La Sphère de Dreyk

L’orbe rouge sang de Dreyk se situe à l’extrémité d’un Courant éthérique excessivement violent, que les navigateurs désignent du nom de l’Ophidien. Le trajet depuis les Sphères Connues peut prendre deux mois, et bien peu de navires se risquent donc dans cette région.

Isolée, la Sphère de Dreyk se situe au cœur d’une vaste zone de brumes éthériques dominées par le Feu. Le fragile équilibre des gaz du Phlogiston est fréquemment rompu par des déchaînements pyrétiques, qui transforment les flux sur des centaines de lieues en un vaste océan de flammes.

Un unique passage permanent existe pour accéder au système planétaire de Dreyk. Les Syndarheem le nomment Tyoniriit’Parnuruu, la Spirale nocturne, car le passage semble avoir été comme foré par une force colossale, et une Sargasse se trouve au cœur même de cette voie de navigation. Les Capitaines expérimentés usent de vieilles cartes afin de suivre au plus près les étroits passages traversant le phénomène en épargnant leurs vaisseaux.

Mais la Spirale nocturne est également connue pour sa faune atypique, composée de mystérieux octopodes fait de ténèbres et émergeant aux abords de la Sargasse, pour attaquer les navires de passage. Liés à une dimension éthérée où prédomine l’Ombre, les créatures sont appelée Nocimi, elles ne semblent pas douée d’une conscience développée, mais peuvent enserrer un spelljammer de moyen tonnage pour l’emmener dans leur domaine.

La face intérieure de la Sphère est un vaste océan de brumes rougeoyantes et irrespirables, au sein duquel brûlent d’impressionnants brasiers de pure magie entropique. Agencés en constellations mouvantes, ces feux cosmiques influencent l’intensité du Vortex, tout comme ce dernier semble également avoir un lien avec les changements de configurations stellaires tous les mille ans.

Le système de Dreyk est dominé par le Vortex du même nom, véritable maelstrom d’énergie entropique affectant toutes les forces s’exerçant à travers les mondes de cette Sphère de cristal. Son rayonnement ne peut cependant rivaliser avec celui d’un véritable soleil, et une nuit éternelle règne ainsi sur ce système planétaire. Le Vortex de Dreyk est un phénomène cosmique affectant profondément les trames magiques, il influe également sur l’évolution des quelques espèces natives, qui ne se rencontrent nulle part ailleurs.

Les Syndarheem ont développés de nombreux mythes depuis leur arrivée dans cette Sphère de cristal. Selon eux, le vortex serait un passage menant au-delà des Orbes célestes, en un lieu où résideraient les Dieux des dieux. Ceux qui osent s’aventurer à travers les forces colossales de Dreyk n’en sont jamais revenus, mais les Syndarheem restent persuadés que comme les N’uru’N et leur Nexus des Eléments infinis, il leur faut apprivoiser les énergies cosmiques pour évoluer et devenir égaux de la Seldarine.

Vortex de DreykLe système de Dreyk est un ensemble d’amas de débris indiquant la présence de mondes plus importants en un passé éloigné. L’entropie du vortex s’étendant aux forces gravitationnelles, il y a fort à parier que ce furent ces dernières qui pulvérisèrent les anciennes planètes.

Les peuples anciens des Sphères Connues ne semblent pas avoir eu d’influence au sein de ce système, mais plusieurs cultures planaires se sont brièvement implantées au sein des amas d’astéroïdes, laissant derrière eux des sanctuaires à partir desquels la culture barbare des Syndarheem évolua rapidement. Bien que plusieurs influences antiques se distinguent, seuls les Yotoï restent connus par le biais de quelques gravures Kyrzaï. Peuple planaire natifs des Plans Primordiaux, Ceux qui observent le Chaos semblent avoir migré vers les Plans de la Roue ancienne, au cœur même de Reg’Naruu. Bien après, les Puissances elfiques de Dreyk établirent également leur domaine en ce lieu, mais nul ne trouva trace des mystérieux Yotoï. Ce sont pourtant bien eux qui forgèrent de grands sanctuaires protégés des effets entropiques du Vortex, au sein des planétoïdes d’Otroon-Galyrm.

