Kwaloom, le Trône spirituel du Phalène

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: D (diamètre équatorial de 5 874km)

Rotation: 26 heures

Révolution: 520 jours

Lunes: Kwamaat

Population: 854 756 Keyalaarn

Trame magique: Tellur renforcée, magie profane dominante

La planète Kwaloom est une vaste étendue rocailleuse agrémentée de plusieurs mers peu profondes, aux eaux limpides. Les pôles sont recouverts de forêts aux feuillages pourpres, où prolifèrent de nombreuses espèces végétales imprégnées par les forces du Temps. L’influence des énergies de la Sphère Ancienne a également altérée la faune planétaire, et bon nombre de créatures possèdent ainsi la capacité de se déphaser brièvement.

Comme les autres mondes de ce singulier système, la trame magique de Kwaloom ne semble plus dépendre du rayonnement solaire, mais de forces temporelles ayant figées les conditions planétaires au moment où commencèrent les changements de phases. Grâce à de puissants rituels élaborés par les ancêtres des Keyalaarn, le monde se voit imprégné par une magie intense, préservant aussi bien les antiques rituels que les plus récents prodiges mystiques du Phalène bleu.

Ports d’accueil: Kwanaad est la capitale impériale sur Kwaloom, vaste métropole cosmopolite taillée dans un marbre bleuté aux teintes innombrables, elle abrite le Temple palatiale du Phalène bleu, le prodigieux Marché des Sabliers, ainsi que la principale garnison de la Douzième Chronolégion Phalénite. Bien que la civilisation Keyalaarn ne soit guère tournée vers le spatiomancie, le grand port maritime de Kwanaad est adapté pour pouvoir accueillir les rares voyageurs descendant du ciel mauve. Un officier portuaire est en charge du contrôle de ces bâtiments singuliers, il en répond au Maître des Pontons mais dispose de sa propre capitainerie. Un quartier isolé du reste de la cité est attribué aux voyageurs ayant navigué à travers le Vide. Doté de plusieurs auberges et de toutes les commodités qu’une capitale impériale peut offrir, il n’en reste pas moins étroitement surveillé par les soldats de la Garde urbaine, au service du Keynasarii, un officier veillant au bien-être des visiteurs tout en faisant respecter la loi impériale.

Ressources: Kwaloom est un monde riche en ressources naturelles, mais les Keyalaarn ne prélèvent que peu de celles-ci, puisant dans les forces temporelles afin de subvenir à tous leurs besoins. En dehors de leurs grandes métropoles de marbre bleu, la planète est donc maintenue à l’état sauvage, et seuls les chronomanciens Phalénites s’aventurent dans cette immensité, en quête d’éléments nécessaires à leurs sortilèges.

Cultures: La culture Keyalaarn sur Kwaloom s’est développée autour du culte du Phalène bleu, guide spirituel et protecteur de l’empire. Bien plus dévots que leurs frères et sœurs du monde déphasé de Seyadah, les Kwaloomites servent une caste cléricale particulièrement hiérarchisée, et pourvoyant aux besoins primaires de tous les citoyens de l’empire. La civilisation Keyalaarn s’est depuis longtemps affranchie des liens de servitude, et le Phalène bleu n’exige aucun sacrifice particulier, ses fidèles offrent ce qu’ils souhaitent, généralement un service au reste de leur communauté. L’incarnation de la divinité prend le titre de Syneriarque Sanctifié et délègue son autorité à un premier cercle de sept Haut-Syneriarques, chacun ayant pour fonction de transmettre la parole sacrée, mais également celle de gouverneur d’une métropole planétaire. La hiérarchie cléricale Kwaloomite se divise ensuite en sept grandes églises ayant chacune une fonction bien précise, au service du peuple. Chacune des églises est dirigée par un conseil de sept Syneriarques, dont un représentant est en charge du mouvement au sein d’une cité. Au sein d’une même métropole, les sept représentants des sept églises Kwaloomites forment également un conseil, au service du Haut-Syneriarque, le Conseil Œcuménique du Phalène incarné.

