardes cristallines, le principal phénomène menaçant les voyageurs est nommé le Miroir Djânâmââ, qui contraint ceux qui échouent à un jet de sauvegarde contre les sorts (malus de -4) à se plonger dans la contemplation d’un pan de cristal où apparaissent des monstruosités. En quelques jours, la forme physique du malheureux s’altère, tandis qu’un appendice de chair pousse dans son dos, cherchant à se relier au cristal et aux entités qui s’y cachent. La transformation en Djânâmââ prend 1d12 jours.

Altérations planaires : La magie divinatoire est ici altérée par la volonté de Kyânhêê-des-Sept, qui impose ses propres visions aux oracles imprudents. Tous les sorts, qu’ils soient de nature divine ou profane, sont comptés par leur incantateur comme si celui-ci était de 4 niveaux de classe inférieur à la normale.

Kûêm-Lââ, le Domaine abandonné

Autrefois désigné sous le nom de Domaine des Lames, Kûêm-Lââ n’est désormais plus qu’une étendue de rocaille vitrifiée, sous un ciel sombre et sans étoiles. De hautes montagnes délimitaient jadis le Plan d’existence, mais elles furent arasées par la fureur des Puissances de Cérilia, qui vinrent là châtier Nyânrêêl-des-Sept.

La violence du combat final altéra durablement les axiomes planaires et de violents phénomènes continuent à perturber le fragile équilibre dimensionnel. Plusieurs passages menant au dédale ont été scellés par des montagnes pulvérisées qui vinrent s’écraser en provoquant des séismes. Quelques-uns des anciens accès sont toutefois toujours praticables, et des arpenteurs planaires ont pu découvrir le Domaine abandonné post-cataclysme. Voyager est périlleux, principalement à cause de phénomènes climatiques se déclenchant soudainement, pour disparaître quelques instants plus tard.

Nyânrêêl-des-SeptPuissances : Nyânrêêl-des-Sept régna longtemps en ce lieu, mais sa trop grande ambition l’amena à sa perte. Grâce à ses Dâyânâât, elle chercha à infiltrer les sociétés brisées après la bataille du Mont Deismaar, sur le monde d’Aebrynis. Durant un temps, les dragons à son service emmenèrent des Héritiers devant leur maîtresse, qui fit forger de nombreuses lames damasquinées avec leur sang partiellement divin. Ayant longuement pu étudier les propriétés du mebhaigl depuis l’avènement de Vanuraa, Nyânrêêl voit dans cette nouvelle ère l’occasion d’étendre son influence au-delà du Dédale.

Les Puissances de Cérilia ne forment pas un panthéon unifié, et peu après Deismaar, les jeunes divinités apprennent encore à maîtriser leurs prodigieux pouvoirs. Les exactions de la mystérieuse entité planaire sont néanmoins remarquées, et trois Puissances traversent le Dédale pour la châtier. Belinik, Kriesha et Eloèle viennent en force, menant une horde de monstres et d’alliés démoniaques qui ravagent le Domaine des Lames, pillant le Temple des Sept pourfendeuses. Face à trois divinités, Nyânrêêl ne peut lutter et voit son essence éparpillée à travers tout le Dédale.

Depuis lors, le mythe de la Rôdeuse-aux-lames circule dans les galeries planaires. Il s’agirait des vestiges de Nyânrêêl, concentrés sous une forme incarnée qui serait proche de ce qu’était la Quasi-puissance avant son ascension. Solitaire et meurtrière, la Rôdeuse-aux-lames arbore sept épées aux propriétés toutes différentes et cherche activement à massacrer des porteurs de lignées divines cériliennes. La créature ne dialogue jamais et représente un adversaire mortel, face auquel peu d’arpenteurs peuvent se mesurer.

Natifs : Plus aucune forme de vie ne subsiste au sein du Domaine abandonné, mais il est connu que Nyânrêêl-des-Sept avait patiemment capturé et croisé de nombreux mortels, façonnant ainsi un peuple d’esclaves pour ses mines, d’où étaient extraient les bases de prodigieux alliages travaillés par des artisans sous la forme de lames. De tous temps, un conflit larvé existait entre le peuple Nyânâât et les esclaves des Baatezu, qui cherchaient de leur côté à faire le négoce du fer baatorien. Quelques communautés Nyânâât parvinrent à fuir le joug de leur maîtresse et s’établirent dans les galeries du Dédale dimensionnel des Sept. Après la destruction du Domaine des Lames, des Baatezu vinrent spécifiquement pour éradiquer toute trace de leurs adversaires, désormais privés de protection.

Voyageurs : Les arpenteurs planaires évitent le Domaine abandonné où plus rien ne subsiste, mais où subsistent encore bien des dangers. De nombreux passages vers les autres domaines impliquent cependant une traversée de cette désolation, et certains voyageurs ont balisés des pistes dans les régions les plus dangereuses, permettant ainsi à leurs successeurs d’accroître leurs chances de survie.

Sites notables : Le Domaine abandonné était autrefois semblables en apparence à n’importe quel royaume du Plan Matériel Primaire. Il ne reste rien, pas même des ruines, mais plusieurs phénomènes et vestiges existent encore, servant majoritairement de points de repères aux arpenteurs planaires.

La Porteuse-aux-lames-brisées est une colossale statue dont les six bras son brisés. Sept fourreaux d’épées dans son dos permettent de l’identifier comme étant l’ultime manifestation physique de Nyânrêêl. Des morceaux ont été projetés à plusieurs lieues de là, dénotant la violence des coups portés par les divinités cériliennes. Une petite forge a été installée dans l’ombre des pieds de l’incarnation pétrifiée, car la matière est en effet toujours imprégnée par des forces prodigieuses. Nul ne sait qui aménagea ce lieu, et seuls des maîtres peuvent espérer façonner une arme à partir du matériau extrêmement volatile.

