Cendre

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Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: C (diamètre équatorial de 11 800km)

Rotation: 12 heures

Révolution: 86 jours

Lunes: Aucune

Population: Mahdaa

Trame magique : Tellur diffuse, magie profanatrice dominante

Cendre est un monde bien trop proche du soleil pourpre pour abriter la vie. Petit planétoïde calciné, il n’émerge au mieux qu’une seule heure par jour de la couronne solaire, la température à sa surface restant alors insupportable mais permettant à ce monde de ne pas se disloquer sous l’effet d’une chaleur trop intense.

Une oasis de verdure subsiste cependant, sous la protection de glyphes puissants. Elle abrite une cité-gardienne nommée Mahda, un lieu de mort et de souffrance pour un peuple isolé, gouverné par un Gardien-Sorcier fou.

Ports d’accueil: Mahda, comme toutes les autres Cités-états qui subsistent de l’époque des grandes guerres, est en mesure d’abriter une puissante flotte de guerre, mais plus une seule Sphère ne s’approche de cette vaste métropole silencieuse, ceinturée par une jungle étouffante et le désert de rocaille brûlante au-delà. Peuplée de nombreux morts-vivants errants dans ses rues Mahda n’est pas un port d’accueil idéal pour les voyageurs épuisés, et seuls les plus désespérés osent s’approcher des grandes plateformes de grés noirci, ciselées de fresques louant la gloire ancienne du Gardien-Sorcier Arun.

Ressources: Les Mahdaa s’aventurent quotidiennement dans la jungle afin de récolter les étranges fruits noirs formant la base de leur nourriture. Des chasseurs organisent des battues, afin de ramener les cadavres de monstrueux scorpions et autres monstres tapis à l’ombre des arbres aux troncs pratiquement fossilisés. Jadis, des négociants venaient depuis le monde de Rajaat afin d’acheter les précieux minerais qui abondent sur Cendre, mais les mines ne sont plus exploitées, faute de travailleurs suffisamment nombreux et à cause de l’érosion des glyphes protecteurs.

Mahda est aussi connue pour sa grande bibliothèque, seule à ne pas avoir été détruite par le Porteur de guerre. En son sein sont recensés les témoignages de dizaines de milliers d’individus à travers le temps et l’espace. Les plus anciens récits mentionnent l’émergence des races de la Renaissance athasienne, et le début de l’Âge vert sur ce monde.

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Cultures: Bien avant que ne viennent les fidèles du Porteur de guerre, à l’époque du Soleil Saphir, un peuple vivait sur Cendre. Les Seruu étaient les esclaves libérés après une grande victoire des légions du Feu contre les forces de l’Air. Leur récompense avait été l’exil dans le plan Primaire, sur un monde vivable pour eux, nés de métissages avec les puissantes salamandres. Ils nommèrent leur nouveau foyer Aw’Seruu, et imitèrent leurs maîtres en façonnant la roche grâce à la magie des flammes. Une première cité fut ainsi érigée, elle fut baptisée Djwan’uuu, en hommage au champion des Seruu, tombé face aux Djinn. L’influence du soleil bleu ne tarda pas à altérer l’apparence et la force magique des Seruu, et trois générations après leur arrivée sur Aw’Seruu, les anciens serviteurs étaient enfin adaptés aux conditions particulières de leur monde. De petites cités furent bâties, le peuple prospéra et se multiplia. Mais survint alors un désastre, qui emporta les Seruu et leur jeune culture. Sur Athas, les Rhulistii venaient d’employer leurs pouvoirs à changer la force du soleil.

La conquête des mondes pourpres par les forces de Rajaat amena la seconde vague de colons sur Cendre. Le soleil était alors assombri, la magie profanatrice ravageait les autres mondes. Le Gardien-Sorcier Arun vint avec sa flotte, trente Sphères et prés d’un millier de combattants, pour autant d’esclaves. Tandis que ses pairs guerroyaient déjà autour des mondes extérieurs, Arun avait reçu l’ordre d’assurer l’approvisionnement en armes, en exploitant les mines supposées se trouver sur ce petit monde noyé dans les flammes. Des Stèles furent plantés dans la croûte planétaire, la magie profanatrice fut employée afin de puiser la force de lever un dôme atmosphérique. Les maîtres et maîtresses de l’Esprit établirent les bases de ce qui deviendrait bientôt Mahda.