Une autre influence ancienne a également marquée les puissants brasiers entropiques des Confins du système. Là, méconnus des Syndarheem et de leurs vassaux, se trouvent de grands palais forgés dans des métaux liquides. Les édifices dérivent au sein même des brumes toxiques, ils sont vides mais toujours imprégnés par une puissante magie primordiale. Nul ne se souvient du peuple qui vint explorer la face intérieure de la Sphère de Dreyk, mais leur grande connaissance de la magie entropique fut rassemblée en de vastes bibliothèques dont les ouvrages sont gravés sur des tablettes de métal vivant. Le clergé Dreyk de l’Arpenteur téméraire soupçonne l’existence des Palais mystiques, mais nul n’a jamais pu s’aventurer dans cette région particulièrement inhospitalière.

Au plus près du Vortex de Dreyk se trouve l’amas d’Otroon-Galyrm, territoire de la tribu Syndarheem des Ombremorts, dont les familles résident dans les anciens sanctuaires Yotoï. L’environnement de cette région est changeant, hostile à la vie et toujours excessivement dangereux pour les voyageurs, qui de fait, se font rares. Les Ombremorts n’emploient que très peu leurs nefs pour sillonner le Vide, et seuls les membres de la caste Natori peuvent braver les forces du Vortex. La tribu migre lentement vers les Plans Primordiaux, où elle prospère grâce aux sorciers de la caste Nitiri.

Nyataam-Velk est un ensemble d’astéroïdes partageant une même atmosphère, et bénéficiant d’une luxuriante végétation où la tribu Noctelune a su prospérer autour de la conception de spelljammers organiques. Malgré un environnement extrême et une culture ayant évoluée sous l’influence du Vortex de Dreyk, les Noctelunes restent les elfes les plus proches par leurs traditions des ancêtres qui abandonnèrent la Sphère de Sehonid.

Le peuple végétal des Pyoneel occupe également ce territoire et adopte les traditions Syndarheem. L’alliance des deux espèces s’oppose à l’expansion de Nyshaydama, la jungle vivante, qui cherche à se propager à tous les planétoïdes de la région, et tenta même par le passé d’étendre son influence dans les amas de débris voisins.

Jamaar-Juuna est le domaine des Dextre-dagues, une tribu du Vide puissante, belliqueuse, et puisant dans des planétoïdes riches en minerais pour forger des armes troquées aux autres tribus contre les ressources qui manquent au sein de l’amas médian. Tributaires des autres communautés Syndarheem du système, les Dextre-dagues sont parvenues, non sans mal, à asservir le peuple ancien des Kyrzaï, qui vivait dans cette région bien avant la venue des exilés de Sehonid. Désormais vassaux de leurs conquérants, les Kyrzaï conservent un fort désir d’indépendance, et possèdent leurs propres planétoïdes, où les Syndarheem évitent de se déplacer en groupes restreint.

Les Œil-ophidiens forment une tribu Syndarheem se regroupant autour du plus massif planétoïde subsistant au sein du système de Dreyk. Suffisamment éloigné du vortex, ce monde de Kuaj-Pyoroon bénéficie d’une enveloppe d’air naturelle extrêmement fragile mais permettant aux communautés de prospérer en surface. Il en va tout autrement du monde souterrain, où les Okilonn ont su adapter certaines variétés coralliennes qui fournissent ainsi une atmosphère stable, encourageant le développement d’une faune aux origines planaires. Les deux peuples ne communiquent pas, la majorité des passages menant vers Kuajapaï, la magiocratie Okilonn, sont interdits aux Œil-ophidiens, qui sont tournés vers l’adoration de Pyorom, une divinité encourageant le conflit et les troubles.