Si jamais un arpenteur planaire parvient jusque-là, il découvrira que même les trois divinités d’Aebrynis ont laissées leur empreinte dans toute la région. Forger une arme à partir du corps de Nyânrêêl-des-Sept fera brièvement renaître l’apogée de la bataille divine tout autour de l’artisan, un phénomène propre à faire vaciller le plus solide des esprits.

La Montagne lacérée est ce qu’il reste d’un haut sommet, qui fut réduit à un chaos rocheux marqué par la magie des Ombres d’Eloèle. Plusieurs carcasses de dragons gisent au milieu des décombres, mais le phénomène le plus marquant du lieu reste de larges déchirures marquant la trame même de la réalité et desquelles suinte une vapeur faite de ténèbres glacées. Suffisamment larges pour laisser passer un humanoïde de taille moyenne, les déchirures furent autant de coups portés par la Dame des Ombres, et elles continuent à fragiliser ce qu’il reste de la montagne, les éboulements sont donc encore fréquents.

Passages vers le Monde des Ombres, les déchirures sont suffisamment stables pour être cartographiées par une poignée d’arpenteurs planaires qui les empruntent afin de revenir rapidement vers le Plan Matériel Primaire, grâce à des pactes avec les entités de cette sombre réalité.

Vortex connus : Outre les déchirures de la Montagne lacérée, des voyageurs commencent à mentionner un autre phénomène planaire, connu sous le nom de Hurlement de Kriesha. Il s’agit d’une tornade excessivement violente grâce à laquelle ceux qui survivent peuvent traverser un portail les menant en un lieu aléatoire au sein de la Sphère des Lignées. La tornade apparaît soudainement et ne se maintient qu’un bref instant, ceux qui souhaitent profiter de ses propriétés peuvent ainsi longuement errer à travers l’étendue dévastée du Domaine abandonné.

Phénomènes magiques : Les zones de magie morte alternent avec celles de magie entropique. La bataille divine a provoquée tant de dommages que la trame même de cette dimension en est affectée. Pour le voyageur cherchant à traverser Kûêm-Lââ, tout ce qu’il est possible d’imaginer comme mésaventure peut survenir à n’importe quel moment.

Altérations planaires : Toutes les forces peuvent être altérées, aussi bien à l’avantage d’un arpenteur qu’à son plus grand désavantage. Même un Entropiste peinera ici à maîtriser les énergies environnantes, et les plus étranges phénomènes planaires peuvent se manifester à tout instant.

Çânhêê, le Domaine des Écailles

Les arpenteurs planaires émergeant du Dédale découvrent une longue succession de vastes cavernes, dont les voûtes disparaissent derrière un épais nuage de vapeurs brûlantes. En ces lieux, l’horizontalité n’existe pas, et le sol, s’il en existe un, est également dissimulé sous une épaisse brume surchauffée. Mais Çânhêê reste un univers minéral, avec sa multitude de pics rocheux parfois si serrés qu’ils donnent l’impression d’approcher d’une muraille de pierre sombre.

C’est là le domaine de Dâjâlâât-des-Sept, une sinistre entité quasi-divine régnant sur d’antiques lignées draconiques, perverties par ses pouvoirs et se querellant sans cesse pour une vaine suprématie territoriale. Les Dragons de Çânhêê sont les principaux émissaires des Sept depuis plusieurs millénaires, redoutables et particulièrement intelligents, ils amènent subtilement la corruption de leurs maîtres partout à travers les mondes du Plan Matériel Primaire. Leurs antres au sein du Domaine des Ecailles sont de grands palais où s’accumulent richesses matérielles, mais surtout les âmes d’infortunés mortels, offertes en sacrifice à Dâjâlâât, qui reste ainsi la plus influente entité parmi ses pairs.

Hormis qu’il n’existe pas de surfaces horizontales à travers Çânhêê, les conditions climatiques et les lois planaires sont identiques à celles régnant dans le Plan Matériel Primaire. Des vents chauds forment de complexes courants aériens, favorisant les déplacements des dragons sur de très longues distances, et de nombreuses cavernes abandonnées offrent autant de haltes. Eau et végétation sont absentes de cette dimension, dominée par les forces de l’air et de la roche, et bien des voyageurs ont péris en recherchant ses ressources inexistantes.

Dâjâlâât-des-SeptPuissances : Dâjâlâât-des-Sept règne sans partage sur le Domaine des Ecailles, elle ne se manifeste que rarement et délègue son autorité à sept Mandatés draconiques, en charge de guider les clans de Çânhêê. Lorsqu’il lui faut se manifester physiquement, la Grande écailleuse prend l’apparence d’un dragon d’une taille démesurée, à l’échine hérissée de piquants et au crâne orné de six yeux imprégnés d’un halo carmin. Un septième œil, toujours fermé, surmonte les autres, et il se dit que lorsqu’il s’ouvrira, une vague sans pareille de pure malfaisance traversera les mondes du Plan Matériel Primaire.

Les quelques sages ayant étudiés les Sept et leur influence à travers les âges notent tous que si Dâjâlâât est incontestablement la maîtresse des dragons, son aura divine apparaît comme la moins intense au sein de ce panthéon. Pour certains, cela vient du fait qu’elle est la seule à partager son pouvoir entre plusieurs Mandatés, imprégnant même certains serviteurs draconiques de dons divins. D’autres pensent qu’un fragment de son essence est contenu dans son septième œil, et qu’il servira à l’accomplissement d’une terrible prophétie apocalyptique.