Pour rendre vivable une zone d’un diamètre de cent kilomètres, le reste du monde fut ravagé par les profanateurs accompagnant le Gardien-Sorcier. Les guerriers athasiens encadrèrent les esclaves qui commencèrent à creuser les puits de mines. En quelques années, de grandes forges furent crées, et la cité s’éleva autour d’une imposante ziggourat à trois étages. Des Sphères vinrent former une ligne ininterrompue d’approvisionnement avec les mondes extérieurs, et Mahda prospéra. Puissant seigneur parmi les siens, Arun entreprit d’armer une nouvelle force, afin de rejoindre les grandes batailles de son temps, mais Rajaat lui interdit toujours d’abandonner la garde de Cendre. Dans la cité, nombre d’esclaves furent affranchis et formèrent une caste d’artisans qualifiés, qui prit rapidement de l’influence au détriment des guerriers.

Puis vinrent les premières défaites, face à trois Grandes Enclaves Illithids, unifiées contre les flottes des Gardiens-Sorciers. Dans son palais de grès noir, Arun pestait contre son inaction forcée, et les maîtres de sa caste guerrière l’encouragèrent à porter secours aux autres seigneurs chargés de défendre les mondes pourpres. Secrètement, ils espéraient pouvoir profiter de la vacance du pouvoir afin de se débarrasser des maîtres artisans, mais la flotte de leur maître ne s’éloigna guère de Cendre. Tandis que les guerriers de Mahda ourdissaient leur complot, les illithids avaient utilisés une pluie de comètes afin d’échapper à la vigilance des Gardiens-Sorciers. Leur objectif était les mines renommées de Cendre, et leurs vaisseaux déferlèrent sur la cité sans défenses. Alerté de cette traîtrise, Arun fit rebrousser chemin à sa flotte et parvint à chasser les illithids hors de son fief, non sans subir de lourdes pertes. Mais à peine le dernier flagelleur mental décapité, une flotte néogi vint assaillir Mahda. Les profanateurs au service du Gardien-Sorcier furent pratiquement tous exterminés, et l’un d’eux, nommé Kelosun, brisa un artefact afin d’en canaliser le pouvoir sur les sorciers néogis. Arun fut prit dans le déchaînement de forces et faillit périr, avant d’être secouru par ses guerriers qui le ramenèrent dans son palais.

ee409270e87b59dd8fc983026df5b087Puis vint la fin des Guerres Purificatrices. Des races avaient été exterminées, non seulement sur Athas, mais aussi sur les autres mondes pourpres, d’autres avaient réchappées au carnage. Rajaat, le Porteur de guerre, venait d’être enfermé dans le Vide, au cœur du Sombre, et Borys d’Ebe, meneur des Champions insurgés, prit contact avec Arun, lui proposant de rallier sa cause. Il expliqua les véritables intentions de leur maître, et le Gardien-Sorcier de Cendre accepta de se joindre au Boucher des nains. En échange de son soutien, et de l’envoi de sa flotte en orbite athasienne, Arun reçut un Éclat d’obsidienne ainsi que les secrets pour évoluer dans une forme draconique.

Mais si Rajaat et sa folie destructrice n’était plus, pour un temps tout du moins, les armées d’envahisseurs étaient toujours là, et les Gardiens-Sorciers furent chargés de combattre encore leurs ennemis innombrables. Alors que sur Athas, les Rois-Sorciers gagnaient en pouvoir et en influence, leurs homologues des autres mondes continuèrent à guerroyer longtemps. Sur Cendre, les mines devinrent un enjeu stratégique de premier ordre, et malgré la difficulté pour rallier ce monde brûlant, une gigantesque flotte tyrannœil vint menacer Mahda.