A l’extérieur du système de Dreyk se trouve la ceinture d’astéroïdes de Magim-Lahsaan, domaine tribal des Magestaan, qui conservent leurs traditions nomades et entretiennent la plus impressionnante flotte spatiale Syndarheem. Gardiens des connaissances prises aux Treel peu après le Grand Soulèvement, les Magestaan imposent fréquemment leur vision d’avenir aux autres tribus. Les puissantes sorcières tribales contrôlent le secret du corail Treel, capable de générer une enveloppe d’air, et assurant le développement de toutes les communautés Syndarheem du système. Les étranges coraux poussent de manière naturelle au sein de Magim-Lahsaan, mais seule l’intervention d’une sorcière Magestaan permet la survie des coraux dans les autres régions, grâce à un minutieux entretien.

Des liens tendus existent encore entre les tribus Syndarheem et les peuples des Sphères Connues, qui n’ont qu’une vague connaissance empreinte de rumeurs concernant la Sphère de Dreyk. Bien que leur réputation de sauvagerie perdure et inquiète bon nombre de seigneurs, les Syndarheem ne sont plus véritablement liés comme jadis, et n’envisagent aucune campagne de pillage de grande ampleur. Au contraire, les tribus évoluent lentement, douloureusement, autour de leur structure de castes et en étant entourés par des vassaux avides d’indépendance.

Alors qu’à l’époque du Grand soulèvement, la caste combattante Siriti dominait l’ensemble des tribus Syndarheem, ce sont désormais les sorciers Nitiri qui imposent leur volonté, et incitent leur peuple à évoluer. Magestaan, Ombremorts et Noctelunes étudient le passé, explorent les Plans Primordiaux ou font usage de la magie pour découvrir leur système. L’émergence de la caste cléricale des Natori apporte également les prémices de profonds changements, préfigurés par les traditions de la tribu Œil-ophidien. A terme, de profondes dissensions semblent inévitables entre les deux castes magiques, et qui pourraient même amener la fin des tribus Syndarheem. La seule force en mesure de contrebalancer ce sombre avenir pourrait bien prendre racine parmi les Riniri, ceux de la caste servante. Autrefois composée de métisses et de parias, elle a su développer ses propres traditions et combine désormais des qualités et connaissances inspirées des trois autres castes tribales. Parmi les Noctelunes ou les Magestaan, les Riniri sont considérés comme des égaux, et servent sans subir de menace émanant des autres castes. La position de certains servants égale même celle de puissants combattants ou sorciers.

Okilonn visagesDe leur côté, les Okilonn renforcent lentement leur position dans le système de Dreyk. Liés au minéral, ils manipulent aisément les forces primordiales et ne sont guère affectés par l’influence du Vortex. Leurs communautés sont présentes dans trois des cinq amas de débris, et une brillante culture se développe depuis longtemps dans les entrailles de Kuaj-Pyoroon. Bien moins agressifs que les Kyrzaï, les Okilonn perçoivent les Syndarheem comme des alliés temporaires et instables, avec lesquels ils n’ont en réalité guère de rapports. Des amitiés existent à titre individuel, et il semble évident que seuls les seigneurs tribaux les plus agressifs considèrent encore les Okilonn comme des vassaux.

Seules quelques communautés disséminées dans les amas extérieurs se sont adaptées au Vide, usant de connaissances anciennes pour façonner des nefs minérales, particulièrement redoutables face à celles, plus fragiles, des Syndarheem. Les Okilonn ne forment pas de flotte spatiale et sont généralement liés aux tribus les plus tolérantes, faisant du négoce et servant le plus souvent de lien avec les mages du Kuajapaï.

