Ry’leek, aux Forges lumineuses

Sphère de cristal : Sphère de Xi’naag

Type de monde : Sphérique gazeux

Echappée : 8 tours

Taille : F (diamètre équatorial de 47 562km)

Rotation : 86 heures

Révolution : 583 jours

Lunes : Ry’san’laan, Ry’sem’suur, Ry’sor’sool

Population : 736 451 Ry’leek

A l’extérieur du système Xi’naag se trouve la géante gazeuse Ry’leek, une planète aux strates nuageuses alternant des nuances de bleu et de rouge, et dont les phénomènes climatiques peuvent perdurer pendant plusieurs siècles. Si les entrailles de ce monde sont inaccessibles à cause de vents violents et d’une chaleur devenant rapidement intolérable, les strates supérieures sont peuplées depuis longtemps par de brillantes civilisations. Une grande région médiane abrite en effet ce qui pourrait bien être les vestiges d’une quatrième lune, attirée autrefois par le puits gravifique de Ry’leek et qui se brisa à son contact. Les débris dérivent toujours dans cette zone intermédiaire et forment des archipels sur lesquels la Vie s’est développée.

La strate supérieure de la planète est un lieu où les forces de l’Air et de la Radiance se mêlent pour former une voûte lumineuse aux propriétés uniques. Amplifiant la magie, magnifiant les dons des lignées Stellaires, le ciel de Ry’leek est le domaine de puissants seigneurs parfois considérés comme égaux des Immanents.

Ports d’accueil : Y’te’roon est le plus grand port spatial de la région médiane du monde. C’est un port militaire où une alliance de sept Re’neet’Soor a mutualisé des moyens pour former une flotte que soixante très gros vaisseaux de guerre, protégés en permanence par deux centaines de nefs atmosphériques. La Cité-Etat du seigneur Ty’laan’Kaal est devenue en quelques décennies une gigantesque garnison hébergeant une centaine de milliers de combattants. Le palais au centre de la ville a été transformé en une forteresse pouvant accueillir les onze seigneurs qui planifient leurs prochaines invasions du système Xi’naag. Cette alliance est une première dans la culture Ry’leek, et perdure malgré les tensions et les ambitions personnelles.

Y’te’roon, la Cité grondante, est en proie à un certain chaos permanent ; Onze armées cohabitent et préparent de futures conquêtes, les Ne’reet de Ty’laan’Kaal peinent à maintenir un semblant d’ordre et consacrent leurs efforts à manipuler les officiers des autres seigneurs, afin qu’ils assurent eux-mêmes la sécurité des habitants, une tâche ardue et sans réelle portée dans le temps.

Le port spatial draine d’importantes ressources qui viennent alimenter les ateliers et commerces de la cité. Tout est cependant réservé à l’armée coalisée et il est même difficile pour les simples habitants de vivre décemment. De nombreux mercenaires des mondes proches viennent en outre ajouter au désordre, et se joignent à des figures héroïques en prévision des futurs combats. La cité semble en ébullition mais renferme également les représentants de nombreuses factions, qui voient dans cette alliance la possibilité d’aboutir à la fondation d’un nouvel Empire Ry’naa’saa, qui aurait été l’apogée mythique de l’espèce Ry’leek.

Ressources : Les archipels flottants renferment une multitude d’espèces animales et végétales, la combinaison de certains gaz, se mêlant à la lumière de la voûte céleste, favorise le développement de la Vie et assure la prospérité de toutes les communautés Ry’leek.

Il n’existe pas de forêts dans la région médiane, mais la végétation luxuriante recouvre intégralement la surface de nombreuses îles, et plusieurs espèces très répandues captent l’humidité de certains amas nuageux, pour ensuite la transmettre dans les sols, alimentant ainsi des nappes phréatiques qui restent malgré tout de précieuses ressources convoitées.

Beaucoup de créatures volantes ont été domestiquées par les Ry’leek, qui continuent à user d’elles comme montures ou animaux de compagnie. L’alimentation de base mélange un grand nombre de végétaux avec plusieurs variétés d’insectes goûteux. Les Ry’leek ont incorporés les épices découverts durant leurs conquêtes, et sont les principaux clients de plusieurs peuples mineurs qui en font le négoce. Les spécialités culinaires Ry’leek sont connues pour être consistantes et relevées, se mariant fort bien avec les eaux de vie To’kaan.

Culture dominante : La civilisation Ry’leek domine une vaste région du système Xi’naag, cela depuis plusieurs millénaires. Née sur la lune de Ry’sem’suur, elle se déplaça rapidement dans les strates de la géante gazeuse, autant pour se protéger de dangereux prédateurs cosmiques que pour bénéficier des abondantes ressources planétaire.

Les Ry’leek sont depuis plusieurs siècles des conquérants, leur maîtrise de la lumière par le biais de certains dons Stellaires leur confère un net avantage face aux autres peuples de la Forge, et leurs puissantes nefs ne rencontrent que rarement une réelle opposition. Gouvernés par des Forgeurs portant le titre de Re’neet’Soor, les Ry’leek vivent dans de grandes Cités-Etats farouchement indépendantes, et ne parvenant à former des alliances qu’en de rares occasions. Soixante-dix-huit Re’neet’Soor se partagent un territoire englobant non seulement la planète Ry’leek, ses lunes, mais encore plusieurs astres mineurs du système Xi’naag. Les plus charismatiques d’entre eux s’appuient sur la vision d’un empire Ry’leek, unifié bien entendu sous leur bannière, et que le temps à transformé en une légende dans laquelle les valeurs de bravoure et d’ambition prévalent. La légende de l’Empire Ry’naa’saa est également le nom du mythe fondateur Ry’leek, et il fait donc vibrer une corde sensible dans l’âme de chacun.

Comme partout ailleurs à travers les Sphères de la Forge, ce sont les lignées Stellaires qui assurent prestige et influence. Celles des Re’neet’Soor conservent leur position de manière héréditaire, et ne sont plus défiées depuis quelques siècles. Les Neet’soor, vassaux des seigneurs Ry’leek, forment le gros de la population et sont détenteurs de lignées Stellaires considérées comme mineures. Artisans, pâtres ou marchands, ils soutiennent la société des Cités-Etats et reçoivent une éducation limité qui les poussent à rester au sein du territoire contrôlé par leurs maîtres. Enfin, les So’noor sont des esclaves d’autres peuples, capturés et assimilés dans la population Ry’leek pour se charger des tâches sublaternes. Une autre caste d’esclaves est regroupée en certains lieux, il s’agit de ceux n’ayant pas encore prouvé leur souhait de vivre au sein de la culture de leurs conquérants, et qui peuvent être éliminés à tout moment. Les So’noor sont ainsi des esclaves, mais recevant un bien meilleurs traitement, leur maître Ry’leek n’a plus droit de vie ou de mort, et toute faute et jugée par un tribunal présidé par le Re’neet’Soor.

De par le passé, de terribles insurrections So’noor menacèrent la société Ry’leek d’effondrement. Seule la puissance des lignées Stellaires permis d’éviter le chaos total, mais depuis ces évènements, la population des esclaves est fortement limité, cantonnée à certains quartiers, sur des archipels célestes isolés.

La Cité-Etat Ry’leek traditionnelle est bâtie dans la région médiane de la planète, au milieu d’un archipel dont les îles sont peuplées par des communautés vassales. Historiquement ancienne, elle abrite le palais du Re’neet’Soor, les ambassades des autres seigneurs ainsi que plusieurs garnisons. La culture Ry’leek est expansionniste par nature, les Forgeurs sont tous intégrés dans des corps de la puissante armée locale, et une grande partie de l’activité économique se concentre autour de la zone portuaire.

Les Ry’leek font un grand usage de la lumière, qu’ils emploient en tant qu’énergie motrice aussi bien pour leurs nefs spatiales que pour les nombreux navires sillonnant les vastes étendues gazeuses de leur monde. La flotte du seigneur est fréquemment répartie dans le port de la Cité-Etat et des colonies éloignées. Il s’agit de vaisseaux utilisant exclusivement des voilures magiques captant la lumière de la strate supérieure. Ils peuvent s’aventurer à quelques dizaines de lieues dans l’Espace sauvage, mais ne sont pas intégrés à la flotte spatiale du Re’neet’Soor. Les spelljammers Ry’leek sont toujours de très fort tonnage, ils intègrent des voilures photoniques leur permettant d’évoluer dans les nuages de leur monde, mais sont plus généralement propulsés par un Timon-lumière, que seules des lignées Stellaires particulières peuvent manœuvrer. Une Cité-Etat dispose en général d’une flotte spatiale de dix spelljammers, tous d’au moins cent tonnes, et d’une flotte planétaire d’une soixantaine de vaisseaux.