A peine remit de ses blessures, le Gardien-Sorcier Arun du repousser une nouvelle invasion en regardant sa caste guerrière disparaître dans les faisceaux désintégrateurs de ses nouveaux adversaires. La cité de Mahda fut assiégée, ses remparts brisés, mais la puissance du Gardien-Sorcier prévalut et les tyrannœils furent repoussés. La magie profanatrice employée à l’excès par Arun finit de le métamorphoser en une créature difforme, carbonisée par les rayons de feu tyrannœils, le seigneur de Cendre devint un kaisharga. Privé de ses plus valeureux combattants, maître d’une cité saccagée, Arun contempla la ruine de tous ses rêves et maudits les puissants Rois-Sorciers athasiens. Il s’enferma dans son grand palais et rassembla autour de lui une caste archontale dont les membres les plus puissants seraient régulièrement changés en morts-vivants. Un règne de terreur commença pour les habitants de la cité-gardienne isolée.

Sites particuliers: Calcinée par le soleil pourpre, l’antique capitale des Seruu se dresse toujours sur la face exposée de Cendre, à l’opposé de Mahda. Djwan’uuu n’est pas une vaste cité, et sa primitive architecture se fonds avec le chaos rocheux environnant. Il est difficile d’accéder à ce lieu chargé d’antiquité, mais un passage dimensionnel existe cependant, crée par plusieurs profanateurs au service d’Arun. Menés par la magicienne Selva, ce petit groupe découvrit la présence de la cité des Seruu et usèrent de Stèles modifiées pour explorer les étranges cavernes. Plusieurs rouleaux de textes gravés sur de fines feuilles de cuivre existent désormais dans la bibliothèque de Mahda, ils mentionnent plusieurs sources élémentaires liées au Feu, ainsi que des connaissances que nul ne put déchiffrer, les guerres contre les envahisseurs d’outresphère anéantissant les explorateurs avant qu’ils n’aient pu étudier plus avant ce savoir antique.

Athas

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: E (diamètre équatorial de 14 856km)

Rotation: 36 heures

Révolution: 360 jours

Lunes: 2

Population: Humaine, naine, elfe, halefeline, mûl

Magie: Profanatrice dominante

Athas reste le monde le plus peuplé de la Sphère Pourpre, et si les grandes civilisations de l’Âge vert ne sont plus, cette planète reste la seule à pouvoir abriter la vie sur une grande échelle. Ravagée par la magie profanatrice qui a prit sa source à sa surface, le monde d’Athas est convoitée par nombre d’envahisseurs d’outresphère, qui voient en ses peuples le potentiel pour engendrer une nouvelle race d’esclaves, plus puissants que toutes les espèces jusqu’alors asservies.

Ports d’accueil: Athas n’abrite qu’un unique port spatial à sa surface, en réalité l’antique forteresse dans laquelle Rajaat le Porteur de guerre octroya leurs pouvoirs aux Gardiens-Sorciers. Bien que le Verre Sombre fut à l’origine de leur force, d’autres rituels furent accomplit par le Premier Sorcier, afin que les futurs défenseurs d’Athas soient liés aux énergies encore mal connues du Vide. Cahel’door est donc en même temps un sanctuaire des temps anciens, et un site où les premières Sphères furent élaborées. Sise sur un haut sommet de la Cordillère, la citadelle fut érigée sur un ancien site Rhulistii, et de nombreuses défenses en gardent les accès. A l’intérieur, il est possible de découvrir des salles abritant la connaissance nécessaire pour élaborer des Eclats, variantes moins puissantes des Orbes d’obsidienne, ainsi que les écrits laissés par Rajaat durant sa patiente planification des Guerres Purificatrices.

Ressources: Bien que de vastes régions athasiennes soient désormais durablement ravagées par la magie profanatrice, il existe encore d’immenses étendues de forêts, des mers et des plaines fertiles. Ce sont des ressources grandement inexploitées, et bien des aventuriers du Vide font escale dans ces zones fertiles et giboyeuses. Les zones plus peuplées, comme la savane pourpre ou la région de Tyr sont évitées, les Rois-Sorciers ayant la réputation d’occire à vue tout vaisseau pénétrant dans le ciel sombre d’Athas.

