Peuples et classes du système ophidien

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Pour leur plus grand malheur, il faut oublier les centaines de milliers d’esclaves séquestrés depuis des générations dans les fosses des terribles yuan-ti, qui règnent sans partage sur ce que les voyageurs d’outresphère nomment le système ophidien. Ce sont eux qui dominent et prospèrent, et certains de leurs empires remontent aussi loin que les temps nébuleux de l’Âge des légendes. Mais pour les sages qui se penchent sur cette prodigieuse trame historique liée aux mondes de Caanshoom-Siriit, le moins que l’on puisse dire est qu’il existe un gouffre insondable entre les terribles empires ophidiens et les actuelles enclaves esclavagistes des yuan-ti.

Mais bien que les lignées soient amoindries, et que les sang-purs se résument à quelques individus arrogants, le culte de Merrshaulk n’a jamais été aussi vigoureux, de nouvelles lignées de sang-mêlés parviennent à développer d’inquiétants pouvoirs psioniques, et les mystérieuses divinités endormies sous leurs ziggourats planétaires semblent toutes s’agiter. Une ère nouvelle débutera bientôt, et nombre de prophéties à travers les Sphères Connues mentionnent le retour de grands serpents.

Les Syasnamaat

Les seuls sang-purs connus à ce jour dans le système ophidien font remonter leurs origines à une poignée d’ancêtres planaires arrivés tardivement dans la Sphère de Caanshoom-Siriit et s’étant directement établis dans la Ceinture de Caan’tuaanaï. Reclus dans les entrailles des plus gros planétoïdes, ce sont eux qui forgèrent les enclaves esclavagistes actuellement en train de former des alliances instables mais néanmoins inquiétantes pour tous les garants du Bien de la région.

Bien que les sang-purs estiment être à l’origine du Syasnamassanass, la récente coalition s’avère plutôt être née d’une difficile entente avec la caste cléricale des Sessaï, adorateurs de Merrshaulk, ains qu’avec les Saess’claï, anciens gardiens des temples ayant profité de sanglantes intrigues pour s’approprier de sombres secrets, de nouvelles capacités psioniques, ainsi que la main-mise sur les fosses à esclaves. Malgré tout, et bien qu’ils soient cernés d’ennemis redoutables, les syasnamaat conservent toujours le prestige de leurs lignées, ainsi que des pouvoirs leur permettant toujours de régner.

Traits raciaux:

  • Caractéristiques : Les syasnamaat possèdent un bonus de +1 en Intelligence mais subissent un malus de -1 en Sagesse. Héritiers de longues lignées d’érudits, ils et elles sont formés à gouverner les sang-mêlés. Leur isolement dans de vastes palais ne les incline cependant pas à la patience ou la tempérance.
  • Taille moyenne : En tant que créatures de taille M, les syasnamaat n’ont aucun bonus ou malus en rapport avec leur taille.
  • Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 12 mètres.
  • Anaérobiose: Durant (modificateur de Constitution) heures, un sang-pur peut retenir sa respiration et survivre au Vide sans subir de désagrément. Il lui faut par contre plusieurs jours ensuite pour récupérer.
  • Vision thermique : Les yuan-ti de Caan’tuaanaï perçoivent finement toutes les sources de chaleur dans un rayon de 20m.
  • Immunité aux charmes: Contrairement à certaines autres lignées de sang-purs, celle des syasnamaat est totalement protégée contre les pouvoirs de contrôle mental ou d’illusion. On ignore si cette capacité est liée aux origines planaires de la lignée, ou si ce fut une défense élaborée par croisements.
  • Compétences: Les syasnamaat bénéficient d’un bonus racial de +2 sur leurs tests d’Histoire ancienne.
  • Capacités raciales : Dû fait de leur affinité avec la discipline psychokinétique, les syasnamaat peuvent, 1/ jour, utiliser librement le pouvoir de Contrôle d’objet (Psychokinésie1).

Classe de prédilection: La classe d’Héritier syasnamaat d’un sang-pur de Caan’tuaanaï souhaitant se multiclasser n’est pas prise en compte quand on détermine s’il subit ou non un malus de points d’expérience.

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Les Syasaas

Bien que de nombreux individus uniques existent, on désigne par ce terme l’ensemble des yuan-ti sang-mêlés regroupés autour des planétoïdes de la Ceinture de Caan’tuaanaï. Leurs traits ophidiens sont atténués et beaucoup peuvent passer pour des représentants de peuples jugés inférieurs. Ouvertement méprisés par les sang-purs, les syasaas n’en forment pas moins le groupe le plus important, ainsi que le plus apte à s’adapter aux profonds bouleversements survenant de par la nature hautement chaotique des yuan-ti.

Une multitude d’ethnies syasaas existent, formant de fragiles communautés s’affrontant dans de violentes querelles pour déterminer quelle lignée de sang-mêlés sera la plus pure. Mais même à travers ce conflit permanent, les syasaas parviennent à se renforcer, chaque génération engendrant des individus plus puissants que leurs prédécesseurs.

Traits raciaux:

  • Caractéristiques : Un syasaas développe très vite un don inné pour la manipulation et reçoit en conséquence un bonus de +1 en Charisme. Prompt à basculer dans une fureur sanguinaire, il reçoit malheureusement un malus de -1 en Sagesse.
  • Taille moyenne : En tant que créatures de taille M, les syasaas n’ont aucun bonus ou malus en rapport avec leur taille.
  • Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 12 mètres.
  • Vision thermique : Les yuan-ti de Caan’tuaanaï perçoivent finement toutes les sources de chaleur dans un rayon de 20m.
  • Résistance aux venins: Tous les sang-mêlés du système ophidien semblent bénéficier d’un bonus de +4 sur leurs jets de Vigueur face aux venins les plus virulents.
  • Compétences: Les syasaas bénéficient d’un bonus racial de +2 sur leurs tests d’Intimidation et d’Estimation.
  • Capacités raciales : Les sang-mêlés de la Ceinture de Caan’tuaanaï semblent tous en mesure d’employer le pouvoir de Blessure superficielle (Pr0), 1/ jour. Il s’agirait probablement d’une faveur octroyée par Merrshaulk à certains adorateurs ayant son attention.