Les Kyrzaï de Jamaar-Juuna vivent dans d’anciennes forteresses spatiales abandonnées par un peuple oublié. Adaptés à l’apesanteur et à des conditions de vie extrême, les créatures ont rapidement évoluées, mais furent vaincues par les Syndarheem lorsque ces derniers vinrent explorer le système de Dreyk. Depuis cette époque, les Kyrzaï se regroupent et mobilisent leurs forces pour préparer leur libération. Les combattants de la tribu Dextre-dague surveillent avec inquiétude la moindre velléité d’indépendance parmi leurs vassaux, mais un sanglant conflit semble inévitable parmi les astéroïdes de Jamaar-Juuna.

Fréquemment considérés comme des bêtes sauvages, les Kyrzaï façonnent des armes rudimentaires, et leur artisanat reste limité à cause de ressources réduites. Leurs coutumes sont cependant bien développées, et même si l’apogée de la culture Kyrzaï semble perdue dans un lointain passé, ce peuple est un lien entre les cultures disparues et les Syndarheem.

Enfin, les Pyoneel de Nyataam-Velk sont nés d’un déchaînement excessivement violent de Pyoneel by derynnaythasvagues entropiques qui traversèrent tout le système, quelques siècles auparavant. Nés spontanément en même temps que la jungle vivante, les Pyoneel restèrent longtemps liés à Nyshaydama avant de découvrir les Syndarheem. Imitant les coutumes de ces derniers, ils se détachèrent de leur symbiose végétale, qui menaçait de les faire disparaître en tant qu’espèce, puis commencèrent à côtoyer les Noctelunes.

Généralement considérés comme des alliés plutôt que des vassaux, les Pyoneel vivent le plus souvent parmi les Bosquets où ils communiquent avec les essences favorites des Syndarheem. Etroitement liés aux forces naturelles de Nyataam-Velk, ils sont nés du Vortex de Dreyk, mais n’ont en réalité aucun lien avec ce phénomène cosmique. Leurs pouvoirs ont façonnés une philosophie proche de celle du Kuraa-Vacuu, tandis que leurs nouvelles traditions s’inspirent des coutumes Noctelunes.

Peu enclins à la violence, les Pyoneel forment un jeune peuple se plaçant volontiers sous la tutelle des Syndarheem. Ils ne quittent que rarement l’amas de Nyataam-Velk, et si cela se produit, séjournent à bord des Bosquets Noctelunes. Leur simple présence reste un atout majeur pour la tribu, qui sait pouvoir compter sur une alliance durable avec ces êtres végétaux.

Nyataam-Velk, la jungle vivante

Type de monde : Planétoïdes rocheux

Taille : Quatorze Taille A, cinq Taille B

Echappée : 4 rounds

Rotation : Aucune

Révolution : 522 jours

Lunes : Aucune

Population : 34 586 Syndarheem, 25 487 Pyoneel

Trame magique : Vacuu renforcée, magie profane dominante


Baignant dans la moiteur d’une même atmosphère saturée d’humidité, l’amas d’astéroïdes de Nyataam-Velk est un lieu chargé de mystères, où se développe depuis quelques siècles seulement une jungle aux essences douées de conscience. Liée à un phénomène entropique ayant affecté les plus gros planétoïdes de la région, la flore qui s’est enracinée en ce lieu autrefois dépourvu de vie à su prospérer, engendrant même une nouvelle peuplade, les Pyoneel.

Lentement, la jungle vivante étend son influence le long des courants gravitationnels, colonisant de nouveaux débris rocheux qui se voient recouverts par une flore pouvant devenir hautement agressive en cas de menace.


Ports d’accueil : Les Syndarheem de la tribu Noctelune vivent au sein même de grands bosquets pouvant se mouvoir au sein de l’atmosphère de Nyataam-Velk, ils conservent ainsi des traditions nomades, et consacrent leurs ressources à façonner des nefs organiques en mesure de braver le Vide. Leur principal mouillage est éphémère, et consiste en un rassemblement des dix-huit bosquets tribaux, qui se réunissent trois fois par an pour célébrer leurs exploits. Lorsque toutes les lianes et racines ont été liées entre elles, les Noctelunes désignent leur Grand bosquet du nom de Nyactaleem.