L’armée Ry’leek est divisée en trois grands corps au sein desquels les Neet’soor peuvent s’illustrer et acquérir le prestige nécessaire pour se lier à la destinée de leur seigneur. Les Ne’reen forment l’essentiel des troupes et sont des fantassins en armure légère, apprenant à manier un large éventail d’armes traditionnelles tout en servant comme matelot à bord des nefs du seigneur. Une complexe hiérarchie vient offrir des opportunités aux porteurs de lignées Stellaires mineures de se faire remarquer, et qui peuvent ainsi favoriser l’ensemble de leur lignage par des domaines et des titres honorifiques. Les Ne’teel sont spécialisés dans l’artillerie Ry’leek, une catégorie d’armes ayant amené cette culture à dominer bien des civilisations plus anciennes. Les officiers Ne’teel sont porteurs de lignées Stellaires bien spécifiques, qui permettent d’interagir avec les miroirs, capables de concentrer la lumière en des faisceaux mortels. De par leur rôle prépondérant durant les batailles, les Ne’teel sont souvent des individus fortunés, formant une caste à part dans la société Ry’leek. Enfin les Ne’reet sont en charge des reconnaissances, de l’infiltration et du renseignement. Peu nombreux, et avec le taux de mortalité le plus élevé parmi les troupes, les Ne’reet sont des guerriers aguerris, se spécialisant dans des domaines exotiques. Certains seigneurs les emploient en tant qu’assassins, d’autres comme espions.

La magie est réservée aux Forgeurs des lignées Stellaires Re’neet’Soor. Traditionnellement, le plus puissant héritier reçoit la charge de seigneur, les autres embrassent des carrières militaires, ou se tournent à défaut vers les pratiques mystiques. Comme dans beaucoup de sociétés forgéennes, les arts hérités des peuples de la Triade primordiale tendent à être méprisés. Les Ry’leek manipulent une magie basée sur la lumière, appliquée sous la forme d’enchantements complexes, souvent puissants. Ces Forgeurs sorciers sont nommés So’laam, ils sont organisés autour des dix-huit plus puissants adeptes qui assurent protection et enseignement à leurs pairs. Les So’laam se rassemblent dans des sanctuaires urbains, ils possèdent leurs codes et traditions hermétiques, leur assurant le contrôle d’un vaste corpus de sorts propres à leur peuple. Souvent sollicités par les seigneurs, ils peuvent servir en tant qu’éminence grise mais n’ont pas de position officielle.

La société Ry’leek est cependant curieuse en ce qui concerne les pratiques magiques des autres peuples, et des So’noor ont ainsi pu élever leur condition grâce à quelques talents dans les arts profanes. Mais comme partout ailleurs à travers les Sphères de la Forge, ce sont les dons Stellaires qui démontrent la maîtrise mystique d’un individu. Les Re’neet’Soor suivent tous un enseignement dans ce domaine, durant quelques années, mais contrairement à d’autres civilisations, ce savoir est généralement perçu comme un atout mineur sur les autres castes plutôt que comme un élément fondateur de la culture Ry’leek.

Sites notables : La planète aux Forges lumineuses est une immensité gazeuse où la Vie s’est rapidement multipliée. Les Ry’leek semblent en avoir été les seuls conquérants, mais des légendes anciennes perdurent encore concernant un peuple oublié, contemporain de ceux de la Triade primordiale, et qui aurait établis les fondements d’une magie extrêmement puissante, liée à la lumière. Il n’existe cependant aucune preuve concluante indiquant l’existence de ces êtres mythiques.

Les Pivotantes sont les plus anciennes constructions connues dans les archipels de la région médiane. Ce sont des édifices assemblés à partir de gros blocs de pierre non taillée, supportant d’immenses miroirs forgés dans des métaux antiques et servant à former un réseau de communication couvrant presque totalement l’équateur. Désormais réservées aux grandes célébrations et aux messages d’alarme, les Pivotantes mobilisent des familles entières qui se sont développées à l’écart des Cités-Etats et sont en charge de l’entretien des structures vieillissantes. Il n’est pas rare que des communautés de petite taille soient établies non loin d’un miroir, utilisant l’artefact tel un phare pour guider des navires marchands croisant dans les cieux proches.

Le Ry’naa’taak est une région bien particulière au sein du territoire Ry’leek. Située dans la haute atmosphère, elle abrite plusieurs grandes îles qui furent élevées au-dessus des autres par la volonté de certains porteurs de lignées Stellaires, les Naa’taak, dont la descendance naquit ainsi dans un intense rayonnement bienfaisant qui fortifia leur ethnie. Se considérant comme supérieurs à tous les Ry’leek, les seigneurs du Ry’naa’taak tentèrent plusieurs fois par le passé de s’allier pour imposer leur volonté au reste du peuple. Mais ces coalitions ne tinrent jamais bien longtemps, et les Cités-Etats de la région médiane balayèrent ces vaines tentatives en les réprimant dans le sang.

Le Ry’naa’taak abrite sept grandes métropoles autonomes, qui contrairement à leurs voisines en contrebas ne peuvent s’appuyer sur les ressources d’archipels sous leur autorité. Les îles supérieures, bien que notablement étendues, sont isolées dans les immensités célestes et doivent donc compter sur le commerce pour soutenir leur population. L’eau est une denrée extrêmement rare dans cette région, et un embargo sur cette ressource a déjà brisé plusieurs velléités d’indépendances et d’alliances contre les Cités-Etats inférieures.

Les seigneurs des Naa’taak comptent encore parmi les plus puissants Forgeurs Ry’leek, et leur implication dans une campagne militaire garantie un succès pratiquement certain. Leurs lignées Stellaires puisent dans la lumière d’une manière bien plus intense que n’importe quel autre lignage et plusieurs ancêtres devenus des Immanents laissèrent à cette descendance des reliques de pouvoir, comme par exemple la Couronne des Sy’leel, qui confère à l’héritier en titre de cette lignée Stellaire de manœuvrer seul un vaisseau de plus de cent tonnes.

Ry’leek est connue comme le monde aux Forges lumineuses car les anciens y laissèrent de véritables ateliers mystiques permettant aux Forgeurs de façonner la lumière. Les Forges lumineuses ne sont plus que six, sur les soixante qui existaient jadis. Ce sont des sanctuaires protégés par la magie des anciens, et qui furent autrefois employés pour forger des armes extrêmement puissantes. Les lignées Stellaires actuelles peinent à élaborer de nouvelles reliques et se contentent de préserver les lieux dans l’espoir que l’un de leurs héritiers puisse un jour rivaliser en puissance avec ses ancêtres.

Ry’san’laan

Les Ry’leek ne se sont établis que très récemment sur cette lune rocheuse et aride. D’épais nuages de gaz empoisonné recouvraient depuis toujours sa surface, mais les actions d’un groupe d’aventuriers provoquèrent la transformation de ce linceul mortel en une atmosphère respirable. De petits comptoirs sont ainsi établis et servent de point de départ à des expéditions s’enfonçant dans les entrailles de Ry’san’laan, où existe un immense réseau de cavernes contenant les ruines de cités anciennes.

Des fresques gravées dans la roche sombre montrent des créatures arachnides manipulant des énergies élémentaires et semblant guerroyer dans le Vide face à ce qui semble bien être des représentants de la Triade primordiale. Aucune référence extérieure n’existe concernant cette espèce, qui semble s’être éteinte bien avant l’émergence des Ry’leek.

Plusieurs sites sont en train d’être explorés et des artefacts remontés à la surface. Bien que les principes magiques employés par le peuple de Ry’san’laan s’avèrent plutôt rudimentaires, ils permettent d’employer des forces très concentrées d’énergie primordiale.

