Les Voies As’kaanii

La dimension des Voies apparaît comme une réalité occupée par des brumes au travers desquelles se croisent une multitude de voies pavées. Nul n’a encore jamais arpenté l’intégralité de l’une de ces routes, mais de nombreuses légendes mentionnent des cités et autres palais, où la Reine des Voies planaires récompenserait les pèlerins méritants.

Les Voies peuvent parfois former des croisées, où se sont regroupées des communautés qui parviennent à prospérer, mais l’essentiel de cette dimension se résume à de longues bandes pavées et cernées de brumes à travers lesquelles il est risqué de s’aventurer ; Le sol se dérobe en effet après quelques pas, provoquant une chute qui s’achève invariablement sur les pavés d’une voie, fréquemment très éloignée du point de départ des infortunés explorateurs.

Les Voies As’kaanii forment un réseau planaire touchant de nombreux lieux à travers les Anciens Domaines Reigar. Il suffit réellement de marcher sur les routes nimbées de brumes, plus ou moins longtemps en fonction apparemment de la distance à parcourir, et la transition avec le Plan Matériel Primaire se fait graduellement. Les brumes sont les premières à s’étioler, puis des formes floues apparaissent, enfin les effets climatiques locaux touchent l’Arpenteur planaire. Il faut également noter que les passages empruntés sont toujours à sens unique, As’Kaan interdit aux siens de revenir sur leurs pas.

Natifs : Les Pèlerins des brumes sont connus pour former un groupe de guides résident au sein de la dimension. Bien qu’ils arborent toujours un grand manteau de voyageur, avec un capuchon noyant leur visage dans les ténèbres, ils semblent appartenir à une même espèce, humanoïde et à la peau grisâtre, avec de grands yeux rouges. Capables de se déplacer en n’importe quel lieu des Voies à volonté, les Pèlerins peuvent emmener avec eux quelques voyageurs, mais ils ne font que rarement usage de ce pouvoir. Selon les dires de quelques sages ayant traversés les Voies, les Pèlerins des brumes vivraient en réalité sous les chemins pavés, où existeraient tout un réseau de Voies leur étant réservées, et menant à des cités et autres lieux formant leur royaume. Aucun Arpenteur n’a encore pu explorer cette réalité imbriquée mais plusieurs allusions émanant de Pèlerins semblent confirmer son existence.

Cités : Bien que les Voies As’kaanii mènent aux abords de nombreuses métropoles du Plan Matériel Primaire, la dimension en elle-même ne contient apparemment aucune agglomération d’importance. Mais encore une fois, il est bon de préciser que les Pèlerins des brumes semblent disposer pour leur part d’une véritable société, dissimulée aux yeux des voyageurs. D’après quelques indices glanés au fil des ans, leur capitale se nommerait Jylkanuu, elle abriterait un millier d’individus ainsi qu’un grand temple consacré à la déesse As’Kaan. Selon la rumeur, elle serait bâtie sur une croisée de laquelle rayonneraient pas moins de seize voies pavées comptant parmi les plus anciennes.

Pour les Arpenteurs, la plus importante communauté des Voies reste Aldohn, un regroupent d’une centaine d’individus rassemblés autour de quelques bâtiments bordant une croisée et s’enfonçant dans les brumes. D’anciens voyageurs ont vu en ce lieu une occasion de partager leur savoir tout en faisant des affaires. L’auberge du Coureur éternel est une étape obligatoire pour qui souhaite recevoir quelques bons conseils devant une bière de bonne qualité. Olono (pl Tieffelin ♂/ Roublard 8/ Libre Ligue/ CB) est un ancien Arpenteur des Plans à l’ascendance Tanar’ri. Très semblable dans son apparence à un Cambion, il se montre bien plus loquace et d’agréable compagnie, vantant la qualité de sa bière des brumes, brassée dans le sous-sol de son établissement, dans une pièce baignant dans les mystérieuses brumes de cette dimension. L’auberge est comme les autres bâtiments d’Aldohn, bâtie de bric et de broc, elle comporte trois petites chambres à l’étage, un plancher pour le commun des voyageurs, une salle commune pouvant accueillir une quinzaine de personnes, une cuisine et une cave. Rien ne pousse le long des Voies d’As’kaan et l’auberge du Coureur éternel est approvisionnée par les voyageurs de passage.