Classe de prédilection: La classe de Sessaï d’un syasaas souhaitant se multiclasser n’est pas prise en compte quand on détermine s’il subit ou non un malus de points d’expérience.

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Les Si’nesuu

Bien que les actuels nomades du monde de Siriiis soient également des yuan-ti sang-mêlés, leur culture diffère fortement de celle des syasaas, qui restent considérés comme un peuple du Vide. On peut également mentionner que les si’nesuu sont de véritables natifs du système ophidien, leurs lointains ancêtres ayant régnés des millénaires durant, avant qu’un cataclysme à l’échelle planétaire ne vienne briser leurs cités.

Organisés en petites tribus nomadisant d’une jungle verticale à l’autre, les si’nesuu regroupent pratiquement un demi-million d’individus, faisant d’eux le peuple yuan-ti le plus nombreux du système, et de loin. Bien qu’ils se cantonnent aux étendues arides de leur planète, les si’nesuu n’en conservent pas moins quelques bribes de la puissance de leurs ancêtres, et des pouvoirs psioniques oubliés se manifestent de temps à autre à travers les membres d’une génération.

Peu curieux à l’égard de leurs cousins de la Ceinture de Caan’tuaanaï, les si’nesuu voient ces derniers comme des ennemis puissants, n’intervenant fort heureusement que rarement à une échelle suffisante pour représenter une réelle menace. Mais avec le temps et les besoins grandissants en esclaves, l’augmentation des raids sur des tribus isolées devient préoccupante et certains estiment qu’il serait temps de prendre les armes et former un front unifié face à l’ennemi tombant du ciel.

Traits raciaux:

  • Caractéristiques : Endurci par les rigueurs climatiques de son monde, le si’nesuu reçoit un bonus de +1 en Constitution. Prompt à basculer dans une fureur sanguinaire, il reçoit malheureusement un malus de -1 en Sagesse.
  • Taille moyenne : En tant que créatures de taille M, les syasaas n’ont aucun bonus ou malus en rapport avec leur taille.
  • Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 12 mètres.
  • Phéromones : Sur Siriiis, les yuan-ti se guident grâce à leur odorat et peuvent identifier toute créature à plus de 100m.
  • Résistance aux venins: Tous les sang-mêlés du système ophidien semblent bénéficier d’un bonus de +4 sur leurs jets de Vigueur face aux venins les plus virulents.
  • Compétences: Les si’nesuu bénéficient d’un bonus racial de +2 sur leurs tests d’Intimidation et de Survie.
  • Capacités raciales : Les sang-mêlés de Siriiis semblent tous en mesure d’employer le pouvoir de Mauvaise augure (Pr1), 1/ jour.

Classe de prédilection: La classe de Prodige si’nesuu d’un sang-mêlé de Siriiis souhaitant se multiclasser n’est pas prise en compte quand on détermine s’il subit ou non un malus de points d’expérience.

L’Héritier syasnamaat

Bien que les premiers syanamaat qui fondèrent les lignées actuelles de la Ceinture de Caan’tuaanaï possédaient clairement des pouvoirs psychométaboliques bien supérieurs à ceux manifestés par leurs descendants, ces derniers se targuent toujours d’un héritage à peine amoindri, et règnent depuis de luxueux souterrains sur des populations d’esclaves et de sang-mêlés.

Né dans une société qu’il domine par son sang pur de yuan-ti, rare sont les Héritiers syasnamaat à se consacrer au développement de leurs facultés psioniques. La grande majorité des membres de cette caste préfèrent en effet l’oisiveté et les intrigues politiques à la recherche de connaissances. Certains et certaines se démarquent malgré tout et deviennent de puissants psions, en mesure de perturber les fragiles équilibres entre communautés yuan-ti.

Caractéristiques : Intelligence et Charisme sont les caractéristiques primordiales d’un Héritier syasnamaat.

Dés de vie : Un Héritier syasnamaat utilisent des d6 afin de déterminer leurs points de vie.

Compétences : Art psi (Int), Artisanat (Int), Concentration (Con), Connaissance des Sphères (Int), Diplomatie (Cha), Estimation (Sag), Histoire ancienne (Int), Méditation transcendentale (Con), Perception auditive (Sag), Profession (Sag), Renseignements (Cha), Vigilance (Sag).

¢ Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

¢ Points de compétence (niveaux suivants) : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Héritier syasnamaat

Armes et armures : Les Héritiers syasnamaat négligent totalement l’usage des armes physiques, préférant de loin la puissance de leurs facultés. Cependant, avec le déclin de la majorité des lignées psioniques de la Ceinture de Caan’tuaanaï, nombreux et nombreuses sont les psions à au moins suivre un entraînement à la dague. Le port d’armure est une coutume n’existant pas dans la culture noble syasnamaat.

Points psi/ jour : La capacité d’un Héritier syasnamaat à manifester ses facultés psioniques dépend de sa réserve de points psi. Son quota quotidien de points psi est indiqué sur le tableau ci-dessus. Il reçoit par ailleurs des points psi quotidiens supplémentaires s’il dispose d’une valeur d’Intelligence élevée (Table 2-1/ Grand manuel des psioniques p18).

 

Facultés connues : Un Héritier commence avec 3 facultés puis en acquière une nouvelle à chaque niveau. Il sélectionne ces facultés dans la liste des Psions. Lorsqu’il manifeste une faculté, son coût total en points psi ne peut jamais dépasser son niveau de manifestation. Le degré de difficulté associé au jet de sauvegarde effectué contre une faculté de psion est égal à 10 + niveau de la faculté + Modificateur d’Intelligence.