Natifs : Sept clans draconiques se partagent le Domaine des Ecailles, sept lignées anciennes, imprégnées par les pouvoirs divins de Dâjâlâât-des-Sept. Terribles créatures planaires sans liens évidents avec les autres espèces draconiques du Plan Matériel Primaire, les Dragons de Çânhêê servent tous la Grande écailleuse mais sont également vassaux des autres entités du panthéon. Les Dâsâmâât sont les seuls à servir exclusivement Dâjâlâât, ils sont de fait les plus favorisés au sein de Çânhêê, les plus nombreux, mais également les plus belliqueux. Dotés d’un seul œil, de griffes puissantes et d’une extraordinaire agilité en vol, leurs pouvoirs magiques sont par contre moins importants que ceux des autres clans.

Les Dânâmâât possèdent deux yeux écarlates et sont les plus petits représentants de leur espèce, ils sont également d’excellents changeurs de formes, et aiment patiemment étudier les peuples qu’ils vont chercher à influencer au nom de leur maître, Kyânhêê-des-Sept, maître du Domaine des Trônes.

Les Dâkânâât sont les serviteurs de Kyônôôr, le Corrupteur des lignées. Ils possèdent trois yeux, chacun imprégné par un pouvoir basé sur l’illusion, et cultivent soigneusement une apparence les rapprochant des dragons du monde d’Aebrynis, auxquels ils se mélangent pour influence les peuples de ce monde. Peu concernés par les conflits territoriaux au sein du Domaine des Ecailles, leur clan ne compte que peu de membres.

Les Dâtâlâât servent Âsânhêê, l’Immuable fléau démonique. Liés depuis toujours au monde de Kaerynis, ils sont les gardiens des traditions mystiques de l’ancien Empire des Cornes de glace, qu’ils essaient de rétablir parmi les clans Kînâlââ. Ennemis des Baatezu, ils agissent le plus souvent dans l’ombre, mais peuvent tenir tête aux plus puissants diables.

Les Dânârâât ont cinq yeux et servent Tuânlâât, maître du Domaine des Filets, ils n’ont pratiquement aucune interaction avec les mortels du Plan Matériel Primaire et préfèrent se regrouper sous les flots de Vû’ââl’rêê, où ils peuvent comploter contre le reste du Multivers. Extrêmement puissants physiquement, les Dânârâât disposent de pouvoirs magiques variés et souvent magnifiés par Tuânlâât.

Les Dâyânâât formaient jadis un clan puissant, et leurs six yeux leurs conféraient autant de pouvoirs destructeurs. Ils servaient Nyânrêêl, maîtresse du Domaine des Lames, jusqu’à ce que cette dernière soit vaincue après un terrible combat l’opposant aux jeunes Puissances du panthéon Cérilien. Les dragons participèrent tous à la bataille, et leur enveloppe physique fut vaporisée par l’onde de force qui transforma le domaine en une dévastation aride. Seule la volonté de Dâjâlâât permis aux Dâyânâât de survivre au sein du Dédale, sous la forme de dragons spectraux aux pouvoirs amoindris mais néanmoins conséquents.

Enfin, les Dâjâmâât forment certainement le clan le plus puissant de Çânhêê, chaque individu disposant d’un pouvoir majeur pour chacun de ses sept yeux. Serviteurs de Tyânlâât le Couronné, ils arpentent le Dédale afin de trouver de nouveaux passages vers des mondes où leur maître pourrait exercer son influence sur des peuples sans défense. Très indépendants, les Dâjâmâât n’ont pas grand intérêt à s’impliquer dans les conflits propres aux autres serviteurs des Sept, plusieurs préfèrent s’établir sur un monde et en prendre le contrôle.

Voyageurs : Les arpenteurs planaires sont peu nombreux à venir se risquer dans le Domaine des Ecailles, les Dragons de Çânhêê y règnent sans partage et dans le meilleur des cas, se contentent de dévorer les visiteurs. Des ruines existent aux abords des accès vers le Dédale, elles témoignent de l’existence de petites communautés qui parvinrent en leur temps à trouver un accord avec les habitants de cette dimension. Selon les objets et inscriptions laissées dans la pierre, il s’agissait de Kobolds et autres créatures liées par le sang à une espèce draconique. Malheureusement pour ces courageux colons, aucun Dragon de Çânhêê n’a jamais respecté un pacte.

Sites notables : Le Domaine des Ecailles s’avère bien plus vaste que les autres dimensions dominées par les Sept. Les dragons de Dâjâlâât contrôlent de vastes territoires particulièrement anciens, certains disent qu’ils forment le peuple le plus vieux à servir les mystérieuses entités. Les clans en eux-mêmes n’ont guère évolués dans leur forme, et les incessants conflits ont limités la création d’une unité au sein de leur société. Malgré tout, de nombreux sites sacrés et phénomènes planaires sont apparus au fil du temps, attirant souvent des arpenteurs en mal d’aventure.

Au cœur du territoire Dâjâmâât se trouve la Moire du Sombre éther, un passage planaire stabilisé par d’antiques rituels et occupant le centre d’une caverne à ciel ouvert, au sommet du Pic de Kâlnââstârââm. Les énergies du Dédale dimensionnel des Sept se combinent ici aux forces du Plan Ethérée, créant un passage vers la Bordure de ce dernier. Les membres du clan transitent par ce biais pour rallier plus rapidement des mondes connus au sein du Plan Matériel Primaire, en leur évitant un cheminement hasardeux à travers les méandres du Dédale.

Seuls ceux ayant reçu la marque de Dâjâlâât-des-Sept peuvent espérer pouvoir transiter dans une relative sécurité via la Moire du Sombre éther, les forces combinées ne se mélangeant pas harmonieusement, les phénomènes violents sont fréquents. Traditionnellement, les Dragons de Çânhêê inscrivent dans les parois de la caverne des notes indiquant les mondes reliés par la Moire, nul mortel n’a encore pu contempler ce lieu, beaucoup d’ailleurs s’interrogent sur les moyens employés par les Dâjâmâât pour se répandre si facilement à travers les Sphères de cristal, mais une rumeur voudrait que plusieurs centaines de planètes soient mentionnées dans la plus haute des cavernes du Pic de Kâlnââstârââm.