Cultures: Rajaat tenta toujours de limiter les recherches de ses disciples préservateurs concernant le spelljamming, percevant en ce savoir une sourde menace contre ses plans, mais malgré les manigances et les terribles purges qui causèrent l’extinction de la caste, un maître survécut.

Ajanar parvint à fuir vers Bodach, l’espoir des peuples, avant que les Champions de Rajaat ne viennent pour le tuer. Et lorsque la Main gauche de Rajaat vint ravager la puissante cité, le magicien avait eu le temps de former quelques disciples avec qui il partit loin, par-delà l’Océan du monde, en des terres inconnues et encore préservées de la profanation rampante. Les préservateurs emmenèrent avec eux quelques représentants des races de la Renaissance, et ensembles, ils fondèrent le peuple Ajanarii. Tournés vers les brasiers étoilés scintillant dans le ciel, les guides mystiques de ce peuple en exode trouvèrent une antique cité des Rhulistii, se dressant au milieu d’une mer fermée qu’ils baptisèrent Drēōh. La cité fut explorée avec prudence, et seuls des squelettes halfelins furent découverts. Elle fut nommée Kōh.

Les Ajanarii se développèrent en apprenant à maîtriser les plus simples artefacts organiques des Rhulistii, ils favorisèrent cependant leur magie et finirent par développer les premiers sortilèges de spelljamming. Leurs connaissances fragmentaires de la manipulation de la Vie Rhulistii permirent de cultiver des matériaux qui permirent la conception de petites nefs célestes. L’exploration des cieux commença.

Mais la guerre faisait rage dans l’Espace pourpre, et les premiers Ajanarii furent tués avant de pouvoir revenir prévenir leur peuple des dangers pesant sur les voyageurs sillonnant le Vide. D’autres explorateurs s’élancèrent vers un funeste destin, et finalement, les Ajanarii comprirent que les cieux leurs étaient fermés, abritant bien trop de dangers pour servir de demeure à leur descendance. Ils prospérèrent donc autour de la mer de Drēōh, négligeant les pouvoirs psioniques pour favoriser la magie préservatrice combinée à quelques connaissances des anciens Rhulistii.

Sites particuliers: Dissimulés aux yeux des peuples de la Renaissance, il existe un lieu sur Athas à partir duquel furent engendrés les kreen. Les Rhulistii régnaient sur un monde-océan baigné par un soleil azuré, mais loin de leurs cités coralliennes, les génomanciens Xixchils vinrent visiter ce monde neuf afin d’y déposer les premiers œufs qui engendreraient les kreen. Ce lieu est nommé Z’x’l’ok en langue xixichil, seuls les plus sages des kreen possèdent un fragment de mémoire remontant à cette époque lointaine. Les génomanciens ont érigés une forteresse d’ambre désormais ensevelie dans les alluvions d’un fleuve tarit, et une partie de leurs connaissances est inscrite sur de larges panneaux translucides, en une écriture génomancienne complexe, source de vie. Un kreen découvrant ces lieux et parvenant à traduire les textes xixchils serait en mesure d’améliorer les lignées existantes, de les modifier sur le long terme afin que les peuples Dra ne deviennent qu’un souvenir.

Ral

La petite lune athasienne de Ral est un astre mort sur lequel sont visibles les épaves de nombreux vaisseaux d’outresphère, anéantit par la puissance du Bouclier de Rajaat. Plusieurs petites maisons marchandes exploitent ces champs de débris et possèdent des comptoirs aménagés dans des cavernes naturelles, elles font alors appellent à des psions ou des prêtres pour maintenir des enveloppes d’air.

Le pillage d’épaves est une activité prospère, et bien que dépourvue d’atmosphère, Ral est le planétoïde connaissant la plus intense activité à travers toute la Sphère Pourpre.