Les ambitieux sont nombreux à chercher leur place au sein des sept puissantes églises de leur peuple, et le Phalène bleu ne cache guère sa préférence pour les individus animés par de telles émotions. Mais la caste cléricale est strictement limité dans ses charges, avec au sein de chaque mouvement des individus choisis par les Hauts-Syneriarques eux-mêmes, et tenant lieu d’espions et d’agents pouvant rapidement éviter les crises au sein de la caste. Les Veilleurs sanctifiés sont des ombres au sein de la hiérarchie cléricale, souvent sélectionnés parmi les aventuriers extérieurs aux cités Kwaloomites, ils servent loyalement et sont redoutés de tous.

Mais bien qu’étant guidée par une Puissance incarnée, la culture Keyalaarn est avant tout une magiocratie, dominée par trois castes de Chronomanciens, loyaux au Phalène bleu, mais ayant toutes latitudes pour œuvrer comme bon leur semble au sein des grandes métropoles Kwaloomites. Les Kwalaat’Seyeed sont des théoriciens du Temps, vénérables sages étudiant les forces chronomantiques afin de pouvoir y apposer l’empreinte du Phalène bleu, qui enseigna les fondements de la chronomancie Phalénite aux Keyalaarn. Vivants reclus et en petites communautés, ces mages sont à l’origine de toutes les grandes avancées ésotériques au sein de l’Empire. Les Kwalaat’Tyoneel sont les artisans du Temps, de formidables artificiers combinant leur magie aux matériaux connus, afin de forger reliques et objets chronomantiques plus communs. Pourvoyeurs de merveilles, les membres de cette caste font également du négoce au nom du Phalène bleu, lorsque la diplomatie exige des présents uniques. Les Kwalaat’Keyeem forment une caste de mages-combattants. Officiers des treize Chrono-légions Phalénites, ils emploient la magie du Temps afin de protéger le peuple et les métropoles impériales. Redoutables au corps à corps, les Kwalaat’Keyeem favorisent une forme de magie abjuratrice pouvant protéger le plus grand nombre. Leurs quartiers se trouvent au sein des garnisons et ils sont donc les mages côtoyant le plus fréquemment des compagnons non-initiés aux arts profanes.

Pour les voyageurs d’outresphère, la société de l’Empire du Phalène bleu peux paraître hédoniste et oisive. La magie temporelle et la bénédiction d’une divinité ont permis aux Keyalaarn de s’affranchir des corvées quotidiennes, qui sont remplacées par des manipulations mystiques et des miracles. Les Phalénites n’ont guère de serviteurs, l’esclavage est pour eux une notion incompréhensible, et tous se consacrent donc à la recherche de leur place au sein du Multivers. De nombreux Keyalaarn sont des aventuriers rarement présents sur leur monde natal, un nombre conséquent entre au service des Chronarques, tandis que d’autres arpentent les Plans de la Roue ou des réalités primaires alternatives.

Bien que leur culture soit clairement bien plus évoluée que les autres au sein des Sphères Connues, les Phalénites ne goûtent guère aux influences extérieures, et sans montrer un quelconque dédain, la certitude que leur civilisation est supérieure à toute autre reste profondément ancrée en chaque Keyalaarn.

Sites notables: Contrairement aux conditions planétaires rigoureuses sur Seyadah, le Trône spirituel du Phalène abrite bien des formes de vie. Des cultures anciennes et oubliées bravèrent les marées temporelles, sûrement bien moins intenses qu’à ce jour, et fondèrent villes et monuments. Des ruines nombreuses subsistent ainsi partout sur la surface, et elles sont explorées par les jeunes générations Keyalaarn, qui comme celles des autres peuples des Sphères Connues, sont en manque constant d’aventures.

Les Terriers infinis sont rassemblés au cœur d’une forêt aux feuillages pourpres, le Bois saronéen. Au fond d’immenses cratères résultant d’une titanesque bataille oubliée, un complexe réseau de galeries et de salles fut aménagé par des êtres apparemment primitifs. De petite taille, ils s’enfoncèrent loin sous la surface, formant un gigantesque labyrinthe aux parois de terre compactée. Les imprudents qui explorèrent ces lieux singuliers purent assister à l’évolution du peuple fouisseur, qui laissa de nombreuses traces de son passage, au fur et à mesure de sa descente dans les entrailles de Seyadah. Les plus profondes galeries ont ainsi des parois maçonnées, et les rudiments d’une magie chronomantique sont inscrits sur des tablettes de bois pétrifié. Ceux qui creusèrent ainsi semblent avoir soudainement disparus sans laisser d’indication sur leur destination.