Les Cavernes froides d’Âsânhêê sont autant des geôles que des sanctuaires pour le clan Dâtâlâât. Il se dit de ces lieux que toutes les connaissances mystiques dérobées aux Baatezu sont regroupées dans les plus profondes cavernes, sous la protection de dragons non-morts, imprégnés par les dons de l’Immuable fléau démonique. Les Dâtâlâât amènent également là les dépouilles des démons qu’ils ont affrontés, et qui indiquent le rang de chacun au sein du clan.

Véritable forteresse éloignée de tous les accès menant au Dédale, le Pic de Mâlnâkâârât est en outre un gigantesque temple dédié à Dâjâlâât-des-Sept, qui s’intéresse aux nombreux usages liés à l’essence démoniaque des prisonniers. Au moins un Gelugon serait enfermé là depuis plusieurs siècles, et transmettrait de temps à autre des secrets de son peuple.

Vortex connus : Chacun des sept clans draconiques disposerait de son propre passage planaire outrepassant les méandres du Dédale dimensionnel des Sept, mais de tels portails, comme la Moire du Sombre éther du clan Dâjâmâât, impliquent de grands dangers, et d’importantes dépenses d’énergie magique. Généralement situés au cœur des territoires claniques, ces mythiques passages sont réservés à l’usage exclusif des Dragons de Çânhêê.

Phénomènes magiques : Au sein du Domaine des Ecailles, les conditions climatiques sont très semblables à celles d’une chaîne montagneuse en très haute altitude. Dâjâlâât est connue pour avoir une maîtrise totale sur les vents, et peut ainsi former de véritables remparts d’air glacial.

Aucun arpenteur planaire n’en a conscience, mais les nuages de brumes accrochés à la voûte des cavernes formant cette dimension contiennent des vapeurs condensées formant sur la roche des filets d’une eau chaude et au goût de soufre. C’est bien là l’unique source liquide disponible, qui possède en outre la propriété de protéger ceux qui s’y abreuve contre les pouvoirs d’illusion des Dragons de Çânhêê.

Altérations planaires : Dâjâlâât-des-Sept ayant un contrôle total sur les forces de l’Air au sein du Domaine des Ecailles, aucun mage ne peut puiser dans cette énergie, pas même avec une clé de sort. Tous les pouvoirs liés au Feu sont en outre comptés comme si le niveau de classe du lanceur de sort était réduit de -4.

Cyânh-Rêên, le Domaine des Couronnes

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La voûte de cette vaste caverne disparaît dans un ciel nocturne parsemé d’étoiles écarlates formant de singulières constellations, et illuminant une plaine herbeuse sur laquelle souffle un vent chaud. Un inquiétant silence règne en ce lieu, car à l’exception de quelques prédateurs originaires d’outreplan, le Domaine des Couronnes ne possède pas de faune lui étant propre. La plaine est vallonnée, et après quelques jours de marche, une forêt marécageuse marque la limite physique du Demi-plan. Aucun soleil n’apparaît jamais, seule la pénombre règne sur la plaine, et même pour un individu dépourvu de la capacité de voir sous un tel ciel nocturne, l’absence de relief offre une vue dégagée sur une grande distance.

Rares sont les voyageurs à se risquer dans Cyânh-Rêên, car celui des Sept qui règne en ce lieu est connu pour sa grande générosité, le poussant à facilement offrir de puissantes couronnes magiques, assurant à leur porteur la domination sur leur peuple, mais amenant surtout des catastrophes sans fin sur eux. Les exemples connus d’imprudents qui vinrent quémander un fragment de pouvoir sont nombreux, et les désastres qui suivirent leur règne ont marqués l’Histoire.

Puissances : C’est au cœur de Cyânh-Rêên que se tient Tyânlâât le Couronné, une Quasi-puissance dont la forme physique esTyânlâât-des-Septt une colossale statue de granit veiné d’obsidienne, représentant une entité massive, dotée de trois jambes et six bras. Dans ses mains griffues à sept doigts sont exhibées des couronnes forgées dans des alliages inconnues, et dans lesquelles est visiblement éparpillée son essence divine. Au-dessus d’un long cou sans tête flotte une septième couronne, irradiant d’un halo écarlate illuminant les alentours, où se dressent plusieurs palais en ruines.

Tyânlâât ne s’est plus manifesté depuis quelques siècles, mais sa volonté est omniprésente à travers le Domaine des Couronnes, se manifestant sous la forme de rêves et de visions de puissance. Bien des sages notent cependant l’influence de ce membre des Sept, en des lieux où des couronnes qu’il octroya marquèrent les cultures locales. Là où les reliques ne purent pas être détruites, de faibles volontés sont toujours tentées par le Couronné.

Une autre Puissance a établi son Royaume au sein du Domaine des Couronnes, il s’agit de Chaldela de la Chasse, une divinité mineure autrefois liée au monde de Rolunac, dans la Sphère Ancienne. Le Marécage Sajaya est son territoire, peuplé par d’étranges Suppliants semblables à des Sauriens aux écailles sombres, mais dont l’enveloppe ne renferme qu’une brume verdâtre. Les ruines d’une grande métropole émergent encore des eaux marécageuses, mais la forêt prédomine, avec ses puissantes racines brisant les dallages décorés de symboles gravés anciens. La déesse rôde dans ces ruines, une longue lance à la pointe d’obsidienne en main, traquant les intrus pour ensuite les sacrifier à son peuple silencieux. Le lien entre cette Puissance d’un monde du Plan Matériel Primaire et Cyânh-Rêên peut sembler bien mystérieux, mais certaines fresques rongées par les moisissures et disséminées dans les ruines montrent Chaldela arborant une couronne de métal, assise sur un trône fait d’ossements. Selon toute vraisemblance, la Puissance aurait ainsi acceptée un don de Tyânlâât, et en aurait payé le prix. La Couronne de Chaldela est restée sur le monde de Rolunac, et il se dit que seul son retour dans Cyânh-Rêên permettrait à la déesse de retrouver sa gloire d’antan.