Ry’sem’suur

Le véritable berceau des Ry’leek est une lune riche en ressources minérales, mais ne possédant que très peu de sources d’eau. De même, la végétation se réduit à quelques variétés résistantes de cactus dans la zone équatoriale. Enfin, des vents froids soufflent régulièrement sur les landes septentrionales, où apparaissent encore les ruines de petites communautés préfigurant les imposantes Cités-Etats. Il apparaît clairement que les ancêtres de ce peuple étaient déjà dominés par une soif de conquêtes, comme en attestent les champs septentrionaux jonchés d’ossements de sauriens, qui furent sans doute les rivaux des Ry’leek.

Plusieurs Re’neet’Soor utilisent cette lune pour y parquer les esclaves ramenés de campagnes militaires. Les conditions de vie sont supportables mais limitent fortement les envies de fuite. De fait, seuls les combattants assignés à la surveillance des groupes d’esclaves résident sur cet astre. Au fil des générations, des ruines ont été remises en état, et il n’est pas rare que des esclavagistes viennent faire du négoce de manière officieuse, améliorant ainsi le quotidien des gardes tout en sélectionnant des individus qui n’auront ainsi rien vu de la culture Ry’leek sinon de sinistres ruines.

Ry’sor’sool

La lune la plus éloignée de Ry’leek est un astre sans atmosphère, mais dont la surface porte les marques d’un immense océan depuis longtemps disparus. Ry’sor’sool est surtout connue pour avoir dissimulée dans son ombre des flottes ennemies qui utilisèrent un courant gravifique permettant de rallier rapidement les strates supérieures de la planète.

Lignée Ekton, les mages derrière le trône

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Illustration de John Jude Palencar

Lignée stellaire EktonAlignement prédominant : Neutre Bon

Signes distinctifs : Pupilles prenant la forme de spirales

Elément de prédilection : Air

Sphères de rassemblement : Toralikis

Les plus prestigieux représentants de la lignée Stellaire Ekton étaient tous des conseillers au service du Magysterium du Très-haut Runath. En 11 467 cs, le Raz-de-marée Neshphandorien emporta la plupart de ces individus remarquables, et mit brutalement un terme aux ambitions des seigneurs de la lignée.

Traditionnellement, et bien qu’il existe des combattants parmi eux, les Ekton favorisent la voie profane et l’étude des disciplines magiques ayant eu cours au sein du Très-haut Runath. Beaucoup sont des enchanteurs ou des devins, particulièrement bien intégrés au sein des cultures du Vide et cherchant souvent à s’impliquer dans la vie publique locale. Conseillers des puissants, les Ekton cherchent à restaurer l’ancienne civilisation Runath dans la Sphère de Saahmsaan, ils ne s’aventurent que rarement le long des courants éthériques et préfèrent un environnement urbain et cosmopolite.

Histoire récente : Depuis l’effondrement du Très-haut Runath, les seigneurs de la lignée Ekton peinent à se rassembler pour préserver la force de leurs dynasties. Plusieurs petites Maisons affiliées tentent de survivre au sein de la diaspora Runath, mais une ère sombre commence. En 11 508 cs, la dynastie Nissol, détentrice des traditions divinatoires de la lignée, donne naissance à la dix-huitième Oracle des étoiles, une prophétesse qui annonce l’Année de la Souillure dissimulée. Les Ekton tentent de déterminer où frappera ce malheur et se mobilisent dans la Sphère des Lignées, où éclate la Bataille du Mont Deismaar. Plusieurs héros Ekton participent malgré eux au conflit et voient leurs dons Stellaires se combiner avec l’essence des dieux sacrifiés.

En 11 538 cs, la plupart des pouvoirs hérités sur Aebrynis ont disparus avec la nouvelle génération de porteurs des dons Ekton. Seuls les membres de la dynastie Tilastel parviennent à entretenir les dons Stellaires fortifiés par l’infusion de mebhaigl. Regroupés sur Jaerynis, ils parviennent à interagir avec les autres peuples de la Sphère des Lignées, mais perdent leur lien avec les Sphères Connues.

Les Trois couronnements, en 11 622 cs, impliquent trois maisons de la Dynastie Klassoom, dont les conseillers influencent des seigneurs rivaux dans la Sphère du Faucon gris. Les sages supposent que les dissensions dynastiques qui suivront prennent ici leur source, il résulte de ces trois couronnements

Le Pacte de Venera, en 11 622 cs permet à plusieurs porteurs de la lignée Stellaire Ekton de forger une alliance avec de grands héros de la lignée Kiosh. Scellé sous la bénédiction de la jeune demi-déesse Venera, dans la Sphère de Wyrm, le Pacte va perdurer pour les millénaires à venir, et sauver bien des vies.

Naissance d’Amara Forgétoile. En 11 758 cs dans la Sphère de Sehonid née une porteuse de lignée légendaire. Les plus puissants seigneurs Ekton se rassemblent pour l’occasion, et même la lignée dynastique des Tilastel est représentée. Elevée dans un

La Manipulation Klassoom est une complexe intrigue débutant en 12 309 cs et impliquant les plus puissants seigneurs Ekton de cette dynastie. A travers les Sphères Connues, le pouvoir des Maisons Dracostellaires a pris bien trop d’importance, et par leurs conseils avisés à certains puissants, les Ekton parviennent à faire s’opposer les Maisons Geranath et Urst. Jamais les sorciers n’auront conscience de l’implication des Stellaires de la lignée Ekton dans leurs affaires, et les deux Maisons sortiront affaiblies de cette manipulation.

La venue des Monarques du Selvinaaramashaan, en 13 016 cs, est depuis longtemps prophétisée par les Oracles des étoiles Ekton, qui sont présents lorsque les Syndarh des Sphères Brisées achèvent leur long périple. Shelten Nystal, de la dynastie Klassoom, tombe amoureux d’une Siedeesh-nalat, maîtresse des Voies de l’Esprit. La maison Nystal décide de suivre les Syndarhashaan qui retournent vers leur étrange région natale.

En 13 108 cs, l’avènement du Dieu-serpent né d’une vague savamment orchestrée d’assassinats à travers les Sphères Connues. Plusieurs seigneurs Ekton rassemblés autour des mondes de la Ligue, se mobilisent pour limiter les dégâts. Usant de reliques divinatoires, ils unissent des aventuriers qui frappent durement les sectateurs, au cœur même de la Sphère Ophidienne. En 13 112 cs, Terimneste de Kalstal, héritier de la dynastie Nissol, s’empare du rubis Jajakama, un artefact du culte du Dieu-serpent, qu’il transforme en une relique de divination pour la Maison Kalstal.

La menace des Ombres mouvantes est un évènement survenant à partir de 13 286 cs et se prolongeant durant deux décades à travers les Sphères Connues. Les Inirii, pour la première fois dans leur histoire, sont unifiés autour de l’Ombre profonde, un porteur de la lignée Stellaire disposant de pouvoirs légendaires. Les Ekton ne sont pas les plus touchés par la vague d’assassinats qui décime les rangs de nombreuses autres lignées, mais seuls ceux qui bénéficient de la protection d’un puissant seigneur sont épargnés par les dagues d’ombre Inirii. A la fin du conflit, les porteurs de lignées dynastiques sont les seuls à avoir pu conserver une position politique.

En l’an 13 318 cs, la Grande conquête du Serpent de jade amène l’Empire de Shou’sin Lao à s’emparer de nombreux territoires au sein des Sphères de la Ligue. Le profond déséquilibre qui en résulte et l’occasion pour les seigneurs Ekton d’exercer leurs talents diplomatiques, sans pour autant parvenir à infléchir la volonté de l’Empereur-Dragon. Malgré tout, plusieurs membres de la Dynastie Nissol parviennent à devenir les conseillers privilégiés de jeunes seigneurs de domaines menacés par les Lao, ils restaurent certaines traditions du Très-haut Runath.

La Troisième vague Xix qui menace les Sphères Connues à partir de 13 475 cs a été prophétisée par la soixante-septième Oracle des étoiles. La lignée Stellaire Ekton a su faire taire ses dissensions intestines pour préparer l’âge sombre qui s’approche, et la charge de conseiller mystique a été sacralisée parmi toutes les dynasties.