Héritage psionique : Les Héritiers syasnamaat entretiennent avec de grandes difficultés les antiques lignées psychomkinétiques de leurs ancêtres. Dès le 1er nveau, il leur est possible de manifester une faculté pour un coût de 0, il s’agit-là d’une capacité personnelle tenant lieu de signature. Au 5ème niveau, l’Héritage psionique renforcé confère la capacité de manifester (modificateur d’Intelligence) facultés préalablement sélectionnées comme étant de 1 niveau de classe supplémentaire. Enfin au 10ème niveau, un Héritier syasnamaat peut choisir une faculté qu’il maîtrise, et l’utiliser comme s’il était de (modificateur d’Intelligence) niveaux supérieurs, en ce qui concerne ses paramètres variables.

Second héritage psionique : Au 8ème niveau, un Héritier syasnamaat a l’opportunité de développer des facultés d’une autre discipline. Celles-ci sont cependant considérées comme si le psion était de 1 niveau de classe inférieur, pour ce qui est des paramètres variables.

Le Saess’claï

Puissants combattants des jeunes enclaves yuan-ti des confins du système de Caanshoom-Siriit, le Saess’claï est un psionaarch capable de manifester des armes psioniques, qu’il combine avec un rigoureux entraînement martial. Mais outre cette formidable capacité, il est également en charge de la préservation et du renforcement des antiques lignées yuan-ti, une charge qu’il s’est arrogé en provoquant un schisme douloureux dans la société ophidienne de la Ceinture de Caan’tuaanaï. Désormais maître des fosses à esclaves, le Saess’claï adapte sa maîtrise des hybridations pour engendrer des lignées adaptées aux besoins des autres castes.

Malgré la nature chaotique de la société yuan-ti, les psionaarch Saess’claï parviennent à maintenir une certaine organisation dans leurs rangs, et leurs maîtres parviennent même à imposer, par la force, une vision à long terme, dans laquelle les autres castes du Syasnamassanass n’auront bien évidemment aucun rôle à jouer, et où les Saess’claï règneront sans partage sur les mondes du système ophidien.

Caractéristiques : Force et Constitution sont les caractéristiques primordiales d’un Saess’claï.

Dés de vie : Les Saess’claï utilisent des d8 afin de déterminer leurs points de vie.

Compétences : Art psi (Int), Artisanat (Int), Concentration (Con), Déplacement silencieux (Dex), Diplomatie (Cha), Discrétion (Dex), Intimidation (For), Perception auditive (Sag), Premiers secours (Sag), Profession (Sag), Renseignements (Cha), Vigilance (Sag).

¢ Points de compétence au 1er niveau : 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

¢ Points de compétence (niveaux suivants) : 2+ (modificateur d’Intelligence).

Psionaarch saess'claï

Armes et armures : Bien qu’ils et elles s’en remettent à la puissance de leurs armes manifestées, les Saess’claï ne suivent pas d’entraînement martial ordinaire, au-delà de celui impliquant les armes simples traditionnelles au sein du Syasnamassanass. De la même manière, ils et elles négligent le port d’armure ou de bouclier.

Points psi : Un psionaarch saess’claï dispose d’une réserve de points psi lui permettant de manifester ses capacités spéciales. En plus de cette réserve, il peut obtenir des points psi supplémentaires grâce à une Constitution élevée.

 

Lame spirituelle [Coût: 1 point psi] : Au 1er niveau, un Saess’claï peut manifester la force de son esprit concentrée en une lame psychique semblable à une arme courte de type perforant et infligeant 1d6 points de dégâts (critique sur 19-20). Le modificateur de Force s’applique à cette arme psionique. Il lui faut sacrifier une action de mouvement afin de matérialiser l’arme qui possède une solidité de 10 et 10 points de résistance. La manifestation d’une lame spirituelle se prolonge durant (niveau) round, cela un nombre de fois égal à (modificateur de Constitution)/ jour.

Manifestation défensive [Coût: 2 points psi] : L’esprit d’un Psionaarch peut matérialiser une défense psychokinétique épousant son corps et lui fournissant un bonus de classe d’armure variant selon son niveau. Une telle défense se prolonge durant (niveau) round, cela un nombre de fois égal à (modificateur de Constitution)/ jour.

 

Arme spirituelle manifestée [Coût: 3 points psi] : A partir du 3ème niveau, le Psionaarch saess’claï peut façonner sa lame spirituelle en une arme courte de type tranchant, pouvant infliger 1d8 points de dégâts, avec une zone de critique de 18-20. Au 6ème niveau, l’arme spirituelle manifestée peut adopter la forme d’une arme avec une allonge de 3m, infligeant 1d10 points de dégâts et une zone de critique de 17-20 (dégâts x3). Au 10ème niveau, le Psionaarch peut matérialiser une arme avec une allonge de 6m, infligeant 3d6 points de dégâts avec une zone de critique de 17-20.

Chaque changement de manifestation entraîne la dépense de 3 points psi, la durée et le nombre de manifestations restant ceux de la capacité Lame spirituelle.

Le Sessaï

Les fidèles de Merrshaulk, au sein de la Sphère de cristal de Caanshoom-Siriit, possèdent le seul culte encore actif, et cela sans que leur divinité n’ai finalement de réelle influence sur les mondes par-delà la Ceinture de Caan’tuaanaï. Un prêtre ou une prétresse au sein de ce clergé peut rapidement s’attirer les faveurs du Maître de la Fosse, et prendre entre ses mains la destinée de nombreux yuan-ti. Mais l’absence de hiérarchie, et lafourberie de ses pairs, peut tout autant le ou la jeter à bas.