Natifs : Le Domaine des Couronnes accueille des individus d’espèces très variées, mais ayant fini par former un seul et même peuple, celui des Âân’lâât, plus communément nommés les éternels pèlerins. Beaucoup les prennent pour des Suppliants de Tyânlâât, car ils semblent incapables de se détourner de leur longue errance à travers la plaine, mais ils sont bien les descendants de voyageurs planaires. Nomadisant en groupes d’une dizaine d’individus, les Âân’lâât se caractérisent principalement par une étrange excroissance osseuse autour de leur crâne. Toutes les capacités surnaturelles dont disposaient leurs ancêtres ont disparues, remplacées par des pouvoirs liés à six différentes lignées.

Les Âân’lâât errent à travers la plaine, à la recherche de la Couronne perdue, une relique sacrée de Tyânlâât qui semble avoir unifiée leurs ancêtres, mais provoqua également leur ruine. La malédiction des éternels pèlerins les contraint à suivre des pistes mille fois empruntées, sans jamais s’en détourner. Malgré tout, leur société a su perdurer et les communautés se retrouvent régulièrement aux pieds de la manifestation physique du Couronné, pour échanger ressources et connaissances, mais surtout pour implorer la divinité de lever la malédiction.

Les six lignées Âân’lâât semblent pendant un temps avoir formées autant de castes aux fonctions bien définies, une légende ancienne parle même d’une grande cité dans les collines, où le dernier de leurs Rois envisageait de retourner dans les Plans de la Roue. Mais depuis qu’ils ont adoptés leurs traditions nomades, les Âân’lâât ne considèrent plus leur lignage comme important, et s’unissent sans se soucier des pouvoirs dont leur progéniture héritera. Les Sâ’âl possèdent un don inné pour soigner leurs compagnons de route, mais ils ne peuvent que transférer ou répartir entre plusieurs autres les plaies les plus graves. Les Nâ’âl sont capables d’amplifier ou de diminuer les tornades qui surviennent régulièrement sur la plaine, ils doivent cependant unir leurs forces pour dissiper complètement un tel phénomène. Les Kâ’âl peuvent acquérir des traits animaux mais voient leur esprit s’altérer à chaque usage de leur don. Les Gâ’âl sont des oracles liés à Tyânlâât, qui les prévient des dangers sur leur chemin, mais favorise également les plus sombres prédictions. Les Tâ’âl peuvent faire croître des pousses végétales comestibles, mais en sacrifiant toute végétation autour d’eux. Enfin les Mâ’âl peuvent sentir la présence de différents minerais dans les collines, mais deviennent obsédés par eux tant qu’ils n’ont pas été exploités.

Les pouvoirs hérités des lignées Âân’lâât sont les seules capacités magiques employées par ce peuple, bien que les lois planaires du Domaine des Couronnes n’empêchent pas l’usage de nombreuses forces et principes mystiques, il apparaît que les éternels pèlerins montrent une certaine aversion face aux démonstrations magiques qui menèrent pourtant leurs ancêtres dans cette dimension.

Face aux arpenteurs planaires, les Âân’lâât se montrent généralement méfiants, mais offrent malgré tout le gîte et le couvert. Ils parlent facilement de Cyânh-Rêên et de leur peuple, mais ignorent presque tout du reste du Dédale dimensionnel des Sept. Tyânlâât est pour eux une sinistre puissance, source de leur malédiction, mais ils savent que leurs mises en garde quant au pouvoir corrupteur de la divinité sont inutiles, ceux qui parviennent à traverser le dédale jusque-là viennent pour quelque chose, et les Âân’lâât savent pouvoir troquer leurs informations contre de précieuses ressources.

Voyageurs : L’influence de Tyânlâât-des-Sept est telle que nul arpenteur planaire n’a encore fait le choix de séjourner durablement dans Cyânh-Rêên. Il existe quelques vestiges de haltes en pierres empilées, aux abords des passages donnant sur le dédale, mais ils ne servent guère qu’à se protéger des tornades les plus violentes.

Les Âân’lâât ont cependant accueillit plusieurs voyageurs égarés, qui semblent avoir résisté aux tentations offertes par Tyânlâât. Ces individus se sont facilement intégrés parmi les communautés nomades, apportant des connaissances et des objets de pouvoir depuis lors considérés comme des reliques.

Les éternels pèlerins ont également le souvenir de mystérieux visiteurs, qui apparurent un peu partout dans la plaine, dans un court laps de temps. Les Tââ’lâât ne furent jamais très nombreux, mais il en apparaît encore de temps à autre. Tombés des étoiles, les membres de ce peuple sont physiquement très semblables aux Âân’lâât dans leur diversité, ils semblent cependant insensibles aux visions tentatrices de Tyânlâât-des-Sept, bien que leur simple présence amplifie leur puissance pour ceux qui se trouvent autour d’eux. Les Tââ’lâât ne parlent jamais du lieu d’où ils viennent, bien qu’ils arborent des vêtements et parures d’un grand raffinement. Ils ne portent pas d’armes mais maîtrisent une forme rudimentaire d’évocation leur permettant de susciter des éclairs d’énergie. Ils ne viennent que pour faire du négoce avec les Âân’lâât et se tiennent à prudente distance de la forme physique de Tyânlâât. Après un bref séjour dans la plaine herbeuse, les Tââ’lâât se contentent de disparaître, retournant sans doute dans leur domaine céleste.