Le port ainsi formé abrite le plus grand rassemblement de spelljammers du système de Dreyk, avec près d’une centaine de nefs façonnées à partir des essences végétales de Nyataam-Velk.

Les Noctelunes sont réputés pour leurs traditions magiques, très semblables à celles de leurs cousins Syndarhaan, et leur ouverture d’esprit. Excellents négociants, ils profitent de la formation de Nyactaleem pour renforcer leurs alliances avec les autres tribus ainsi qu’avec leurs vassaux. Le chef des Noctelunes, Marzaal Prylo Noctelune (Syndarheem ♂/ Barbare du Vide 17 – Sorcier du Vortex 6/ CN) profite de ces grandes assemblées pour tenter d’imposer les idées de sa tribu, et reste depuis cinq décades connu comme un excellent médiateur, prônant l’apaisement entre tribus de Dreyk.

Le zocalo du Grand bosquet s’avère être bien plus que la somme de ceux tenus par les familles Noctelunes ; Tous les peuples vassaux des Syndarheem profitent en effet de l’occasion pour venir faire du négoce, et forger des alliances. Les rassemblements amenant la formation de Nyactaleem coïncident de plus à différentes célébrations religieuses, qui profitent elles aussi de l’occasion pour toucher le plus grand nombre.


Ressources : Bien que l’amas de Nyataam-Velk soit recouvert par une végétation extrêmement dense, sa flore n’est pratiquement pas exploitée par les peuples du système de Dreyk. La tribu Noctelune limite en effet l’emploi des précieuses ressources végétales aux bosquets dérivant que ses familles occupent, et aucun Syndarheem ne se risque à tailler dans les troncs accrochés aux planétoïdes.

La raison à cet interdit est simple : Les forces entropiques du Vortex ont été à l’origine de l’apparition soudaine de cette vaste jungle, mais également d’une terrible conscience végétale, qui réplique violemment à toute tentative visant à limiter son expansion.

De leur côté, les Pyoneel peuvent plus librement puiser dans les prodigieuses ressources végétales qui les ont engendrées, mais même pour eux, les dangers sont grands, et de plus en plus souvent, des communautés entières disparaissent soudainement, englouties par la jungle vivante.


Cultures : Les Pyoneel sont des êtres végétaux nés de puissantes conjonctions liées au Vortex. Ils forment le plus jeune peuple de la Sphère de Dreyk et leurs pouvoirs en font de précieux alliés pour les Noctelunes, qui cultivent soigneusement leur amitié.

Nés spontanément au sein de la jungle vivante, les Pyoneel restèrent longtemps à l’état sauvage, avant de rencontrer les Syndarheem. Ils s’inspirèrent des traditions Noctelunes pour créer leur propre culture. Bien qu’ils ne s’aventurent guère au sein de l’Espace sauvage, de nombreux jeunes Pyoneel assistent les sorciers Noctelunes dans leur façonnage des végétaux en nefs. Ils forment de petites communautés nomades d’une trentaine d’individus, en marge de la jungle vivante avec laquelle ils sont en symbiose, mais dont ils redoutent la violence. Les plus anciens guident les plus jeunes, et la principale charge des Pyoneel est de veiller à l’intégrité de la flore de Nyataam-Velk.

Disposant de pouvoirs apparentés au Kuraa-Vacuu, ils sont en conflit avec les divinités Dreyk, qui voient en eux des êtres en mesure de ramener les Syndarheem vers des croyances plus primitives. Régulièrement, des serviteurs zélés viennent menacer la jungle vivante, afin de provoquer sa colère. Les Pyoneel ont récemment pris conscience de cette menace et un groupe de combattants s’est formé en réponse. Rôdeurs solitaires arpentant l’orée de la jungle, ils veillent activement à repousser les adeptes Syndarheem cherchant querelle à leur peuple, ce sont les Pyonakaal.