Caractérisque de l’ère de prospérité actuelle pour les Keyalaarn, la vaste métropole de Dalarwaad est le domaine de la Haute-Syneriarque Bateel’Tyakaat (Keyalaarn ♀/ Prêtresse [Phalène bleu] 24/ LN), qui à en charge la protection des espèces propres à Kwaloom. Sa cité est un ensemble de quartiers ouverts au sein desquels des créatures uniques côtoient les habitants. Aucune barrière, aucun rempart, Dalarwaad est une cité vouée à accueillir tous les habitants du Trône spirituel. La Haute-Syneriarque utilise une relique sacrée, le Cor de Bakaroom, afin de générer une large zone d’apaisement, dans laquelle même les plus dangereux prédateurs peuvent cohabiter avec des créatures qui sont ailleurs leurs proies.

Dalarwaad est peuplée majoritairement par les Kwalaat’Keyeem, qui développent ici des liens profonds avec des bêtes aux pouvoirs octroyés par l’environnement temporellement instable. Naajd’Ierneet (Keyalaarn ♂/ Chronomancien [Kwalaat’Keyeem] 15/ LN) commande la troisième chrono-légion basée dans la cité, et favorise les unités de cavalerie. Les créatures animales servant dans cette légion sont considérées comme égales des Keyalaarn, et possèdent toutes de formidables capacités.

Les visiteurs sont rares, la métropole est en effet surplombée la plupart du temps par des vortex temporels pouvant entraîner les infortunés captifs en des régions spatio-temporellement éloignées. La volonté du Phalène bleu protège la centaine de milliers d’habitants de ce danger, mais les abords de Dalarwaad restent peu sûrs.

Kwamaat

La petite lune de Kwaloom est bien connue des navigateurs se risquant dans le système Ancien. Un peuple oublié construisit à sa surface une titanesque métropole et aménagea bassins et plateformes pour des navires spatiomantiques au tonnage prodigieux. Tout est désormais en ruines, et le désert de rocailles balayé par des vents violents n’a rien d’hospitalier. Mais quelque chose laissé par les anciens semble être encore en mesure de ménager des puits gravitationnels suffisamment puissants pour repousser les marées temporelles, et assurer atterrissages et décollages sûrs.

Les bâtiments aux dimensions cyclopéennes offrent également des abris contre les intempéries, mais surtout un accès au dédale souterrain où bien des sages retrouvent les traces d’un peuple très semblable à celui des Géants Ryukkii. Comme ces derniers, les anciens habitants de Kwamaat accumulèrent reliques et connaissances en pillant les cultures de leur époque. Le donjon souterrain est ainsi un lieu attirant tous les aventuriers, bien que les pièges dimensionnels soient toujours nombreux, et que des passages planaires puissent s’ouvrir de manière apparemment aléatoire, vers des réalités toujours dangereuses.

 

Seyadah, le Trône temporel du Phalène

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: D (diamètre équatorial de 4 987km)

Rotation: 34 heures

Révolution: 483 jours

Lunes: Jawamaat

Population: 752 394 Keyalaarn

Trame magique: Tellur renforcée, magie profane dominante

Sur la même ellipse que Kwaloom, la planète Seyadah fut refaçonnée il y a longtemps par un phénomène de marées temporelles, qui dérégla les saisons et transforma les propriétés élémentaires. Longtemps abandonné, ce monde fut une conquête facile pour les ancêtres des Keyalaarn, qui établirent là le Trône temporel de leur divinité tutélaire, le Phalène bleu. Sa trame planétaire renforcée par la puissante chronomancie Phalénite, la planète fut dès lors en mesure d’accueillir de grandes communautés, au cœur de plaines jonchées de pierres précieuses et d’océans aux eaux changées en cristal.

Des vents violents, porteurs de poussière brûlante, soufflent sur toute la surface, il n’existe guère de reliefs notables sur Seyadah, et les pôles sont recouverts par des brumes suffocantes, à travers lesquelles il est encore possible de se noyer.

Ports d’accueil: Les sept grandes métropoles de Seyadah sont de grands ports marchands, qui disposent encore de capacités leur permettant d’accueillir des navire spatiomantiques en provenance du système Ancien. Les Keyalaarn ont depuis longtemps détournés les yeux des étoiles, ils favorisent le négoce le long du Fleuve du Temps et dans les réalités alternatives, mais gardent toujours un accueil cordial pour ceux qui bravent leur ciel tourmenté.