Les Sessaï ont surtout pour eux le contrôle des nefs spatiomantiques yuan-ti. Les timons psioniques ne s’étant jamais développé dans ce système, c’est donc la magie cléricale qui prévaut. Formidable outil de contrôle pour le clergé, la main-mise sur la navigation spatiale assure un contrôle des populations et permet en outre de faire du négoce avec les communautés isolées. Un Sessaï est ainsi tout autant un fidèle, qu’un négociant, et très souvent un esclavagiste.

 

Caractéristiques : Constitution et Sagesse sont les caractéristiques primordiales d’un Syassaï.

Dés de vie : Les prêtres et prêtresses de Merrshaulk utilisent des d8 afin de déterminer leurs points de vie.

Compétences : Art de la magie (Int), Artisanat (Int), Concentration (Con), Connaissances – Planétologie (Int), Connaissances – Religion (Int), Connaissances – Sphères de cristal (Int), Connaissances – Espace Sauvage (Int), Connaissances – Spatiomancie (Int), Diplomatie (Cha), Histoire ancienne (Int), Premiers secours (Sag) Profession (Sag), Vigilance (Sag).

¢ Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

¢ Points de compétence (niveaux suivants) : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Sessaï

Armes et armures: Les adeptes de Merrshaulk se forment au maniement de toutes les armes traditionnelles liées au culte de leur maître divin. Il s’agit la plupart du temps de dagues et autres armes simples employées avec l’usage du poison. Armures légères et boucliers sont autorisés mais rarement portés.

Sorts : Les Sessaï peuvent lancer des sorts divins appartenant à la liste de sorts de leur classe. La Sagesse est la caractéristique primordiale de leurs sorts. Pour apprendre ou lancer un sort, le personnage doit avoir une valeur de Sagesse au moins égale à 10+ le niveau du sort. Le DD des jets de sauvegarde contre ses sorts est égal à 10+ le niveau du sort+ (modificateur de Sagesse).

Le Sessaï bénéficie de points de magie lui permettant de lancer des sorts comme il l’entend, tant que le coût par niveau est respecté, il doit en outre choisir quels sorts préparer au cours de sa méditation quotidienne. Une haute valeur de Sagesse permet d’obtenir un bonus en points de magie.

 

Pacte ophidien : Durant leur intronisation au sein du culte, les Sessaï reçoivent une marque divine indiquant leur place au sein de la société yuan-ti, mais les préservant également des serviteurs inférieurs d’autres divinités ophidiennes. Cette marque ne garantie en rien la neutralité des créatures douées d’une conscience, mais protège efficacement des entités gardiennes.

Bouillonnement du sang impur : Un ou une Sessaï du 5ème niveau peut infliger par simple contact 1d3 points de dégâts à tout yuan-ti n’étant pas de sang pur. Cette capacité fut longtemps au cœur d’un rituel permettant d’éprouver la pureté des jeunes sang-purs de la caste syasnamaat, mais depuis le déclin de ces derniers, le Bouillonnement du sang impur est plus généralement considéré comme une attaque physique.

Sceau du Maître de la Fosse : Au 9ème niveau, 1/ jour, un ou une Sessaï peut apposer une marque infligeant 1 point de dégât à la victime, qui peut réussir un test de Vigueur (DD 10 + niveau du Sessaï) pour éviter de ce voir lier au prêtre ou à la prêtresse, dans une relation de maître/ maîtresse – esclave. En cas d’échec, et durant toute une journée, la victime subit les pouvoirs comme Injonction (Pr1) sans aucun moyen de résister. Tous ses jets de compétences visant à s’affranchir de l’autorité du prêtre ou de la prêtresse, voir à le ou la blesser, reçoivent un malus de -4.

Œil de Merrshaulk : Au 10ème niveau, les Sessaï ne dépensent plus de points de magie pour les sorts de Charme du 1er niveau. Ils et elles ne peuvent cependant profiter de ce pouvoir que pour 1 sort/ niveau à partir du 10ème, et uniquement 1/ jour pour chacun d’eux.

Le Syassaï

La vie des nomades si’nesuu, sur le monde de Siriiis, est faite de souffrance et de violences quotidiennes, le climat rigoureux et la rareté des ressources vitales font que celles et ceux sachant manier la javeline et le coutelas ont bien plus de chance de s’en sortir, que celles et ceux cherchant d’autres voies que celle du sang.

Les Prodiges si’nesuu tentent malgré tout d’éviter à leur peuple une plongée brutale dans la plus abjecte des barbaries. Ils et elles sont les conteurs des récits anciens, les garants d’un lien ténu entre le glorieux passé des yuan-ti qui règnèrent jadis sur de grandes métropoles de pierre, et les tribus éparses qui survécurent au cataclysme.

Les Syassaï ne sont ni nombreux, ni organisés, leurs pouvoirs psioniques se manifestent sans prévenir, et une existence au sein de la tribu ne suffit souvent pas à maîtriser ces prodigieuses capacités. Malgré cela, ils et elles parviennent toujours à s’identifier entre eux, et réussissent à échanger leurs connaissances. Il est possible que ce soit à travers eux que les sang-mêlés de Siriiis retrouvent un jour un peu de la gloire de leurs ancêtres. En attendant, les Prodiges si’nesuu sont des guides spirituels et des gardiens du savoir oublié.

Caractéristiques : Constitution et Charisme sont les caractéristiques primordiales d’un Syassaï.

Dés de vie : Les Prodiges si’nesuu utilisent des d6 afin de déterminer leurs points de vie.

Compétences : Art psi (Int), Artisanat (Int), Chant (Cha), Concentration (Con), Diplomatie (Cha), Equitation (Dex), Histoire locale (Cha), Méditation transcendentale (Con), Perception auditive (Sag), Premiers secours (Sag), Profession (Sag), Renseignements (Cha), Survie (Sag), Vigilance (Sag).