Philosophie : Ceux de la lignée Ekton prônent l’usage discret de la magie afin de préserver les forces vouées au Bien à travers les Sphères Connues. La préservation d’un certain équilibre est au cœur de leurs considérations, tout comme la préservation des forces magiques qui doivent être tenues hors de portée des forces dédiées au Mal. Souvent altruistes, les Ekton ne règnent que rarement et favorisent la position d’éminence grise.

Dynasties : Trois grandes familles ont su transmettre et fortifier les dons Stellaires Ekton. Les Dynasties de la Spirale blanche ont resserrées leurs liens durant le dernier millénaire, en prévision de la Troisième vague Xix, prophétisée par la soixante-septième Oracle des étoiles. La Dynastie Nissol est connue pour être la plus ancienne, et se targue d’être la plus respectable. Ses membres sont les descendants de prestigieux conseillers du Magysterium et sont pratiquement tous de souche Runath. Devins aux pouvoirs Stellaires soutenant leur magie divinatoire, c’est à travers eux que la lignée Ekton est reconnue.

La Dynastie Tilastel est un cas particulier, car isolée sur un monde aride de la Sphère des Lignées. Totalement méconnue en dehors des porteurs de dons Stellaires Ekton, cette famille a su combiner ses pouvoirs anciens avec la poussière de mebhaigl, un fluide magique tenant lieu de trame magique. Grâce à un réseau de passages dimensionnels reliant les mondes du système entre eux, la dynastie s’est impliquée dans la plupart des intrigues majeures et perpétue les traditions de conseils aux puissants.

La Dynastie Klassoom s’est depuis peu regroupée dans les Larmes de Sélunée, au sein de la Sphère de Toralikis. Gardiens des traditions Ekton liés aux enchantements, les Klassoom sont divisés en cinq maisons rivales, chacune spécialisée dans la fabrication d’un type d’objets, et cherchant à s’imposer face aux autres dans des guerres intestines. Plusieurs organisations toriliennes profitent de ces dissensions pour manipuler les Klassoom en les impliquant dans des conflits qui ne sont les leurs. A terme, il est probable que cette dynastie soit emportée dans l’une des tourmentes menaçant régulièrement Toril.

Nabra’nii du système Okilaat

Nabra'nii by derynnaythas

Les Nabra’nii du monde de Nabjaat, au sein des Orbes pétrifiés, rassemblent seize peuplades physiquement très différentes les unes des autres, mais possédant depuis longtemps coutumes et traditions communes. Fins diplomates, redoutables marchands, ils maintiennent tant bien que mal une ère de paix sur les mondes de la Sphère d’Okilaat.

Tokoruu, aux nectars brûlants

Sphère de cristal : Sphère de Kossoruu

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 2 tours

Taille : D (diamètre équatorial de 4 682km)

Rotation : 44 heures

Révolution : 820 jours

Lunes : Aucune

Population : 783 541 To’kaan, 523 649 Su’ka’nii

Septième planète du système Kossoruu en partant du soleil rouge Kos, le monde de Tokoruu fut le cœur d’un grand empire sorcier ayant jadis annexé pas moins de cinq systèmes forgéens.Une ère de paix s’est depuis étendue sur ce monde, où se côtoient deux civilisations très différentes.

La planète est un désert de sable rouge où prédominent des températures difficilement supportables par les autres peuples de la Forge. De terribles tempêtes soufflent dans la zone équatoriale, mais épargnent aussi bien les trois grands déserts septentrionaux, séparés entre eux par de hautes chaînes montagneuses, que les plaines sèches du Sud, qui durent jadis abriter un océan, depuis longtemps disparu. Les pôles sont pour leur part dominés par de larges massifs rocheux, où plusieurs civilisations se sont développées.

Ports d’accueil : La flotte marchande du Nogg’ra’kaan, forte de trois centaines de gros porteurs, dispose d’un nombre conséquent de mouillages planétaires. Chacun des huit Na’kaal entretient plusieurs grands ports spatiaux sur son domaine, mais le plus important reste sûrement Na’faal, qui abrite cinquante milliers d’habitants, la forteresse du seigneur Ma’kaat’Raalm ainsi que les plus grandes forges To’kaan de Tokoruu.

Na’faal conserve encore les imposants ouvrages défensifs d’une ère lointaine, durant laquelle les menaces tombant du ciel étaient rares. De massives murailles s’élèvent à soixante mètres de haut et renferment plusieurs garnisons, des armureries ainsi que des entrepôts où sont toujours stockés vivres et eau. Cinq vénérables lignées Stellaires se consacrent exclusivement à la protection de la métropole et assurent une telle dissuasion que le crime n’a jamais pu s’organiser. La cité est ainsi connue pour être la plus sûre de tout le Nogg’ra’kaan, et attire de nombreux marchands qui peuvent transborder leurs biens aux pieds des seize larges plateformes isolées au fond de cavernes à ciel ouvert. A partir de là, beaucoup sont chargées sur les dos de reptiles géants, qui forment de longues caravanes en partance pour d’autres cités.

Le Na’kaal Ma’kaat’Raalm règne d’une main de fer sur son peuple, et sa justice est expéditive, mais néanmoins juste. Sa lignée Stellaire confère aux siens la capacité d’accroître sa force physique lorsqu’il subit des blessures, et bien peu de To’kaan peuvent ou osent se mesurer à un guerrier de la lignée Raalm. Le seigneur encourage et protège les traditions guerrières dans Na’faal, et toutes les pratiques Ka’ta’jaan sont représentées. De grandes festivités sont régulièrement organisées autour de joutes officiellement amicales entre adeptes des Ka’ta’jaan, mais les Na’kaal et leurs vassaux utilisent ces opportunités pour régler leurs comptes, protégés par les lois anciennes de la guerre.

Su’lii’naa est pour sa part le plus grand port spatial Su’ka’nii. Il s’étendait jadis sur près de dix fois sa superficie actuelle, et de vastes quartiers abandonnés depuis des siècles offrent autant d’abris pour des communautés de parias et de dangereux prédateurs. Le Sanctuaire Su’na’tii, comme est souvent désignée la cité, abrite plusieurs grands sanctuaires à partir desquels de puissantes sorcières entretiennent des traditions mystiques remontant parfois aux premiers temps de l’alliance avec les Kyzorii. Les Ka’naa’tii n’ont pas réellement d’influence en ce lieu, mais viennent chercher conseil lorsqu’elles forment leur cercle mystique.

La mère de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, l’actuelle Impératrice, fit restaurer un immense palais situé entre les Tours des Su’naa’ma, les cinq plus puissantes sorcières Su’ka’nii qui représentent un pouvoir discret mais bien réel.

Il se disait autrefois de la mère de l’Impératrice qu’elle était parfois et secrètement désignée sous le titre de Su’isaa, la Sixième, est qu’elle aurait participé au renforcement de plusieurs lignées Stellaires grâce à des rites sensément perdus. Sa fille serait également une adepte secrète des plus hauts cercles Su’na’tii, et porterait le même titre que sa mère.

La cité de Su’lii’naa est donc un lieu d’intrigues pour les Su’ka’nii, mais reste également un port spatial où un tiers de toutes les marchandises importées dans l’Empire sorcier de Su sont rassemblées, puis disséminées à travers le territoire. Les sanctuaires mystiques des Su’na’tii sont séparés des différents quartiers marchands accolés aux grandes plateformes réservés aux spelljammers. Les négociants et voyageurs d’outresphère sont ainsi rassemblés dans des zones entourées de murailles, et les empêchant d’approcher des vastes jardins aux essences exotiques, qui forment les domaines des sorcières. Ces quartiers marchands sont autant d’enclaves et servent également d’ambassades pour les autres peuples de la Forge stellaire, les Su’ka’nii viennent bien entendu y faire du négoce, mais également mener des affaires impliquant les autres mondes. Il ne règne pas véritablement de lois communes dans les enclaves, et chacun se doit de vaquer à ses propres affaires, sous peine de se voir mêler à des intrigues inextricables.

Bien qu’ils vivent dans la même cité, négociants étrangers et sorcières Su’na’tii n’ont que très peu d’interactions. Il en va tout autrement des Ka’naa’tii qui représentent officiellement ou officieusement le Ka’naama’sa, préparant ici en coulisses la politique impériale face à ses alliés, et surtout face à ses adversaires.