Outre son auberge, Aldohn compte une douzaine de bâtiments dont une forge et un apothicaire. Les habitants vont et viennent en fonction des ressources dont ils disposent et le Bourgmestre Dothok Martelnoir (pl Nain outreterrien/ Guerrier de la Roue 11/ Ordre Transcendantal/ NB) s’assure de la bonne répartition des biens et des vivres. Plus ancien occupant des lieux, le Nain outreterrien tient lieu de guide sur plusieurs Voies partant du hameau, il offre aux Arpenteurs usant de ses services de transmettre des messages à d’anciens compagnons. Une partie de ces missives impliquent en outre le ravitaillement d’Aldohn.

Rumeurs : Certains voyageurs empruntant les Voies As’kaanii ont pu remarquer des ombres jaillissant de la brume, pour y disparaître à nouveau. De là est né l’idée qu’il existerait dans cette dimension des Voies de traverse, chemins secrets réservés à d’étranges entités encore jamais rencontrées. Les Pèlerins se taisent à ce sujet, ce qui incite nombre d’Arpenteurs à croire en l’existence de ces Voies dissimulées.

Sites notables : La dimension des Voies est un lieu de transit connu de nombreuses cultures des Anciens Domaines Reigar, sa cartographie reste impossible de par la volonté d’As’Kaan, mais les Pèlerins partagent fréquemment leur savoir à ce sujet. Bien peu de voyageurs choisissent de faire étape au sein de cette réalité, les trajets sont généralement courts, mais plusieurs lieux ont interpellés certains Arpenteurs des Plans.

Le Dédale de Rhynisi est une région échappant clairement au contrôle de la Reine des Voies planaires. Les brumes y sont plus sombres, il y règne également un froid terrible, et des bourrasques soufflent régulièrement le long d’une dizaine de Voies. Tous les passages dimensionnels au sein du Dédale mènent sur les mondes d’un même système planétaire inconnu, où aucune des grandes civilisations ayant succédées aux Reigar ne semble avoir eu de prise. Ce sont des planètes sauvages, peuplées de prédateurs redoutables, et où les esprits les plus résistants succombent rapidement à d’incessants murmures les poussant vers la folie. Il apparaît que les Voies de Rhynisi mènent vers trois mondes distincts, tous habités par les mêmes espèces primitives. Cette région des Voies As’kaanii porte ce nom car les passages planaires amènent les infortunés voyageurs en des lieux différents à chacune de leur tentative, mais toujours au sein du même système. Fort heureusement, on n’arrive au sein du Dédale uniquement par le plus malheureux des hasards, au grès des conjonctions planaires déroutant les Arpenteurs de leur chemin. On ne peut cependant en sortir que de la même manière.

Les rares récits mentionnant le Dédale de Rhynisi mentionnent des conditions climatiques terribles à la surface des trois mondes, une flore agressive et des créatures sournoises. Des ruines existeraient, mais aucun détail n’est donné à ce sujet. Des étoiles écarlates semblent également limiter fortement l’usage de toute forme de magie, et un soleil blanc perturbe les pouvoirs liés aux Voies de l’Esprit. Nul ne sait comment des forces encore mystérieuses purent influer la création planaire d’As’Kaan, mais cette région est soigneusement évitée par les Pèlerins des brumes.

La Nef des Sy’nalc est un énorme navire fendant la brume de la dimension des Voies depuis plusieurs siècles, sans que le Temps ne puisse apparemment avoir d’emprise sur son équipage. Les Sy’nalc ressemblent à des elfes, bien qu’ils ne possèdent aucun lien avec ces derniers. De haute stature, avec une peau laiteuse et de grands yeux en amandes, leurs cheveux gris sont ornés de colifichets, et leurs tatouages forment un support pour une tradition orale très riche, focalisée sur les nombreux mondes accessibles grâce aux Voies.

L’équipage compte deux cent individus, et accueille volontiers des voyageurs. La traversée des brumes à bord du Tla’noc est cependant périlleuse, car le navire semble naviguer dans une autre dimension, en bordure des Voies façonnées par la déesse As’Kaan. De menaçantes créatures émergent régulièrement des brumes et de puissants courants gravitationnels peuvent provoquer des embardées violentes.

Les Sy’nalc contreviennent clairement aux lois planaires établies par la divinité, ils ne font que rarement des haltes hors des brumes, et semblent disposer d’un savoir aussi conséquent que celui des Pèlerins en ce qui concerne les entrées et sorties de cette dimension. Ils troquent leurs informations contre des biens qu’ils ne peuvent facilement se procurer, mais semblent ne pas manquer de grand-chose. Une rumeur veut qu’ils soient des ennemis des Pèlerins, ayant trouvé un moyen d’accéder à leurs Voies et cités. Il apparaît en effet qu’après avoir navigué avec les Sy’nalc, aucun Pèlerin ne souhaite avoir à faire avec un voyageur.