L’influence Noctelune a fait que les différentes communautés Pyoneel se sont divisées en tribus qui, avec le temps, ont développées des affinités particulières avec leur environnement. Mais contrairement à leurs voisins Syndarheem, les Pyoneel n’ont guère développés d’instincts fratricides et au contraire, mettent fréquemment en communs leurs différentes capacités, nées de l’influence du Vortex.

Les Pyoneel ont apparemment une espérance de vie dépassant celle des Syndarh, les plus anciens comptent encore parmi les premiers à être apparus à l’orée de la jungle vivante, et disposent de prodigieux pouvoirs, dont celui de conférer la vie à de nouveaux Pyoneel. Il faut noter que seuls ces anciens disposent de ce don, même leurs descendants directs n’en sont pas capables.

NocteluneLa tribu Noctelune est dominée par la caste guerrière des Siriti, et depuis près d’un millénaire par la famille Kyoloon. L’actuel chef tribal est Nagyalo Kyoloon Noctelune (Syndarheem ♂/ Barbare du Vide 16/ CN), porteur héréditaire de l’épée Synaya, une relique des premiers âges de Sehonid, capable de dompter les forces entropiques pour les façonner à la convenance de son porteur.

Redoutables guerriers, les Noctelunes s’illustrent en tant que matelots, et leurs sorciers sont les meilleurs navigateurs du système de Dreyk.

Les prêtres de la caste Natori vénèrent tout particulièrement Velkima, la Gardienne de la sylve, qui leur assure une certaine prospérité au sein des bosquets abritant les différentes communautés tribales. La Révérée gardienne Miesila Juyada Noctelune (Syndarheem / Prêtresse Dreyk [Velkima] 12/N) est la grande-prêtresse du culte à travers le système de Dreyk, elle concentre son action autour de la jungle vivante de Nyataam-Velk, et plus particulièrement sur certaines essences sacrées qui sont les fondements des bosquets abritant les Syndarheem. Au-delà de cette région, l’influence de la Gardienne de la sylve décline rapidement, et seuls les sanctuaires des bosquets nomades permettent à ses prêtres de se voir octroyer des pouvoirs divins. Contrairement aux autres tribus, les Noctelunes concilient sans mal leur ferveur religieuse avec la pratique de la magie profane, bon nombre parmi les jeunes générations sont d’ailleurs prêtres et sorciers.

La caste Nitiri compte peu d’individus puissants, mais un très grand nombre de novices talentueux. Eryno Kyoloon Noctelune (Syndarheem ♂/ Sorcier du Vortex 11/ CN) est considéré comme le porte-parole de la caste, et l’un de ses membres les plus doués. Il a longuement voyagé à travers tout le système, forgeant des alliances durables avec ses pairs, et rêve d’une caste sorcière tournée vers l’exploration de nouvelles Sphères de cristal, plutôt que vers l’expansion brutale.

Les traditions magiques Noctelunes sont tournées vers la symbiose avec les végétaux sacrés, sur lesquels la jungle vivante n’a que peu d’emprise. Les Nitiri de la tribu façonnent les coques à partir d’essences rares, propres à Nyataam-Velk et se consacrent à l’établissement de cartes spatiales précises, qui font leur renommée. Peu de sorciers Noctelunes développent un répertoire offensif, et même leurs objets magiques sont habituellement tournés vers les enchantements favorisant la navigation spatiale.

La culture tribale Noctelune favorise l’épanouissement de la caste Riniri, qui s’est depuis longtemps adaptée à une position plus enviable que parmi les autres tribus Syndarheem. Les Nitini sont des combattants aux traditions martiales inspirées de celles des Siriti, ce sont des éclaireurs et des explorateurs, favorisant souplesse et discrétion. Les Nitiri sont les serviteurs de la caste cléricale, qui assurent aussi bien les services religieux mineurs que la protection des prêtres. Ils peuvent prier afin d’obtenir des oraisons. Les Nitili sont les serviteurs des sorciers Nitiri et leurs assistants, ils manipulent une forme mineure de la magie traditionnelle Noctelune.