Ressources : Tokoruu est connue pour ses gisements pratiquement épuisés de nivandrite, à la base d’un alliage ayant autrefois servis à forger des nefs à la résistance exceptionnelle. Les mines septentrionales des To’kaan fournissent encore suffisamment de matière pour assembler quelques spelljammers, mais le gros des ventes de nivandrite se fait en fondant à nouveau de vieilles coques.

Le monde aux nectars brûlants est surtout renommé pour ses alcools particulièrement forts, pratiquement mortels pour certains peuples forgéens, et pour les immenses festivités permettant d’en écouler des quantités conséquentes. Les eaux de vie To’kaan font la prospérité du Nogg’ra’kaan depuis plusieurs décennies, à tel point que les anciennes traditions guerrières ont perdues leur sens pour de nombreux individus.

Cultures dominantes : Longtemps, les Su’ka’nii régnèrent sans partage sur l’ensemble des mondes de Kossoruu, ils sont alliés avec les Kyzorii qui les patronnent dans leur art mystique redoutable. L’Empire sorcier de Su, comme il est connu durant trois millénaires, inspire la crainte et forge autant d’alliances qu’il entame de guerres sanglantes. Puis, peu avant l’Ère des Scellements, les Kyzorii renoncent à leur pacte séculaire avec les Su’ka’nii, qui voient rapidement leurs pouvoirs décliner. Les tribus To’kaan commencent alors leur conquête des territoires impériaux, suivi par plusieurs vagues de conquérants natifs de l’exode vers les Sphères forgéennes encore reliées entre elles.

Malgré de nombreux revers de fortune, L’Empire sorcier de Su perdure et contrôle encore l’hémisphère austral de Tokoruu. L’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa règne depuis deux siècles et entame un renouveau mystique parmi les siens. L’empire est une magiocratie millénaire, et même si les prodiges d’antan ne sont plus accessibles, les Su’ka’nii restent maîtres de pratiques magiques exceptionnelles, et admirées de tous. Bien entendu, l’Impératrice est désignée parmi la lignée Stellaire dominante, elle subit de nombreuses épreuves, et les prétendantes d’autres lignées peuvent la défier et prouver leur valeur.

Une fois nommée, l’Impératrice choisie une représentante de chacune des lignées Stellaires Su’ka’nii afin de former le Ka’naama’sa, un cercle de conseillères en mesure d’appréhender les complexes affaires impériales. Le temps de la sélection est l’occasion de nombreuses intrigues, car même la représentante de la plus faible lignée peut être choisie, au détriment d’une autre au lignage prestigieux.

Toute la culture Su’ka’nii est conditionnée par la position de chacun vis-à-vis du Ka’naama’sa. Ceux et celles qui sont liés par le sang aux conseillères, nommées Ka’naa’tii, reçoivent des charges conséquentes et doivent s’adapter rapidement, tandis que les membres des lignages plus éloignés se retrouvent assignés à des tâches subalternes. La société Su’ka’nii est ainsi organisée qu’un puissant ayant le contrôle d’un vaste domaine, peut du jour au lendemain devenir le vassal de son vassal. Bien entendu, de nombreux passe-droit existent, et ceux ayant une expérience bien particulière subissent un traitement différent. Cette structure est également la cause de quelques troubles, mais depuis l’accession de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, le respect des lignées régnantes est bien plus fort.

Le quotidien est fortement influencé par la Grande voûte étoilée, une carte des étoiles de la Sphère de Kossoruu permettant de calculer conjonctions favorables et phénomènes cosmiques. Les Su’ka’nii ne croient pas à des entités supérieures mais ne peuvent que constater à travers les lignées Stellaires que les étoiles sont en mesure d’influer sur leurs actions. Bien sûr, bon nombre des prédictions quotidiennes appartiennent à un folklore couramment admis, mais il existe des abaques particulièrement précis, se combinant avec des formes anciennes de magie, qui permettent réellement de puiser dans des conjonctions cosmiques. Les maîtres de cette forme de magie typiquement Su’ka’nii sont fréquemment des femmes, les arts mystiques leur étant traditionnellement réservées, elles portent le titre de Su’na’tii.

Beaucoup de Ka’naa’tii sont au moins des disciples Su’na’tii, et toutes s’entourent d’un cercle de sorcières dont le nombre peut grandement varier. Les plus jeunes conseillères tendent généralement à disposer d’une véritable armée d’Oracles, devineresses et sorcières, tandis que les plus anciennes sont accompagnées d’une compagne Su’na’tii de renom.

Il est intéressant de noter que bien qu’étant une magiocratie vieille de plusieurs millénaires, l’Empire sorcier de Su compte sûrement le plus grand nombre d’interdits touchant les adeptes des arts profanes. En dehors de la divination et d’une forme spécifique d’enchantements, les Su’ka’nii tendent à négliger d’autres écoles, et préfèrent en appeler à des mages d’autres peuples, qu’ils considèrent comme inférieurs. Comme la majorité des cultures des Sphères de la Forge stellaire, les pouvoirs des lignées prévalent sur toute autre forme de puissance magique.

Depuis l’avènement de l’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, les Su’na’tii dispensent un enseignement de base à tous les enfants, pour leur permettre d’employer quelques sortilèges en mesure de soutenir les dons de leur lignée Stellaire. Les plus fortunés font également appel à des maîtres étrangers, qui dotent les jeunes héritiers de talents mystiques exotiques, souvent utiles pour marquer la différence durant les rites de sélection des Ka’naa’tii.

Avec le déclin de la sorcellerie inspirée par les Kyzorii, les Su’ka’nii se sont tournés vers l’art de la guerre. Ils ont fondés plusieurs écoles martiales, jusqu’alors tombées en désuétudes, et chacune des Ka’naa’tii dispose traditionnellement d’un maître dans chacun des sept arts martiaux Su’ka’nii. La pratique de ces styles guerriers est enseignée à tous dès le plus jeune âge, rares cependant sont les femmes à embrasser la voie des maîtres, qui sont exclusivement hommes depuis plus d’un millénaire, et portent le titre de Ka’nurii.

Les différentes écoles martiales s’appuient sur le mercenariat pour financer leurs sanctuaires et forteresses. L’Impératrice verse également des fonds pour entretenir le prestige de ses guerriers, mais ces derniers cherchent l’autonomie depuis longtemps, et un cercle de sept Grands-maîtres, les Sa’ka’naan, se rassemble régulièrement afin de fortifier la position des traditions guerrières. Les Ka’naa’tii voient d’un très mauvais œil l’émergence d’un tel pouvoir, et beaucoup d’explorateurs et aventuriers Su’ka’nii sont des combattants cherchant à promouvoir leur cause, s’attirant la sympathie du peuple et bien trop souvent, de l’Impératrice.

Dans l’hémisphère Nord, les To’kaan règnent en maîtres incontestés. Rassemblés dans la puissante nation guerrière du Nogg’ra’kaan, les anciens conquérants se sont tournés vers l’exploitation des ressources planétaires, dont ils font le négoce avec les autres mondes du système Kossoruu. Excellents navigateurs, leurs équipages sont fréquemment employés pour acheminer des marchandises via l’Océan fluidique, car en plus de disposer d’une grande flotte aux navires de fort tonnage, les To’kaan restent des guerriers dans l’âme, et bien peu d’assaillants peuvent se mesurer à eux à armes égales.

Le surnom de leur monde vient des légendaires vergers de feu, poussant dans un vaste réseau de cavernes à ciel ouvert, et qui dont les fruits servent à la concoction d’eaux de vie excessivement fortes, mais aux vertus nombreuses.

Le Roi du Nogg’ra’kaan porte le titre de Ka’na’Kaan, qui est transmis de manière héréditaire au sein d’une lignée Stellaire considérée comme la plus puissante parmi celles des To’kaan. Il fut un temps durant lequel l’autorité du Ka’na’Kaan était fréquemment contestée, amenant ainsi des guerres interminables. Mais cette époque est révolue, et To’nank’Soom XVI est l’héritier d’un royaume prospère, favorisant le développement de sa flotte spatiale désormais prépondérante à travers les Orbes flamboyants.