Phénomènes magiques : Les Voies As’kaanii n’offrent que peu d’aléas aux voyageurs arpentant leurs pavés. Il arrive cependant que la brume s’obscurcisse parfois et déborde sur le chemin, elle absorbe alors l’essence vitale, allant jusqu’à tuer les plus faibles.

Les Voiles N’kaarii

L’étrange dimension des Voiles planaires de N’kaar apparaît aux arpenteurs comme un gigantesque labyrinthe aux parois cristallines et où sont disséminés de fines membranes diaphanes, permettant de se déplacer d’une région à l’autre de cette réalité.

Les lois planaires régnant en ce lieu ne sont guère différentes de celles des autres réalités As’karii, mais ceux qui viennent se perdre entre les Voiles N’kaarii recherchent le Cœur du Labyrinthe, un lieu où les énergies ondoyantes permettent d’accéder directement au Plan Astral, en des lieux connus des initiés comme les Sept Neldharii, dépouilles de Puissances anciennes et oubliées, sur lesquelles des temples As’karii auraient été fondés.

La dimension des Voiles n’offre que peu d’attrait pour les Arpenteurs planaires désireux de voyager à travers le Multivers. La complexité du dédale semble s’adapter à ses visiteurs, et pour ceux qui ont séjournés dans Sigil, la similitude avec les mortels châtiments de la Dame des douleurs est des plus désagréables.

Si la majorité des salles et couloirs donnent l’impression d’explorer un donjon souterrain, les Voiles N’kaarii n’en restent pas moins un véritable demi-plan, et nombreux sont les récits de voyageurs découvrant des lieux sans voûte, dominés par un vaste ciel sombre où scintillent d’étranges étoiles pourpres. D’autres parlent de canaux dans lesquels s’écoule une eau potable et glacée. Myolmo l’Acrobate, un Halfelin des Champs dorés affirme même que ce réseau permettrait de visiter tout un ensemble de salles inaccessibles par les galeries du dédale.

Natifs : Le labyrinthe des Voiles N’kaarii est en grande partie désertée, seul le Cœur est occupé par une peuplade établie à proximité des Voiles argentés. Humanoïdes aux traits reptiliens et aux orbites occupées par des cristaux scintillants, ils se désignent du nom de N’kaa’taal. Divisés en petites tribus d’une trentaine d’individus chacune, ces êtres auraient été exilés des mondes d’As’kar un millénaire auparavant et se seraient établis en ce lieu, non loin des énergies du Plan Astral.

Adorateurs de N’Kaar, les N’kaa’taal se désignent souvent du nom de Passeurs argentés. Arpenteurs astraux expérimentés, ils offrent leurs services en tant que guides vers les dépouilles colossales des Neldharii. Ennemis des Githyanki, les N’kaa’taal consacrent beaucoup de temps à masquer l’existence des accès vers les Voiles à leurs adversaires, ils protègent également les voyageurs empruntant les conduits astraux de tous les dangers pouvant s’abattre sur eux.

Bien qu’ils paraissent primitifs, les N’kaa’taal possèdent une très ancienne tradition picturale, expliquant le fait que leurs écailles soient couvertes par des textes finement gravés, formant un long récit mentionnant de nombreuses connaissances très avancées. Depuis leur venue dans la dimension des Voiles N’kaarii, les écritures N’kaa’taal sont tournées vers les récits des expéditions au sein du Plan Astral, les descriptions de lieux étranges au sein du labyrinthe ou les rencontres ayant marquées les tribus.

Cités : Il n’existe apparemment aucune métropole au sein des Voiles N’kaarii, bien que des mentions soient régulièrement faites concernant une cité accessible uniquement par certains Voiles arborant une teinte écarlate, très rares. Les N’kaa’taal mentionnent la ville sur leurs écailles gravées, la désignant du nom de N’sak’naat, la Cité du Voile argenté. Elle abriterait selon leurs légendes l’Œil droit du Dieu, une relique permettant de voir à travers tous les voiles séparant les réalités. Il est cependant impossible de dire si la métropole se trouve au sein des Voiles N’kaarii ou en un autre lieu du Multivers.

Rumeurs : Les Arpenteurs planaires sont peu nombreux à emprunter le labyrinthe façonné par N’Kaar, qui est réputé pour renfermer toutes les nuisances propres à un donjon du Plan Matériel Primaire, avec en prime les pièges magiques qu’une divinité maîtrisant les voyages dimensionnels peut élaborer. Il se dit cependant que le Passeur argenté aurait déposé sept fragments des Neldharii au sein de son dédale, puisant en eux de prodigieux pouvoirs, ravivant lentement leurs forces éteintes pour renforcer sa maîtrise des Voiles planaires.