De nombreux Riniri disposent ainsi de positions influentes et cherchent activement à favoriser leur caste au sein des autres tribus. Elnyo Kilm Noctelune (Syndarheem ♂/ Protecteur Riniri 5/ CN) est la voix de la caste servante, une personnalité qu’il est difficile de faire taire, et dont les actions placent souvent la tribu en porte-à-faux avec les autres communautés Syndarheem. Les Riniri étant deux fois plus nombreux que l’ensemble des trois autres castes, leurs contestations forcent fréquemment Nagyalo Kyoloon Noctelune à des actions que les siens ne souhaitent pas.


Sites notables : Nyataam-Velk est un environnement rendu vivable de manière soudaine, par un phénomène entropique suscité par le Vortex de Dreyk. Les Syndarheem n’y ont trouvés aucune ruine ancienne, et la surface des principaux planétoïdes est recouverte par la terrible jungle vivante, rendant toute incursion hautement hasardeuse.

Le Bosquet des Kilm n’a en apparence rien de notable, il est même d’une taille inférieure à la norme Noctelune. Il abrite cependant les soixante-huit membres de la famille Kilm, des Syndarheem de la caste servante, qui ont depuis longtemps pour coutume d’élever la voix et de contester les décisions de la caste guerrière.

Artisans renommés, les Kilm accueillent de nombreuses coques végétales, que leurs équipages souhaitent agrémenter des meilleurs cordages et voilures. La caste Riniri ne pouvant accéder au titre d’armateur, les artisans Kilm œuvrent donc toujours sur des nefs d’autres familles, mais leur marque orne les plus puissants vaisseaux Noctelunes, et même ceux des autres tribus de Dreyk.

Si Elnyo Kilm Noctelune est le patriarche, la figure d’autorité au sein du Bosquet, c’est sa plus jeune fille, Kyrla Kilm Noctelune (Syndarheem / Adepte mystique 4/NB) qui assure la sécurité et la prospérité de la communauté. Particulièrement douée pour diriger la pousse menant à la formation des coques végétales, son talent est très prisé, et fait d’elle une compagne convoitée, qui fait cependant le choix de rester seule et sans héritier.

Le Bosquet Aloneer est considéré comme le plus ancien, façonné par Velkima elle-même. Sanctuaire principal du culte, il abrite une congrégation de soixante prêtres et prêtresses, pratiquement l’essentiel des fidèles de la Gardienne.

Avec ses branches épaisses et son feuillage presque totalement noir, le Bosquet est une entité douée de conscience, naviguant selon ses propres envies entre les planétoïdes de Nyataam-Velk. Les serviteurs de Velkima consacrent beaucoup de leur temps à se maintenir en osmose avec l’Aloneer, pour fortifier sa conscience, qui à terme devrait pouvoir supplanter celle de la jungle vivante.

Fréquemment impliqué dans les conflits majeurs contre les autres tribus, le Bosquet peut emporter plusieurs centaines de combattants dans ses branchages et résiste à pratiquement toutes les formes de magie connues. La sève orangée de son essence principale est réputée pour ses propriétés curatives, et de nombreux sorts octroyés par Velkima magnifient cette capacité.

L’Adorée gardienne Tienisia Juyada Noctelune (Syndarheem / Prêtresse Dreyk [Velkima] 7/N) officie en tant que réceptacle de la conscience de l’Aloneer et peut guider celui-ci comme le ferait une timonière avec un spelljammer. Fortement imprégnée par la sève orange, elle développe depuis peu des pouvoirs surprenants qui lui donnent un ascendant certain sur ses pairs, au détriment de sa sœur aînée, la Révérée gardienne Miesila Juyada Noctelune.