Le Ka’na’Kaan est secondé par le Na’toom, son intendant en charge de superviser et organiser les affaires courantes du royaume. Il dispose également d’un conseil où siègent les seigneurs en titre des lignées Stellaires majeures, les Na’kaal, qui veillent à la prospérité du royaume et à la levée des dîmes royales. Huit seigneurs se partagent de grands domaines dont la surface rocailleuse et aride contraste avec un réseau de cavernes à ciel ouvert et cités troglodytiques, où règne une certaine abondance. L’eau est une ressource précieuse sur les plateaux septentrionaux, et des générations de To’kaan ont perfectionnés leurs techniques d’irrigation à partir de grands lacs souterrains. Les Na’kaal sont traditionnellement les Grands-maîtres, où Ka’ta’jaan, de fratries guerrières anciennes, détentrices de techniques martiales et traditions militaires. Ces pratiques sont tributaires de dons Stellaires bien spécifiques, et seules certaines lignées peuvent ainsi se déclarer vassales d’un Na’kaal. La société To’kaan s’articule ainsi autour de coutumes guerrières d’un âge révolu, mais incarnant encore l’âme de ce peuple.

Le distinguo est donc fait entre lignées vassales, dont les membres sont les garants des techniques Ka’ta’jaan de leur seigneur, et les lignées servantes, qui se consacrent aux tâches moins prestigieuses du quotidien. Un vassal, également nommé Kaal’soom, développe sa lignée Stellaire en fonction des coutumes propres à son Ka’ta’jaan et peut décider de servir en tant que protecteur du Nogg’ra’kaan, où plus communément depuis quelques siècles, en tant que marchands. Un bon tiers des Kaal’soom sont également des armateurs, combinant leurs ressources autour de grands chantiers spatiaux, qui abritent la moitié de la flotte marchande To’kaan. Les servants, où Kaal’toom, sont détenteurs de lignées Stellaires considérées comme mineures, bien que certains individus puissent rivaliser sans mal avec leurs seigneurs. Leur position reflète plus généralement une notion ancienne de prestige moins important. Les Kaal’toom sont souvent des artisans, mais peuvent également se tourner vers l’étude d’une sorcellerie clairement influencée par les traditions mystiques Su.

La pratique magique est en effet perçue comme un art inférieur par les To’kaan, et bien que les persécutions et pogrom soient désormais de tristes évènements d’un passé peu glorieux, les adeptes profanes tendent à être méprisés et ostracisés. Face à l’influence des Forgeurs, qui elle-même reste minime dans la culture To’kaan, les sorciers sont des solitaires vivants en reclus, mais dont la magie est régulièrement, et discrètement, sollicitée par les puissants. A noter qu’un fort courant nécro-forgien existe depuis les guerres qui résultèrent de la fin de l’Ère des Scellements, et que malgré les efforts de plusieurs Ka’na’Kaan pour éradiquer ce mouvement philosophique, de puissants adeptes émergent soudainement, amenant la désolation à l’échelle du Nogg’ra’kaan.

Sites notables : Tokoruu est un monde ancien, peuplé depuis des millénaires, et dont les civilisations ont su influer sur l’ensemble des Sphères de la Forge stellaire. Les Kyzorii semblent avoir longtemps cherchés à employer les formidables énergies de ce monde pour leurs propres et mystérieux intérêts, ils ont laissés leurs anciens alliés Su’ka’nii en se détournant de la planète, s’isolant dans de lointaines dimensions fluidiques.

Disséminés dans une région de crevasses au cœur du désert septentrional du Ta’laak subsistent les ruines de ce qui fut une grande métropole Kyzorii, Ky’nestuu. Nul ne se souvient des traditions qui existaient lorsque les ancêtres de ce peuple cohabitait avec les autres sociétés forgéennes, mais les vestiges de Ky’nestuu montrent clairement que de puissants principes magiques dominaient la culture locale. La métropole devait abriter au bas mot une centaine de milliers d’individus, elle était sillonnée par un réseau de canaux et un nombre important de bâtiments massifs étaient suspendus dans les airs. Quelques oracles Su’na’tii ont pu apercevoir de fugitives visions de l’apogée de Ky’nestuu, mais rien concernant la catastrophe qui semble avoir frappée la ville. Car pour ceux qui traversent le Ta’laak en quête de reliques Kyzorii, la dévastation marquant la région indique sans aucun doute possible le déchaînement de forces d’ampleur cosmique.

Ky’nestuu est cependant encore au centre de bien des convoitises, car de nombreux bâtiments ont visiblement bénéficiés d’une protection magique et sont partiellement épargnés. Plusieurs accès à des dimensions étranges mènent à d’autres ruines où des gardiens mystiques veillent sur des artefacts oubliés.

La ceinture équatoriale, jugée par tous hautement inhospitalière et impropre à l’établissement de comptoirs, est cependant connue pour ses falaises percées de nombreuses cavernes aménagées en habitations primitives. Dans ces méandres labyrinthiques protégés des vents furieux du désert, des fresques peuvent être observées. Elles forment une chronologie sur plusieurs dizaines de millénaires, et montre l’émergence d’espèces primitives, ancêtres des To’kaan et des Su’ka’nii, mais également des Kyzorii. Aucun sage ne peut rattacher ces fresques à un peuple forgéen connu, et les oracles Su’na’tii semblent incapables de lire un avenir aussi lointain. Les Fresques antiques attirent toujours des aventuriers, car l’Histoire qu’elles dépeignent révèle bien des interactions avec des peuples d’outresphère, des cartes de régions dans l’Océan fluidique sont imbriquées dans des représentations anodines, certains parlent de secrets anciens dissimulés de manière crytpique.

Et en orbite basse de Tokoruu se trouve la Porte Na’ra’tuu, le principal accès à l’Océan fluidique et son réseau de Portails. Nulle part ailleurs à travers les Sphères de la Forge stellaire il n’existe une Porte assemblée au sein même d’un champ magique planétaire. Sa position ne semble cependant pas être perturbée par les forces du monde, bien au contraire, comme purent le noter des sages de par le passé ; Cette interaction avec le champ magique de Tokoruu permet en effet de puiser dans ses énergies pour déclencher des pouvoirs contingentés, comme l’apparition d’un mortel filet de force capable de découper les vaisseaux Ry’leek, et uniquement eux. Mention est également faite d’un mystérieux sorcier Va’nok qui vint trois siècles plus tôt et parvint à contenir une flotte Sy’nes’kaan à lui seul, utilisant la Porte Na’ra’tuu comme une matrice amplifiant ses sorts.

Les superstructures de la Porte peuvent accueillir une quinzaine de nefs de moyen tonnage. Tous les principaux emplacements sont généralement occupés par des porteurs To’kaan en attente de partance vers les autres Sphères de la Forge. Un millier d’habitants s’accrochent aux structures forgées dans des alliages inconnus, et battues par des vents extrêmement violents. Quelques tavernes ont même été aménagées par d’anciens aventuriers, et restent les seuls commerces de la Porte. Plus encore que le port de surface de Su’lii’naa, dans l’Empire sorcier de Su, les établissements de la Porte Na’ra’tuu sont des lieux de réunions officieuses où se traitent des affaires d’importance, loin de la politique de la surface.

Nabjaat, aux forges enterrées

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Sphère de cristal : Sphère d’Okilaat

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 3 tours

Taille : F (diamètre équatorial de 58 479km)

Rotation : Aucune

Révolution : Aucune

Lunes : Kodraam, Kotanaa, Kolinaa, Nabnaar

Population : 5 897 431 Nabra’nii

Nabjaat est le monde intermédiaire du système Okilaat. Sa surface est recouverte par de hautes montagnes extrêmement riches en minerais précieux, et de grands gouffres plongent jusqu’à son noyau en fusion. La planète est froide, fréquemment balayée par de terribles tempêtes limitant fortement le développement de la faune et de la flore. Plusieurs chaînes de grands lacs équatoriaux sont gelées durant une bonne partie de l’année, mais leurs eaux fondent régulièrement, irriguant des réseaux de cavernes où s’est développée une agriculture intensive.

Le monde souterrain est pour sa part bien plus riche, avec plusieurs mers étagées autour desquelles de grandes civilisations ont su prospérer. Le rayonnement de Kodraam, la lune de feu de Nabjaat, est capté par des amas de cristaux apportant chaleur et lumière loin dans le sous-sol. D’autres variétés cristallines peuvent stocker durablement cette énergie, et sont à la base de toutes les cultures locales.