Tyawaarm est particulièrement renommé parmi les voyageurs en provenance de l’Espace sauvage, car la métropole bâtie selon les normes traditionnelles Keyalaarn abrite les vestiges d’un chantier naval remontant à l’Âge des Conquérants. Trois étranges structures cylindriques, forgées dans des alliages inconnus, permettent d’accueillir de très gros porteurs. Une forme de magie oubliée permet alors aux bâtiments en équilibre sur un courant gravitationnel de restaurer leurs dégâts avec une matière cristalline et organique. Selon les Kwalaat’Tyoneel ayant étudiés ces structures, il était possible à leurs créateurs de façonner des nefs entières à partir d’un cristal particulier, qui permettait de contrôler les dépôts cristallins se déposant autour de lui. Les anciennes techniques ont été oubliées, mais quelques mages ont accomplis un très long périple à travers les Sphères Anciennes afin de chercher à créer un navire spatiomantique à partir des Cylindres de Tyawaarm.

Ressources: Comme pour Kwaloom, les vastes étendues de Seyadah sont retournées depuis longtemps à l’état sauvage. Les marées temporelles menacent toujours les rares voyageurs imprudents se risquant hors des grandes métropoles Keyalaarn, et les phénomènes entropiques sont légions. Quelques chronomanciens font le choix d’être soudainement éparpillés à travers le Temps, pour collecter des matières uniques, propres aux combinaisons aléatoires engendrées par les marées temporelles.

Cultures: Les Sept Syneriarques de Seyadah possèdent une autorité sensiblement moins importante que leurs pairs sur Kwaloom. Si le Phalène bleu est ici révéré et respecté, ce sont les castes mystiques qui prédominent et influence la vie publique. Les trois grandes castes de Chronomanciens Phalénites sont dirigées par un individu, maître des maîtres dans son domaine, et portant le titre de Sanasaad. Secondé par un représentant de sa caste dans chacune des métropoles de Seyadah, il est traité en égal par les différents Hauts-Syneriarques, et possède traditionnellement une charge cléricale lui permettant de siéger durant les sessions du Conseil Œcuménique du Phalène incarné.

Les Chronomanciens des trois castes sont particulièrement nombreux au sein des cités Keyalaarn, ils occupent de nombreuses positions réservées aux prêtres Phalénites sur Kwaloom, et les Kwalaat’Keyeem sont seuls à commander les huit Chrono-légions planétaires, sans aucune supervision cléricale.

Contrairement à leurs frères et sœurs de Kwaloom, les Keyalaarn de Seyadah tendent à se mêler plus facilement aux autres peuples, essentiellement pour faire du négoce d’objets magiques ou d’informations. Respectant les dogmes du Phalène bleu, ils évitent d’employer leurs connaissances sur le Temps mais peuvent s’impliquer dans de grands évènements, voir même en soutenant Chronarques ou Anachrons. La planète est plus souvent en phase avec le système Ancien que sa consœur, et les peuples du Vide connaissent donc la culture Keyalaarn à travers le prisme des habitants de Seyadah. C’est grâce à cette ouverture vers l’extérieur que la caste des Kwalaat’Tyoneel a su s’imposer, grâce à ses prodiges. Quatre des sept métropoles planétaires sont ainsi sous l’influence des mages-artisans, qui ont su prospérer pour devenir une force reconnue à travers le Multivers. Le Sanasaad Bjowoo’Peweet (Keyalaarn ♂/ Chronomancien [Kwalaat’Tyoneel] 28/ N) contribue depuis cinq siècles à cette prédominance des artisans dans la culture Seyadah et ambitionne de voir le savoir-faire des siens se répandre à travers toutes les réalités connues. Mais en tant que protecteur des trois castes mystiques, il encourage également les Kwalaat’Seyeed, qui tendent à voir leurs rangs se clairsemer, et leur influence disparaître dans toutes les métropoles planétaires. Seuls subsistent de très puissants chronomanciens solitaires, ne partageant leurs connaissances qu’à contre-cœur, et uniquement lorsque des Syneriarques l’exige.