Sites notables : La dimension As’karii des Voiles est un lieu bien moins ouvert sur le Multivers que ses contreparties, mais le labyrinthe attire toujours ceux qui recherchent la connaissance cachée. Les Arpenteurs planaires ont appris à s’orienter grâce à certains repères qui sont cherchés en priorité.

Le Marché ambulant des K’zynoï est une communauté de Gnomes Bytopiens ayant rallié par mégarde le labyrinthe de N’Kaar. Après quelques vaines tentatives pour en sortir, les ingénieux aventuriers décidèrent de s’établir en ce lieu étrange. Désormais liés depuis des générations aux forces régissant le labyrinthe, les K’zynoï peuvent s’orienter les yeux fermés et guider ceux qui les rencontrent. Faisant volontiers du troc, ils sont alliés aux N’kaa’taal mais évitent soigneusement les passages vers le Plan Astral, dimension avec laquelle ils n’ont aucune affinité.

Le Marché ambulant est composé d’une douzaine de chariots à bras, principales possessions pour la cinquantaine de Gnomes qui séjournent dans le labyrinthe. Ils contiennent une multitude de babioles et d’objets abandonnés par de précédents Arpenteurs. Les objets magiques côtoient les articles bon marché et les K’zynoï troc indifféremment leurs biens, en fonction de leurs interlocuteurs. La communauté est dirigée par Yoltonomoronth l’Ancien (Planaire Gnome Bytopien ♂/ Négociant de la Grande route 8/ Libre Ligue/ NB), un Gnome centenaire à la vitalité surprenante, arborant un bandeau de cuir sur l’œil gauche et appréciant de belles chansons, qu’il échange volontiers contre des objets. Les K’zynoï ont découverts il y a une décade un moyen de quitter le labyrinthe, mais préfèrent séjourner en ce lieu qu’ils connaissent à la perfection.

La Fontaine des Grimaçantes se trouve dans une salle à la voûte peinte d’une fresque montrant une bataille inconnue, opposant Yugoloth et Célestes arcadiens dans ce qui semble être les Gastes grises. Etrangement, les plus doctes individus férus d’Histoire planaire n’arrivent pas à situer cette bataille.

Accessible par pas moins de six couloirs, la Fontaine des Grimaçantes est une construction typique d’une architecture en vigueur dans les mondes d’As’kar, il y a cinq millénaires. Elle est ornée de sept visages démoniaques, marqués par d’inquiétants rictus. Une eau glacée mais potable jaillit de leur gueule. Les Arpenteurs planaires qui trouvent le chemin de la Fontaine savent devoir y amener un exemplaire d’une pièce antique de l’époque impériale Moktaï, une Siruni. Jeter cette pièce dans le bassin suscite un hurlement émanant des faces sculptées dans la pierre, puis un mot est murmuré dans la pièce. Ce mot s’avère avoir une importance capitale dans les prochaines heures pour l’aventurier.

Les Galeries assiégées sont disséminées à travers le labyrinthe, leurs parois cristallines laissent apercevoir un vaste néant extérieur, duquel surgissent régulièrement des hordes de monstruosités venant s’écraser contre les dalles, qui paraissent alors bien trop fragiles. Plusieurs récits concernant ces Galeries indiquent que des Voiles grisâtres se matérialisent parfois, laissant passer les créatures à l’intérieur.

Pour les plus sages, les passages sont liés via l’Astral à une région du Plan Matériel Primaire connue sous le nom de Sphères de l’Empire Lointain, un lieu servant aux entités du Royaume Lointain d’accès aux différentes réalités. Les abords des Galeries assiégées sont imprégnés par des forces étranges, qui peuvent distordre jusqu’aux énergies planaires du labyrinthe.

Phénomènes magiques : La réalité des Voiles N’kaarii est dominée par l’influence du Plan Astral, auquel la Puissance N’Kaar est rattachée. Les forces élémentaires sont amoindries tandis que la magie basée sur l’esprit semble amplifiée. Le principal phénomène magique connu des Arpenteurs planaires est nommé le Murmure du Passeur. Il s’agit d’une brève fulgurance divinatoire se produisant au contact des parois cristallines, concernant l’individu et un évènement marquant dans les prochaines heures. Ce phénomène ne concerne cependant qu’une zone comprise entre deux Voiles, tout passage planaire semblant neutraliser cette prémonition des plus utiles.

N’Kaar, le Passeur argenté

Puissance mineure de l’Outreterre, NB

Domaines de prédilection: Astral, Portails, Ascension.