Ports d’accueil : Les Nabra’nii ne sont pas de grands explorateurs du Vide, mais font du négoce avec les autres peuplades du système Okilaat. Leurs grandes métropoles souterraines sont ainsi reliées à la surface par de nombreux puits où les spelljammers peuvent faire escale à l’abri des vents. Ebjenet, la Cité profonde, est connue pour son port réservé aux contrebandiers et pirates écumant le système. Bordant la Mer Kal’najaa, la cité baigne en permanence dans des vapeurs s’échappant de sources proches, connues pour leurs propriétés curatives, elle est également perçue plus comme un avant-poste que comme une véritable métropole, car au-delà de ses murs s’étendent des territoires instables, dominés par le magma en fusion des profondeurs.

La Nab’saranii Kieta’najna (Nabra’nii (Kabranalaat) ♀/ Forgeuse Nab’saraan 16/ Lignée Naj’kanit majeure/ NM) règne sur Ebjenet et s’assure que son port génère suffisamment de profits, tout en maintenant pirates et aventuriers éloignés des affaires locales. Le zocalo de la Cité profonde est l’un des plus exotiques de Nabjaat, il attire les foules et ses tavernes sont renommées pour les intrigues qui s’y déroulent, et qui cristallisent tous les travers de la société Nabra’nii.

La métropole est en effet plus petite que ses consœurs de la Mer Kal’najaa, elle abrite une vingtaine de milliers d’habitants, mais voit régulièrement se chiffre doublé. Ebjenet est également le point de départ des expéditions partant en quête des légendaires Forges enterrées, des artefacts d’un peuple éteint, capable de créer des formes de vie nouvelles. L’organisation de ces caravanes vers l’inconnu est en fait devenu une affaire particulièrement juteuse, que se partagent les enfants de Kieta’najna. Tout un ensemble d’anciennes cavernes laissées longtemps à l’abandon sont désormais renforcées et aménagées en véritables palais, où sont rassemblées reliques et connaissances des peuples anciens. Asq’najna (Nabra’nii (Kabranalaat) ♂/ Sorcier stellaire 9/ Lignée Naj’kanit majeure/ NM) est le maître incontesté des lieux, il règne par la violence et reste l’individu le mieux renseigné concernant les dangers des territoires inférieurs.

Ressources : Nabjaat est un monde riche en ressources minérales, et dont l’univers souterrain a depuis longtemps été transformé par les peuples qui s’y succédèrent. Sa place prépondérante dans le commerce entre les Sphères forgéennes attire de nombreux négociants cherchant à faire des affaires au sein des métropoles bordant les Mers étagées. De nombreuses mines permettent à une trentaine de cités Nabra’nii d’exporter des minerais extraits par les Kalataan, puis travaillés en alliages par les artisans Kajataal. Ces métaux sont connus pour favoriser les enchantements stellaires et sont ainsi particulièrement prisés partout à travers les mondes de la Forge.

Culture dominante : Les Nabra’nii rassemblent au sein de leur fédération pas moins de seize peuplades différentes, et aucune parmi elle n’est originaire de ce monde. L’identité Nabra’nii est formée par une mosaïque de coutumes et de traditions, qui se sont mélangées dans la douleur de guerres désormais anciennes. Les mondes originels des peuples Nabra’nii ne sont plus que des mythes et ne représentent plus rien pour les générations nées sur Nabjaat. L’Ère des Scellements marque véritablement le début de l’Histoire de cette culture, qui naquit dans un besoin d’alliance face aux peuples anciens, qui régnaient alors sur le monde. Les antiques légendes fondatrices ont enjolivées les événements, mais ce furent près de quatre siècles de conflits qui amenèrent les Nabra’nii à s’imposer sur Nabjaat, et les peuples originels de ce monde furent exterminés.

Les Nabra’nii, comme tous les autres peuples de la Forge, voient leurs communautés dominées par les porteurs des lignées Stellaires, qui sont entre eux liés par des liens complexes, et un code de conduite particulièrement strict, le Nakat. Ce code limite fortement l’usage des dons Stellaires au sein de la société Nabra’nii, les abus du passé ayant invariablement conduits à de terribles catastrophes. Le prestige de la lignée transcende les talents réels de l’individu ou ses inclinaisons morales, et les plus puissants seigneurs Nabra’nii consacrent beaucoup de temps et d’efforts afin de garantir la position des leurs dans la société.

Il est intéressant de noter que si l’apparence et les coutumes exotiques n’ont guère d’importance pour un Nabra’nii, le lignage éclipse toute autre considération.

Les Kabranalaat sont les seigneurs de leur peuple, des guides aux pouvoirs prodigieux, à peine moins influents que les Immanents. Leurs lignées ont été soigneusement entretenues par des siècles d’unions arrangées, et des manants porteurs de dons spécifiques se sont souvent vu octroyer titres et domaines afin de fortifier les lignées seigneuriales. Un Kabranalaat peut tout se permettre sans avoir à subir le jugement d’inférieurs, le Nakat impose cependant de sévères sanctions envers ceux des seigneurs qui encouragent discorde et violence. Les Kajataal sont porteurs de dons Stellaires moins puissants et pour beaucoup, bien plus pragmatiques. Ils forment l’équivalent d’une petite noblesse regroupant la caste combattante Nabra’nii ainsi que les différentes traditions artisanales. Toute une complexe hiérarchie existe parmi les Kajataal, qui représentent l’essentiel des cinq millions d’habitants de Nabjaat. Enfin, les Kalataan sont les descendants de ceux qui ne naquirent pas avec la bénédiction des étoiles. En des temps lointains, ils étaient tués à la naissance, mais des figures désormais légendaires imposèrent des lois à ce sujet, et le Nakat continue d’imposer la protection des Kalataan. Depuis bientôt mille ans, les nouveaux nés privés de pouvoirs stellaires sont présentés à un Kabranalaat qui accepte de partager ses propres dons en échange d’un serment de vassalité. La puissance du seigneur se dilue dramatiquement dans le corps du Kalataan, qui développe cependant au fil des années des pouvoirs mineurs, pâles reflets de ceux de son protecteur. Les Kabranalaat ont cependant tout intérêt à promouvoir de tels individus, car mêmes faibles, ces dons Stellaires peuvent de temps à autre régénérer une lignée majeure sur le déclin. Dans certaines régions de Nabjaat, il arrive que des Kajataal décident de patronner les enfants de leurs serviteurs, mais les dons ainsi transmis ne se manifestent pratiquement jamais, le rituel atteste cependant d’une transmission de lignée, et permet au jeune Kalataan de ne pas être banni, comme il arrive que ce soit le cas.

Il existe sur Nabjaat cent dix-huit lignées seigneuriales, et trois fois plus de dons Stellaires Kalataan. Chaque seigneur Kabranalaat règne sur un domaine souterrain et à le devoir de veiller au bien-être de ses vassaux. Les grandes périodes de guerre sont terminées depuis longtemps, mais les conflits commerciaux et la préservation des lignées mobilisent toute l’attention du seigneur. Le titre officiel du plus puissant détenteur d’une lignée Stellaire est Nab’saraan pour un mâle, Nab’saranii pour une femelle, Nab’sarool pour les représentants de peuples asexués. La notion d’union sacrée n’existe pas dans la culture Nabra’nii, chacun devant se reproduire avec un partenaire en mesure de fortifier sa lignée, et si les peuples de Nabjaat ne sont pas insensibles à l’amour, ce sentiment est généralement associé à la puissance du don Stellaire.

Les Forgeurs sont ici désignés du nom de Sab’sanaam, ils se divisent en trois castes aux fonctions bien définies. Ceux qui sont porteurs d’une lignée seigneuriale consacrent leur temps à étudier la généalogie des lignées, afin de favoriser l’apparition de nouveaux dons, tout en préservant les anciens. Bien qu’ils soient Kabranalaat, leur devoir s’étend également aux autres catégories de la population. Ceux d’ascendance Kalataan ont la charge de préserver les traditions et coutumes, qu’elles soient martiales ou artisanales. Gardiens des connaissances Nabra’nii, ils en sont également les principaux utilisateurs et combinent un long apprentissage de leur art avec des dons Stellaires spécialisés. Les Forgeurs Kalataan pour leur part, sont également des gardiens des traditions, mais se consacrent à la préservation des arts anciens. Ils transmettent la tradition orale, jouent la comédie ou servent de tuteurs aux enfants des autres lignées.