¢ Points de compétence au 1er niveau : 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

¢ Points de compétence (niveaux suivants) : 2+ (modificateur d’Intelligence).

Syassaï

Armes et armures: Bien qu’il favorise le dialogue et l’usage de ses pouvoirs subtils, le Syassaï apprend très jeune à manier les armes traditionnelles de sa tribu, généralement le coutelas et la javeline. Bien qu’il puisse utiliser efficacement le bouclier si’nesuu, il néglige le port d’armure, trop contraignant pour un usage optimal de ses facultés psioniques.

Points psi/ jour: La capacité d’un Syassaï à manifester ses facultés psioniques dépend de sa réserve de points psi. Son quota quotidien de points psi est indiqué sur le tableau ci-dessus. Il reçoit par ailleurs des points psi quotidiens supplémentaires s’il dispose d’une valeur de Charisme élevée (Table 2-1/ Grand manuel des psioniques p18).

 

Facultés connues : Un Prodige Si’nesuu connaît 1 faculté au 1er niveau, il en découvre une nouvelle tous les 2 niveaux suivants. Le degré de difficulté du jet de sauvegarde effectué contre une faculté du Prodige des Sphères est égal à 10 + niveau de la faculté + modificateur de Charisme.

 

Déferlante psionique : En laissant s’exprimer ses émotions à travers ses manifestations psioniques, le Prodige si’nesuu peut disposer d’une puissance prodigieuse se traduisant par une augmentation du niveau de manifestation d’une faculté. Il bénéficie d’un niveau de manifestation majoré de +1 au 3ème niveau, +2 au 7ème, +3 au 11ème, +4 au 15ème et de +5 au 19ème niveau. Le coût en points psi lié à cette augmentation n’est pas prit sur la réserve du Prodige qui ne dépense que le coût initial de la faculté.

La contrepartie de cette puissante capacité est le danger d’une asthénie psychique, égale à 5% pour chaque niveau supplémentaire de manifestation. A la fin du round dans lequel est employé la déferlante psionique, le Syassaï qui rate un jet sur 1d100 se retrouve hébété durant un tour et perd (niveau) de points psi.

Voie des anciens : A partir du 6ème niveau, l’usage de ses nombreuses facultés psioniques provoque chez le Prodige si’nesuu l’émergence de souvenirs enfouis, lui permettant de puiser de manière ératique dans le savoir des anciens yuan-ti qui régnèrent sur Siriiis et bien au-delà. La connaissance de la Voie des anciens confère au Syassaï une faculté d’un niveau qui lui est normalement inaccessible, avec cependant un coût de manifestation doublé. Au 6ème niveau, il peut ainsi manifester une faculté du 4ème niveau, de 5ème niveau au niveau 8, et de 6ème niveau au niveau 10. Ces facultés sont aléatoirement déterminées par le MD.

 

Euphorie de la déferlante : Lorsqu’il fait appel à sa déferlante psionique, le Prodige Si’nesuu reçoit un bonus au moral de +1 à l’attaque, aux dégâts et sur ses jets de sauvegarde pour une durée égale au bonus de manifestation de la déferlante. Ce bonus passe à +2 à compter du 12ème niveau, +3 au 20ème.

Caan’tuaanaï, aux nombreuses reliques

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Type de monde : Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille : Majorité de taille B

Rotation : Aucune

Révolution : 735 jours

Lunes : Aucune

Population : Inconnue

Trame magique : Vacuu resserrée

Jadis un monde connu à travers d’antiques légendes pour être recouvert par des jungles millénaires, Caan’tuaanaï n’est plus qu’une vaste ceinture d’astéroïdes dont seuls quelques planétoïdes possèdent encore une atmosphère. La Vie s’accroche à ces débris sous la forme de jungles couvrant leur surface. Des ruines anciennes émergent de la végétation, indiquant l’existence d’un puissant empire dont il ne reste qu’une dizaine de reliques puissantes. L’orbite de Caan’tuaanaï est également encombrée par plusieurs nuages de poussière renfermant des essaims d’insectes en sommeil tant que les planétoïdes dotés d’atmosphère ne croisent pas leur route. Lorsqu’ils s’éveillent, c’est pour dévorer toute matière organique croisant leur chemin.

Ports d’accueil : Plusieurs nations yuan-ti se sont développées depuis des temps immémoriaux, guerroyant inlassablement entre elles pour ne laisser finalement qu’une poignée de petites enclaves isolées, s’accrochant à une gloire désormais passée. Parmi celles-ci se trouve le Port de Nuesh’laï, connu de tous les tyrans des Sphères Connues pour son marché où sont rassemblés les reliques les plus destructrices. Nuesh’laï est une cité-état autonome, sous l’autorité du Potentat Iossis-Sudrul-A’laap XXXIème du nom. Puissant psion vénérant d’obscures divinités ophidiennes, il impose son règne depuis deux siècles en se nourrissant de l’essence vitale de celles et ceux osant se mesurer à lui, ou plus généralement de voyageurs assez imprudent pour faire escale dans le grand port.

Ce dernier est aménagé au sein d’une vaste caverne donnant sur le Vide, au sein d’une jungle s’accrochant aux parois et dissimulant encore des passages vers ce qui semble être un dédale antique noyé dans la végétation. Une atmosphère moite et chargée de brumes permet d’évoluer sur la partie supérieure de la canopée. Le port lui-même est un ensemble de structures bâties à des époques différentes, se résumant à une trentaine de plateformes encadrées de statues colossales, autant de ziggourats et quelques monolithes dépassant de la végétation, apparemment creux et probablement autrefois considérés comme des sanctuaires des Voies de l’Esprit, fort malheureusement scellés par des moyens inconnus.