Guthay

Plus massive que sa voisine, Guthay est aussi un astre dépourvut de vie locale. Les cimetières d’épaves sont moins nombreux, mais leur exploitation tout autant bénéfique que sur Ral. La Cité-état de Sentinelle maintien plusieurs petites garnisons sur la surface de Guthay, et plusieurs Sphères sont dissimulées dans des cratères, prêtes à frapper les flancs de toute force d’invasion menaçant Athas.

Un très ancien réseau de tunnels existe sous la surface de Guthay, nul ne sait qui excava ce réseau, mais nulle trace de l’œuvre Rhulistii n’a été découverte, et le Gardien-Sorcier à confié à ses archontes la tâche de cartographier ces lieux afin d’en savoir un peu plus.

Peu avant les Guerres Purificatrices, Rajaat choisit la lune Guthay pour abriter son premier rempart. Usant des pouvoirs que le Premier Sorcier leur avait octroyés les Gardiens-Sorciers originels fondèrent donc Sentinelle. La première Cité-état du Vide ne fut pas érigée sur la lune, mais en orbite de cette dernière, à partir de la roche noire et de l’obsidienne. Elle fut la première grande œuvre de cette caste, construite afin qu’elle ne soit jamais visible depuis la surface du monde, noyée dans les ombres.

Sentinelle est le plus grand port spatial des mondes pourpres, la cité en elle-même est un ensemble de trois grands anneaux creux abritant une population de plusieurs milliers d’habitants, de nombreuses passerelles fortifiées relient entre eux les anneaux, qui sont en outre ornés de tourelles. Le cœur de la cité est une large plateforme percée de part et d’autre par une ziggourat à cinq étages. D’immenses statues d’obsidienne représentent les Gardiens-Sorciers originels et forment un cercle à la base de la double ziggourat.

C’est le Gardien-Sorcier Dabi qui règne sur Sentinelle depuis sa fondation. Aussi nommé Bouclier de Rajaat, sa force en fait l’égal des plus grands Rois-Sorciers athasiens. Avide de pouvoir, il n’hésita pas à trahir son maître pour rallier la cause de Borys et des Champions séditieux. Fort du savoir l’amenant sur la voie des êtres avancés, il tenta d’accélérer le processus de métamorphose et perdit le contrôle de la magie déchaînée. Dabi est désormais un monstre difforme, dont l’esprit a été profondément altéré mais qui règne toujours sans partage sur Sentinelle.

La caste archontale est puissante, nombreuse et bien équipée. La majorité des Archontes de Sentinelle maîtrisent autant la magie divine que les pouvoirs psioniques et des talents guerriers.

K’ydon

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Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: C (diamètre équatorial de 1256km)

Rotation: 38 heures

Révolution: 235 jours

Lunes: Aucune

Population: K’ydd, Frōziane, Dreek

Trame magique : Tellur diffuse, Elémentaliste dominante

Bien trop petit pour supporter de grandes civilisations, K’ydon n’en abrita pas moins la vie sous une variété de formes originales. Monde gelé une grande partie de sa révolution autour du soleil, K’ydon possède des conditions extrêmes finalement assez semblables à celles existant sur Athas, et comme sur ce monde brûlant, la rigueur des éléments a façonnée les espèces pour les rendre apte à la survie.

Ports d’accueil: La cité de K’ydon reste l’unique port spatial de ce monde. De nombreuses Sphères font escale dans la cité-état de la Gardienne-Sorcière , car si le monde est pauvre en ressources exploitables, les mercenaires K’ydd représentent les meilleurs combattants pour la guerre contre les illithids et les tyrannoeils. Le port d’accueil de K’ydon se résume à quatre plateformes surélevées sur une forêt de massifs piliers, la maîtresse des lieux à décidé de séparer le port du reste de sa cité, et une garnison occupe désormais l’un des piliers de soutènement. Un Arcanamach portant le titre de Serytii règne sur le commerce portuaire et possède une certaine influence dans la cité.