Vis-à-vis des autres peuples de la Forge stellaire, les Nabra’nii sont perçus comme des négociants prospèrent et particulièrement ouverts. Fins diplomates, ils maintiennent la paix dans les Orbes pétrifiés depuis plusieurs siècles, et possèdent une grande connaissance des lignées Stellaires. Les voyageurs d’outresphère ne remarquent que rarement la différence entre les castes Nabra’nii, chacun au sein de cette société connaît sa place, et les contestataires sont rares. Si certains Kabranalaat peuvent parfois abuser de leur autorité, le Nakat reste une menace suffisante pour limiter les excès, et la société dominante sur Nabjaat perdure ainsi dans une paix prospère qui semble ne jamais devoir s’achever.

La métropole Nabra’nii traditionnelle est bâtie sur la côte de l’une des Mers étagées, dans un environnement minéral chaotique, à travers lequel des routes ont été taillées au fil des générations. Les cultures, elles aussi en terrasses, s’appuient aux parois, tandis que de grands troupeaux sont rassemblés dans des cavernes sous le niveau de la mer. Les communautés extérieures sont rares, les dangers naturels étant nombreux, et les reliefs trop accidentés. Chacune des lignées seigneuriales gouverne sa propre cité, qui est ainsi le cœur de son domaine. D’anciennes coutumes veulent que les plus prestigieuses règnent depuis les rivages de la haute Mer Bra’nasii, tandis que celles sur le déclin gouvernent les cités de la Mer Kal’najaa, dans les entrailles du monde. En réalité, la situation n’est bien entendu pas aussi tranchée, et le commerce entre les métropoles Nabra’nii reste un lien puissant.

Les peuples de Nabjaat ne forment pas d’armée de métier, les cités ne possèdent pas véritablement de remparts, mais des compagnies de guerriers Kalataan sont mobilisées en fonction des besoins, aussi bien pour assurer la sécurité dans les rues que pour affronter un danger imminent. Les Forgeurs bénéficient d’un grand prestige et représentent souvent des communautés de leur propre caste au sein de la cité, se sont eux qui se regroupent en un grand conseil, le Nakalaat, en charge des affaires courantes et de conseiller la lignée seigneuriale. Ce conseil à toute autorité pour ce qui concerne le bien-être des citoyens, mais se plie aux décisions du seigneur.

Sites notables : Nabjaat tient son surnom d’antiques reliques remontant à un temps bien avant l’Ère des Scellements. Les peuples anciens furent exterminés bien après, mais il existait alors dans les entrailles de la planète un groupe d’individus aux pouvoirs dépassant ceux des Immanents. Nul ne se souvient de leur nom, mais ce furent eux qui forgèrent les Xalith à partir de fragments d’étoiles qu’ils avaient attirés à eux. Une guerre terrible menaça de briser Nabjaat en morceaux, mais finalement, quelques héros des peuples anciens parvinrent à vaincre leurs adversaires. Les Nabra’nii n’ont qu’une connaissance fragmentaire de cette guerre, mais la légende des Forges enterrées pousse régulièrement d’imprudents explorateurs à risquer leur existence au-delà des Mers étagées, en un lieu où la vapeur brûlante provoque des hallucinations, et où les vestiges de métropoles gigantesques sont en équilibre sur des pitons rocheux dominant un océan de magma en fusion.

De ce que savent les Forgeurs Nabra’nii, les Forges enterrées seraient des sanctuaires où il serait possible d’engendrer la Vie à partir d’étoiles disparues. Certains parlent de traditions Nécro-forgéennes, d’autres de pouvoirs ayant précédés les Immanents. Quoiqu’il en soit, les Forges enterrées sont restées inaccessibles depuis la fin tragique des peuples anciens, et leur localisation même reste un secret perdu.

Ejd’acnaal, la Cité des éternels satisfaits, reste la seule métropole connue pour avoir été bâtie en surface. Se dressant sur un haut plateau, ceint d’une imposante et massive muraille, elle abritait à son apogée près de trois cent milliers d’individus, d’un peuple ancien inconnu. Il ne reste que des ruines de ce qui semble avoir été une grande capitale militaire, et plusieurs larges terrasses semblent indiquer autant d’emplacements pour des spelljammers, disparus depuis longtemps.

Les curieux parvenant à braver les éléments découvriront une cité, la plus grande connue à ce jour dans le système Okilaat, dont une partie des habitants est toujours là, sous la forme de statues de glace noire. Aucune force connue ne peut leur rendre leur apparence première, et la nature du cataclysme qui s’est abattu sur eux reste un mystère. Plus inquiétant encore, des corps pétrifiés ont été récemment découverts, et sont clairement des victimes récentes de cette malédiction. Des explorateurs viennent malgré tout risquer leur vie en ce lieu, car le sous-sol de Ejd’acnaal est occupé par un dédale renfermant de nombreuses reliques des peuples anciens. Ce vaste donjon est piégé, mais cela n’effraie pas les aventuriers venant chercher des objets de pouvoir, souvent extrêmement puissants, et semblant avoir été entreposés en ce lieu pour une raison inconnue.

Kodraam

La lune solaire de Nabjaat diffuse un intense rayonnement rouge sur le monde autour duquel elle tourne. Sa surface est en permanence sujette à d’impressionnantes éruptions projetant des geysers de magma loin dans l’Espace sauvage. Les peuples anciens semblent avoir cherché à capturer le pouvoir de leur lune de Feu, comme en attestent les nombreux observatoires en ruines disséminés sur et sous la surface du monde.

Kotanaa

Bien trop proche de Kodraam, la petite lune nommée Kotanaa n’est qu’un astre calciné et dont la surface est craquelé de profondes fissures. Certains pirates trouvent là un refuge car le fonds de ces profondes gorges reste relativement frais, avec une enveloppe d’air régénérée par des amas de cristaux diffusant une lueur orangée.

De nombreux trésors sont censés être dissimulés dans des sanctuaires pirates abandonnés, mais le danger de se heurter à des équipages bien vivants est tel que très peu d’aventuriers se risquent dans les failles de Kotanaa.

Kolinaa

Suffisamment éloignée de la lune de Feu, Kolinaa est recouverte par de hauts plateaux rocheux dominant un vaste désert de sable noir. C’est ici que sont exilés les Nabra’nii n’ayant aucun don Stellaire. Peu nombreux, et rassemblés pour la plupart dans des cités en ruines des anciens, ces individus vivent dans des conditions extrêmes et ont fini par former une société structurée, reproduisant un code de conduite proche du Nakat. Combattants farouches, ils sont souvent recrutés comme mercenaires ou pirates, deux professions dans lesquelles ils excellent. Les tempêtes de sable sont fréquentes, et une faune d’insectes agressifs reste l’unique ressource alimentaire pour ces Kajartaan. Organisés en tribus nomades menées par les meilleurs chasseurs, les exilés se sont adaptés à leur environnement et vivent en harmonie, forgeant des traditions qui leurs sont propres. Les Nabra’nii ne sont pas les bienvenues, mais un individu prouvant la valeur et son désir de faire du troc pourra toujours repartir sans crainte. Les tribus Kajartaan rassemblent une trentaine d’individus, bien entendu sans aucun Forgeur pour les guider, cette tâche incombe aux plus redoutables combattants.

Nabnaar

Isolée des autres lunes de Nabjaat, l’astre recouvert par une épaisse couche de vapeurs brûlantes qu’est Nabnaar continue à dissimuler bien des mystères. Sa surface est une plaine aride sur laquelle se dressent quelques massifs rocheux érodés, et où apparaissent des ruines comptant parmi les plus anciennes du système Okilaat. Les vapeurs deviennent toxiques aux abords de ces métropoles oubliées, qui sont connues pour abriter des sanctuaires secrets. Les Nécro-forgeurs cherchent activement à étudier les connaissances encore récupérables en ces lieux, mais la lente érosion a eu raison des monuments les plus notables.