Le Port de Nuesh’laï abrite soixante milliers d’individus, des esclaves pour les trois quarts, avec une faible minorité de yuan-ti héritiers de puissantes lignées psioniques. La principale motivation de ces dirigeants est de retrouver leur gloire d’antan, former de nouvelles flottes spatiomantiques et conquérir les Sphères Connues. Malheureusement, leurs incessantes intrigues pour plaire au Potentat ne cessent de réduire leur nombre et seules quelques nefs spatiales sont produites à partir des essences végétales puisées dans la jungle. Les unions entre maisons yuan-ti entraînent également un déclin rapide des pouvoirs psioniques, et bon nombre de prodiges anciens ne peuvent déjà plus être reproduits.

Pour le voyageur s’aventurant dans le Quartier des reliques, le seul lui étant accessible, il s’agira essentiellement de ne pas finir dans une fosse à esclaves, en étant kidnappé dans la pénombre des niveaux de la ziggourat où se regroupent de nombreux marchands. De vastes salles ornées de statues ophidiennes servent à entreposer des artefacts pillés à travers tous les mondes du système, et des esclaves sont parqués à côté de chaque objet, afin de faire démonstration de leurs sanglants pouvoirs. Chaque négociant est responsable de ses reliques et s’entoure donc de nombreux gardes, souvent des psionaarch grassement payés, et vivants dans les niveaux inférieurs de la structure. Face aux voleurs, la pyramide est également dotée d’un complexe réseau de pièges pouvant isoler des niveaux entiers, qui deviennent alors des labyrinthes mortels pour les intrus. Mais le déclin des pouvoirs liés aux Voies de l’Esprit fait que désormais très peu de yuan-ti peuvent activer ces formidables défenses.

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Ressources : La Ceinture de Caan’tuaanaï renferme de nombreux filons de pierres précieuses et plusieurs tentatives d’aménagement de mines sont visibles sur de massifs planétoïdes. La faune locale reste cependant étonnement hostile et suffisante pour grandement limiter de tels projets.

Là où subsiste une atmosphère, une luxuriante végétation prolifère, à partir d’essences très certainement plantées par les nariac en des temps lointains. Les quelques botanistes qui purent étudier ces lieux estiment que le monde ancien de Caan’tuaanaï fut probablement aride et bombardé de météorites à sa surface, creux et doté d’une vaste jungle souterraine. Nul ne sait ce qui provoqua le cataclysme qui brisa la planète, mais de nombreuses ruines souterraines attestent cette théorie d’un monde creux.

Cultures : Bien que la nature hautement chaotique des yuan-ti limite l’essor de leur société à de violentes éruptions de violence intercalées avec des conflits larvés, la situation difficile au sein de la ceinture d’astéroïdes voit régulièrement l’émergence de brèves alliances, s’achevant invariablement dans le sang noir de quelques sang-purs, mais permettant de maintenir une poignée de traditions perdurant dans le temps.

La fragile union du Syasnamassanass est le dernier avatar de cette particularité propre à la Ceinture de Caan’tuaanaï, amenant plusieurs seigneurs yuan-ti à forger une alliance afin de restaurer la grandeur de leur divinité commune, Merrshaulk. Le simple besoin d’approvisionner quotidiennement le clergé en centaines de victimes sacrificielles à ainsi contraint les sang-purs à unir leurs flottes pour marauder à travers tout le système, à organiser de grandes chasses à la surface des mondes de Caanshoom-Siriit, et à pactiser avec de nombreuses factions des Sphères Connues.

Huit seigneurs des yuan-ti formèrent il y a quelques siècles l’alliance du Syasnamassanass, mais il ne subsiste plus que cinq de leurs descendants, chacun et chacune régnant sur une poignée de sang-purs maîtrisant encore les pouvoirs psioniques de leurs ancêtres. Le réel pouvoir réside dans les mains du clergé de Merrshaulk, composé pour une grande part de sang-mêlés. Outre la puissance politique, les prêtres et prêtresses sont les seuls à pouvoir manœuvrer les timons des nefs spatiomantiques, considérées comme la plus précieuse ressource de toutes les communautés du Syasnamassanass. Et entre la caste des Héritiers Syasnamaat, sur le déclin mais toujours redoutable, et les fidèles de la Puissance abyssale se trouvent les Saess’claï, une antique force de psionaarch au service de la noblesse, qui acquit récemment son indépendance en prenant le contrôle des fosses à esclaves, tout en assurant sa charge militaire. Ce triumvirat instable règne impitoyablement sur plusieurs centaines de milliers d’esclaves, parqués dans de vastes fosses isolées les unes des autres par des étendues de jungle où poussent plantes toxiques et vivent de nombreux insectes venimeux.

Si les Saess’claï préfèrent vivre dans de grands palais ruinés et fortifiés par leurs soins, au niveau du sol, les fidèles de Merrshaulk se regroupent dans des temples de conception récente, formant des complexes religieux où se rassemble l’essentiel de la population des yuan-ti sang-mêlés. La noblesse du Syasnamassanass vit isolée dans les ruines de mystérieuses cités souterraines, n’apparaissant que très rarement à la surface des planétoïdes, laissant ainsi les coudées franches aux deux autres factions. Il n’en reste pas moins que le sang-pur reste l’apanage du pouvoir, et nul fidèle du Maître de la Fosse n’oserait ouvertement défier cet ordre des choses.

La culture esclavagiste du Syasnamassanass peine à s’étendre au-delà des limites de la Sphère de cristal, fort heureusement pour le reste des Sphères anciennes, mais nombreux sont les veilleurs à observer un renforcement des liens dans cette alliance tripartie, amenant généralement à d’épouvantables carnages suivi d’un isolement de chacun, mais également à l’émergence de meneurs et meneuses investit de pouvoirs disparut depuis longtemps, et en mesure de guider les yuan-ti de cette région dans une soudaine expansion.