Ressources: La planète K’ydon, avec son diamètre équatorial restreint, n’a jamais pu soutenir de trop grandes populations, et ceux qui vivent à sa surface sont rompu à la survie extrême. Quelques forêts gelées, une toundra au permafrost épais, dur comme la pierre, quelques sources chaudes restent la principale ressource de ce monde, et avec le temps, elles tendent à se refroidir. La cité-état est bâtie sur trois de ces sources chaudes, elles permettent d’entretenir des jardins protégés sous des dômes de pierre et dans lesquels règnes une insupportable moiteur.

L’autre ressource de K’ydon est l’alliage métallique connu des K’ydd sous le nom de Mōhu’rū. Les plus vieux nains parlent de voyageurs célestes qui vinrent apporter les secrets de la purification de ce minerai brut, le Mōhu, pour en faire un alliage rare et précieux. La Gardienne-Sorcière tenta longtemps de s’emparer de ce savoir, mais jamais aucun de ses gens ne parvint à découvrir les secrets des K’ydd. Le Mōhu’rū est imprégné des forces élémentaires régnant sur K’ydon, et permet de forger des armes magiques exceptionnelles.

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Cultures: Jadis, sous les rayons d’un soleil saphir, K’ydon était un monde recouvert d’une vaste forêt marécageuse, un bayou foisonnant de vie dans lequel s’épanouirent les Rhulistii. Plusieurs petites cités furent « cultivés » dans la canopée et si jamais les halfelins de ce monde n’évoluèrent pas aussi vite que leurs cousins athasiens, ils fondèrent une brillante civilisation. La fin de l’Âge bleu marqua l’extinction des Rhulistii de K’ydon qui se changèrent en deux races nouvelles, les K’ydd et les A’yon. Si les premiers deviendraient une puissante souche naine parfaitement adaptée aux conditions de leur monde, les seconds étaient les premiers d’une souche ogrine incapable de s’adapter au rayonnement du nouveau soleil d’or. La forêt recouvrant le monde mourrait, les eaux s’évaporèrent alors que baissaient les températures. Les A’yon découvrirent des cavernes jusqu’alors submergées et s’enfoncèrent dans les entrailles de la planète tandis que leurs cousins K’ydd choisissaient de rester à la surface.

Les A’yon suivent le reflux des eaux de surface qui deviennent les nappes phréatiques planétaires. Ils s’établissent sur les rives d’un grand lac souterrain et parviennent tant bien que mal à conserver quelques bribes de la connaissance de leurs ancêtres Rhulistii. Ils fondent A’yonaa, une petite cité de pierres empilées dans laquelle se développe une caste de psions, les A’slaan. Grâce aux ressources fournies par les lacs souterrains, le peuple parvient à se développer et s’adapte aux ténèbres. Les A’slaan parviennent à sélectionner quelques détenteurs de pouvoirs psioniques qu’ils souhaitent favoriser, la caste se compose bientôt de spécialistes formant des factions de plus en plus divisées sur la conduite à suivre pour faire prospérer les A’yon.

Plusieurs cavernes sont colonisées mais les dissensions entre A’slaan provoquent une guerre intestine qui anéantie la civilisation A’yon. Seuls ne subsistent que quelques tribus qui régressent rapidement.

La destiné des K’ydd est toute autre. Le bayou recouvrant la planète disparaît alors que les arbres meurent. Le monde se refroidit et les nains doivent s’adapter rapidement, ils se rassemblent autour de plusieurs détenteurs de talents natifs qui parviennent à trouver une source chaude autour de laquelle est bâtie un village de pierre. La survie est difficile, exacerbant les pouvoirs psioniques mais faisant disparaître les dernières traces du savoir Rhulistii des mémoires. Le premier village devient cité et prend le nom de K’ynā. Tandis que les reliefs environnants sont explorés, les K’ydd découvrent qu’ils peuvent entrer en communion avec d’étranges esprits élémentaires à qui ils réclament des faveurs. Des cavernes sont découvertes non loin d’autres sources chaudes et plusieurs communautés se forment. Les premiers chamanes K’ydd prennent le nom de K’yanirii, ils forment un conseil des plus forts de leur caste à qui la direction du peuple incombe. Ceux qui possédaient des talents natifs parviennent à développer leurs prodigieuses capacités et deviennent les K’yadirii, ils combinent leurs talents à un rigoureux entraînement pour former une caste de guerriers psychiques assurant la survie de tous.