Sites notables : Cyânh-Rêên est un lieu connu de nombreux peuples à travers le Multivers, source d’une terrible corruption, creuset de malédictions pouvant dévaster des mondes, le Domaine des Couronnes attira de tous temps d’intrépides et ambitieux arpenteurs planaires. Certains parvinrent même à bâtir de grands édifices dans l’ombre de la manifestation physique du dieu.

Le Palais du Yozoon-Kwataï est un ensemble de bâtiments dont l’architecture Illithid dissuade à elle seule la plupart des voyageurs. Les dômes aux vitraux de verre noir ont tous été brisés, et une grande force semble s’être déchaînée au cœur de la structure centrale. Le palais était celui d’une puissante liche illithid, qui dans sa quête du pouvoir succomba aux murmures de Tyânlâât-des-Sept. Durant mille ans, le Yozoon-Kwataï imposa son règne sur plusieurs mondes des Anciens Domaines Reigar, grâce à la Couronne de la Suprême volonté. Nul ne semblait pouvoir s’opposer à ce terrible fléau, mais le pouvoir corrupteur obtenu dans Cyânh-Rêên se déchaîna soudainement, faisant pleuvoir mille catastrophes qui réduisirent à l’état de ruines toutes les grandes métropoles, et à l’état de cendres toute la population du vaste empire stellaire. Le palais est l’ultime témoignage d’une ère oubliée de tous, il renferme encore bien des cryptes protégées par des glyphes psioniques, et les curieux peuvent y découvrir une civilisation entière, éradiquée en une brève journée par le pouvoir de l’une des couronnes de Tyânlâât-des-Sept. Cette dernière se trouve toujours au sein du Plan Matériel Primaire, égarée entre les mondes, mais servant de lien à la sinistre entité qui peut ainsi influer sur les ambitions des plus vils.

Le Village Âân’lâât est une grande halte aménagée dans un ensemble de collines, à plusieurs jours de marche de la manifestation physique du dieu. Les premières générations Âân’lâât qui décidèrent de s’adapter à leur nouveau foyer décidèrent de creuser les collines, suffisamment loin de l’inquiétante et colossale statue, tout en restant malgré tout en vue de celle-ci. Ils aménagèrent entrepôts et habitations et purent même rassembler quelques animaux égarés à la lisière de la forêt, créant un troupeau d’herbivores. Toutes ces initiatives déplurent clairement à Tyânlâât, qui déchaîna son pouvoir contre les intrus. Les Âân’lâât qui leurs succédèrent évitent toute la région autour du village, mais les voyageurs pourront y trouver un abri sûr, ainsi que des provisions séchées.

Les premiers Âân’lâât laissèrent également des tablettes d’argile sur lesquelles ils gravèrent les récits de leurs périples à travers le dédale. Cette somme de connaissances sera extrêmement utile à n’importe quel arpenteur planaire, bien qu’il faudra consacrer beaucoup de temps à sa transcription sur un support moins fragile.

Vortex connus : Comme pour le reste du Dédale dimensionnel des Sept, Cyânh-Rêên ne possède aucune connexion avec les autres plans d’existence. Il faut obligatoirement arpenter les méandres physiques du dédale pour rallier le Domaine des Couronnes. Une rumeur circulant parmi les Âân’lâât voudrait cependant que les vestiges du Palais du Roi Lyonir le Transfigurateur abrite encore une allée de statues représentants de majestueux Célestes aux ailes déployées, forgées dans des alliages sertis de runes. En réalité, les statues renfermeraient chacune l’essence d’un être des Plans Supérieur, dans laquelle le Transfigurateur, aidé de la Couronne de Mortessence, pouvait dit-on puiser pour ouvrir des passages menant où bon lui semblait. Le palais est particulièrement piégé, et nul n’a encore trouvé cette fameuse allée de statues.

Phénomènes magiques : Le Domaine des Couronnes peut sembler hospitalier pour qui arpente depuis longtemps le Dédale dimensionnel des Sept, mais la vaste plaine aux herbes sombres recèle un véritable danger pour ceux qui la découvre. Les Âân’lâât nomment le phénomène du nom de câm’shâr, le Vent capturant, il s’agit du vent ordinaire soufflant sur la plaine, et provoquant un phénomène hypnotique laissant ses victimes amorphes, l’esprit totalement ouvert aux visions de Tyânlâât. Les Âân’lâât découvrent de temps à autre ces malheureux, en train de dépérir debout au milieu de la plaine, ils prennent soins de ceux ayant suffisamment de forces pour vivre, mais savent qu’une fois touchés par le câm’shâr, les voyageurs restent fragilisés tant qu’ils séjournent dans Cyânh-Rêên.

Altérations planaires : Toute forme de divination est ici neutralisée. Seuls ceux des Âân’lâât de la lignée Gâ’âl peuvent accomplir des augures, avec cependant des résultats fortement influencés par la volonté de Tyânlâât. Une clé de sort existerait, consistant en une pinte de sang d’un Gâ’âl pour chaque niveau du sort de divination devant être incanté, mais même ainsi, un mage devrait se considérer comme de trois niveaux inférieurs à la normale.

Si la magie de l’Air est plus intense dans le ciel de Cyânh-Rêên, seuls des Elémentalistes maîtrisant des connaissances mystiques supérieures peuvent espérer tirer un avantage de cette puissance. Seuls eux en effet comptent leurs sorts basés sur l’Air comme étant de deux niveaux supérieurs à la normale.