Il faut également ajouter à cela la présence de nombreuses flottilles hurwaetis, mouillant dans les ports spatiaux du Syasnamassanass et venant apparemment faire le commerce d’esclaves avec la caste cléricale. Les sages s’inquiétant de ce récent phénomène estime qu’il s’agit d’un pacte ancien entre Merrshaulk et Ramenos, une divinité des batrasog révérée par certains clans d’Hurwaët. Les deux entités se partagent en effet une strate abyssale, Smaragd, et forment de temps à autre d’improbables alliances entre leurs peuples.

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Le centre du pouvoir clérical réside sur le planétoïde de Syssaï-Luaasaass, qui résulte d’un choc ancien ayant fusionné deux corps célestes. Le pouvoir divin de Merrshaulk aurait alors épargné deux grands temples qui lui étaient dédiés et qui se trouvent être le point de jonction des deux corps spatiaux. Le reste du planétoïde est une étendue de rocailles fondues où une atmosphère ténue limite les explorations. Le grand temple de Syssaï-Luaasaass est le cœur religieux du Syasnamassanass, bien qu’il soit bien antérieur à cette fragile alliance. Il abrite plusieurs dizaines de milliers de prêtres et prêtresses sang-mêlés, et au moins trois fois plus d’esclaves, destinés aux sacrifices quotidiens.

Véritable forteresse, le temple est totalement autonome et dispose d’un port spatial duquel peuvent se mobiliser une trentaine de nefs de moyen tonnage, bien armées, mais surtout manœuvrées par des équipages formés exclusivement de fidèles. Plusieurs secteurs du temple sont en ruines et indiquent que la population cléricale devait être bien plus importante en des temps lointains. Syssaï-Luaasaass n’en reste pas moins un pouvoir sur lequel compter, non seulement au sein de la Ceinture de Caan’tuaanaï, mais également à travers le reste du système. Le Grand Sessaï Ossiass-Tuss’lissaï (pr yuan-ti [Abomination] ♂/ Prêtre de Merrshaulk 12/ CM) est le seul représentant de son espèce dans cette région de l’espace, ses pouvoirs en font une divinité pour nombre de ses serviteurs, et il combine les dons octroyés par la Puissance abyssale à une maîtrise des Voies de l’Esprit rivalisant avec celle des plus puissants Syasnamaat. Seul maître des plus sombres secrets du temple, il est connu pour avoir repoussé à lui seul plusieurs intrusions et sa colère est régulièrement la source d’épouvantables carnages. Bon nombre des prêtresses parmi les plus puissantes cherchent à plaire au Grand Sessaï, afin de pouvoir engendrer une progéniture vigoureuse, qui pourrait être par la suite employée dans une ascension personnelle et sanglante.

Comme dans la majorité des autres temples au service d’une divinité du Chaos, il n’existe pas de hiérarchie autre que celle du pouvoir individuel, et les Sessaï, prêtres et prêtresses confirmés par une marque divine, s’entredéchirent afin de se trouver dans les bonnes grâces de leurs supérieurs, le temps de prendre la place de ces derniers.

Syssaï-Luaasaass est le seul lieu où les esclaves sont toujours gardés par des prêtres et prêtresses, plutôt que par les Saess’claï, qui n’ont ici aucune influence, bien qu’ils tentèrent maintes fois de s’emparer de la place forte, réputée à travers tout le système.

Anciens gardes sacrés des lieux de culte consacrés à Merrshaulk, les Saess’claï décidèrent de prendre le pouvoir dans une terrible purge des sang-purs et des fidèles de la divinité. Ce fut un cuisant échec, mais grâce à quelques seigneurs de la guerre pour les mener, ils parvinrent à fortifier leurs positions autour des fosses à esclaves, s’emparant ainsi d’une ressource vitale à la société yuan-ti. Depuis lors, la caste guerrière à su évoluer en développant rapidement des capacités de psionaarch. Celles et ceux ne parvenant pas à maîtriser des armes psioniques sont éliminés, et la compétition reste rude pour les autres.

Comme au sein de la caste cléricale, les combattants Saess’claï n’ont pas de véritable hiérarchie, et les plus violents sont les seuls à se distinguer, avec toujours la menace d’une trahison. Quoiqu’il en soit, la caste assure désormais l’approvisionnement en esclaves et consacre beaucoup de temps à un programme de reproduction et d’hybridation, afin de disposer d’une main d’œuvre spécialisée, particulièrement prisée aussi bien par les nobles que par les dévots.

Les Saess’claï ne possèdent pas encore de lieu particulier pour leur caste, mais toutes les fosses à esclaves sont depuis peu lourdement fortifiées, aussi bien pour repousser les invasions extérieures que pour éliminer les autres yuan-ti. Paradoxalement, depuis leur prise de pouvoir, les esclaves au sein du Syasnamassanass reçoivent un meilleur traitement, leur valeur ayant augmentée. Cela reste bien entendu très relatif, mais le programme d’hybridation Saess’claï nécessite des cobayes en bonne forme.

Une autre caractéristique propre à cette caste est qu’elle est formée presque exclusivement de sang-mêlés, alors que des mentions historiques indiquent clairement que les anciens Saess’claï étaient des gardiens sacrés, une souche yuan-ti spécifiquement engendrée pour servir Merrshaulk. Il semblerait bien que la révolte les priva des dons octroyés par la divinité, bien que celles et ceux de la caste continuent à vénérer le Maître de la Fosse.