Les premiers envahisseurs à venir sur K’ydon sont les illithids, qui ont pénétrés dans la Sphère Pourpre pour contourner le monde gazeux de Rajaat afin de pénétrer en profondeur dans le système planétaire. Leurs vaisseaux ne font qu’une brève escale mais plusieurs K’ydd sont capturés pour étude de leurs capacités. Les enlèvements soulèvent le peuple jusqu’alors préoccupé par l’établissement de nouveaux villages et la recherche de sources chaudes. Les K’yanirii font appels aux plus puissants esprits de K’ydon pour immobiliser les vaisseaux des flagelleurs mentaux qui voient les K’yadirii prendre leurs bâtiments à l’abordage. Les combats sont violents, et pour chaque K’ydd enlevé, cinq illithids sont massacrés. Cet acte entraîne la guerre sur le petit monde, mais une puissante flotte de Sphères vient mettre fin aux hostilités. Les illithids sont repoussés par les Gardiens-Sorciers qui poussent leur avantage jusqu’aux lunes de Rajaat. La puissante Hû décide alors de s’établir sur K’ydon et fonde la Cité-état du même nom.

Il ne faut que quelques mois aux puissants serviteurs de la Gardienne-Sorcière pour établir les fondations de la cité, et de nombreux esclaves du Sextant sont amenés pour compléter remparts et forteresses. Hû tente alors d’imposer la volonté de son maître sur les K’ydd, mais les chamanes représentent un pouvoir que même elle ne peut affronter directement. La Gardienne-Sorcière décide donc d’ouvrir sa cité aux nains, leur proposant de servir dans son armée face aux illithids et aux autres envahisseurs qui menacent tous les peuples pourpres. Beaucoup parmi les K’yadirri acceptent, autant pour faire fortune loin des villages dominés par les chamanes que pour exercer leurs prouesses au combat.

Malgré les Guerres Purificatrices faisant rage sur Athas, la Gardienne-Sorcière Hû parvient à un équilibre avec les K’ydd qui finissent par s’intégrer à la population frōziane. Une puissante souche métissée née alors dans les murs de K’ydon, ce sont des Dreek, aussi connus sous le nom de Mûls, ils forment la nouvelle caste d’esclaves sur ce monde glacé.

Les colons qui suivent la Gardienne-Sorcière sur K’ydon sont des Klustians lassés de conditions de vie trop précaires. Ils espèrent trouver un monde plus accueillant et beaucoup déchantent en découvrant la petite planète gelée. Mais K’ydon s’avère convenir à une petite communauté de mercenaires chassés de leur astéroïde des Salanques par les Gardiens-Sorciers. Ce sont les Frōzz. Leur chef est une profanatrice nommée Sirala, dont les ancêtres athasiens furent témoins de l’ascension des Champions de Rajaat, avant de suivre les Gardiens-Sorciers originels dans le Vide. Sirala décide de servir Hû durant un temps, faisant bénéficier aux siens du confort de la nouvelle Cité-état qu’elle contribue à bâtir. Les autres Klustians sont de loyaux sujets, mais n’ont pas la volonté de vivre sur ce monde glacé. Très vite, Sirala s’impose comme la plus dynamique conseillère de la Gardienne-Sorcière Hû, des terres lui sont octroyées, et les Frōzz finissent par former une caste d’individus libres, à laquelle les autres Klustians souhaitent adhérer.

Le terme Frōzian est employé pour la première fois lors des premiers échanges commerciaux entre les jeunes maisons marchandes du Sextant et la première génération humaine née sur K’ydon. Les traditions frōziane divergent déjà de celles des Six amas d’astéroïdes, et si la Gardienne-Sorcière Hû désapprouve l’émergence d’une nouvelle culture parmi ses sujets, elle ne peut déjà plus rien empêcher.