Les mages-combattants Kwalaat’Keyeem sont également peu nombreux, et restent souvent cantonnés dans de vastes garnisons où s’entraînent les chrono-légions phalènites. L’ouverture d’esprit Keyalaarn propre à ce monde se traduit pour eux par un désir d’intervention le long du Fleuve du Temps, et les membres du Conseil Œcuménique du Phalène incarné doivent continuellement déployer des trésors de diplomatie afin de minimiser les incidents engendrés par les déplacements de troupes de leurs légions. Absaal’Coomk (Keyalaarn ♂/ Chronomancien [Kwalaat’Keyeem] 17/ CN) est le meneur de la caste combattante, ainsi que le chef suprême de l’armée planétaire. Sa propension aux éclats de voix détonne dans une culture plus volontiers contemplative, et ses ambitions sont fréquemment contrecarrées par les Syneriarques. Malgré cela, le chronomancien semble avoir la faveur du Phalène bleu, qui perçoit la nécessité d’un individu tel que lui dans son grand dessein.

Sites notables : Les marées temporelles refaçonnent régulièrement la surface de Seyadah, et seuls les abords des sept métropoles Keyalaarn voient ces perturbations atténuées. Bien peu de choses peuvent ainsi résister au Temps, et même la bénédiction du Phalène bleu ne permet pas de se prémunir durablement.

Cela étant, il apparaît que des peuples anciens parvinrent visiblement à maîtriser les marées temporelles, tout du moins à les repousser pour bâtir sur la surface de la planète. Certains sages alliés des Chronarques estiment que Seyadah est une important croisée temporelle, tout du moins le deviendra-t-elle dans un avenir plus ou moins proche, et que ce sont des peuples du futur qui ont trouvés comment ériger leurs singulières structures au beau milieu d’étendues sauvages.

Il en va ainsi des Pylônes éternels, un ensemble de pas moins de mille trois-cent sept structures forgées dans un alliage inconnu, même des Kwalaat’Tyoneel. Les pylônes sont en vérité de véritables tours creusent, pleines de salles vides et de rampes colossales, beaucoup sont déphasées, aussi bien par rapport à Seyadah qu’au reste du système Ancien, mais ces constructions sont une vision courante n’importe où sur la surface. Ceux qui ont beaucoup voyagé rapprochent souvent cet ensemble imposant de celui existant sur Parnatuu, dans la région des Sphères Oubliées. Là, les mystérieux Faiseurs de ciel auraient jadis terraformés la planète grâce à une magie disparue. La fonction des Pylônes éternels reste énigmatique, bien que certains chronomanciens phalènites estiment qu’ils jouent néanmoins un rôle dans l’intensité des phases dimensionnelles de la planète.

L’Orbe multi-phasique de Jetiuul’Woroom est un lieu légendaire bien connu des Keyalaarn, dont la localisation spatio-temporelle est désormais perdue, mais que la rumeur rattache à Seyadah. L’individu fut en son temps le plus grand chronomancien au service du Phalène bleu, et chacun de ces sorts était un prodige que bien peu purent par la suite imiter. Son ambition démesurée fut par trop encouragée par la divinité, alors jeune, et le mage tenta de s’accaparer le pouvoir de son maître. L’Orbe fut alors élaboré, en sacrifiant une réalité entière pour en élaborer l’enveloppe, puis une autre afin d’en faire une arme cosmique. Jamais il ne servit, et avant qu’un grand malheur ne s’abatte sur les Keyalaarn, Jetiuul’Woroom disparu. Régulièrement, de puissants chronomanciens partent en quête de son orbe, mais sans succès. Etrangement, certains reçoivent même le soutien du Phalène bleu durant leur quête.

Jawamaat

La lune de Seyadah fut cédée au Chronarque céruléen en échange de connaissances sur l’Avenir. Les navigateurs parvenant miraculeusement à bravers les marées temporelles se heurtent à de violentes tempêtes dans l’atmosphère lunaire. D’épaisses nuées chargées d’éclairs écarlates pulvérisent les coques les plus solides, et nul n’a finalement jamais pu apercevoir la surface de Jawamaat. Par le passé cependant, certains des plus grands Kwalaat’Seyeed développèrent des sorts permettant de discerner ce qui est caché sur cet astre par le Chronarque. Les visions furent toujours fugaces, et causèrent la mort de bien des espions, mais il semblerait que de grandes structures soient assemblées sur une étendue aride. Disséminées sur toute la surface de Jawamaat, elles formeraient une métropole gigantesque, inoccupée et balayée par des vents violents.