Yânhêêl, le Domaine des Cornes

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Les passages du Dédale menant jusqu’à cette caverne donnent tous sur des surplombs dominant une étendue de rocailles agrémentée par des bassins étagés contenant un ichor noirâtre bouillonnant. L’air est difficilement respirable, saturé de nuées empoisonnées, tandis que des hurlements stridents montent de nulle part, empêchant même les plus endurcis de prendre du repos. La végétation se résume à des vignes-rasoirs et autres plantes agressives que les arpenteurs planaires retrouvent dans les Plans Inférieurs de la Roue. Fort heureusement, il n’existe pas de faune locale, qui serait autrement à l’avenant de tout le reste du domaine.

Un lien puissant unit Yânhêêl au Monde Obscur et les passages sont nombreux, certains ont même été cartographiés par des aventuriers. Mais c’est surtout la sensation d’être épié qui va retenir l’attention des voyageurs. Une entité malfaisante observe en effet quiconque s’aventure à travers le Domaine des Cornes, perturbant toute pensée bienveillante, murmurant des paroles inintelligibles, semblant même parfois provoquer des phénomènes magiques mineurs autour de ceux cherchant à soutenir leurs compagnons d’infortune.

Et bien entendu, Yânhêêl est connu pour attirer les arpenteurs planaires en quête de reliques infernales, prétendument scellées dans les Sept Cornes, de hautes constructions d’obsidienne disséminées à travers la caverne et protégées par de puissants glyphes que nul démon ne peut espérer briser. Les Cornes sont des monuments à la gloire d’Âsânhêê, l’Immuable fléau démonique, une étrange entité dont le nom est mentionné à travers l’histoire de nombreuses cultures à travers les Sphères Connues, mais également sur des mondes des Anciens Domaines Reigar. Il se dit que son domaine serait une geôle pour de puissantes et anciennes créatures infernales dont il se nourrirait.

Âsânhêê-des-SeptPuissances : Âsânhêê est sans doute la plus singulière entité membre des Sept et il se dit que même ses pairs redoutent son terrifiant pouvoir. Contrairement aux autres forces supérieures régnant dans le Dédale dimensionnel, l’Immuable fléau démonique est fréquemment perçu comme un protecteur face aux hordes infernales par les mortels. Il apparaît représenté à travers l’histoire de dizaines de cultures anciennes, jamais sous la même forme, mais toujours porteur de son titre. En réalité, Âsânhêê n’est intéressé que par les plus puissantes créatures démoniaques, dont il semble qu’il se nourrit à intervalles réguliers. Mais même ce surprenant régime n’est apparemment qu’un à-côté pour la véritable source de son pouvoir quasi-divin. L’Immuable fléau démonique serait en effet capable d’absorber les propriétés des artefacts forgés dans les enfers, combinant leurs capacités pour les retourner contre ceux qui aidèrent à leur conception.

Une rumeur veut que le Cinquième-des-sept soit apparenté aux mystérieux Arcanes, à qui l’ont prêtent parfois un pouvoir similaire. A priori, rien ne permet de lier ce peuple à Âsânhêê, mais des sages ont cependant notés que les affaires des Arcanes cessent pratiquement toujours peu avant la venue de l’Immuable fléau démonique sur un monde conquit par les démons ou les diables.

Natifs : Outre les terrifiants dragons Dâtâlâât, qui ne séjournent que rarement dans le Domaine des Cornes, lui préférant les étendues gelées du monde de Kaerynis, la vaste caverne abrite une population de nomades arpentant les étendues dévastées de Yânhêêl. Descendants de kînâlââ égarés dans le Dédale des Sept, ces mortels parvinrent à s’adapter aux difficiles conditions locales et virent leur lignée surnaturelle renforcée par les forces étranges de Yânhêêl. La survie de ceux du Clan Lâyââc dépend entièrement des lézards géants que leurs ancêtres amenèrent avec eux, les pânrâc. Les coutumes et marquages claniques indiquent clairement une ascendance liée au Clan kînâlââ des Lâtââ, sur le monde gelé de Kaerynis, et malgré l’isolement, les nomades ont su préserver toutes les traditions de leurs parents. La communauté est forte d’un millier d’individus, parfaitement adaptés aux rudes conditions locales et semblant préservés des menaces mystiques pesant sur le Domaine des Cornes. N’îôtîî (planaire kînâlââ ♀/ Rôdeuse dédalienne 16/ Lignée kînâlââ majeure/ NB) est la Rânfââr du clan ainsi que la plus redoutable membre de sa caste. Les Rôdeurs dédaliens forment une élite de guides et chasseurs en mesure d’arpenter non seulement le domaine, mais également le reste du Dédale avec de bonnes chances de survivre à ces dangers. Ceux qui survivent aux rigueurs de ce labyrinthe planaire en viennent souvent à louer le nom des Lâyââc, qui les ont sauvés des plus mortels dangers connus. N’îôtîî et les siens ont fait le choix de vivre durablement au sein du Domaine des Cornes, malgré les conditions épouvantables qui leurs permettent cependant de s’endurcir dès le plus jeune âge. Plus important encore, leurs nombreux ennemis rechignent à venir les traquer dans l’étendue désertique, où règne des forces hostiles.

Il est fréquent que les kînâlââ se voient menacés par un dragon Dâtâlâât désireux de se nourrir, mais alors que durant de nombreuses générations, les pertes du clan paraissaient inéluctables, l’émergence de N’îôtîî et de ses Rôdeurs dédaliens provoqua un certain équilibre avec la mort de plusieurs dragons. Depuis peu, les Dâtâlâât cherchent à former une alliance pour frapper les nomades sillonnant le territoire de leur maître, sans toutefois parvenir à faire taire leurs dissensions. Les Lâyââc ont bien conscience de ce grand danger pesant sur eux, et les rôdeurs arpentent activement le Dédale dimensionnel des Sept à la recherche d’alliés et de pouvoirs en mesure de tenir les créatures en respect.