Les Frōzians ne tardent pas à explorer leur monde, et les rencontres avec les K’ydd ne sont pas toujours pacifiques. Cependant, plusieurs petites maisons marchandes apparaissent et permettent de créer un lien avec les habitants originels de ce petit monde gelé. La Gardienne-Sorcière Hû profite de ce lien pour engager les K’ydd dans de nouveaux conflits, non seulement contre les envahisseurs d’outresphère, mais aussi pour piller les ressources des lunes de Rajaat et les amas du Sextant les moins bien défendu. Les Frōzians développent une culture basée sur le négoce de l’eau, congelée mais potable, qui reste une précieuse denrée pour tous les peuples pourpres. Leur monde s’avérant bien trop petit pour une vaste population, ils se tournent de nouveau vers les brasiers étoilés afin de prospérer.

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Sites particuliers: La Cité-état de K’ydon abrite la plus grande concentration de population de la planète. Outre les Frōzians qui en sont les habitants, il est possible de trouver une importante communauté K’ydd, pléthore de Dreek dans toutes les basses castes ainsi que des voyageurs Klustians. La cité est divisée en plusieurs quartiers, chacun isolé des autres par un rempart. Avec son port spatial surélevé et sa grande ziggourat, K’ydon montre son opulence qui prend la forme de jardins sous dômes dans lesquels les plus riches et influents peuvent se délasser. La Gardienne-Sorcière Hû favorise ses Arcanamach plutôt qu’une caste archontale qui est désormais réduite à une garde d’honneur et quelques agents indépendants. Les profanateurs sont nombreux dans la cité, occupant officieusement tout un quartier dans lequel se créent des lignées de magiciens, plus ou moins loyaux à la maîtresse des lieux. Parmi ces familles de mages Frōzians, nulle n’est plus influente que celle de l’actuelle Serytii, le profanateur Krājā Tiorizi, maître du port spatial et premier conseiller de la Gardienne-Sorcière. La forteresse des Tiorizi est un édifice s’enfonçant loin dans le sol, avec de nombreuses salles contenant des tablettes de pierre gravées d’un important savoir profane, la famille compte vingt-six mages et douze psions, elle finance une troupe forte de cinquante combattants venant régulièrement occuper la fonction de maintien de l’ordre impossible à tenir par les Archontes de la Gardienne-Sorcière.

La Cité-état rassemble la grande majorité des ressources agricoles disponibles sur ce monde, bâtie entre quatre hautes collines, de grands travaux ont été lancés par la Gardienne-Sorcière Hû afin d’aménager les cavernes avoisinantes pour des cultures variées. Les maisons marchandes frōzianes contrôlent désormais ces cavernes, qui représentent la base de leur puissance commerciale, de lourdes taxes sont prélevées par les Archontes qui possèdent quelques avantages à fermer les yeux sur les ressources fournit par les cavernes agricoles de K’ydon.

K’ynā est l’unique cité d’importance du peuple K’ydd, et bien que selon les normes des autres civilisations, la métropole ne soit qu’un village développé, ses habitants considèrent la première cité de leur peuple comme un lieu de rassemblement où les K’yanirii viennent échanger leurs connaissances, où les produits artisanaux sont troqués et où se concentrent tous les récits de ceux qui ont voyagés et sont revenus afin de parler des autres peuples, des autres mondes.

La cité est bâtie prés d’une ancienne source chaude que les K’yanirii entretiennent grâce aux esprits qu’ils parviennent à lier en ce lieu, maintenant l’eau à un haut degré alors que les autres sources de K’ydon se refroidissent. Peu de K’yadirii vivent dans la cité, la sécurité étant assurée par des guerriers loyaux aux chamanes et combinant leurs talents martiaux avec quelques pouvoirs liés aux esprits. Ce sont les K’yanāā. Les plus vénérables chamanes, ceux qui n’ont plus la force de voyager d’un village à l’autre à travers les étendues de K’ydon, deviennent les guides du peuple de K’ynā. Peu d’étrangers viennent jusqu’à la cité, située dans une zone extrêmement froide de la planète, et rares sont les Archontes de Hû à séjourner longtemps en ces lieux.