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Enfin, les huit lignées légendaires des Syasnamaat, qui fondèrent les grands palais yuan-ti sur les ruines des civilisations antiques, et dont les origines restent nimbées de mystères, s’arrogent toujours le droit de régner sur les populations de la Ceinture de Caan’tuaanaï. Et bien que la caste noble soit désormais réduite à une poignée d’individus véritablement de sang-pur, les pouvoirs psioniques qu’elle détient toujours peuvent encore donner beaucoup de fil à retordre aux fidèles de Merrshaulk, comme aux psionaarch Saess’claï. Un ancêtre commun semble avoir existé, car toutes les lignées puisent presque exclusivement dans la discipline psychokinétique. Une maison désormais éteinte maîtrisait le psychométabolisme, mais les Saess’claï qui se rebellèrent s’emparèrent des secrets de cette voie, afin de renforcer leur programme d’hybridation.

Désormais reclus dans leurs forteresses souterraines inexpugnables, les Syasnamaat vivent dans l’opulence en se lamentant sur leur gloire perdue. Entourés par de nombreux esclaves formés dès l’enfance à servir jusqu’à la mort, ce sont leurs pouvoirs qui assurent leur domination, non seulement dans leurs palais mais également sur leur peuple. Les sang-purs du Syasnamassanass disposèrent pendant longtemps d’une véritable armée d’automates, animés par leur volonté. Pratiquement plus aucune de ces constructions ne subsiste, et seuls les plus puissants nobles peuvent encore manipuler celles qui restent. Les actuels Syasnamaat entretiennent toutefois une impressionnante armurerie psionique, ainsi que les talents martiaux allant de pair. Et bien qu’ils soient sur le déclin, les derniers représentants de la caste peuvent affronter n’importe quel adversaire et, comme ils le firent à plusieurs reprises, faire pencher la balance en leur faveur, malgré des pronostics défavorables.

Parmi les sang-purs du Syasnamassanass, Tissiuss-Bass’Yankaï (pr yuan-ti [Sang-pur] ♂/ Héritier Syasnamaat 10 / CM) est le dernier espoir d’un renouveau. Détenteur de nombreux dons psioniques autrefois disséminés entre plusieurs lignées, il a récemment prit le contrôle de la Maison Yankaï en assassinant ses plus proches parents, et grâce à un sens certain de la stratégie, il a su former une alliance inédite avec plusieurs esclavagistes indépendants. D’autres essaient d’imiter le jeune seigneur, sans toutefois remporter autant de succès.

Sites notables : Bien des vestiges subsistent au sein de la Ceinture de Caan’tuaanaï, et bien qu’ils soient considérés uniquement comme une marchandise négociable par les actuels occupants des lieux, ces traces indiquent clairement qu’un puissant empire ophidien prospéra en des temps oubliés, sur un monde dévasté par un mystérieux cataclysme.

Les Crocs de Yas’naï sont formés d’un ensemble de douze petites pyramides à l’architecture proche de celle des goshènes, éventrées pour la plupart par une force qui devait être contenue à l’intérieur. Entourées par une dense végétation, trois des structures sont encore intactes, se dressant à une trentaine de mètres au-dessus du sol, mais devant se prolonger d’autant au vue des pyramides éventrées voisines. La pierre de construction, d’un vert profond, ne semble pas avoir été extraite localement, et même si d’immenses fresques représentant des milliers de serpents géants enlacés, le style ne se retrouve nulle part ailleurs dans cette région du système de Caanshoom-Siriit.

Des sceaux de scellement psioniques interdisent l’accès aux structures intactes, mais différents pouvoirs permettent néanmoins de contourner ces défenses. Ce sont des enfilades de salles aux parois gravées à la semblance d’écailles verdâtres, avec de nombreuses gemmes incrustées et pulsant d’un halo hypnotique. Véritable dédale piégé, le croc typique de Yas’naï protège une immense salle centrale où serait enfermé un œuf de pierre contenant hypothétiquement une entité endormie. Sa nature reste inconnue, mais les trois structures encore intactes pourraient bien retenir des créatures formant un dangereux phénomène apocalyptique, prenant la forme d’une obscure prophétie connue des prêtres et prêtresses de Merrshaulk sous le nom de l’Ultime sifflement céleste.

Le Serpent endormi pourrait inquiéter les navigateurs approchant de ce petit planétoïde et pensant y voir une créature aux dimensions colossales, mais il s’agit bien d’un phénomène naturel. Très apprécié des trafiquants en tous genres, le corps céleste possède une atmosphère intérieure, contenue dans un petit réseau de galeries menant à des grottes suffisamment vastes pour accueillir de petites nefs spatiomantiques. Abri idéal pour éviter les patrouilles d’esclavagistes yuan-ti, le Serpent endormi ne contient aucune ruine mais possède une flore s’accrochant à ses parois et régénérant efficacement l’atmosphère. Une faune hostile et insectoïde rend cependant tout séjour prolongé pénible.

Les ruines du Celaasaaï sont dissimulées au sein d’un groupe de petits astéroïdes isolés des voies généralement empruntées par les yuan-ti, elles seraient les vestiges d’un immense palais souterrain remontant à l’antique monde de Caan’tuaanaï. Quel que fut la violence du cataclysme, il brisa en morceaux un immense complexe, que les aventuriers connaissent aujourd’hui sous le nom de Palais de Celaasaaï. Les lieux ne possèdent pas d’atmosphère et beaucoup de zones sont instables, basculant dans le vide.

De nombreuses chambres aux trésors sont toujours enfouies dans les profondeurs de ce palais fragmenté, mais de terribles gardiens prenant la forme de serpents mécaniques veillent à ce que bien peu d’intrus ne réchappent à leurs crocs. Les merveilles ramenées dans les ports les plus proches incitent cependant les plus téméraires à braver les nombreux dangers de Celaasaaï.

Les yuan-ti ne s’approchent pour leur part jamais des ruines anciennes, qui seraient sous la vigilante protection de leur divinité. Ils ne rechignent cependant pas à dépouiller les pillards revenant du palais et mouillant dans leurs ports, estimant que les reliques ont été en premier lieu souillées par des sang-chauds.