Voyageurs : Alors que le domaine est connu pour être parmi les lieux les plus redoutables du Dédale, les arpenteurs planaires viennent nombreux afin d’éprouver les protections magiques des Cornes. La quête des reliques infernales amène également son lot d’entités supérieures avides de pouvoirs anciens. Il n’est ainsi pas rare de croiser un aventurier égaré dans l’immensité hostile de Yânhêêl, guidé par une carte antique jusqu’aux grandes structures scellées. Ces individus disposent d’informations fragmentaires et pour la plupart, minimisent les dangers liés au Domaine des Cornes. D’autres ont en outre des motifs bien plus sombres que la simple recherche de reliques, et tenteront de manipuler les égarés en n’hésitant pas à les sacrifier pour obtenir de sinistres connaissances.

Sites notables : Yânhêêl est un lieu hostile à la vie où des forces cachées œuvrent pour blesser et tuer ceux qui viennent fouler son sol sans préparation. En dehors des Cornes, qui sont d’immenses structures n’ayant jamais été pénétrées par quiconque, d’autres lieux singuliers existent à travers l’étendue rocailleuse du Domaine des Cornes.

Connu des seuls Lâyââc, le Sanctuaire Nandruu est un lieu maudit où même les forces de Yânhêêl semblent s’atténuer, pour céder le pas à une conscience bien plus sombre. Nandruu est l’un des anciens noms d’Azraï, et ce sanctuaire est connu pour être lié au Monde Obscur. Construit dans une pierre sombre veinée de cristal rouge, le bâtiment est un autel semblable à ceux qui se voient encore le long des routes de l’antique Adurie, sur le monde d’Aebrynis. Aucune statue ne trône sur le dais d’obsidienne gravé d’étranges symboles démoniaques, mais il arrive qu’une forme d’ombre se manifeste parfois, sous l’apparence d’un guerrier anduu des temps anciens.

Le Sanctuaire Nandruu est surtout connu des arpenteurs planaires pour son lien sporadique avec le Domaine de la Corne Obscure, là où les anciens adorateurs d’Azraï vénéraient l’Esprit protecteur des Flammes, une précédente incarnation chamanique de la sombre divinité. Il est probable que ces anduu primitifs migrèrent au sein de Yânhêêl et cherchèrent à convoquer leur totem, sans grand succès apparemment, car à quelques lieues du sanctuaire se trouve une large fosse jonchée de squelettes aux os brisés. Bien que plusieurs aventuriers espérant rallier le monde d’Aebrynis par le biais de ce lieu se retrouvèrent finalement dans les ombres mouvantes du Monde Obscur, le passage est connu comme une porte relativement sûre.

La Corne fendue est la preuve que certaines forces peuvent s’exercer efficacement contre les hautes structures façonnées par Âsânhêê. Une large fissure a en effet éventrée de nombreuses salles, fragilisant la Corne sans pour autant la mettre à bas. La plupart des arpenteurs planaires viennent de préférence en ce lieu, estimant l’accès aux hypothétiques reliques infernales plus aisé. Il n’en ai rien. En effet, de nombreux niveaux de la Corne fendue abritaient visiblement de somptueux appartements, alternant avec des salles de torture et des geôles pour de puissantes et mystérieuses entités. Les lieux semblent désertés depuis longtemps, mais il est clair que de terribles prédateurs rôdent aux alentours, cherchant à se nourrir des plus imprudents explorateurs. Qui plus est, de nombreuses salles accessibles sont toujours piégées, et ne donnent accès qu’à des portes scellées, extrêmement résistantes, elles aussi marquées par des glyphes mortels.

Une rumeur veut qu’il existe un puits central au cœur de la Corne fendue, menant à un dédale planaire caché dans les entrailles de Yânhêêl. Là, le cœur d’un puissant seigneur Tanar’ri serait scellé dans un espace dimensionnel, lui-même contenu dans une corne d’acier. Celui qui pourrait s’emparer de cette relique, connue sous le nom de Corne de Zenayag, pourrait prendre l’apparence du démon et disposait de pouvoirs destructeurs.

Vortex connus : Les passages permettant d’entrer ou sortir du Domaine des Cornes sont étonnement nombreux. La plupart restent difficiles d’accès, et sont souvent gardés par des Dâtâlâât assignés là en guise de châtiment pour avoir mécontenté le Cinquième-des-Sept. Mais les arpenteurs planaires vont et viennent régulièrement à travers Yânhêêl. L’Arche du Trois-fois-éborgné est réputée pour être situé au centre exact du domaine, elle est gardée par Nâzâât’lâhn’râât, un Dâtâlâât dont trois des quatre yeux sont clos, scellés par la magie de l’Immuable fléau démonique. Les ruines d’une ancienne ville entourent le passage et seraient les vestiges d’une tentative d’implantation durable par d’imprudents colons ayant jadis émergés du dédale.

Phénomènes magiques : De sombres nuées s’amassent régulièrement au-dessus de l’étendue rocailleuse, libérant de violentes tempêtes capables de noyer ceux qui n’ont aucun abri. Les pluies diluviennes restent cependant le moindre des dangers liés à ces phénomènes soudains, car les nuages libèrent également des éclairs d’ombre, frappant les infortunés pour créer des doubles d’eux-mêmes, constitués d’une matière ténébreuse. Dénués d’esprit, ces créatures disparaissent en même temps que la tempête les ayant engendrés, mais peuvent attaquer au sein du phénomène.

Altérations planaires : Les sorciers de l’ombre voient ici leurs pouvoirs amplifiés, tout comme ceux pratiquant l’évocation. La magie divinatoire est pour sa part faussée, et seules de puissantes clés de sorts permettent des lectures correctes.