Autres incarnations : N’kon’Oorith était une Puissance mineure liée aux conduits astraux durant l’Âge des Conquérants, divinité de la mort guidant les esclaves des Sorciers vers une vie plus apaisée au sein des Plans de la Roue ancienne, il fut une Puissance planaire importante dans les communautés du Moyeu, jusqu’au Grand Soulèvement, après lequel ses fidèles se tournèrent vers des divinités liées à la Vie. N’Kaar rencontra la déité durant ses périples dans l’Astral, alors qu’il n’était encore qu’une Puissance-à-venir. Les évènements restent flous, mais il s’appropria les pouvoirs de N’kon’Oorith, et adopte encore la forme incarnée de cette Puissance, un Saurien aux écailles noires, arborant une cape déchiquetée faite de filaments argentés.

Royaume planaire: Bien que l’on suppose que le Passeur argenté occupe le lieu qu’il a façonné par sa volonté, son véritable Royaume est la Grande Porte, l’ancien domaine planaire d’Aoskar. Depuis que les Puissances Sokaarii se sont regroupées en Outreterre, N’Kaar préfère s’isoler au sein de la dimension des Voiles, étudiant les étranges forces du Plan Astral et cherchant à y posséder quelque influence.

Alliés divins : Comme les autres Puissances Sokaarii, N’Kaar est un dieu opportuniste avant tout, et le jeu de ses alliances évolue sans cesse en fonction de prophéties et d’intrigues ambitieuses. Il a pris la place d’Oorohn, le Guide des Âmes qui fut terrassé en son temps par huit Balors, les Terribles lacérateurs divins, et les anciens pactes de celui-ci sont toujours en vigueur. N’Kaar est donc allié avec Célestian et a développé une entente cordiale avec Anubis. Parmi les Sokaarii, il collabore fréquemment avec Nielvos, sans pour autant faire confiance avec l’étrange divinité élémentaire.

Ennemis divins : En tant que divinité contemplative, N’Kaar n’a que peu d’occasions de se faire des ennemis. Son lien avec Aoskar en fait toutefois une cible pour toute Puissance cherchant à étendre son influence à travers les Plans d’existence. Régulièrement, d’ambitieuses divinités du Plan Matériel Primaire cherchent donc à lui nuire afin de s’approprier son savoir sur l’Astral et les Possibilités.

Symbole : L’étoile à dix branches Sokaarii reste un symbole commun à toutes les Puissances Sokaarii, celle représentant le culte de N’Kaar est teintée d’argent.

Avatars connus : Etrangement, N’Kaar favorise toujours la forme ancienne de son prédécesseur, N’kon’Oorit. Il se manifeste rarement aux fidèles, mais exclusivement sous l’apparence d’un Saurien à l’allure inquiétante.

Culte : A l’exception de quelques congrégations disséminées à travers l’Outreterre et le Plan Astral, la majorité des fidèles du Passeur argenté sont rassemblés au sein des Voiles N’kaarii. Tous les N’kaa’taal sont des adeptes du dieu, et ceux qui meurent en son nom adoptent la forme de Suppliants au sein de la Grande Porte.

Au sein de la Sphère d’As’kar, le culte de N’Kaar se résume également à quelques chapelles isolées loin des grandes métropoles, et ce sont le plus souvent des monastères fermés aux non-initiés, renfermant des textes sacrés très anciens, souvent liés à l’Ascension.

Dogme : N’Kaar est un dieu patient, tourné vers la méditation contemplative et l’étude des grands principes planaires. Il encourage ses fidèles à suivre les traditions anciennes tout en les exhortant à suivre les nombreuses voies menant à l’Ascension.

Sacerdoce : La quête perpétuelle de connaissances est la principale motivation des fidèles du Passeur argenté, ses Prêtres se consacrent au maintien des traditions ainsi qu’à leur cryptage, afin que les rituels de l’Ascension ne soient pas aisément accessibles.

Lieu de culte : Le monastère de Projion, sur le monde d’O’kaan, est connu pour sa bibliothèque abritant un vaste savoir sur l’Ascension et les moyens de l’accomplir. Cette connaissance lui valut d’être maintes fois assiégé, mais les moines purent toujours compter sur leur divinité pour leur envoyer de grands héros afin de défendre les anciens manuscrits. Le monastère est une véritable forteresse, protégeant un dédale mortel aménagé dans son sous-sol. Plusieurs passages dimensionnels permettent de rallier les autres mondes des Anciens Domaines Reigar, et au moins un Voile planaire relie Projion au domaine divin.

Ordres affiliés : N’Kaar n’encourage pas la voie des armes, et aucun ordre templier n’existe donc au sein de son culte.